12 juin 2009

Astro/Tarot : Jupiter-Neptune-Chiron/Mercure (2)


Le jour de la conjonction inférieure Soleil-Mercure, le 18 mai 2009, j’ai effectué un tirage de Tarot après avoir analysé le cycle de rétrogradation de Mercure au moyen de l’astrologie. Le Tarot me permet d’entrer en contact avec mon guide intérieur car, plus encore que les symboles astrologiques, les images sont le langage de l’âme.

J’ai choisi pour ce tirage l’un des trois grands jeux de Tarot créés au XXème siècle par des membres de l’Ordre Hermétique de la Golden Dawn : le Tarot de Thoth conçu par le sulfureux occultiste Aleister Crowley (1875-1947) et peint par la baronne Frieda Harris (1875-1962).

Ce Tarot a une histoire embrouillée, à l’image de son auteur. Dessiné et peint en cinq ans, de 1938 à 1943, 200 exemplaires seulement sont édités et vendus en 1944, accompagnés du Livre de Thoth. Il faudra ensuite attendre 25 ans pour que ce jeu refasse son apparition. En 1969, une édition couleur d’assez médiocre qualité est généralisée, puis en 1979 paraît une nouvelle version enfin à la hauteur de cette œuvre majeure qui trouve dès lors un public enthousiaste et toujours plus nombreux depuis.

Ces 78 lames sont vraiment fascinantes. Lady Frieda Harris, qui au départ ne connaissait rien au Tarot, était initiée à la géométrie projective de Rudolf Steiner, et cela se voit et se ressent. C’est d’ailleurs à son initiative que Crowley se lança dans cette aventure délicate de créer un nouveau jeu et, à court d’argent, se laissa convaincre. L’expérience sera une totale réussite. Une splendeur, selon moi.

Ces lames complexes aux multiples références à l’alchimie et à la mythologie égyptienne constituent un ensemble ordonné selon l’astrologie et l’Arbre de Vie kabbalistique. Chaque suite (Bâtons, Coupes, Epées, Disques) représente l’Arbre et les 22 Atu (Arcanes majeurs) symbolisent les sentiers entre les dix sephiroth, lesquelles sont les émanations de l’Etre Suprême et aussi la représentation de différents niveaux de conscience.

Comment ai-je procédé ? J’ai posé cinq questions parce que le nombre cinq est le nombre de l’homme et, bien sûr, le nombre de Mercure. Le libellé de ces questions s’est imposé à moi en fonction de l’application de la rétrogradation de Mercure à mon propre thème natal et aussi en fonction des symboles Sabian. Pour plus de précisions, je vous renvoie à mon article « Mercure rétrograde et Jupiter-Neptune-Chiron, mai 2009 ».

A chaque question, je me concentre en battant les lames de Tarot. Je coupe de la main gauche en posant ma question préalablement écrite. Puis, j’étale les lames devant moi face cachée et j’en tire une.


Que symbolise pour moi la conjonction inférieure Soleil-Mercure du 18 mai 2009 ?
Princesse de Bâtons

Quelle lame énergétique, rouge, orange et jaune ! Les Bâtons sont associés à l’élément Feu. Cette lame s’accorde donc très bien avec Mars (planète de Feu) qui est le dispositeur final de la rétrogradation de Mercure.
La Princesse (ou Valet dans les autres Tarots) équivaut au Hé final du Tétragrammaton, c’est-à-dire à l’énergie matérialisée. Nous sommes dans Assiah, qui des quatre mondes constituant l’univers selon la kabbale, est le monde actif.
D’autre part, les Princesses, tout comme les 10, correspondent à la sephira Malkuth qui est le Royaume dans l’Arbre de Vie. Selon le principe hermétique « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut », Malkuth est la Terre et en elle se reflète Kether, la Première Emanation, que l’on associe aux As. Ainsi peut-on dire que la Princesse de Bâtons est le « trône » de l’As de Bâtons ou encore la Terre du Feu.
La Princesse de Bâtons régit la quarte d’été (Cancer, Lion et Vierge), ce qui est parfaitement approprié à la question posée puisque ce cycle de rétrogradation de Mercure engage la saison prochaine.
Dans le Tarot, les figures représentent des personnes et plus encore, selon moi, des attitudes, des aspects de notre propre personnalité. Il s’agit donc de mon aspect passionné : trouver en moi le courage, l’envie et la confiance intérieure afin d’aborder mes prochaines expériences de vie de la maison VI avec tout l’enthousiasme et la volonté nécessaire. La Princesse est nue, ce qui est un symbole de liberté : je dois laisser derrière moi ce qui ne me sert à rien ou qui ne me convient plus, et surtout me débarrasser de structures de pensée qui ne favorisent pas le fait de se jeter dans la vie les bras ouverts. En un mot, je dois m’élancer et vivre pleinement ma créativité. En tous les cas, je ne devrais pas manquer d’énergie vitale les mois qui viennent.
Cette lame me conforte dans mon idée de reprendre certaines activités que j’ai mises de côté depuis bientôt deux ans : la création et l’organisation d’ateliers de groupe. Non pas pour refaire la même chose, mais plutôt pour proposer des choses entièrement nouvelles et très novatrices. Cela me taraude depuis le début de l’année et l’inspiration semble être maintenant au rendez-vous.
La Princesse de bâtons est une lame qui reflète parfaitement ce que je ressens et la partie de moi qui cherche à se manifester.


Comment dois-je réajuster mes activités de la maison VI de façon à être centrée sur l’âme (mon Moi supérieur) plus que sur la personnalité (ego) ?
Prince de Disques

Je ne pouvais pas tirer meilleure lame puisque j’ai la cuspide de ma maison VI en Taureau !
Je remarque qu’il s’agit encore d’une figure. Le Prince de Disques (ou Cavalier de Deniers) exprime donc une attitude. Le Prince est associé à la lettre Vau, on extériorise l’énergie, et il correspond à Yetzirah, le monde formatif. Quant aux Disques (ou Deniers), cette suite symbolise l’élément Terre.
Le Prince (Cavalier) traduit l’idée d’aventure : démarrer quelque chose de nouveau, et qui nous tient à cœur peut-être. Avec le Cavalier, on pense tout de suite à une quête, un objectif qui nous obsède.
Mon guide intérieur est particulièrement clair : ma détermination doit être inébranlable. Je dois travailler à la poursuite de mon ou mes objectif(s) (Prince) de façon pragmatique et industrieuse (Terre). Toutefois, cela n’a rien de routinier ou de lassant car je note que le Prince a les yeux fermés : il est comme en méditation, en contemplation. Le Prince de Disques est l’Air de la Terre. Dès lors, je me demande si je ne dois pas accorder plus de temps, chaque jour ou dans la semaine, à des activités méditatives (respiration consciente, marche...), ce qui aurait pour effet bénéfique d’augmenter ma capacité à trouver des solutions (Air) pragmatiques (Terre). De plus, se mettre en état de réceptivité favorise l’inventivité.
Il y a une quinzaine de jours, je m’apprêtais à commencer la lecture d’un ouvrage spirituel avant de m’endormir. Mais après quelques lignes, j’ai refermé le livre et je l’ai posé à côté de moi en me promettant de le reprendre lorsque je serai en mesure de m’en imprégner en pleine nature, entourée et traversée par l’univers tout entier. Ce Cavalier de Disques me ramène à mon engagement de cette nuit là. M’ouvrir à la beauté qui est partout, à la manifestation de l’Esprit dans chaque brin d’herbe, dans le parfum des fleurs et le chant des oiseaux, dans la forme des nuages ; et faire l’expérience sensorielle de me sentir connectée, ou plus exactement, faire partie intégrante du flux cosmique de l’univers. Je remarque qu’il s’agit encore d’une lame de nudité et, cette fois, je pense au Jardin d’Eden.
Avec le Taureau (la voix), la notion de rythme est présente, ce qui rejoint d’ailleurs la respiration et la marche. Acquérir, tout d’abord, un bon rythme de travail par un effort de volonté, puis une fois la machine lancée, c’est le mouvement qui entraînera de lui-même. Chaque geste deviendra précis et efficace car des circuits neuronaux spécifiques se développent dans le cerveau à force de répétition et de pratique.
Le Taureau évoque également le pas qui en entraîne un autre, la progression lente, mais régulière et constante. A l’image du tout composé de plusieurs parties, chaque accomplissement est fait de petites tâches qui s’ajoutent les unes aux autres. Les prochains mois, je dois donc travailler par étapes si je veux mener à bien mes projets. Cela implique aussi de décider chaque jour de ce que je souhaite accomplir. C’est ainsi que j’aurai le sentiment de progresser sur le temps long et le temps court. Ce sera idéal, « supportable » ai-je envie d’écrire, pour mon Ascendant Sagittaire lequel a toujours besoin de se projeter en avant, dans des quêtes et des aventures toujours renouvelées.
Enfin, ce processus graduel très efficace ne va pas sans calme, concentration et imperturbabilité. Pour creuser son sillon, il ne faut pas être distrait de sa route. Je vais donc naturellement poser des limites plus strictes, établir des frontières entre moi et l’extérieur.
Si je ramène ma réflexion sur Mercure en Taureau au carré de la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron en Verseau, je comprends qu’il m’est nécessaire d’une part d’équilibrer le corps et l’esprit, et d’autre part d’acquérir une bonne technique ou méthodologie afin d’être capable de canaliser et aussi de mettre en application des énergies aussi éthérées et spirituelles.
Et lorsque je vois toutes ces graines entassées dans le chariot du Prince, je suis enthousiasmée à l’idée de leur éclosion...


A quoi dois-je prêter plus particulièrement attention durant cette période de rétrogradation de Mercure dans ma maison VI ?
Cavalier d’Epées

Encore une figure ! Le Cavalier (ou Roi) d’Epées est l’archétype même du guerrier. Dans le tarot de Thoth, c’est même le guerrier en pleine action puisqu’il attaque. Il fend l’air sur son cheval ; l’épée et la dague pointées en avant. Sur son dos, deux (ou quatre) ailes semblent tournoyer rapidement. Certains voient dans cette lame une représentation d’Hermès-Mercure, le messager des dieux.
Le Cavalier/Roi correspond à la lettre Yod, l’impulsion énergétique, et il est associé à Atziluth, le monde des archétypes. Quant aux Epées, elles représentent l’élément Air. Ainsi, le cavalier d’Epées est le Feu de l’Air.
Je comprends que si je dois prêter attention à quelque chose, c’est bien à la pure impulsion mentale créatrice, autrement dit à mes inspirations ! En mai 2009, Mercure rétrograde s’est aligné sur les sept étoiles appelées les Pléiades qui sont réputées pour être une grande source d’inspiration ; la source de l’intelligence active (et de l’électricité ?).
Les Pléiades sont une sorte de station émettrice dont les émissions éveillent et transforment l’esprit rationnel en un véhicule clair, un canal, permettant de recevoir et de transcrire en mots simples ce dont la conscience fait l’expérience. Elles ouvrent l’intelligence intuitive des chercheurs spirituels et la portent à des niveaux supérieurs. C’est ainsi qu’à l’occasion de méditations profondes ou pendant le sommeil, ceux qui sont engagés dans une voie de recherche et de compréhension reçoivent des idées-germes qui sont destinées à être exprimées et partagées avec le plus grand nombre. Ces chercheurs sont des canaux de transmission.
Cette période de rétrogradation est pour moi très riche d’intuitions et d’inspirations, avec une envie irrésistible d’expliquer et de transmettre. Heureusement, ma vitalité est plutôt bonne en ce moment, ce qui m’autorise à beaucoup écrire.
Attention cependant car le Cavalier/Roi d’Epées est tout entier à ses pensées et à son objectif transpersonnel, souvent au mépris des émotions et des sentiments. Je ne dois pas être trop détachée, sinon je cours le risque de parfois blesser. Le Cavalier fonce droit au cœur des choses et la pensée aiguisée comme une épée coupe avec précision, mais cela n’empêche pas la douleur. Je dois aussi éviter de sacrifier mon bien-être sur l’autel du service à autrui.


A quel type de recommencement dois-je m’ouvrir ?
3 de Bâtons : Vertu

Une nouvelle lame à dominante Feu après la Princesse de Bâtons, mais cette fois il ne s’agit pas d’une figure. Voici une lame mineure parlant surtout d’actions, de situations ou d’événements.
Le nombre 3 est un symbole de créativité. Il évoque un pont entre le 1 et le 2 dans une nouvelle réalité (3), qu’il s’agisse, par exemple, de relation, d’activité, ou encore de projet. Selon Crowley, l’idée est fertilisée dans le 3. Le triangle est formulé. D’où création, œuvre, naissance, enfant. Par analogie avec Jupiter, le nombre 3, c’est aussi la multiplicité, la socialisation, l’expression.
Cette lame, qui représente le lotus en fleur, est associée au Soleil en Bélier, symbole de printemps, de nouvelle naissance ou de renaissance. Quelle chaleur et quelle vibration dans cette lame !
Mon guide intérieur me conforte dans mon envie de redémarrer une activité d’échanges. En clair, il m’encourage dans mon idée de créer un nouvel atelier de groupe, voire même plusieurs. Et j‘en suis très heureuse. Un nouveau cycle d’activités se profile donc.
Il est temps pour moi de repartir avec des idées neuves, d’avoir confiance en ma capacité à faire de mes rêves une réalité. Du centre jaillissent des rayons solaires, et effectivement, mon centre intérieur est purifié du passé. J’ai fait l’Hermite ces deux dernières années en me repliant sur moi-même et en travaillant beaucoup dans mon « laboratoire » comme je l’appelle. Et c’est ainsi que j’ai trouvé ma lumière intérieure.
Aujourd’hui, je dois envisager d’être un centre autour duquel on se rallie. Je dois accepter ce rôle et servir. D’autant que cette lame résonne parfaitement avec l’entrée de mon Soleil progressé en Bélier.
A travers le 3 de Bâtons, mon âme m’indique que les portes vont s’ouvrir et que mes expériences de vie extérieures vont s’harmoniser avec mes rêves et désirs intérieurs. Je l’espère car aujourd’hui, sans avoir renoncé à l’excellence, je ne me vois plus donner des cours dans le sens traditionnel du terme. La relation professeur/élève est une relation qui, parce qu’elle est une relation déséquilibrée, n’amène au final que des désillusions de part et d’autre. J’imagine, au contraire, des réunions de groupe constituées d’échanges et de partage d’expériences, dans une ambiance ouverte et fraternelle. Ce qui importe avant tout, c’est que les personnes, les « participants », aient envie de communiquer et d’apporter au groupe, au lieu d’écouter le professeur parler durant trois heures. Seules les expériences de vie enrichissent et seul le sentiment de responsabilité ouvre la conscience et le cœur. L’éveil ne vient pas des connaissances, du Savoir, mais du fait d’avancer sur la Voie. C’est un chemin que l’on emprunte, un chemin de transformation personnelle merveilleux et sans fin. Voilà ce que j’aimerais vous transmettre dans mes futurs ateliers. Je suis sûre que vous répondrez nombreux lorsque le moment sera venu, car je suis en train de vous préparer une expérience inédite et parfaitement accordée avec l’Age du Verseau.
Et plus je regarde ce 3 de Bâtons, et plus son énergie me galvanise. Savez-vous qu’il s’agit d’une des nombreuses propriétés du Tarot ?


Quelles récompenses me réserve l’univers ?
10 de Coupes : Satiété

Encore une lame énergétique. Rien d’étonnant puisque le 10 de Coupes est associé à Mars en Poissons.
Après tout ce feu, et surtout après la Princesse de Bâtons, voilà de l’eau pour épancher ma soif ! Alors je dis merci à l’univers !
Ces Coupes représentent l’élément Eau et elles sont disposées dans la forme de l’Arbre de Vie. Le 10 symbolise à la fois un accomplissement et une transition vers un nouveau cycle. De plus, en tirant cette lame, je rejoins la Princesse de Bâtons, qui a également une valeur 10 et se trouve dans la sephira Malkuth de la manifestation.
Si je comprends bien, je dois me préparer à des grâces abondantes, débordantes même si j’en crois cette image ! Je m’apprête à vivre un état d’accomplissement, de joie et de contentement ; de satiété, par conséquent. Cette lame m’annonce, plus globalement, un état d’harmonie et de plénitude, de ceux où l’on se sent faire un avec l’univers après une période d’apprentissage et de challenge.
Aussi, je vais en profiter car je sais que les émotions sont changeantes ; l’Eau est un élément fluide.
Une fois que l’on a savouré une période de paix et de récompenses, la psyché est ainsi faite qu’elle cherche normalement de nouvelles sources d’inspiration et envisage de nouveaux défis.
Et pourtant ce bonheur a toutes les chances de durer car il ne s’agit pas ici d’une joie provoquée par quelque chose d’extérieur à soi, et donc d’éphémère. Non, ce que ce tirage semble me dire, c’est que ce bonheur est inspiré d’en haut.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / juin 2009 / Tous droits réservés

09 juin 2009

La Pleine Lune du 7 juin 2009, le Grand Attracteur

Humeur : joie

Chaque année, la Pleine Lune de juin est un moment très particulier. Il s’agit de la fête de l’humanité : la fête du Christ. Pendant cinq jours, le jour de la Pleine Lune et les quatre jours qui l’entourent, les âmes de ceux qui travaillent à l’évolution de la planète se rejoignent dans une immense prière. Il s’ouvre alors un canal spirituel : l’intention émanant de l’humanité est entendue par les forces spirituelles, et en retour le « Christ » envoie de nouvelles formes d’amour-sagesse dans le monde, favorisant notre évolution de conscience les neuf mois qui suivent.

Ainsi, les événements entourant la PL doivent être scrutés à la loupe. J’ai d’ores-et-déjà sous-titré mon article « humeur : joie » car des signaux très encourageants sont perceptibles.
Il y a tout d’abord, le 4 juin, le discours d’Obama intitulé « Un nouveau départ » adressé aux musulmans dans la ville du Caire qui est un des lieux les plus spirituels au monde (la Grande Pyramide). Les civilisations ne sont pas « condamnées à s’affronter », a-t-il déclaré. Le 5 juin était le jour de la sortie « planétaire » de « Home », le film écologiste à but non-lucratif de Yann-Arthus Bertrand. On ne pouvait rêver mieux comme messages émanant des êtres humains...
Et puis, il y a le succès d’Europe Ecologie aux élections européennes le jour de la PL et la mort du président gabonais Omar Bongo. La France est particulièrement concernée par les événements (plutôt déstabilisants pour la classe politique), c’est pourquoi je rappelle au passage que Jupiter-Neptune est le cycle de la République Française.

Impossible de ne pas reconnaître dans ces manifestations l’impulsion spirituelle de la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron en Verseau au carré de Mercure en Taureau. Le degré de la conjonction inférieure Soleil-Mercure traduisait un recommencement, un nouveau départ... Comme tout cela est encourageant et constitue peut-être, déjà, une masse critique suffisante destinée à faire pencher la balance du bon côté de l’évolution !

Et vous qui me lisez, vous qui vous intéressez à l’astrologie, y participez-vous personnellement ? Avez-vous senti le jour de la Pleine Lune votre cœur se remplir de joie ?
Une ou deux minutes passées 20h, alors que j’écoutais le résultat des élections européennes à la radio, il s’est formé un grand arc-en-ciel juste devant mes yeux éblouis, un canal à travers lequel la lumière spirituelle est descendue dans la conscience humaine. J’étais heureuse de cette synchronicité parfaite. Je sais que les choses avancent, que le travail accompli est « récompensé ». Alors célébrons ce moment, cette fenêtre de grande spiritualité ; savourons cette nouvelle impulsion et faisons la durer toujours dans nos cœurs. Car devant nous, dès l’automne, s’annonce une longue période sombre et difficile à traverser...


La Pleine Lune du 7 juin 2009 (18h13 GMT) à 17°07 Sagittaire se forme à 3 degrés d’orbe du Grand Attracteur.
Il s’agit d’un point fixe situé à 14°02 Sagittaire, au mi-point de ce signe zodiacal évocateur de la double origine de l’homme – céleste et terrestre –, qui a pour régent ésotérique la Terre et au sein duquel se trouve déjà le Centre galactique.
Pour les lecteurs qui en entendent parler pour la première fois, il faut savoir que le Grand Attracteur (l’amas ACO 3627) représente une énorme force gravitationnelle équivalente à 100 millions de milliards de Soleils, encore pour partie inexpliquée par les scientifiques et mise en évidence pour la première fois par Vera Rubin et son équipe de l’Institut de Washington en 1977, l’année de la découverte de Chiron... Cette force entraîne notre Galaxie, notre Groupe local, et tout ce qui nous engloble jusqu’au superamas de la Vierge, à la vitesse de 500/600 km/s dans la direction de la constellation du Centaure, au lieu de suivre le mouvement général d’expansion de l’univers mis en évidence par Edwin Hubble en 1929. Le fameux Pendule de Foucault qui se trouve au Panthéon de Paris, et dont Umberto Eco a fait autrefois le sujet de l’un de ses romans, s’oriente également, très mystérieusement, dans sa direction.

Les deux maîtres de cette Pleine Lune sont Jupiter et Mercure, et il s’agit bien évidemment de prendre en considération la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron au carré de Mercure que j’ai déjà abondamment commentée. Je vous renvoie donc à mes deux précédents articles.
Nul doute qu’en présence du Grand Attracteur et de l’impulsion spirituelle du Nouvel Age, nous avons là des indices qu’il se passe actuellement quelque chose de très important pour l’humanité. Nous vivons une période d’évolution majeure au cours de laquelle nous sommes tous appelés à évoluer. Nous sommes guidés et attirés vers plus grand que nous-mêmes, et qui est pourtant nous-mêmes depuis toujours.

Cette Pleine Lune constelle de surcroît l’opposition Saturne/Uranus. Le carré Soleil-Saturne a eu lieu le 5 juin, la Pleine Lune symbolisant ainsi le fait que nous nous détachons de l’ancien monde pour aller vers le nouveau.
Saturne est direct depuis le 17 mai, et il refait le chemin qu’il a déjà parcouru de la fin septembre à novembre 2008, puis aux mois de mars et avril derniers. Ces périodes correspondent respectivement au plus fort de la crise financière et à la tentative de trouver des solutions coordonnées à l’échelle de la planète (G 20). C’est ainsi que certaines thématiques et processus amorcés à l’époque devraient faire retour, soit pour être consolidés, soit pour être retravaillés sous un nouveau jour.
Le carré Soleil-Uranus se forme le 17 juin, suivi le 18 du trigone Soleil-Jupiter, ce dernier étant rétrograde à partir du 15 juin. De beaux projets en perspective inspirés par notre être intérieur. Soyons créatifs et inventifs, imaginons autre chose (Uranus) que ce qui existe déjà (Saturne). Frayons un chemin à partir de Saturne en direction des étoiles, avec Uranus pour éveilleur. Et grâce à la triple conjonction Jupiter-Uranus-Chiron très présente en juin-juillet faisons un saut quantique, emportés par notre foi.

Les symboles Sabian sont très évocateurs, sachant que lors d’une Pleine Lune, le Soleil traduit l’illumination et la Lune les formes que peut prendre cette révélation.
- Le Soleil à 18° Gémeaux : « Dans une ville américaine, deux chinois s’entretiennent dans leur dialecte natal ».
Dominante : Notre esprit pour se concentrer sur ses problèmes spécifiques a besoin de préserver son indépendance vis-à-vis de son environnement physique.
Ce symbole révèle qu’en dépit de notre sentiment de solitude généré par l’isolement inhérent à l’incarnation, nous avons la possibilité de rencontrer des personnes parlant notre langage, et donc capables de nous comprendre.

- La Lune à 18 Sagittaire : « Des enfants jouent sur la plage, un chapeau de paille sur la tête ».
Dominante : La protection que la société assure aux personnes encore immatures lors de leur premier contact avec les puissantes énergies de leur nature inconsciente.
Cette image évoque la protection ; parfois, cependant, paternaliste et malsaine.

Les prochains mois, nous ne serons pas seuls. Nous avons la possibilité de rencontrer des personnes qui partagent nos idées, qui parlent la même langue (créatrice) que nous. Et cela aura pour nous valeur de révélation. Nous nous sentirons ainsi protégés dans nos avancées, dans nos découvertes.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / juin 2009/ Tous droits réservés


06 juin 2009

Astro/Tarot : Jupiter-Neptune-Chiron/Mercure (1)


Sous l’influence des nouvelles vibrations planétaires, je ressens l’envie de partager un peu de ma pratique d’astrologue-tarologue avec vous ; lever légèrement le voile sur des techniques que j’emploie à la fois lors de mes consultations et aussi dans ma vie personnelle.
Plusieurs personnes venues me consulter après avoir parcouru mes pages web m’ont dit avoir aimé lorsque je raconte des expériences vécues. J’y repense de temps en temps, et aujourd’hui le moment me semble opportun pour aller plus loin dans ce sens.

Ce que je vais vous présenter ici constitue une suite pratique à mon précédent article sur Mercure rétrograde et la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron. Dans un premier temps, je mets en ligne quelques unes des réflexions que m’inspire « à chaud » cette configuration appliquée à mon propre thème natal. J’explique ce que je ressens, ce que cela fait bouger en moi.
Dans un second temps, je mettrai en ligne un tirage de Tarot que j’ai effectué le jour de la conjonction inférieure Soleil-Mercure. Vous pourrez ainsi constater à quel point ces deux fabuleux outils que sont l’astrologie et le Tarot se complètent idéalement dans ma pratique, dans ma vie.
Comme disent mes confrères américains et anglais : Enjoy !

La triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron s’est formée pile sur la cuspide de ma maison III ! Les cuspides sont des seuils. Ce sont les zones les plus sensibles des maisons, ce qui est généralement soit rarement mentionné dans les ouvrages d’astrologie, soit aussitôt lu aussitôt oublié. Leur prise en compte est très importante, tant pour l’analyse du thème natal que pour l’étude des transits.
Ainsi, la triple conjonction impacte d’un seul coup toute la structure énergétique de ma maison III. Imaginez un peu Chiron, le chef des Centaures, et les deux planètes gazeuses que sont Jupiter et Neptune sur le seuil de votre maison. Que pensez-vous qu’il arriverait ? Et bien, quant à moi, je vois la porte s’incurver vers l’intérieur en une fraction de seconde puis céder sous la poussée. Tout est emporté comme sous une grande bourrasque ou une tempête. Evidemment, ça décoiffe ! Cela peut aussi vous soulever de terre et vous faire monter très haut ! Alors, soit vous trouvez cette expérience géniale et vous adorez ces sensations nouvelles, soit vous êtes complètement effrayés par le chaos. Quoiqu’il en soit, rien ne sera plus jamais pareil. Par son impact impressionnant, la triple conjonction a laissé sa marque, sa trace définitive.

La maison III est un secteur important du thème parce qu’il est analogique à Mercure. Il s’agit de la maison de la communication ‒ à double sens (intérieur/extérieur), de la maison de la perception. « C’est tout l’univers qui abreuve nos sens d’une pluie d’informations sans fin. Et nous « écoutons » tout cela », a joliment écrit Steven Forrest. Et il ajoute : « Nous percevons et nous rendons nos perceptions perceptibles pour les autres ». La maison III est une maison d’intégration et de perspective personnelles. Je précise aussi qu’elle s’apparente à des activités du type cerveau gauche : analyser et disséquer, nommer, classer, ordonner dans l’espace et le temps.
La triple conjonction impacte mes perceptions et aussi la façon dont je les transmets. Dans ce qu’elle a de meilleur, cette conjonction Jupiter-Neptune-Chiron est porteuse d’un nouvel élan spirituel, d’une nouvelle impulsion susceptible d’éveiller la conscience collective ; Chiron servant de pont avec les réalités supérieures spirituelles.
Voilà ce que je « capte » puissamment, voilà ce que j’ai envie de transmettre (par la parole, l’écrit et l’enseignement), et voilà aussi la façon dont je le fais. Avec l’état d’esprit du Verseau (mon signe solaire) qui est orienté vers le progrès collectif et la fraternité.

La maison III forme une paire avec la maison opposée, la maison IX. Bien sûr, je dois en tenir compte et y prêter attention si je souhaite rester équilibrée. Autant en maison III nous nous relions à ce qui nous entoure, autant en maison IX nous faisons l’expérience de notre relation au collectif, voire même aux réalités supérieures ou spirituelles. C’est ici que je façonne mon modèle de l’univers et que je donne un sens à la vie.
Ce secteur relève cette fois du cerveau droit : imagination, synthèse, union avec le Grand Tout dans l’éternel présent... Et généralement, la maison IX concerne la communication et la diffusion des informations sur une vaste échelle. Vu sous cet angle, Internet est l’outil-maison IX idéal (bien plus que la publication papier).
Ainsi, la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron stimule fortement mon axe III/IX : ce que je perçois affecte, par contrecoup, le sens que je donne à la vie et transforme mes idéaux et croyances. D’autre part, elle stimule mon envie de communiquer autour de moi et aussi sur une plus vaste échelle.
Le mot clé de cette polarité est connexion. Se connecter à la réalité quotidienne tout en étant relié aux dimensions supérieures. Pour reprendre un de mes articles, « Partout et toujours », cela revient à percevoir « le partout et le toujours dans l’ici et maintenant ». C’est « saisir ce qui transparaît à travers ce qui apparaît ».

Je suis d’autant plus sensible à ces vibrations planétaires que je suis déjà porteuse du cycle complet Jupiter-Neptune-Chiron (Grand Trigone). Vous serez, en effet, d’autant plus affecté par la conjonction que vous avez dans votre thème natal un aspect entre Jupiter, Neptune et Chiron. Ou bien, de façon moindre, seulement entre Jupiter et Neptune, entre Jupiter et Chiron ou entre Neptune et Chiron. Si ces planètes sont angulaires ou dominantes, c’est encore plus fort. Regardez vous aussi où tombe la triple conjonction dans votre thème. Dans quel secteur de vie ? Aspecte-t-elle certaines de vos planètes natales éveillant ainsi certaines réponses de votre part et suscitant certains types événements ?

Mercure rétrograde aspecte par carré la triple conjonction. Cette configuration céleste favorise un changement dans notre façon de penser, de concevoir les choses, et cela nous met au défi d’intégrer ce nouvel élan spirituel dans notre réalité.
La rétrogradation de Mercure se fait dans ma maison VI, le secteur de la santé, des obligations quotidiennes et du travail. Un travail qui ait un sens car la maison VI est celle du « service ». Steven Forrest écrit qu’une maison VI bien gouvernée consiste dans un « accomplissement par le développement d’un talent personnellement important qui a une valeur pour les autres ». Si on faisait un sondage, je me demande combien de personnes se sentiraient concernées par cette définition, et même combien la trouveraient justifiée. En astrologie, il est aussi très frappant de constater le dénigrement de ces maisons cadentes, que l’on explique toujours très mal et que l’on a pris l’habitude de reléguer au second plan !
La maison VI parle de présence, de présence à la réalité quotidienne, par opposition à la maison XII qui se réfère au samadhi, à l’extase divine. En XII, je perds mon individualité pour me fondre dans le Tout, l’indifférencié qui est la Source. Méditer sur la signification de cette polarité est passionnant et si riche d’enseignements. Je vous y invite. Vous comprenez, je l’espère, que l’astrologie s’exerce à bien des niveaux symboliques suivant votre degré de conscience...

Mercure rétrograde m’offre la possibilité de revoir mon attitude dans ce secteur de vie. Grâce aux expériences récentes, je vois où j’en suis et si cela me satisfait ou pas. En m’alignant sur le Soi, je sens l’envie de m’améliorer au moyen d’une plus grande discipline, tout ceci dans le but de servir. Servir autrui, mais aussi l’univers, en développant mes compétences et mes talents, ce que je sais faire et qui me caractérise. Nous sommes tous de passage ici bas pour contribuer au monde. Mais tant de personnes l’ont oublié !
Comment puis-je m’améliorer dans tout ce que je fais chaque jour, afin d’avoir encore plus à offrir qui soit utile aux autres ? Comment développer la présence dans mes activités quotidiennes ou dans certaines tâches bien définies ? Voilà ce sur quoi je m’interroge assidûment depuis quelques semaines. Et mon guide intérieur me donne des réponses. Beaucoup de réponses.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / juin 2009 / Tous droits réservés


30 mai 2009

Mercure rétrograde et Jupiter-Neptune-Chiron, mai 2009

Evolution now !



« C’est le temps de l’union et de la vision, c’est le temps de la Résurrection et de l’Eternité ;
C’est le temps de la grâce et de la faveur, c’est l’océan de la pureté parfaite. »

Rumi


Le 18 mai 2009 était le jour de la conjonction inférieure Soleil-Mercure à 27°36 Taureau. Il s’agit de la phase Nouvelle Lune du cycle qui a débuté le 7 mai, soit une dizaine de jours après la rétrogradation de Mercure situé astronomiquement entre le Soleil et la Terre.
Au moment de la conjonction inférieure, des perceptions issues de sources extérieures ou de sources subconscientes (Mercure) fusionnent avec la force de vie (Soleil) ; cette fusion se traduit alors par l’impulsion d’une nouvelle activité mentale qui se développera pleinement à partir de la station directe de Mercure le 31 mai 2009, et atteindra son parfait accomplissement au moment de la conjonction supérieure le 14 juillet à 21°48 Cancer.

En mai 2009, le cycle de rétrogradation de Mercure a ceci de très particulier qu’il intervient en même temps qu’un phénomène céleste d’une extrême rareté, et qu’il participe même à sa manifestation en l’aspectant par carré, un aspect invitant à l’action. Je veux parler de la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron à 27° Verseau qui restera en orbe serré jusqu’en février 2010, mais dont les effets, qui se font déjà sentir depuis le mois de mars 2009, vont s’étendre sur plusieurs millénaires (oui, vous avez bien lu). Cette configuration, fer de lance de l’Age du Verseau, est d’une très grande portée spirituelle et promet d’importants changements de conscience et de paradigmes.

Ces changements peuvent toutefois se traduire par une période provisoire de désillusion, de confusion, et surtout de peur, car les énergies en présence sont très déstabilisantes. Il s’agit pour l’humanité, pour chacun de nous, d’aller de l’avant, en territoire inconnu. Et tous ceux qui sont déjà engagés sur la Voie vont maintenant œuvrer, c’est certain.

Les étoiles et les planètes ont beaucoup à nous dire en ce mois de mai 2009. Aussi, j’ai déchiffré pour vous leur message universel. J’aborderai en premier lieu la rétrogradation de Mercure dans son sens spirituel, puis j’analyserai en détail le cycle de rétrogradation actuel couplé à la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron en Verseau.

Réorganisation et purification du mental

Les rétrogradations de Mercure et les conjonctions inférieures Soleil-Mercure qui se produisent 11 à 12 jours après la station rétrograde sont des périodes primordiales car elles ont pour but de réorganiser et de purifier le mental.
Elles sont autant d’occasions de façonner de nouvelles idées et valeurs mentales, d’adopter de nouveaux critères qui serviront de filtres à nos expériences de vie les mois qui suivent.
Grâce à ce processus auquel, incidemment, nous consacrons presque la moitié de l’année (trois fois huit semaines environ), nous récapitulons notre vécu en termes de résultats (conformes ou pas à nos attentes), puis nous avons l’occasion de réviser la qualité de notre pensée.

En revenant sur nos pas le temps de la rétrogradation, il nous est permis de comprendre l’expérience passée sous un angle de vision différent.
Des facteurs internes ou externes surviennent ou ressurgissent sous la forme de personnes, de choses, de souvenirs, d’intuitions ou encore de circonstances gravées dans notre subconscient, et tous ces différents facteurs, qui n’ont d’ailleurs pas forcément de lien direct avec notre vécu des semaines dernières ou à venir, même s’il en est souvent ainsi, participent à la mise en perspective de notre vécu. Au final, les leçons que nous tirons de ce regard différent porté sur nos affaires et activités précédentes servent à opérer des changements nécessaires à notre développement personnel ; suivant notre degré de conscience et notre libre-arbitre, cela va sans dire.

Ce travail intérieur s’effectue généralement dans un climat de tension nerveuse et mentale, tension accentuée par toutes sortes de disfonctionnements et de désagréments en matière de communication et d’échanges extérieurs. C’est d’ailleurs cette fonction de trickster associée à Mercure qui est le plus souvent mise en avant, au détriment de son rôle pourtant indissociable de psychopompe, de « guide des âmes ».

Soleil et Mercure ne sont qu’un


Les rétrogradations de Mercure, qui observé de la Terre semble focaliser l’énergie solaire plus fortement vers nous ‒ comme avec insistance ‒, sont des moments essentiels qu’il faut utiliser consciemment.

On ne soulignera jamais assez l’importance de Mercure qui est lié à Mercurius, le grand principe transformateur des Alchimistes. Mercure fait le lien entre la personnalité (l’ego) et le monde extérieur, et il est aussi le messager du Soleil. C’est donc grâce à lui si nous avons la possibilité de connaître notre divinité intérieure.

De notre perception de la réalité dépend la qualité de notre expérience de la réalité.
Plus cette perception est large, en d’autres termes plus nous sommes ouverts d’esprit, et plus le voile de l’illusion se déchire. En nous approchant de la réalité ultime, que nous ne parviendrons cependant jamais à saisir complètement du fait de la limitation que nous imposent nos sens, nous percevons de plus en plus « ce qui est en bas comme ce qui est en haut ». La séparation entre la Création et le Créateur est artificielle, ce qu’exprime parfaitement l’Arbre de Vie des Kabbalistes puisque Kether, la Couronne, se reflète dans Malkuth, le Royaume, et vice-versa. Et comme la divinité n’est que perfection, plus je m’éveille, plus « tout est parfait dans mon monde ». Et plus je vis dans la joie et la paix. Autrement dit, c’est le paradis sur Terre.

La vie est un voyage passionnant, une route jalonnée d’hermès, ces tas de pierres dressés aux carrefours qui, comme l’étoile polaire, indiquent la direction, la Voie. A travers les aventures de la vie, nous nous expérimentons en tant que personnalité, et grâce à elles, si nous faisons le choix d’évoluer et de nous éveiller, nous avons l’opportunité de nous aligner de plus en plus avec notre essence, la volonté du Soi. Notre propre divinité, notre Christ intérieur, notre étoile...


Helena Blavatsky a écrit dans La Doctrine Secrète ce que les « voyageurs » et les poètes à travers les siècles savent depuis toujours :
« Le Soleil et Mercure ne sont qu’un ».


« J’ai fait de toi mon étoile polaire ;
jamais plus je ne perdrai mon chemin au cours du voyage de la vie.
« Où que se dirigent mes pas, Tu es là et Tu distribues Tes bienfaits autour de moi.
Toujours devant mes yeux je vois Ton visage. »
Rabindranath Tagore


La rétrogradation de mai 2009
en signes d’air (Gémeaux) et de terre (Taureau)


En 2008, les trois rétrogradations de Mercure se sont faites dans la triplicité d’air et furent l’occasion de réviser nos représentations et attitudes concernant nos relations ; relations au monde et aux autres.
En 2009, et en 2010 surtout, les rétrogradations se font en signes de terre. Elles concernent l’examen des résultats tangibles dans notre vie, et plus largement notre pouvoir objectif.

Le cycle actuel de rétrogradation couvre dans son entièreté la période du 23 avril au 17 juin 2009, et il mélange des signes d’air (Gémeaux) et de terre (Taureau).
Avec le Gémeaux, il s’agit de trouver de meilleures façons de communiquer, d’apprendre, de comprendre, et de mieux utiliser le pouvoir de la pensée. Avec le Taureau, il est question de redéfinir la valeur et l’utilisation de nos ressources matérielles et psychologiques, et aussi de réviser ce sur quoi est bâtie notre estime personnelle.
Si l’on prend en compte la signification de ces deux signes dans leur succession zodiacale, il s’agit, d’une part, de se demander si notre façon de communiquer nous permet d’obtenir ce dont nous avons besoin et, d’autre part, de reconsidérer l’apport de nos dons, de nos valeurs et possessions dans le cadre de nos interactions avec l’entourage.

Vénus en Bélier est maîtresse de la rétrogradation les deux dernières semaines de la période. Et avec Mars en Bélier pour dispositeur final, cette rétrogradation de Mercure est très énergétique. Il est donc temps de penser à prendre des initiatives, d’oser être pionnier et d’avancer avec courage.
A ce sujet, le premier tiers du mois de juillet devrait être significatif. Cochez sur vos agendas les 2 et 3 juillet, puis les 7, 8 et 9 juillet. Ce sont les jours où Vénus et Mars transitent respectivement le degré de la conjonction inférieure Soleil-Mercure qui marque le début du nouveau cycle mercurien. D’ici là, cependant, le transit du Soleil sur le degré de la station rétrograde, les 21 et 22 mai, aura probablement éclairé ce dont il est question, et la Nouvelle Lune du 24 mai à 3°28 Gémeaux aura peut-être aussi déjà suscité quelque résolution ou démarche.

La tonalité du cycle à la lumière des symboles Sabian
Recommencement et récompenses en vue...

Les symboles Sabian sont intéressants à étudier de près car ils donnent de précieuses clés de compréhension concernant la tonalité de nos prochaines expériences de vie.
J’en profite pour rappeler les références de l’ouvrage de Dane Rudhyar dont j’ai extrait les images et interprétations correspondant aux phases majeures du cycle de rétrogradation de Mercure : « Symboles Sabian : le sens des 360 degrés du zodiaque, un mandala astrologique présentant le cycle des transformations et ses 360 phases symboliques », paru aux éditions Médicis. C’est un must dans la bibliothèque de tout astrologue de l’Age du Verseau.

- Station rétrograde à 2° Gémeaux : « Le Père Noël dépose furtivement ses cadeaux dans les chaussons disposés au pied de la cheminée ».
Dominante : La foi en la grâce spirituelle se voit récompensée.

- Station directe à 23° Taureau : « Une bijouterie riche en pierres précieuses ».
Dominante : La consécration au plan social d’une supériorité naturelle.
Ce symbole s’applique à toute production où interviennent l’adresse et l’art pour embellir et transformer le produit final d’un long et exigeant processus naturel.
Mécanisme social qui vient certifier notre valeur personnelle.

- La conjonction inférieure Soleil-Mercure à 28° Taureau : « Une femme après le « tournant de sa vie » rencontre un nouvel amour ».
Dominante : La faculté d’élever sa conscience et ses sentiments au-dessus des contingences biologiques.
Dane Rudhyar explique qu’à chaque fois que l’on rencontre ce symbole, on devrait s’ouvrir librement à la possibilité de recommencements toujours nouveaux. L’idéal serait que chaque nouveau commencement fît place à une plus grande maturité vis-à-vis de cette nouvelle possibilité d’expérience.

La conjonction inférieure Soleil-Mercure exprime donc clairement la possibilité d’un renouveau ou d’un redémarrage qui transcende nos anciennes limitations, tant intérieures qu’extérieures, et modifie de façon positive notre sentiment de valeur personnelle. Une période de « récompenses » se profile aussi à l’horizon.

Mercure a introduit ces énergies propres à la conjonction inférieure lorsqu’il a franchi pour la première fois ce degré du signe du Taureau, les 26, 27 et 28 avril. Nous en aurons cependant une compréhension plus globale lorsque Mercure le franchira une troisième fois, les 10 et 11 juin.

Mercure rétrograde et la nouvelle impulsion spirituelle :
L’appel de l’âme à s’éveiller individuellement et collectivement

Au cours de son cycle de rétrogradation, précisément du 23 au 26 avril, les 20 et 21 mai et les 9 et 10 juin 2009, Mercure forme un carré à Jupiter, à Neptune et à Chiron, tous trois dans les derniers degrés du signe du Verseau et en orbe si étroit que ces corps célestes sont jugés en conjonction à partir de la fin mai, et ce jusqu’au début de l’année 2010. Cette triple conjonction extrêmement rare étant l’une des configurations planétaires majeures de l’ère du Verseau, si ce n’est La configuration majeure (j’aurai l’occasion de revenir sur ce sujet), l’interconnexion de ces deux phénomènes célestes est donc remarquable et en dit long sur la portée de l’événement.

Sur un plan inférieur, tout d’abord, l’activation mutuelle de ces deux processus est très difficile à vivre, à supporter, car les énergies sont tellement intenses. Cela se traduit concrètement par de nombreuses tensions et perturbations, jusque dans nos corps.
La rétrogradation de Mercure en tant que telle est amplifiée (Jupiter, Neptune). S’y ajoute la symbolique du carré Jupiter-Neptune-Chiron, à savoir un facteur de confusion, de distorsion, d’illusion et de déception, ainsi qu’un réveil de peurs et blessures profondes. Remarquons comment la menace d’une pandémie de grippe porcine et aussi la menace nucléaire (venant de trois pays, Pakistan, Iran et Corée du Nord) surgissent en cette période critique et suscitent de nombreuses réactions disproportionnées.

Sur un plan supérieur, cette configuration planétaire est favorable à l’inspiration et à la créativité. Elle évoque des projets particulièrement imaginatifs et créatifs orientés vers le bien de tous, au lieu d’être motivés par la seule gratification personnelle.
Elle symbolise aussi une guérison potentielle conduisant à une nouvelle perspective sur la vie et à des expressions de soi transformées et orientées vers un idéal de service.
Dans le meilleur des cas, on verra là l’opportunité d’un saut de la conscience humaine, ainsi que des possibilités d’éveil à titre individuel. Une nouvelle réalité et de nouveaux paradigmes sont en train d’émerger actuellement sur la Terre.


Spirituellement parlant, je pense qu’il est question d’un « appel ». Un appel des anges qui se tiennent dans le Soleil, et qui patiemment nous ont protégés et nous ont attendus jusqu’à aujourd’hui... Un appel de la Terre (Gaïa), notre Mère et support des trois règnes, minéral, végétal et animal, placés sous la domination de l’homme en tant que Messager divin. Jusqu’à présent, et pour longtemps encore j’en ai peur, l’homme est le grand destructeur au lieu d’être ce messager pour les trois règnes inférieurs, celui qui prend soin de la Création.

La triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron dans le signe du nouvel Avatar symbolise le jaillissement d’une impulsion spirituelle inédite, censée donner naissance, à partir du quatrième millénaire, à une société fondée, non plus sur la compétition et la discorde, mais sur la coopération et l’amour.
Pour ce faire, l’homme va s’aligner de plus en plus avec son Soi supérieur. Ainsi, après avoir été progressivement une personnalité dans un corps, selon un très long processus d’involution, il va maintenant apprendre à être une âme dans un corps au cours d’un tout aussi long processus d’évolution !


Avant de clore ma réflexion, je souhaiterais souligner une chose de la plus haute importance qui conforte cette idée ou cet espoir d’un éveil : la rétrogradation de Mercure se fait dans les Pléiades (constellation du Taureau).
Les Pléiades (29° Taureau - 0° Gémeaux) sont un groupe de 7 étoiles dont la plus brillante d’entre elles est Alcyone. Selon les écrits théosophiques, les Pléiades symbolisent l’âme autour de laquelle tourne la roue de la vie, Alcyone étant appelée le Soleil central de notre univers. Alcyone est aussi dénommée l’Etoile de l’Individu gouvernant l’humanité. Or, c’est justement la constellation du Verseau qui relie l’humanité aux Pléiades, et donc au Taureau. Selon l’astrologie ésotérique, le Verseau, l’humanité et les Pléiades constituent un triangle de forces.

Le Taureau est un signe particulièrement important du point de vue spirituel car il est depuis toujours associé à l’illumination.
C’est par le désir que l’âme s’est incarnée dans un corps, et plus largement que l’Esprit est descendu dans la matière. C’est également par le désir que la matière est élevée jusqu’au ciel, autrement dit que l’homme se retourne vers la Source divine. Le pouvoir du Taureau est donc de deux ordres : il est à la fois attraction (Dieu est alors voilé) et réunion (c’est l’illumination, la levée du voile). En l’occurrence, c’est bien sûr de réunion qu’il s’agit : réunir l’homme et l’humanité tout entière à la Source divine.

A 27° Taureau, soit à un degré de la conjonction inférieure Soleil-Mercure, se situe l’étoile fixe Caput Algol, la tête de Méduse. Cette étoile, qui a très mauvaise réputation en astrologie mondiale, est positionnée juste avant les Pléiades, ce qui symboliquement a sa raison d’être.


Selon la légende, le héros grec Persée, qui est le fils d’un dieu et d’une mortelle, Zeus et Danaé, a décapité Méduse, l’une des trois monstrueuses Gorgones qui ont la mort dans les yeux. Ce faisant, Persée se rend « maître de la mort », alors qu’il n’est pourtant qu’un homme. Plus tard, afin de lui rendre hommage et aussi d’en faire un exemple pour tous les autres êtres humains, Zeus (Deus) le portera au ciel et le fixera sous forme d’étoiles éternelles.

Mais, entrons un peu plus au cœur de ce mythe tellement suggestif.
Tout ce qui est vivant (règnes humain, animal et végétal confondus) devient pierre (règne minéral) en croisant le regard de Méduse. Et voilà évoqué le cycle d’involution, la descente dans la matière avec son nécessaire corollaire qui est l’oubli de la divinité ; autrement dit, le voile de l’illusion ou de l’ignorance. De plus en plus oublieux de son origine divine afin de construire son individualité, l’homme se croit sous l’emprise de la mort. Et de fait, le monde auquel il s’identifie est en perpétuel mouvement, tout y est éphémère.
Grâce au bouclier d’Athéna dont il se sert tel un miroir et grâce à la harpè, le cadeau personnel d’Hermès (Mercure) prend soin de préciser l’helléniste Jean-Pierre Vernant, Persée va rompre le charme en tranchant la tête de Méduse, le fameux monstre qui symbolise la mort et surtout l’illusion. Dans la légende, Méduse est la seule des trois Gorgones à être mortelle.
Mais qu’elle est donc que cette harpè offerte par Hermès ? Il s’agit de la faucille avec laquelle le Titan Cronos avait castré le ciel étoilé Ouranos sur le conseil, et par la ruse, de sa mère Gaïa. C’est ainsi qu’autrefois le ciel et la terre avaient été séparés. Persée utilise donc le même outil en forme de lune. Dans la séparation la lune évoque l’illusion, et dans l’acte de réunion la lune fait penser à l’exaltation du signe du Taureau, le signe associé à l’illumination.

Ainsi retrouve-t-on une fois encore, en faisant parler les symboles tant astrologiques que mythologiques, l’idée d’un éveil potentiel et d’un retour à la Source. Et la coïncidence avec l’actuelle opposition Saturne-Uranus (2008-2010) ne fait qu’ajouter à la beauté de l’actualité céleste.

Je ne saurais trop vous recommander de regarder dans votre thème natal où se sont formés le nouveau cycle mercurien (la maison de la conjonction inférieure tout spécialement) et la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron qui clôt un cycle datant de l’été 1945 et ouvre un nouveau cycle qui va s’étendre sur plusieurs milliers d’années !

Quoiqu’il en soit, cette configuration exceptionnelle nous invite tous, d’ores et déjà, à réorganiser notre vie en devenant meilleurs et en étant plus inspirés par l’amour, plus centrés sur l’âme au lieu de l’ego. Et c’est déjà un tel défi !

Je dédie cet article à Roni et Aviad, et aussi à Frédéric,
Evolution Now !

Isabelle Cantin - HRIDAYA /mai 2009 / Tous droits réservés

12 mai 2009

Mon étoile polaire


HRIDAYA, « Les trois lunes et l’Etoile » © Isabelle Cantin - 2009


J’ai fait de toi mon étoile polaire ;
jamais plus je ne perdrai mon chemin au cours du voyage de la vie.


Où que se dirigent mes pas, Tu es là et Tu distribues Tes bienfaits autour de moi.
Toujours devant mes yeux je vois Ton visage.

Que je le perde de vue et je perds le sens.
Et pour peu que mon cœur soit tenté de s’égarer, un seul regard de Toi le fait rougir de ce détour.

Rabindranath Tagore, « Mon étoile polaire ».

05 mai 2009

La révolte de l’essentiel


« Je rencontre de plus en plus de gens qui sont intéressés par les pratiques méditatives. La plupart sont poussés par un malaise intérieur. La situation actuelle de l’homme occidental est une forme d’existence qui s’éloigne de plus en plus de son Être essentiel. L’esprit occidental a créé une civilisation qui invente tout ce qui est possible pour gagner en liberté. Mais, ce faisant, l’homme devient prisonnier d’une immense organisation qui commence à bouger selon ses propres lois. Et l’homme, pour ne pas être écrasé par cet immense robot qu’est le monde des objets et des techniques, doit s’adapter. En s’adaptant, l’homme devient de plus en plus une chose, un objet. Il a une fonction et devient un fonctionnaire à haut rendement. Mais lui, être humain, est ignoré et s’ignore. Notre civilisation efface l’humain dans l’homme. L’individu est effacé. Il est reconnu dans ce qu’il sait, dans ce qu’il a et dans ce qu’il peut mais il est méconnu dans ce qu’il est. L’homme-objet a effacé l’homme-sujet. Il est réduit au fonctionnaire du monde objectif qui doit fabriquer des objets, les vendre et les acheter.

Où est l’homme-sujet ? Il suffoque. Et précisément parce qu’il suffoque, il s’éveille. Il se rebelle. Mai 68 est un cri qui s’enracine dans cette souffrance de l’homme-sujet qui veut être reconnu.

De plus en plus d’hommes et de femmes sont prêts, aujourd’hui, à faire des exercices pour retrouver le contact avec leur profondeur humaine, avec leur Être essentiel.

Il y a, à la base de l’intérêt pour la méditation, le désir ou la nostalgie de se retrouver dans son Être essentiel. C’est un événement extraordinaire que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité l’homme occidental s’ouvre à ce que l’Orient a toujours appelé le chemin intérieur. Autrement dit, l’homme occidental envisage une vie religieuse dans l’exercice. Alors que jusqu’à aujourd’hui la vie religieuse avait pour seule base la foi. Au-delà des religions existe le chemin intérieur individuel. Le mystère ne s’ouvre qu’à celui qui a le courage d’un réalisme empirique.

(...)
L’expérience de l’Être, ce que l’Orient appelle satori, n’a pour celui qui professe la foi chrétienne que peu d’importance. Quand elle n’est pas envisagée avec méfiance. Une grande partie du monde scientifique, psychologique et politique refuse ces expériences dans la crainte de l’attaque de leur système par une force qui est au-delà de tous les systèmes parce que transcendante. Mais ils ne pourront pas s’opposer à cette révolte de l’essentiel qui représente tout à la fois une réponse à une situation personnelle, une réponse actuelle en rapport avec notre temps et une réponse universelle parce qu’elle
correspond à un nouveau degré de la maturation humaine.


Karlfried Graf Dürckheim, « Le Centre de l'Être »,
Propos recueillis par J. Castermane

25 avril 2009

Gamaka - Le cœur du poète s’exprime


Je ne me considère comme inférieur à personne depuis que j'ai réalisé en moi-même l'Être unique.


Tout ce qui peut paraître m'élever, en vérité me rabaisse à mes propres yeux ; ce qui seul m’élève est le complet oubli de moi-même dans la vision parfaite de Dieu.

Il n'y a rien que je considère trop bon pour moi ou trop inaccessible ; au contraire, tout semble être à ma portée depuis que je suis arrivé à la vision de mon Seigneur.

Il n'est aucune action que je considère trop humiliante pour moi ; il n'y a pas de position si élevée soit-elle, qui puisse me rendre plus fier que je ne le suis déjà dans l'orgueil de mon Seigneur.


L’amour ne m'exalte pas plus que la haine ne me déprime, car tout me semble naturel. La vie est pour moi un rêve aux constantes métamorphoses et, quand je retire mon vrai moi du faux moi, je sais toutes choses, tout en restant à l'écart ; je m'élève ainsi au-dessus de tous les changements de la vie.

Peu m'importe qu'on me loue au point de m'élever de la terre au ciel ou qu'on me blâme au point de me jeter des cimes les plus hautes dans les profondeurs de la terre. Pour moi, la vie est un océan au mouvement perpétuel dont les vagues de la faveur et de la disgrâce se soulèvent et retombent constamment.

Tomber ne me brise pas, ne me décourage pas ; c'est pour moi la possibilité d'atteindre une sphère de vie encore plus haute.

Je n'aurais pas pu apprécier la beauté de la vertu si j'avais ignoré le péché.

Je considère que toute perte dans la vie équivaut à se débarrasser d'un vieux vêtement pour en revêtir un nouveau, et le nouveau a toujours été meilleur que l'ancien.

Mes fautes m'ont appris plus que mes vertus. Si j'avais toujours bien agi, je ne pourrais pas être humain.

Mon intuition ne me trompe jamais, mais je me trompe si je ne l'écoute pas.

La patience est la leçon que je me suis donnée depuis le moment où j'ai marché sur la terre. Depuis lors, j'ai essayé sans relâche de la pratiquer, mais j'ai toujours à apprendre encore.

Je ne blâme personne pour ce qu'il fait de mal, mais je ne l'encourage pas dans cette voie.

En donnant le bonheur aux autres, je ressens le plaisir de Dieu ; mais je sens que pour ma négligence, je mérite son blâme.

Toute âme est devant moi comme un monde et en tombant sur elle la lumière de mon esprit me fait voir clairement tout ce qu'elle contient.

Rien ne me semble trop bon ou trop mauvais. Je ne fais plus de distinction entre le saint et le pécheur depuis que je contemple la vie unique qui se manifeste en tout.

Je considère que tout ce que je fais à autrui est une action envers Dieu et que tout ce qu'un autre fait à mon égard est une action de Dieu.

Aussi longtemps que j'agis suivant ma propre intuition, je réussis, mais si je suis l'avis d'un autre, je fais fausse route.

Je travaille simplement sans m'occuper des résultats. Je trouve ma satisfaction dans l'accomplissement du travail qui m'est dévolu, le faisant pour le mieux suivant mes capacités, et j'abandonne les effets à la cause.

La vie dans le monde m'intéresse infiniment, mais la solitude loin de la foule est l'aspiration de mon âme.

Je me sens moi-même quand je suis seul avec moi-même.

En respectant chaque être que je rencontre j'adore Dieu, et en aimant toute âme sur la terre je sens ma dévotion pour Lui.

Rien ne me plaît davantage dans la vie que de faire plaisir aux autres ; mais il est difficile de plaire à chacun.

Je suis prêt à apprendre de ceux qui viennent m'enseigner, et disposé à instruire ceux qui désirent apprendre.

Je considère tout obstacle sur ma route comme un encouragement au succès.

Je voudrais avoir le ciel ou l'enfer, mais pas le purgatoire.

Je n'ai pas l'intention d'instruire mes semblables, mais de leur montrer tout ce que je vois.

Je loue mon exil qui me fait vivre sur terre loin du jardin d'Éden! Si je n'avais fait cette chute, je n'aurais pas eu l'occasion de sonder les profondeurs de la vie.

Au moment où je quitterai cette terre, ce ne sera pas du nombre de mes disciples dont je serai fier ; ce qui me consolera, c'est la pensée que j'ai apporté Son message à quelques âmes, et la conscience qu'il les a aidées dans la vie me donnera satisfaction.

Je ne suis pas venu pour changer l'humanité, je suis venu pour l'aider à avancer.

Si quelqu'un frappe mon cœur, il ne se brise pas, mais il éclate, et la flamme qui en jaillit devient une torche sur mon chemin.

Mon profond soupir s'élève comme un cri de la terre et une réponse monte en moi comme un message.

Je suis une marée de l'océan de la vie, et je porte vers le rivage tous ceux qui sont pris par mes vagues.


Extrait de Gayan d’Hazrat Inayat Khan,

grand maître soufi et musicien indien,
qui apporta la sagesse du soufisme à l’Occident au début du XXème siècle.



12 avril 2009

L’éclipse Lunaire du 28 août 2007 "sensibilisation" (1)

Des transits de mi-points déclencheurs


Au début de la crise des subprimes, il y a un an et demi, je fus intriguée, comme d’autres de mes amis astrologues, par les remarquables configurations célestes : une éclipse Lunaire visible aux Etats-Unis et en Asie (quand on sait l’interdépendance qui existe entre l’Amérique et la Chine) et des alignements planétaires sur les quatre étoiles royales. Assurément, cela reflétait quelque chose de très important pour l’humanité. C’est alors que je me suis sérieusement penchée sur la question afin d’écrire un article « L’éclipse Lunaire du 28 août 2007 et le tournant de la décennie », paru dans L’astrologue n°160 du dernier trimestre 2007.

Depuis, la tournure des événements n’a fait que confirmer mon impression première : nous vivons un changement de civilisation, un moment historique rare.

S’agissant des événements entourant cette éclipse, de sa portée quant à certains pays, je vous renvoie à mon article très détaillé paru dans L’astrologue. En revanche, je souhaiterais développer aujourd’hui la sensibilisation actuelle et à venir de son degré par des transits de mi-points, et partager ensuite avec vous quelques réflexions plus contemplatives ; en somme, une façon pour moi de compléter mon article et de l’inscrire dans une perspective plus large.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, la sensibilisation du degré de l’éclipse, je reproduis ci-dessous l’introduction de mon article, puis je ferai un rappel des thématiques et des configurations importantes.

L’introduction de mon article
« L’éclipse lunaire du 28 août 2007 et le tournant de la décennie »

L’été 2007, et à l’heure où se préparent de grandes configurations planétaires reflétant les prochains changements de conscience de l’humanité, le ciel a offert au regard de l’astrologue des transits très singuliers : Jupiter et Saturne, les « Grands Chronocrates » ou planètes dites sociales, accompagnés de Vénus et de Mars, les valeurs/l’action ou la paix/la guerre, se sont alignés sur trois des quatre étoiles royales des Perses en 3000 av. J.C. Une conjonction Vénus-Saturne s’est formée sur Régulus (29° Lion), Jupiter a transité Antarès (8° Sagittaire) et Mars Aldébaran (10° Gémeaux). Quant à la dernière, Fomalhaut (5° Poissons), elle fut pointée par l’éclipse Lunaire totale de nœud Nord du 28 août 2007, 10h38 GMT, à 4°46 Poissons, visible sur le continent américain et en Asie, une éclipse spéciale puisque son thème révèle, en plus de la conjonction Saturne-Régulus, une Grande Croix mutable.
Ces fameuses étoiles fixes fascinaient nos ancêtres qui les nommaient « les observateurs ou gardiens des cieux » postés aux quatre points cardinaux. Les plus mystiques les associaient également aux cavaliers de l’Apocalypse ou aux archanges Raphaël (Nord-Régulus), Gabriel (Sud-Fomalhaut), Michel (Est-Aldébaran) et Uriel (Ouest-Antarès). Des quatre, Régulus et Fomalhaut (les étoiles de l’éclipse) ont une valeur plus particulière car ils marquaient autrefois le solstice d’été et d’hiver, des moments de l’année hautement symboliques associés à la « porte des hommes ou de l’enfer » et à la « porte des dieux ou du ciel », qui sont des lieux ou des temps d’entrée (incarnation) et de sortie (renaissance), de révélation et de secret ayant pour centre la Lumière, le Christ qui est la Voie.
Ces étoiles exaltent fortement le point qu’elles touchent, pour le meilleur ou le pire. Selon Ptolémée, Aldébaran, Régulus et Antarès sont de nature de Mars (ardeur, courage, mais aussi violence et fureur destructrice) et de Jupiter (sagesse, gloire, grandeur et richesse, mais également revers par excès et témérité) ; quant à Fomalhaut, censé changer le matériel en spirituel, il serait de nature de Mercure et de Vénus qui favorisent la dissipation en cas d’affliction.
Tout comme l’éclipse Solaire du 11 août 1999 et sa Croix fixe sur le degré des Avatars avait précédé de grands changements politiques et géostratégiques, l’éclipse Lunaire du 28 août 2007 et sa Croix mutable semblent traduire pour les mois et les années qui viennent une série d’événements mondiaux de première importance pour les populations. Les notions de justice karmique concernant certains dirigeants et d’alignement avec les « lois divines » dans un climat de crise émotionnelle apparaissent dans les configurations que nous essayerons de décrypter, avant d’analyser les premiers événements et de faire quelques prospectives.

Rappel des thématiques et configurations de l’éclipse Lunaire

Avec l’axe Vierge/Poissons, les grandes thématiques de l’éclipse sont le travail et la situation des classes laborieuses, la santé publique, l’environnement, le climat, l’eau, les ressources pétrolières et gazières, la spiritualité, l’aide charitable, la criminalité et les prisons, la drogue et l’alcool. Sur un plan plus général, l’intégration de cet axe évoque l’équilibre entre la vie matérielle et la vie spirituelle, l’ordre et le chaos, ou encore la raison tempérant la confusion émotionnelle. Avec le mode mutable, nous avons l’idée d’un changement, du passage d’un état à un autre suscitant une crise psychologique.

Au nombre des configurations figure, tout d’abord, la Grande Croix mutable qui évoque une situation chaotique nécessitant un important travail d’intégration, et qui valorise aussi le carré décroissant Jupiter-Uranus de 2007 symbolisant au mieux l’expansion, la libération par le conflit ou à travers la résistance, et au pire la révolte et le terrorisme. La violence est très présente en raison du mi-point Mars=Lune/Uranus. Selon Ebertin : ambition, goût du sensationnel, actions irréfléchies. Actes de violence.
Viennent ensuite la conjonction Saturne-Régulus qui suggère la disgrâce ou l’assassinat d’un leader politique, d’un membre d’une famille royale, voire même la chute de toute une monarchie ; Fomalhaut sur le degré de l’éclipse qui, dit-on, change le matériel en spirituel ; enfin, avec l’opposition Vénus rétrograde-Saturne/Neptune, ce sont les bouleversements et les scandales financiers, les illusions/désillusions, les soubresauts du système monétaire international et la crise du dollar. Nous avons plus largement le cycle rythmant l’évolution de la Russie, du Royaume-Uni et de l’exploitation du pétrole et du gaz.

Sensibilisation actuelle et à venir du degré de l’éclipse :
transits et mi-points déclencheurs


Il est admis que le degré d’une éclipse demeure un point sensible réagissant à tout transit stressant jusqu’à 3° d’orbe durant trois ans et demi en moyenne. S’agissant de notre éclipse Lunaire, on relève de rares transits déclencheurs de Saturne (dans le degré) en octobre 2007, en février-mars et en juin-juillet 2008, des transits de Mars, dont la rétrogradation de 2011-2012, un transit de Jupiter en février 2010, et, bien sûr, quelques lunaisons.
De façon plus particulière encore, plusieurs mi-points tombent sur le degré de l’éclipse par lesquels, hormis leur symbolique propre, tout le potentiel de l’éclipse peut se révéler : les mi-points Uranus/Neptune et Uranus/Chiron en 2008, Jupiter/Uranus en 2009, Jupiter/Neptune et Jupiter/Chiron en 2010, et enfin Jupiter/Pluton en 2011-2012.

Jupiter, père des dieux et des hommes,
et les Ambassadeurs de la Galaxie


En trois ans, de décembre 2007 à janvier 2011, Jupiter aura formé une conjonction aux trois transpersonnelles, Uranus, Neptune et Pluton, dans les signes du dernier tiers du zodiaque (Sagittaire, Verseau, Poissons), signes universels, ainsi qu’en Bélier, le symbole du printemps, de tout commencement.
Par l’entremise de Jupiter (associé au principe d’individuation jungien) qui étend et amplifie tout ce qu’il touche, Pluton ‒ le purificateur et le transformateur, Neptune ‒ la conscience globale, l’amour universel, et Uranus ‒ l’éveilleur, commencent à susciter au sein du collectif, et aussi individuellement, de nouvelles aspirations, perspectives de développement et d’évolution pour les douze prochaines années (jusqu’en 2020-2022).
La série de mi-points qui sensibilisent le degré de l’éclipse Lunaire d’août 2007 est donc de première importance. C’est un peu comme si Jupiter, qui est l’organisateur du monde et le représentant souverain de l’Esprit Divin, s’associait aux ambassadeurs de la Galaxie afin de favoriser de grands changements collectifs en relation avec le potentiel évolutif très spirituel de l’éclipse.

L’ année 2008
Saturne et les mi-points Uranus/Neptune, Uranus/Chiron

Saturne a fait trois transits au degré de l’éclipse, ce qui est assez rare, en octobre 2007, en février-mars et en juin-juillet 2008.
Le mi-point Uranus/Neptune (en orbe de février 2007 à mars 2009) et le mi-point Uranus/Chiron ont transité le degré en février 2008.
Au cours de cette année 2008, le mois de février apparaît donc comme particulièrement sensible.

Les transits de Saturne direct (Saturne est conjoint à Régulus dans le thème de l’éclipse) se sont traduits par des événements fatidiques violents : un premier attentat manqué contre Benazir Bhutto en octobre 2007, alors qu’elle rentrait au Pakistan après un long exil. Elle succombera deux mois plus tard à un second attentat dans des circonstances mal éclaircies. Certains ont dit qu’elle s’était montrée imprudente. En France, une démonstration militaire à Carcassonne a viré au drame (17 personnes sont blessées par des tirs à balles réelles) à la fin juin 2008. Le potentiel contenu dans cette éclipse est donc spécialement violent du fait de la présence du mi-point composé Mars=Lune/Uranus généralement associé à des actes de violence, des actes irréfléchis sous l’emprise de l’ambition et du sensationnel.

Le mi-point Uranus/Neptune évoque, entre autres choses, l’éveil (Uranus) spirituel (Neptune), le magicien (Uranus) et le mystique (Neptune), la dissolution ou plutôt la spiritualisation (Neptune) de l’individualisme (Uranus), les idéaux (Neptune) favorisant le progrès social (Uranus), le progrès scientifique (Uranus) participant au sentiment d’une conscience globale, universelle (Neptune).
Ce mi-point est porteur des énergies de la dernière conjonction de 1993 dans le signe du Capricorne, qui a ouvert un nouveau grand cycle (172 ans) de développement culturel et spirituel sans précédent pour l’homme. Pour s’en rendre compte, il suffit de se pencher sans préjugés sur les deux dernières décennies du XXème siècle.
Certains auront également relevé un phénomène d’énantiodromie. C’est ainsi que les pays d’Europe de l’Est ont adopté l’économie de marché et les pays anglo-saxons ultralibéraux ont dans le même temps cherché à développer l’Etat Providence (une protection sociale généralisée).
Quant au mi-point Chiron/Uranus, il symbolise tout autant un pont vers l’éveil qu’une intensification des énergies uraniennes libératrices et foudroyantes, et peut-être aussi une frustration quant à la portée de certains idéaux tels que le libéralisme et la valorisation de l’individualisme au mépris de tout autre chose.
Sur le plan événementiel, le mois de février 2008 fut d’abord marqué par une sorte de retour de la guerre froide avec des tensions exacerbées entre la Russie et l’Ukraine, pays derrière lequel se tenaient les Etats-Unis et la Communauté Européenne. D’autre part, la déclaration d’indépendance du Kosovo, province serbe, a eu de graves conséquences car elle remet en cause le principe d’intangibilité des frontières. Les premiers effets de « ce précédent terrible qui brise le système des relations internationales » d’après V. Poutine furent la crise géorgienne au mois d’août 2008, opposant la Géorgie pro-occidentale à la Russie au sujet de l’Ossétie du Sud. Ces questions pourraient prendre de l’ampleur et donner des idées à quelques autres, quand on sait que le transit de Pluton en Capricorne a historiquement correspondu à des redéfinitions d’empires, à des redistributions des cartes du monde en d’autres mains.
Car « Le Monde Nouveau a besoin de nouvelles frontières. Ceux qui cherchent doivent disposer d’un sentier ».

L’année 2009

l'ingrès de Bélier (Mars), le mi-point Jupiter/Uranus

La Nouvelle Lune du 25 février à 6°35 Poissons et le transit de Mars du 17 au 26 mars. A noter que l’ingrès de Bélier du 20 mars 2009, lequel traduit le climat des trois mois à venir, est porteur de cette sensibilisation du degré de l’éclipse par la planète Mars.
Nous avons donc une sensibilisation du 25 février au 26 mars, avec probablement une projection jusqu’au 21 juin 2009.
A cela s’ajoute le transit du mi-point Jupiter/Uranus de février à décembre 2009, avec un pic dans le degré exact en mars.
(Le mi-point est en orbe du 27 février au 16 avril, du 27 août au 16 décembre)
Au cours de l’année 2009, toute la période de février à décembre est potentiellement concernée, avec le mois de mars en relief.

Le mi-point Jupiter/Uranus fait écho au carré décroissant Jupiter-Uranus contenu dans la Grande Croix mutable du thème de l’éclipse évoquant de la révolte, voire même du terrorisme, liés à du fanatisme religieux, idéologique ou politique. Jupiter/Uranus, c’est essentiellement le besoin de se libérer de toute restriction, jusqu’à la rébellion et la révolution. C’est encore l’individualisme sans frein et la nervosité engendrée par le besoin de changement et d’exploration.
C’est dans ce cadre que s’inscrivent les événements des DOM-TOM. Je rappelle d’ailleurs que la France fait partie des pays concernés par l’éclipse Lunaire du 28 août 2007 puisque cette dernière a aspecté le carré Mars-Pluton (2°26 Gémeaux-3°20 Vierge) de la Vème République ; l’ouragan Dean, qui a sinistré les Antilles françaises, comptait déjà au nombre des événements terrestres concomitants à l’événement céleste.
Sur le plan collectif, nous sommes entrés dans une phase de tensions libératrices, contestataires et rebelles, qu’elles soient terroristes (le spectre de l’IRA), religieuses (l’intégrisme au sein de l’église catholique), ou bien politiques (les manifestations anti-OTAN en sont un exemple).
Il faut encore citer les actes de violence, l’ambition et le goût du sensationnel propre à Mars=Lune/Uranus du thème de l’éclipse, illustrés par la tuerie préméditée par un jeune allemand faisant 15 morts dans un collège le 11 mars, jour de la Pleine Lune constellant l’opposition Saturne-Uranus, par la tuerie de l’état de New-York en date du 3 avril faisant 14 morts dans un centre d’aide aux immigrés ; et manifestés aussi en France, mais dans une moindre mesure, par l’expédition punitive d’une bande de jeunes dans un lycée le 10 mars, et par l’inconscience du jeune tireur à la carabine à plomb qui, visant la sortie d’une école maternelle, a fait une quinzaine de blessés le 20 mars. Ainsi, nous retrouvons des événements qui s’apparentent à ceux de 2008. Chaque transit au degré de l’éclipse est donc susceptible de correspondre à un même type d’actes violents et irréfléchis, teintés de sensationnel, à savoir un tireur « fou » faisant de nombreuses victimes.

L’année 2010
Jupiter et les mi-points Jupiter/Neptune, Jupiter/Chiron


Nous avons le transit de Jupiter : en orbe du 26 janvier au 22 février, et dans le degré du 4 au 9 février ; le transit de Mars du 11 au 23 juin.
Le transit des mi-points Jupiter/Neptune et Jupiter/Chiron du 19 février au 5 avril ; dans le degré au mois de mars.
Au cours de l’année 2010, les mois de février-mars sont donc au premier plan.

Le mi-point Jupiter/Neptune accompagné du mi-point Jupiter/Chiron fait écho au potentiel de désillusion contenu dans l’éclipse, et plus spécialement à l’éclatement des bulles spéculatives (immobilière et de crédit) ayant entraîné la crise financière de l’été 2007. Ce sont aussi les questions religieuses et spirituelles. Jupiter/Neptune évoque la tendance à jouer et à spéculer, l’idéalisme, les rêves nébuleux et la fuite. Chiron ajoute la notion de blessure, mais aussi d’expansion de conscience et de guérison par la sagesse.
L’année 2010 sera au mieux une année de prise de conscience collective au cours de laquelle se forme la phase Pleine-Lune du cycle Jupiter-Saturne si important au niveau économique, politique et social ; au pire, ce seront de graves désillusions, notamment au sujet de la capacité d’Obama à relancer l’économie américaine et à raviver l’American Dream. Les Etats-Unis en déclin vont vraisemblablement traverser de très grandes difficultés en 2010-2011, avec un pic à l’été 2010.

Années 2011-2012

Mars et le mi-point Jupiter/Pluton

Le transit de Mars (Poissons) du 25 février au 6 mars 2011 ; la Nouvelle Lune du 29 août 2011 à 5°27 Vierge ; la boucle de Mars en Vierge (rétrogradation) avec un transit du 15 au 28 novembre 2011, puis du 19 mars au 13 mai 2012. La Nouvelle Lune du 21 février 2012 à 2°42 Poissons.
Le transit du mi-point Jupiter/Pluton du 22 mai 2011 au 29 février 2012, et dans le degré en juin et en novembre 2011, puis en janvier 2012.
Se distinguent surtout le mois de novembre 2011, et aussi la fin août et le mois de septembre 2011, puis les mois de février-mars 2012.

Le mi-point Jupiter/Pluton, lequel se forme au moment du trigone croissant de ces deux planètes, évoque la transformation évolutive ; au mieux, il s’agit de la pulsion à s’améliorer motivée par la réussite. Mais Jupiter/Pluton symbolise aussi le danger de conflit avec les personnes qui ont un pouvoir politique, économique, financier, et plus largement avec tous ceux qui se sentent menacés dans leur prospérité.
En 2011 et en 2012 surtout, nous serons en présence d’énergies collectives de plus en plus puissantes. Le mi-point Jupiter/Pluton peut dès lors symboliser d’importantes réformes, politiques, fiscales et même religieuses, nécessitées par une situation générale tendue et en complète métamorphose. A un niveau plus élevé, nous avons en arrière plan la conjonction Jupiter-Pluton de décembre 2007 au Centre Galactique évoquant une purification et une transformation majeures.

A suivre...

Isabelle Cantin - HRIDAYA / avril 2009 / Tous droits réservés

03 avril 2009

"Je vous ai ouvert la porte..."

Lever de soleil début avril 2009 - Isabelle Cantin, DR réservé


Lorsque la goutte de pluie frappe à la vitre –
C’est Mon Signe !
Lorsque l’oiseau voltige –
C’est Mon Signe !
Lorsque les feuilles s’élèvent en un tourbillon –
C’est Mon Signe !
Lorsque la glace est fondue au soleil –
C’est Mon Signe !
Lorsque les vagues emportent le chagrin de l’âme –
C’est Mon Signe !
Lorsque l’aile de l’illumination touche l’âme harcelée –
C’est mon signe !

Comptez les marches lorsque vous approchez du Temple, car chaque septième marche porte Mon Signe !

Lorsque vous manifesterez la nouvelle compréhension de Mon Signe, vous percevrez le trait de
l’éclair des Mondes.

Je vous ai ouvert la porte, mais vous ne pouvez entrer que par vous même.

« Les Feuilles du Jardin de Morya », II (Illumination), 1925.

01 février 2009

La fin du monde états-unien (2008-2025) ?

Après la grande crise, un monde nouveau


Je vous présente, sous la forme d’une introduction plus développée, la publication de mon article « La fin du monde états-unien (2008-2025) ? », sous-titré Après la grande crise, un monde nouveau, dans le numéro 164 de la revue l’astrologue.

Le 19 octobre 2008, en rédigeant « Le trickster affole les marchés », j’avais évoqué un travail de plus grande ampleur sur la crise financière et les transformations collectives radicales de ce premier quart de siècle. C’est chose faite depuis la fin novembre : quinze pages bien denses d’analyse et de réflexion dans la fameuse revue créée par André Barbault, le chef de file de l’astrologie mondiale française.

J’ai conçu mon article comme une mise en perspective cyclologique et historique des configurations astrologiques actuelles et à venir, à savoir l’ingrès de Pluton en Capricorne, les tensions entre Saturne, Uranus et Pluton en cardinal (Point Bélier), le mi-point du cycle Jupiter-Saturne et la conjonction Jupiter-Uranus.
Cette démarche, et elle seule, permet de donner du sens à notre vécu en prenant toute la mesure du processus d’évolution qui est à l’œuvre. Elle permet aussi d’avoir l’intuition, la vision, du futur.

La crise financière actuelle, tel qu’il ressort de mon étude, a de nombreux points communs avec la crise des années 30 - elle répond au même schéma -, pourtant sa portée sera très différente.
Tandis que la Grande Dépression a débouché sur la Seconde Guerre mondiale et l’hégémonie des Etats-Unis telle une montée du soir, la crise de ce début de XXIème siècle aura vraisemblablement une autre conclusion que les historiens des générations à venir pourraient bien qualifier de nuit avant l’aurore.

Aujourd’hui, l’hégémonie des Etats-Unis est épuisée
et le système capitaliste est en fin de vie après 500 ans d’histoire.

Forte de l’étude des grands cycles astrologiques et éclairée par la pensée des théoriciens de la complexité, je défends la thèse selon laquelle la crise que nous vivons est non seulement une crise conjoncturelle, comme celle des années 30, mais aussi une crise de système, en quoi elle diffère. Elle marque ainsi la fin d’un monde, d’un système-monde selon l’expression du sociologue Immanuel Wallerstein, et l’entrée dans une période de transition et de chaos avant l’avènement d’un nouveau monde. Ce que je démontre au fil de mon article, c’est au minimum l’analogie entre notre époque et la période de la Renaissance (XVe et XVIe siècles) qui a ponctué la genèse du système-monde moderne, à savoir l’économie-monde capitaliste.

Je voudrais rappeler ici la définition du capitalisme par Immanuel Wallerstein, lequel prend bien soin de ne pas le confondre avec simplement la production pour vendre sur le marché afin de réaliser des profits ou encore l’existence du travail salarié. « On ne peut parler d’un système capitaliste que lorsque le système donne la priorité à une accumulation illimitée du capital. Dans cette acception, seul le système-monde moderne est un système capitaliste. L’accumulation illimitée est un concept relativement simple : les hommes et les entreprises accumulent du capital dans le but d’en accumuler encore et encore. Un processus qui ne s’arrête jamais. Quand nous disons qu’un processus « donne la priorité » à l’accumulation, cela signifie qu’il existe des mécanismes structurels qui pénalisent, d’une façon ou d’une autre, ceux qui suivent une autre logique. Ils peuvent être éliminés de la scène sociale, tandis que ceux qui agissent selon la norme sont récompensés et s’enrichissent en cas de réussite ».

Le système capitaliste est en fin de vie car l’accumulation illimitée du capital n’est plus possible. Le système ne fait donc plus système et, d’ici 20 à 50 ans, un ou plusieurs nouveaux systèmes apparaîtront progressivement suite à ce que l’on appelle, dans le langage de la complexité, des « bifurcations ».

Rêver le (système-) monde de demain

Ce à quoi le ou les nouveaux systèmes ressembleront dépend entièrement de chacun, d’autant que l’histoire est neutre.
L’avenir se dessine dès à présent, raison pour laquelle nous devons tous nous sentir responsables afin d’imaginer ce que nous désirons au plus profond de notre cœur, notre cœur tendre et sensible d’être humain.
Souhaitons-nous un système qui reproduise les privilèges (et surtout les privilégiés) actuels ? Ou bien un système qui non seulement engendre plus d’égalité, étant précisé que l’égalité n’est pas contraire à la liberté comme on l’entend souvent dire, mais qui favorise aussi le don du meilleur de soi-même, le respect d’autrui et la grandeur, la grandeur dans le sens des paroles de Jésus : « le plus grand parmi vous sera votre serviteur » ?

Grâce à Obama, une lumière s’est allumée dans l’esprit de beaucoup d’être humains. Et c’est cela qui est magnifique et poétique, c’est-à-dire magique. De tous les points du globe vont surgir des déviances au système, des anomalies et originalités qui seront certainement découragées, voire même pourchassées, et ces déviances conflueront au final en une synergie générale.

Des Etats-nations tout-puissants à l’éveil de l’Humanité
et au retournement de l’homme ?

Depuis la fin des années 80 et le début des années 90, la planétarisation en marche a accéléré son pas avec la Chute du Mur de Berlin et l’avènement d’Internet que beaucoup comparent à l’émergence d’un « esprit global ». Elle court désormais, la planétarisation, et elle pourrait bien être assez puissante pour bousculer et faire tomber les derniers obstacles à l’avènement de la fraternité humaine, qui sont aussi les pires menaces pour la survie de l’humanité et des individus en tant qu’individus.

Quels sont donc ces obstacles et ces menaces ?
Ce sont, bien sûr, les Etats-nations, Etats tout-puissants qui sont en compétition pour l’hégémonie sur le système-monde et qui sont également nécessaires à l’économie-monde capitaliste, car le système capitaliste a non seulement besoin d’un vaste marché, mais aussi d’une multiplicité d’Etats au sein de la division générale du travail.

Comprenez, sentez, comme cela est fatal et comme l’évolution-révolution de l’humanité et de l’homme piétine. Nous allons vers la méga-mort selon la formule d’Edgar Morin, à moins de susciter une émergence d’humanité supérieure aux Etats-nations, à moins de changer de système-monde. Avec la fin du système-capitaliste, autrement dit la fin de l’économie-monde capitaliste, la nécessité de l’existence d’Etats-nations souverains disparaît.

Ce qui s’effondre avec fracas aujourd’hui et aussi tout ce qui est en train de se transformer dans l’invisible et le silence, afin de donner naissance à un monde nouveau où, espérons-le, l’homme n’aura plus l’obsession du matériel mais se retournera progressivement vers la source spirituelle et créatrice en lui, est gigantesque et périlleux. Mais c’est aussi notre seule chance, notre salut.

J’ose vous rappeler qu’avant d’être astrologue, j’étais, entre autres, une spécialiste du droit des relations économiques internationales et européennes, et que ces sujets me sont familiers et me passionnent.
Ainsi, vous trouverez dans mon article une analyse des crises du capitalisme sous l’angle des cycles de Kondratieff ou de Schumpeter ; l’explication de la particularité de la crise actuelle, à la fois conjoncturelle et systémique ; l’historique, et les ratés, du système monétaire international faisant du dollar la monnaie internationale de référence et impliquant de facto le déficit de la balance des paiements des Etats-Unis ; les raisons de l’imminence d’un cataclysme financier (effondrement/dévaluation du dollar, voire banqueroute des Etats-Unis).

Je précise, par ailleurs, qu’étant très loin d’avoir épuisé ma pensée, mes intuitions, et aussi mes sensations, mes sentiments, j’envisage maintenant une création plus importante ayant pour sujet notre époque et le monde nouveau.
Et, comme je le répète inlassablement à mes clients, l’écrire, c’est déjà le réaliser à 80%...

Isabelle Cantin - 1er février 2009 -Tous droits réservés


02 janvier 2009

Heureux sans raison, une résolution pour 2009


Amis lecteurs,

Je vous présente mes vœux,
Et vous envoie à chacun des pensées de force et de guérison.

Que cette nouvelle année soit celle de votre transformation et de votre évolution,
Et à cette fin, je vous souhaite de trouver votre source intérieure de paix, de joie, d’amour et de créativité.
En un mot, je vous souhaite d’être heureux sans raison.

Ne commettez pas l’erreur de rechercher le bonheur à l’extérieur de vous-même,
Dans des objets, à travers des personnes, des situations,
Car dans la vie tout est changeant et éphémère.

Lorsque, par malheur, vous vous identifiez à ce que vous possédez,
Si vous n’avez rien, ou plus rien,
Vous n’êtes rien.

Lorsque vous vous identifiez à ce que vous faites,
Quand vous ne faites rien, ou plus rien,
Alors vous n’êtes rien.

Comprenez, au contraire, que lorsque vous vous référez à vous-même,
Vous trouvez votre sécurité et vous vous sentez bien.
Vous réalisez aussi que vous possédez déjà le bonheur.

Car le bonheur est un état d’ÊTRE,
Et il ne tient qu’à vous
D’être HEUREUX, LÀ, MAINTENANT.

Lorsque vous êtes habité par la joie intérieure :
« Le seul fait d’être en vie et de pouvoir regarder les étoiles,
d’apprécier la beauté de ce monde,
d’être vivant au cœur du miracle de la vie,
fait votre bonheur » (D. Chopra).

Dès lors, vous aimez le changement,
Car vous n’offrez plus aucune résistance intérieure à la vie,
Et donc vous pouvez faire et avoir tout ce que vous voulez.

Isabelle Cantin
Illustration : Odilon Redon, Le Bouddha (1905)