27 novembre 2011

Le chemin de l'espérance

qui est celui de l'évolution créatrice

Par leurs propositions énoncées en une soixantaine de pages, et réunies sous le titre « Le chemin de l’espérance » paru chez Fayard en octobre 2011, Stéphane Hessel et Edgard Morin souhaitent contribuer à la formation « d’un puissant mouvement citoyen, d’une insurrection des consciences ».

Ce livre mérite d’être lu et médité afin d’en saisir toute la portée qui est loin d’être simpliste, voire même utopique. Car il est bien temps d’ « une nouvelle politique du vouloir-vivre et revivre qui nous arrache à une apathie et à une résignation mortelles. »

Et de fait, au cours des âges mikaéliques connus de la tradition ésotérique occidentale, les êtres humains sont traversés par une intelligence cosmique qui leur f
ait relever la tête et clamer que oui, ils peuvent se reconnecter avec le divin afin de remplir leur mission.

En dépit du découragement général qui sévit à la fois sur Terre et aussi dans les mondes supérieurs, l’Archange Mikael est celui d’entre les sept archanges régents de l’humanité qui ne se résigne pas à la Chute de l’Homme. Il est l’Esprit Solaire qui combat le Dragon des Esprits des ténèbres, il est le gardien de l’Intelligence Cosmique et celui par lequel
nous pouvons aujourd’hui approcher le Christ.


Alors que les Forces du Mal (lucifériennes et ahrimaniques) travaillent sans relâche à maintenir les êtres humains dans l’inconscience afin de barrer la voie
à l’évolution créatrice, des hommes et des femmes font leur possible pour ouvrir les yeux de leurs contemporains. Stéphane Hessel et Edgar Morin s’inscrivent dans cette lignée d’êtres dévoués, courageux et patients, au service de l’Etre Solaire.




Pour preuve, voici quelques extraits :

« Nous [Français] devons prendre conscience que nous partageons une communauté de destin planétaire ; toute l’humanité subit les mêmes menaces mortelles qu’apportent la prolifération des armes nucléaires, le déchaînement des conflits ethno-religieux, la dégradation de la biosphère, le cours ambivalent d’une économie mondiale incontrôlée, la tyrannie de l’argent, la conjonction d’une barbarie venue du fond des âges et de la barbarie glacée propre au calcul technique et économique. Toute l’humanité, qui a subi la barbarie des totalitarismes au XXe siècle, voit désormais fondre sur elle l’hydre du capitalisme financier et, en même temps déferler toutes sortes de fanatismes et de manichéismes ethniques, nationalistes, religieux. L’humanité entière est confrontée à un ensemble entremêlé de crises qui, à elles seules, constituent la Grande Crise d’une humanité qui n’arrive pas à accéder à l’Humanité. »

[…]

« Nous [Français] ne pouvons décider seuls du destin de notre planète, mais, [au nom des principes illustrés par les onzième et douzième couplets de La Marseillaise, le programme adopté en 1944 par le Conseil national de la Résistance, et la Déclaration universelle des droits de l’homme], nous pouvons formuler la grande, la longue et difficile voie vers une Terre-Patrie qui engloberait et respecterait les patries, dont la nôtre, ce qui commanderait le dépassement des souverainetés absolues des Etats-nations face à tous les problèmes globaux de l’ère planétaire, tout en respectant pleinement, par ailleurs, dans les autres domaines, leur souveraineté. »

[…]

« L’impuissance du système planétaire à traiter les problèmes vitaux qu’il génère le condamne à la désintégration ou à la régression, à moins qu’il ne réussisse à créer les conditions de sa propre métamorphose, celle qui le rendrait capable à la fois de survivre et de se transformer.

[…]

« Nous devons prendre conscience que la mondialisation constitue à la fois le meilleur et le pire de ce qui a pu advenir à l’humanité. 
Le meilleur, parce que tous les fragments de l’humanité sont pour la première fois devenus interdépendants, qu’ils vivent une communauté de destin qui crée la possibilité d’une Terre-Patrie, laquelle, répétons-le, loin de nier les patries singulières, les engloberait.
Le pire, parce qu’elle a donné le départ à une course effrénée vers des catastrophes en chaîne. L’essor incontrôlé des pouvoirs manipulateurs et destructeurs de la science et de la technique, le déchaînement tous azimuts de l’économie de profit ont engendré la prolifération des armes de destruction massive et la dégradation de la biosphère, cependant qu’aux totalitarismes du XXe siècle ont succédé la tyrannie d’un capitalisme financier qui ne connaît plus de bornes, soumet Etats et peuples à ses spéculations, et le retour de phénomènes de fermeture xénophobe, raciale, ethnique et territoriale. Les ravages conjugués d’une spéculation financière et de fanatismes-manichéismes aveugles amplifient et accélèrent les processus annonciateurs de catastrophes. »

[…]

« Dans un monde désormais multipolaire, nous devons nous efforcer de donner consistance à l’Europe en lui donnant unité, autonomie et volonté politique.

 […]

Nous lui assignons un grand dessein : de même que la Renaissance européenne des XVe-XVIe siècles fut créatrice de civilisation en revitalisant l’apport de la pensée grecque, nous essaierons de contribuer à une nouvelle Renaissance en intégrant l’apport moral et spirituel d’autres civilisations, notamment celui des sagesses asiatiques. Nous devrons proposer au monde non la perpétuation, telle qu’elle, de l’occidentalisation, mais une politique de l’humanité qui, en tous points du globe, tenant compte des particularités, des richesses et des déficiences culturelles, viserait à opérer la synthèse du meilleur de toutes les civilisations. L’idée d’une telle symbiose des civilisations devrait refouler définitivement l’idée d’un choc ou d’une guerre de civilisations. »

29 septembre 2011

La saint Michel


L'archange Mickaël par Ambrogio Lorenzetti


« Bienheureux Michel, archange béni, défendez-nous à l’heure du combat. Soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon (que Dieu le maîtrise, humblement nous vous en supplions) : et vous, prince de la milice céleste, repoussez en enfer par la force divine Satan et les autres esprits mauvais qui errent dans le monde pour perdre les âmes »

James Joyce, « Ulysse » (Nouvelle traduction).

01 juillet 2011

Les trois éclipses de juin et juillet 2011 (3)

L’éclipse Solaire du 1er juillet 2011



L’éclipse Solaire partielle de Nœud Sud en date du 1er juillet 2011 à 9°12 Cancer est très remarquable.
Car avec elle débute un nouveau grand cycle Saros, un phénomène qui s’est fait rare au cours des dernières décennies. Il s’agit du Saros 156 selon le système de notation de van den Bergh ou 13 New South selon le système de Jansky.
L’éclipse Solaire du 1er juillet 2011, qui se forme dans l’Antarctique, est donc la première d’une longue série de 69 éclipses qui parcourront la surface de la Terre du pôle Sud au pôle Nord. Cette série va durer 1226 ans avant de s’éteindre le 14 juillet 3237.

Chaque Saros ou famille d’éclipses a ses caractéristiques propres que l’on détermine à partir des configurations de l’éclipse-mère. Or, que découvre-t-on dans ce thème ? Une Grande Croix Cardinale et deux mi-points importants.
Ainsi toutes les éclipses appartenant à ce Saros, et qui se produiront tous les 18 ans et 9-11 jours, comporteront de façon subliminale les vibrations de cette Grande Croix et de ces mi-points dans leur message.

- Une Grande Croix cardinale comprenant le fameux Carré en T Saturne-Uranus-Pluton (2007-2008 jusqu’à 2012) avec l’éclipse en Cancer comblant l’espace vide.
Le signe du Cancer suggère une thématique tournant autour des questions domestiques, de l’immobilier, de la famille, du soin (« care »), et des peuples. Plus essentiellement, le Cancer évoque les racines ou fondations de la civilisation.
La lutte entre l’ordre ancien (Saturne en Balance) et les forces nouvelles (Uranus en Bélier) est intensifiée par une volonté de contrôle et de pouvoir, et se résout par l’effondrement/renouvellement des structures et des institutions en place (Pluton en Capricorne). L’enjeu se situe dans ce pôle Cancer d’où doivent partir les racines de la nouvelle civilisation. Afin d’accomplir sa renaissance spirituelle, l’homme doit enfin trouver la stabilité en son centre intérieur au lieu de poursuivre sa conquête extérieure effrénée.
La Grande Croix suggère aussi de concentrer toute l’énergie disponible en un point situé au centre, puis de la diriger vers un objectif, car il faut éviter de tourner en rond ou de rester paralysé aux quatre coins. Vous pouvez imaginer la base d’une pyramide et sa pointe au centre. C’est là où se concentre l’énergie et où on prend de la hauteur. C’est ce qui s’appelle sortir par le haut de ses difficultés.


- Il nous faut également tenir compte des mi-points, en nous cantonnant aux plus exacts : Pluton = Mars/Jupiter et Jupiter = Soleil/Neptune.
Selon Ebertin, Pluton = Mars/Jupiter évoque « un exceptionnel esprit d’entreprise », « une grande créativité », et donc le succès, mais au prix d’énormes efforts. Quant à Jupiter = Soleil/Neptune, il laisse à penser qu’ « une faible vitalité n’empêche pas l’optimisme », que la faiblesse ou la maladie « n’empêchent pas d’avoir des agréments », que le succès peut être obtenu « avec un minimum d’efforts ». Ce mi-point est très intéressant car il suggère, presque à l’inverse du précédent, que le succès découle de l’optimisme, de l’inspiration ou de l’imagination, autrement dit de la pensée positive.
L’interprétation de ces configurations voudrait que l’on y décèle une possibilité de sortie des difficultés extrêmes que traverse aujourd’hui le modèle occidental étatsunien, et ce d’autant plus que le mode cardinal accentué par la Grande Croix incite à l’action. Comment dépasser le « mur de dettes », comment sortir de la concentration du pouvoir et de l’argent en quelques mains, ainsi que de l’impasse d’une extension de ce modèle à toute la planète en raison des catastrophes économique, sociale et écologique qu’il provoque ? Par une activité créatrice puissante et déterminée, doublée d’une forte dose d’enthousiasme et de pensée positive. Les deux vont de pair.

Presque sans surprise, nous noterons que le degré de cette éclipse-mère tombe sur le mi-point Soleil/Jupiter des Etats-Unis, avec Jupiter à 6° et le Soleil à 13° Cancer, mi-point qui est associé à leur succès et à leur sentiment de puissance et de grandeur.
L’actualité de l’été promet donc de mettre en avant de façon plus prégnante encore la crise de la dette souveraine qui touche, ne l’oublions pas, en premier lieu les Etats-Unis, mais aussi plus spectaculairement l’Europe en raison du risque systémique. Une période tendue en perspective, surtout que le plafond de la dette américaine, soit 14.300 milliards de dollars, a été dépassé (il faudra un vote du Congrès au mois d’août pour relever le plafond et donc autoriser toujours plus d’endettement, sinon le pays sera déclaré en faillite), que la Grèce ne remboursera jamais les milliards d’euros versés dans son tonneau des Danaïdes, et qu’il n’y a pas de sortie de crise en vue, autrement dit de croissance, ni en Europe ni aux Etats-Unis.

Au contraire, avec le carré Uranus-Pluton exact à partir de 2012, c’est plutôt une nouvelle crise (plus grave) qui se profile à l’horizon, et qui devrait être le catalyseur d’une réelle prise de conscience au cours de la prochaine décennie. Le véritable rendez-vous est pour 2020 avec la triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton en Capricorne/Verseau. Une nouvelle idéologie devrait alors remplacer l’idéologie néolibérale qui façonne les esprits depuis le début des années 80 et les empêche actuellement de trouver des solutions créatrices à la crise. Car on ne peut résoudre un problème avec le même cerveau que celui qui l’a créé, c’est bien connu.

Pour découvrir de nouvelles choses, nous devons changer nos croyances ; ou plutôt en avoir de moins en moins. Les croyances/idéologies sont comme des bocaux-prisons dans lesquels tournent en rond les poissons rouges que nous sommes. Elles fixent notre attention sur un champ d’information étroit. Or, ce n’est qu’en prenant de la hauteur, en élargissant notre champ de vision et de conscience, et donc en nous autorisant à penser dans d’autres directions, que de nouveaux choix apparaîtront, que des solutions s’offriront naturellement à nous.

Tel n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui. Nous faisons la même erreur que dans les années 70 : essayer de résoudre la crise avec le même « logiciel » que celui qui l’a créée. Une fois de plus la preuve est faite que nous n’apprenons rien, jamais. La sagesse ne se transmet pas lorsqu’on se place au niveau du collectif. Seuls des individus peuvent tirer profit de leurs expériences.

Quoiqu’il en soit, après le monde arabe, il nous revient maintenant à nous Occidentaux de faire un pas en avant ; un pas très difficile puisqu’il s’agit en réalité d’un « bond » permettant de franchir un palier de développement dont dépend sûrement l’avenir de l’Occident, et peut-être aussi l’avenir de l’humanité puisque c’est notre modèle qui a conquis la planète.
Au sein du monde étatsunien « une masse critique » d’individus doit développer son muscle cardiaque et accéder ainsi progressivement à la conscience christique. Ce sont ces hommes et ces femmes, des précurseurs, qui influenceront les populations par-delà le multiculturalisme si décrié aujourd’hui par de vieux discours ethnocentriques. Et de nouvelles valeurs et de nouveaux principes, qui n’appartiennent ni au totalitarisme-fascisme ni à la démocratie, seront un jour inscrits dans le marbre des constitutions.
Bien sûr, cela se fera avec le temps, bien sûr c’est un combat, un combat spirituel.

Symbole sabian associé à 10 Cancer : « Un gros diamant aux premiers stades de sa taille ». Dominante : le pénible entraînement à la perfection en vue d’exprimer pleinement un idéal.
Rudhyar précise qu’avec ce degré « Nous avons encore affaire à l’évolution de la conscience et de la personnalité à un stade préliminaire. On voit déjà clairement qu’il est possible de parvenir à une intelligence parfaitement mûre où les lumières de l’entendement brilleront de tous leurs feux ; néanmoins, il reste beaucoup à faire. […] L’esprit conscient doit s’affermir de sorte à pouvoir être façonné par des agents supérieurs (à l’idéal, par les maîtres de la communauté). L’opération doit être indubitablement douloureuse pour la pierre brute, mais l’enjeu vaut la souffrance, la chaleur, et le grincement… pourvu, bien entendu, que le tailleur soit un artiste accompli – cas rare parmi nos maîtres ! »

Illustration : "L'Arbre de Vie" de Gustave Klimt.

A suivre : « Les éclipses de juin-juillet 2011 et l’archange Michel ».



Quelques réflexions sur le rebondissement dans l’affaire DSK
(j’écris ces lignes le 1er juillet à 11h du matin)

Voir tout d’abord ce que j’ai écrit dans mon précédant article au sujet de l’aspect dissonant Mercure-Neptune (sensationnalisme, erreur, voire mensonge) et du brouillard neptunien entourant l’éclipse solaire du 1er juin 2011. Avec Neptune, rien n’est simple et limpide : la frontière entre le trompeur et le trompé est toujours floue. On ne sait plus qui est l’agresseur et qui est la victime, ou les deux à la fois. L’affaire du concombre espagnol et de la bactérie tueuse e-colie nous en avait déjà avertis, puisque ce sont finalement des graines germées allemandes qui étaient à l’origine de l’épidémie.
L’éclipse lunaire du 15 juin qui lui faisait suite indiquait, quant à elle, un changement de perspective et quelques révélations ou vérités dérangeantes. Le trigone Soleil (Mercure)-Neptune-Chiron finit, semble-t-il, par apporter un peu de lumière et de vérité.

Par rapport à l’éclipse solaire du 1er juillet 2011, les mi-points Pluton = Mars/Jupiter et Jupiter = Soleil/Neptune évoquent la possibilité de se sortir de grandes difficultés. Interprétés dans une perspective personnelle, cela donne : un grand patron ou fonctionnaire (Mars/Jupiter) connaît le succès grâce à une grande créativité (en l’occurrence celle des avocats), une grande fortune (celle de l’épouse), ou bien renaît de ses cendres (Pluton). La faiblesse, la maladie, ou bien le fait d’être mêlé à un scandale (Soleil/Neptune), n’empêche pas de garder le moral (et de croire aux miracles), de réussir et de s’en sortir avec un minimum d’efforts (Jupiter) !
Si nous nous plaçons, cette fois, dans une perspective collective (plus intéressante), c’est plutôt de bon augure concernant l’avenir de l’Occident et de l’humanité…

Isabelle Cantin - Hridaya / Tous droits réservés / juillet 2011

15 juin 2011

Les trois éclipses de juin et juillet 2011 (2)

L’éclipse Solaire du 1er juin et l’éclipse Lunaire du 15 juin 2011




Les forces spirituelles qui conduisent l’humanité sont, semble-t-il, plus que jamais à l’œuvre depuis le début de l’année 2011.

Le degré de l’éclipse Solaire du 4 janvier, éclipse dont le chemin de visibilité passait par la plupart des grandes capitales du Maghreb et du Moyen-Orient, était proche de l’étoile Vega ; une des étoiles les plus brillantes du ciel qui fut l’étoile polaire autour du 12ème millénaire avant l’ère chrétienne et que les Babyloniens avaient associée à Dilgan, « le Messager de Lumière ». Le même jour avait lieu la dernière des trois conjonctions Jupiter-Uranus au carré du Centre Galactique qui est la « tour de contrôle » de l’humanité. Un vent de libération soufflait alors sur les peuples arabes longtemps asservis par des dirigeants dictateurs très courtisés par les gouvernements occidentaux au mépris de leurs valeurs démocratiques. A l’époque, j’avais annoncé que cette éclipse donnerait le ton de l’année : les Etats et les gouvernants sont sur la sellette, mais font tout pour réprimer ces aspirations à la liberté car elles les privent de leur pouvoir. Les peuples, guidés par la Lumière (ou Vérité) n’ont plus peur d’aspirer à prendre en mains leur destinée et font un pas vers la responsabilité.

L’éclipse solaire et l’éclipse lunaire du mois de juin 2011 tombent, elles aussi, sur des degrés liés à des influences spirituelles majeures : respectivement, l’étoile fixe Aldébaran associée à l’archange Michel et le Centre Galactique. Nous traversons une période de grands changements et transformations dont j’essaie depuis 2007 (année de création de ce blog) de dégager clairement la signification et la direction.
Sachant que je reviendrai par la suite sur la question du spirituel (j’y consacrerai un dernier article en juillet), voyons dès à présent quel est le message de ces deux éclipses de juin dont la portée s’étend sur trois ans et demi environ, comme la plupart des éclipses.


L’éclipse Solaire partielle du 1er juin 2011 à 11°02 Gémeaux



Cette éclipse solaire tombe sur l’étoile Aldébaran (10° Gémeaux), dite « Oeil de Dieu », qui est une étoile fixe de première grandeur se trouvant dans la constellation du Taureau (surtout à ne pas confondre avec le signe zodiacal du Taureau, comme le font tous les scientifiques de mauvaise foi). Aldébaran est l’une des fameuses quatre étoiles royales des Perses, avec Regulus, Fomalhaut et Antarès, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler lors de mon analyse de l’éclipse lunaire du 28 août 2007 (voir mon article dans l’Astrologue n° 160 et sur ce blog). Elles fascinaient nos ancêtres qui les nommaient « les observateurs ou gardiens des cieux » postés aux quatre coins cardinaux, et les plus mystiques les associaient également aux cavaliers de l’Apocalypse ou aux archanges Raphaël (Nord-Regulus), Gabriel (Sud-Fomalhaut), Michel (Est-Aldébaran) et Uriel (Ouest-Antarès).
Les vibrations de l’éclipse Solaire du 1er juin sont décuplées car ces étoiles royales ont la particularité d’exalter fortement le point qu’elles touchent, pour le meilleur ou pour le pire. Selon Ptolémée, Aldébaran est de nature de Mars et de Jupiter : elle confère ardeur, courage, honneur et réussite, à moins d’excès ; auquel cas l’ardeur se transforme en violence et la réussite en sérieux revers. Ces étoiles exigent l’intégrité et la maîtrise afin de délivrer leur meilleur.

Le signe des Gémeaux évoque des événements en relation avec la communication, les médias, les transports, le commerce, la Bourse et les marchés, la jeunesse.
- L’aspect le plus proche du degré de l’éclipse est un trigone de Saturne rétrograde en Balance. Saturne promet une évolution positive dans la durée, de la discipline ou rigueur et une certaine stabilité, mais pas avant le 13 juin qui est le jour de sa station directe. Signalons au passage que le transit de Mars sur le degré de l’éclipse sera à surveiller autour du 8 juillet car son rôle bien connu de déclencheur peut réactiver toute la thématique.
- Autrement, relevons un carré à la conjonction Neptune-Chiron en Poissons : blessures et faiblesses à surmonter. L’influence neptunienne est d’autant plus forte que la planète est stationnaire (Neptune rétrograde le 3 juin). Le 6 juin se forme un unique sextile exact entre Jupiter très récemment entré en Taureau (le 4) et Neptune. Peu après l’éclipse Solaire du 1er juillet se formera aussi un sextile d’une série de trois entre Jupiter et Chiron. Les énergies de la fameuse triple conjonction de 2009 avec Jupiter-Neptune-Chiron en Verseau vont commencer à émerger dans le collectif. Le Taureau et le signe des Poissons évoquent un ancrage des énergies spirituelles dans le monde physique, ainsi que la manifestation de l’imagination dans le concret.
- Cérès à 23°11 Poissons (non représentée sur le thème) forme un carré aux nœuds lunaires : pour notre évolution, prise en compte nécessaire de la Grande Mère cosmique, de la Mère nature, de l’agriculture et de la nourriture, et aussi, bien sûr, du féminin dans ce qu’il a de sacré et qui est présent en chacun, que nous soyons homme ou femme. Car nous ne progresserons pas bien loin si nous n’intégrons pas ce qui est accessible à la conscience de l’humanité depuis le début du XIXème siècle grâce la découverte des astéroïdes Cérès, Pallas, Vesta et Junon. Je veux parler du divin féminin et qui n’est autre que la force créatrice de l’univers. Cérès, en tant que première astéroïde à avoir été découverte en 1801, symbolise plus que tout autre la « Mère ». Elle nous exhorte aujourd’hui non seulement à nous ouvrir au « care », à cette capacité de prendre soin de soi-même et d’autrui, ainsi que du Kosmos (au sens grec), mais aussi à nous laisser pénétrer par l’amour inconditionnel qui seul peut assurer la continuité de la vie.


Déjà nous pouvons facilement faire le lien avec l’affaire du concombre espagnol et de la bactérie tueuse e-coli qui sévit en Allemagne. L’épidémie et l’empoisonnement (ou intoxication) sont des thèmes neptunien et chironien, qui plus est dans le signe des Poissons qui ajoute une bonne dose de peur irrationnelle. Si Cérès oriente vers la nourriture (finalement les graines germées s’avèreront être à la source de la contamination), plus largement la question de l’agriculture moderne inspirée par les lois du marché et du profit illimité ne manquera pas de se poser. Quant à l’impéritie des autorités allemandes et l’emballement médiatique, voilà la signature des Gémeaux et aussi du carré Mercure (maitre de l’éclipse)-Neptune qui, en embrumant les esprits, favorise les quiproquos, ainsi que les « news » sensationnelles complètement fausses et parfois même mensongères. Cette crise sanitaire devrait avoir le mérite de nous faire réfléchir sur la façon dont l’homme d’aujourd’hui fait de plus en plus de son corps une véritable poubelle et de la Terre un simple objet dont il dispose jusqu’à le détruire.
Quel retournement des choses, tout de même, « la nourriture, l’air, l’eau, attributs fondamentaux de la vie, garants de sa pérennité depuis les origines, deviennent peu à peu les complices de la mort », comme le souligne Pierre Rabhi dans son « Manifeste pour la terre et l’humanisme » (Actes Sud, 2008). Et s’il s’avérait qu’il n’y a plus de limite à la bêtise humaine, attention à ce que la vie ne trouve un moyen de ne plus passer par l’homme…

Il serait difficile de ne pas citer « l’affaire DSK » comme illustration des événements associés à cette éclipse solaire ; d’autant que les éclipses en mutable distribuent leur « message » bien plus tôt et plus longtemps que les autres, comme nous l’enseignent les précieuses observations de ceux qui nous ont précédé dans l’art d’interpréter les astres.
L’éclipse du 1er juin 2011 tombe sur l’Uranus au Descendant du thème des Etats-Unis (thème Sibly) : un événement imprévisible et soudain qui risque de créer quelques problèmes dans le domaine des affaires étrangères, de l’adversité contre le pays, et surtout du scandale.
Avec cette actualité, nous voici, cette fois, confrontés à la face la plus sombre de Neptune : le scandale, avec tout ce qu’il comporte de voyeurisme écœurant, surtout à une époque où tout se veut transparent.
Le satyre Strauss-Kahn est le « puissant » dont la réputation est d’un coup ravagée, laminée, par un tsunami neptunien. Tout est sordide dans cette chute fatale, y compris les commentaires. Car on découvre soudain ce que l’on ne voulait pas voir hier encore : une société qui n’en a pas fini avec la guerre des sexes, des races et la lutte des classes. Tous les thèmes des années 60-70 reviennent à la mode car rien n’a changé au fond. Pas encore.
Et pour ceux qui douteraient toujours, citons le symbole sabian associé à 12° Gémeaux, le degré de l’éclipse : « Une jeune noire milite pour ses droits civiques » !


L’éclipse Lunaire totale du 15 juin 2011 à 24°23 Sagittaire



Cette éclipse lunaire tombe à quelques degrés seulement du Centre Galactique, et avec Mercure formant une opposition parfaitement alignée sur ce point, il est certain que le message distillé par cet événement céleste se trouve amplifié.
A noter aussi que cette éclipse tombe au moment de la Pleine Lune de juin qui est la fête de la bonne volonté, c’est-à-dire « la fête de l’humanité qui aspire à Dieu, cherche à se conformer à Sa volonté et se consacre à l’établissement de justes rapports humains ».

Le Sagittaire laisse présager des sujets liés notamment aux affaires étrangères, aux questions judiciaires, religieuses, aux transports et voyages internationaux, à l’éducation, et avec l’axe Gémeaux-Sagittaire, il est probable que le « buzz » et l’hypermédiatisation de tout et de rien continuent de plus belle.
Cérès forme un carré au degré de l’éclipse, focalisant toujours l’attention sur sa symbolique, alors que, cette fois, Neptune forme un trigone au Soleil (exact le 22) et à Mercure (exact le 17). Le brouillard neptunien se dissiperait-il, laissant la place à l’inspiration ? Rien n’est moins sûr connaissant, et la tendance du Sagittaire à croire au miroir aux alouettes, et la face histrionne et folâtre de Mercure-Trickster. Il faut donc plutôt compter sur quelque nouvelle ou vérité dérangeante (la faillite de la Grèce ?), et sur beaucoup de stimulation mentale et intellectuelle. Les marchés baignent dans une ambiance floue et irrationnelle. Perturbations au sein de la jeunesse. Dans le meilleur des cas, changement complet de perspective ou compréhension lumineuse d’un fait ou d’un problème ancien.


Pour les plus spirituels d’entre nous, il peut cependant s’agir d’une période d’ouverture à l’intuition et d’accueil des radiations ou « transmissions » émanant du centre de la Voie Lactée. Occasion de libération fabuleuse : se détourner des choses du monde qui font tourner le monde en rond, comme dit le Bouddha. Période d’invocation également, par laquelle on exprimera son « aspiration fondamentale à la fraternité humaine et à l’unité spirituelle et humaine ».
Lors du solstice de Cancer le 21 juin, lequel donne la tendance de la saison d’été, Neptune en Poissons forme un trigone au Soleil (exact le 22). Cet aspect favorise l’empathie. Et dans ces temps de graves difficultés pour certains peuples européens, peut-être, pourrions-nous éprouver un peu de compassion ; pour notre voisin sans travail également. Le temps est venu de commencer à aimer non seulement sa famille, mais aussi sa famille humaine élargie. Car c’est là que se situe le véritable progrès, au niveau du cœur et pas au niveau technologique.

Illustrations : éclipse solaire partielle, Déméter-Cérès, le Centre Galactique.

A suivre, "L’éclipse Solaire du 1er juillet 2011".

Isabelle Cantin - Hridaya / Tous droits réservés / juin 2011

11 juin 2011

Les trois éclipses de juin et juillet 2011 (1)

2011 à la manière des maîtres zen


Avec ses six éclipses, quatre éclipses solaires et deux éclipses lunaires, l’année 2011 restera dans les annales astronomiques et astrologiques, ainsi que dans la mémoire de chacun tellement, à peine le printemps finissant, on ne compte déjà plus les bouleversements historiques majeurs tels le « printemps arabe », la mort de Ben Laden, la crise d’avenir de l’Occident due à l’endettement, la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’affaire DSK ; des événements et péripéties dont nous sommes encore loin de mesurer toute la portée.

Lors des éclipses, les énergies s’intensifient et les événements s’accélèrent. Le mieux est d’aborder ces périodes de l’année en toute conscience : anticiper, puis profiter de la « crise » et des événements extérieurs concomitants à l’éclipse pour opérer les transformations nécessaires dans nos vies.
Il faut savoir qu’une éclipse ouvre un nouveau chapitre, une nouvelle étape d’évolution. Mais avant de pouvoir embrasser la nouveauté, il faut d’abord libérer de la place à ce qui vient en disant au revoir à tout ce qui a fait son temps et en se détachant de vieux schémas.
Les éclipses ont, d’autre part, la particularité de révéler ce qui n’était pas visible jusqu’ici ; soit parce que cela ne faisait pas partie de notre centre d’attention ou de notre champ de vision, soit parce que cela était enfoui, voire ravalé, dans les profondeurs de l’inconscient.

Les éclipses ont décidément beaucoup à voir avec notre chemin de destinée car elles sont liées aux nœuds lunaires par leur géométrie : lorsque le Soleil se trouve dans un orbe de 18 degrés par rapport aux nœuds, il se produit une éclipse solaire. A raison de deux saisons par an, elles nous remettent dans « le droit chemin », la Voie, un peu à la manière des maîtres zen qui, constatant que leurs disciples s’endorment sur leurs lauriers, leur assènent un grand coup ou une bonne volée sans crier gare afin de les réveiller, ou plutôt de les éveiller.

Les Anciens, qui vénéraient l’ordre du Cosmos, à la fois rassurant et protecteur, considéraient les éclipses comme des conjonctures célestes perturbatrices, et donc annonciatrices de calamités naturelles, d’épidémies, de guerres, de mort ou de chute d’un roi ou de quelque puissant. Aussi, les populations qui se trouvaient dans la zone de visibilité des éclipses redoutaient-elles ces funestes rendez-vous.

Avec le développement d’une astrologie de moins en moins fataliste, le regard que nous portons sur les éclipses a considérablement évolué en Occident. Pourtant, à suivre année après année leurs effets, j’en viens à penser qu’il y a du vrai dans les interprétations d’autrefois ; tout du moins en ce qui concerne le collectif, comme s’il fallait ça pour tirer les masses de leur sommeil.

Illustration : "La Guerre des Etoiles", Luke et maître Yoda

A suivre, "L'éclipse solaire du 1er juin et l'éclipse lunaire du 15 juin 2011"

Isabelle Cantin - Hridaya / Tous droits réservés / juin 2011


30 mai 2011

Un mur de dettes



« Que voulons-nous dire, lorsque nous employons le terme de « civilisation occidentale », dans laquelle nous vivons depuis le XVIIe siècle ? A mon avis, nous parlons d’une forme de monde créé sur l’idée de la sortie de l’ère du passéisme. La primauté du passé a été rompue ; l’humanité occidentale a inventé une forme de vie inouïe fondée par l’anticipation de l’avenir. Cela signifie que nous vivons dans un monde qui se « futurise » de plus en plus. Je crois donc que le sens profond de notre « être-dans-le-monde » réside dans le futurisme, qu’il est le trait fondamental de notre façon d’exister.

La primauté de l’avenir date de l’époque où l’Occident a inventé ce nouvel art de faire des promesses, à partir de la Renaissance, au moment où le crédit est entré dans la vie des Européens. Pendant l’Antiquité et le Moyen-Age, le crédit ne jouait presque aucun rôle parce qu’il était entre les mains des usuriers, condamnés par l’Eglise. Tandis que le crédit moderne, lui, ouvre un avenir. Pour la première fois, les promesses de remboursements peuvent être remplies ou tenues. La crise de civilisation réside en ceci : nous sommes entrés dans une époque où la capacité du crédit d’ouvrir un avenir tenable est de plus en plus bloquée, parce qu’aujourd’hui on prend des crédits pour rembourser d’autres crédits.

Autrement dit, le « créditisme » est entré dans une crise finale. On a accumulé tant de dettes que la promesse de remboursement sur laquelle repose le sérieux de notre construction du monde ne peut pas être tenue. Demandez à un Américain comment il envisage le remboursement des dettes accumulées par le gouvernement fédéral. Sa réponse sera sûrement : « personne ne le sait », et je crois que ce non-savoir est le noyau dur de notre crise.

Personne sur cette Terre ne sait comment rembourser la dette collective. L’avenir de notre civilisation se heurte à un mur de dettes. »

Peter Sloterdjik
Extrait d'un dialogue avec Slavoj Zizek sur la crise d'avenir de l'Occident,
débat entre deux philosophes européens, animé et publié par Le Monde du 28.05.2011


14 mars 2011

L’ingrès d’Uranus en Bélier le 11-12 mars 2011

La catastrophe nucléaire et la question de la guidance

« Le cycle au cours duquel les guides aveugles ont conduit la race aveugle dans un marais d’ignorance, de superstition, et d’illusion est en train de se clore rapidement. Ce marécage a été créé par les idées personnelles, et non par ceux qui s’efforcent de découvrir la vérité. La civilisation née des illusions et des superstitions des derniers siècles s’engloutit elle-même dans le marécage. Une nouvelle conscience radicale a été conçue et grandit rapidement sous le stimulus des souffrances et du tragique désordre des créations humaines. En fait, la porte s’ouvre toute grande à cette nouvelle conscience. »
Baird T. Spalding, « La vie des Maîtres ».

Il y a vingt ans, le philosophe allemand Peter Sloterdijk a publié un ouvrage passionnant ayant pour titre « La mobilisation infinie ».
A l’époque, il pointait du doigt l’obsession du mouvement et de l’action dont souffrent nos sociétés modernes, cette frénésie qui s’apparente à une fuite en avant et à une perte de sens. Afin de contrebalancer cette course folle et cette fascination pour l’éphémère et l’événementiel, il proposait, non sans ironie, d’importer en Occident la culture taoïste prônant le wu wei, lequel symbolise l’attitude juste et le détachement.

Au sein de sa démonstration, il est un développement particulièrement saisissant et plus que jamais d’actualité. Ce développement s’intitule « Civilisation panique ou De quelle dose de catastrophe l’homme a-t-il besoin ? ».

Voici un extrait de sa conclusion :
« Celui qui mise sur l’apprentissage par la catastrophe attend de l’explosion qu’elle apporte de la lumière dans l’obscurité des cerveaux. On voudrait que la « catastrophe-avertissement » soit elle-même l’avertissement contre la catastrophe. On voudrait que la transformation réelle de la matière en lumière soit la lumière qui radiographie critiquement notre processus de civilisation. Qui pense jusqu’au bout suivant cette logique parvient à une conclusion fatale : seul le déclin réel du monde serait un avertissement convainquant contre la fin du monde. Seul le désastre apporterait la preuve d’une vérité qui doit apparaître apocalyptiquement et présentement pour être tout à fait vraie. Par conséquent, la seule catastrophe qui paraît claire à tous serait la catastrophe à laquelle personne ne survit.
Quand toutes les possibilités de faire de la catastrophe un outil pédagogique ont été épuisées d’un bout à l’autre et qu’elles ont été comprises dans leur échec nécessaire, il n’y a plus d’issue pour ce réflexe de fuite en avant qui fait histoire. Les forces qui produisent la catastrophe et qui en même temps s’en préservent s’accumulent tout à coup en elles-mêmes. Ce n’est pas : « sauve qui peut ! » mais : « connais la situation ! » qui devient le mot de passe de l’époque. Cela fait naître une situation dans laquelle la conscience panique pourrait se transformer en une civilisation ».

Lorsque j'ai appris la nouvelle de la catastrophe nucléaire au Japon, j'ai pensé à Mikhaïl Gorbatchev.
Savez-vous que c’est un homme profondément spirituel tourné vers l’écologie. Il a fondé l’association Green Cross et milite en faveur d’une perestroïka (transparence et réorganisation) planétaire. C‘est un Sage, autrement dit un guide dont nous devrions nous empresser d’aller recueillir les conseils par ces temps de libération universelle et d'apocalypse nucléaire.
Avec Uranus en Bélier, l’heure est venue de ne plus confondre les Bergers avec les chiens qui aboient et qui gesticulent !


En entrant dans le premier signe du zodiaque le 11 mars 2011 à 16h54, heure du Pacifique, et le 12 mars à 0h54, heure de Greenwich, Uranus entame un nouveau grand cycle de 84 ans. Avec la concomitance du tremblement de terre et de la catastrophe nucléaire au Japon, Uranus « l’éveilleur et le libérateur » frappe un grand coup !
Dans le signe associé à l’émergence de la vie et au jaillissement de l’énergie, il promet jusqu’en 2019 une grande effervescence, et aussi une période de nouveaux commencements et de changement radical.

Le dernier transit d’Uranus en Bélier remonte aux années 1927-1935 qui se sont caractérisées par des révoltes et l’émancipation de nombreux peuples, mais qui étaient aussi très marquées par la Grande Dépression, l’émigration, et la montée des régimes nationalistes et totalitaires avec l’apparition d’hommes forts.
Au cours de cette phase d’agitation tous azimuts, nous avions le carré en T Saturne-Uranus-Pluton, celui de la crise de 1929 auquel ressemble le climax actuel qui s’étale de 2007 à 2012. La crise financière mondiale avait conduit alors à la mise en place du New Deal aux Etats-Unis et au national-socialisme en Allemagne sous l’impulsion de deux « chefs » charismatiques, Roosevelt et Hitler, qui avaient chacun pour programme de sortir leur peuple de la misère et du chômage.

Comme je l’ai déjà expliqué, la danse à laquelle se livrent les trois planètes les plus dures que sont Saturne, Uranus et Pluton n’aura pas la même portée qu’autrefois car nous ne nous situons pas dans le même cycle de civilisation. D’autre part, dans la figure du carré en T, le cycle planétaire central était autrefois Saturne-Pluton, alors qu’aujourd’hui il s’agit de Saturne-Uranus. Enfin, à partir de 2012 nous serons sous l’influence du carré Uranus-Pluton, avec Pluton en Capricorne et Uranus en Bélier, et les choses vraiment sérieuses et radicales vont commencer.
Car le carré Uranus-Pluton est la continuité de la conjonction de 1964-68 en Vierge, la configuration centrale de l’autre période du XXème siècle où les trois planètes Saturne-Uranus-Pluton se sont retrouvées en aspects tendus. Ainsi, ce qui a germé dans les années 60, et qui est sans nul doute la décennie la plus créative de l’ère moderne, va sortir de terre. Il nous revient donc de manifester (dans le sens d’incarner) la vision et les idéaux de cette période, à savoir principalement le partage des richesses, la liberté et l’égalité des droits (quels que soient le sexe, la race, la religion…), ainsi que l’écologie.

Pour en revenir à la catastrophe japonaise, il n’est rien d’étonnant à ce que nous soyons maintenant confrontés à un choix – une « crise d’action » concernant le nucléaire. Il suffit, en effet, de relever que la période des années 1929-1935 a connu la fission de l’atome qui conduira à la bombe et aux armes de destruction massive, et que la période des années 60 a marqué le développement du nucléaire, et notamment du nucléaire civil. Lorsque les mêmes énergies planétaires sont constellées d’une époque à une autre, nous retrouvons les mêmes thématiques.



Soyons dès-lors très attentifs aux paroles et aux actes de nos élus « démocratiques ».
Tout ce qui ne va pas dans le sens de la liberté, de l’égalité et de la fraternité,
mais qui favorise la loi du marché et la loi du plus fort,
et, surtout, qui ne va pas dans le sens de la préservation de la VIE sur Terre,
est à bannir définitivement.

Comme ces courageux peuples arabes,
oserons-nous dire à ceux qui ne sont pas dignes d’être nos « guides » de dégager ?

Isabelle Cantin - Hridaya / Tous droits réservés / mars 2011

05 février 2011

Ni le fascisme, ni la démocratie...



« Tout pouvoir qui n’est pas spirituel et pur finit dans le sang. Il n’est d’autorité stable que celle qui ne contraint que par l’exemple et ne s’appuie que sur l’estime et l’admiration ».


« Il n’en faut pas douter : la démocratie prise entre l’universalité de ses fondements et le souci égoïste de ses intérêts nationaux, se trouve dans une situation faible devant le fascisme qui identifie pour son compte ses principes et ses ambitions. Il met sans cesse la démocratie en contradiction avec elle-même sans qu’elle puisse jamais lui rendre la pareille. Il se vante de tout ce qu’elle lui reproche. Aussi contre lui, a-t-elle perdu d’avance la partie : il la surclasse. Mais il reste possible d’opposer à l’idéologie fasciste quelque doctrine qui possède sur elle le même avantage de position qu’elle a su prendre sur les conceptions démocratiques. Il faut lui opposer la notion d’ordre, valable pour la totalité des hommes, qui n’asservit pas à des appétits nationalistes, à des coalitions d’intérêts de toute espèce, l’avenir de ceux que la fatalité destine à dicter la loi, et le bonheur des autres pour qui l’obéissance est un léger fardeau quand ils peuvent être esclaves de leurs plaisirs.

La notion d’ordre s’adresse aussi bien aux ressortissants des régimes autoritaires qu’à ceux des puissances libérales. Elle oppose à toutes les nations l’image d’une patrie clairsemée, éparse par tout le globe, qui réunit en une cité invisible ceux qui se sont reconnus comme de même nature et de même destin. Elle représente, dans un avenir aussi lointain qu’on voudra, ce que le fascisme qui jette les masses les unes contre les autres, et la démocratie qui consacre en aveugle la désastreuse loi du nombre, seront toujours impuissants à incarner : l’espoir d’une communauté universelle où le pouvoir ne sera pas confié à l’incapable et à l’indigne, mais à ceux que qualifie pour l’exercer le mépris qu’ils ont pour les autres biens du monde. »

Roger Caillois, « La hiérarchie des êtres »
Relations et oppositions de la Démocratie, des Régimes totalitaires et de la notion d’ordre,
étude publiée en avril 1939 dans Les Volontaires n°5,
in Naissance de Lucifer, fata morgana, 1992.

16 décembre 2010

Les éclipses du 21 décembre 2010 et du 4 janvier 2011

Prévisions annuelles : la note dominante de l’année 2011

Nous sommes entrés depuis le 6 décembre dans la saison d’éclipses de cette fin d’année 2010 et de début d’année 2011 ; soit dans les fameux 36 jours de grande instabilité et de perturbation de la vie sur notre planète Terre que représente toute saison d’éclipses. Et d’ailleurs, nul besoin d’être astrologue pour en ressentir les effets physiques, je veux bien sûr parler de la fatigue et de la nervosité.

Cette saison s’annonce particulièrement significative en raison de plusieurs facteurs astrologiques de première importance.

S’agissant de l’éclipse Lunaire totale du 21 décembre 2010 à 29°21 Gémeaux :


- le dernier degré d’un signe indique une période de transition avec la nécessité d’un travail d’achèvement avant le passage à un état ou niveau différent. C’est aussi la marque d’un épuisement physique et psychologique pouvant être compensé par une sagesse accrue ;
- la conjonction du Soleil et de Mercure rétrograde (maître de l’éclipse) au Centre Galactique, le CG étant une sorte de « tour de contrôle » de l’évolution sur Terre. Pour les plus sensibles et les plus évolués, il y a là un potentiel renforcé d’éveil, d’orientation et d’alignement au-delà de la conscience ordinaire. On peut en profiter par la méditation qui a pour effet de renforcer l’ouverture et la réceptivité. Pour la grande majorité des êtres vivants cependant, ces influx passent inaperçus. Ils agissent très lentement au travers de l’inconscient collectif.
A noter que la conjonction inférieure Soleil-Mercure (28°02 Sagittaire) a lieu le 20 décembre, peu avant l’éclipse. Celle-ci est donc associée au moment de l’inspiration nouvelle directement focalisée sur le CG. D’où, peut-être, la révélation d’une situation contribuant à de nouvelles conceptions mentales qui permettront ensuite de trouver des solutions et de progresser.
- la conjonction Neptune-Chiron en Verseau forme un sextile au degré de l’éclipse accentuant l’opportunité de transformation dans le sens du « care » et du service de groupe propres au Nouvel Âge, et contribuant aussi, dans un sens dissonant, au sentiment de victimisation et de marginalisation face à la norme sociale (occidentale) globalisée ;
- la conjonction Jupiter-Uranus en Poissons forme un carré au degré de l’éclipse, créant ainsi les conditions d’un point tournant vers le changement et la percée créative soutenus par la compréhension de l’interdépendance, et donc du Kosmos. A un niveau inférieur, cette configuration est génératrice de tensions et d’impatience débridées, voire hystériques, pouvant se traduire par des accidents, des actes de rébellion ou de terrorisme ;
- attention au fait que la rétrogradation de Mercure (maître de l’éclipse), renforce le caractère perturbateur inhérent à l’éclipse. S’attendre aussi à des dérèglements au sein des marchés, des transports et communications, voire même de la jeunesse, tout ceci relevant de la symbolique mercurienne.

S’agissant de l’éclipse Solaire partielle du 4 janvier 2011 à 13°39 Capricorne :


- le degré de cette éclipse est un degré critique indiquant généralement une crise, des événements et situations tendus et amplifiés requérant l’attention. En l’occurrence, la crise relève de la thématique associée au signe du Capricorne (responsabilité, intégrité, « rigueur », autorité, Etat, politique, monopoles et grosses entreprises, vie professionnelle et carrière…) ;
- il s’agit également d’un degré proche de l’étoile Vega de la constellation de la lyre qui est l’une des étoiles les plus brillantes du ciel avec Arcturus et Sirius. Vega fut l’étoile polaire autour du 12ème millénaire avant J.C. et elle le sera à nouveau dans les temps futurs en raison du phénomène de la précession des équinoxes. Pour les Babyloniens, elle était probablement Dilgan, « le Messager de Lumière ». Voilà donc un repère, une étoile, pour nous guider dans la nuit, mais encore faut-il vouloir et décider de lever la tête pour profiter des lumières de l’esprit.
- le 4 janvier est le jour exact de la troisième et dernière conjonction Jupiter-Uranus qui se forme au carré du CG, ce qui intensifie ces énergies et signale un point tournant majeur (voir analyse précédente) ;
- Saturne en Balance (maître de l’éclipse) forme un carré à Mars et au degré de l’éclipse, apportant ainsi une note de réalisme, de tempérance et d’inscription dans le long terme face aux vibrations innovatrices et libertaires, impatientes et idéalistes (voire brouillonnes), de la conjonction Jupiter-Uranus en Poissons. Dans un sens dissonant, nous avons là un risque de frustration négative, de blocage réactionnaire et de répression violente.
- à noter que cette éclipse concerne particulièrement les Etats-Unis puisqu’elle réveille leur carré Soleil-Saturne (12°44 Cancer- 14°47 Balance).

S’agissant de la portée de ces éclipses :
Cette saison d’éclipses va donner le ton de l’année 2011 puisque le solstice du Capricorne a lieu le 21 décembre quelques heures seulement après l’éclipse Lunaire. Je rappelle également que les éclipses s’inscrivent dans la durée : en moyenne trois ans et demi. Enfin et surtout, je vous invite dès à présent à répertorier dans le collectif (et dans votre vie personnelle) les événements qui vous semblent relever de tout ce que je viens d’évoquer, puis de faire la même chose lorsque le Soleil formera un carré au degré de ces deux éclipses, soit au printemps 2011. Je note déjà qu’au mois de mars 2011 a lieu la dernière opposition Jupiter-Saturne qui est si importante au regard de la situation économique et politique générale, et aussi de l’avenir de l’Europe.

Tout est là sous nos yeux et tout se joue d’ores-et-déjà en chacun.
Faites-vous partie de ceux qui ont peur ou de ceux qui se sentent portés par le changement ?

Isabelle Cantin - Hridaya / Tous droits réservés / décembre 2010

08 novembre 2010

Le dieu-travail


« Finalement, quelle sorte de vertu le travail est-il ? Une vertu d’esclave. Mais comment a-t-il pu devenir à l’époque moderne – imperceptiblement – une idéologie, une éthique et, osons le dire : un dieu ? Que signifie d’ailleurs ce mot : travail ? L’action, l’activité ne constituent pas un travail, même si elles vont de pair avec celui-ci. Autrefois, dans l’Antiquité, les artistes ne « travaillaient » pas, au sens où on le dit, par exemple, de Dickens ou de Zola, etc. Le travail comme conquête, comme dynamique, comme façon de vivre, voire comme idée de la vie – comme antinomie de la vie contemplative. Le travail qui ne voit qu’inutilité et parasitisme dans la contemplation, dans les jeux de forme supérieurs de la vie, dans tout ce qui est aristocratique. Est-ce une révolution ou une folie ? (…) Quoiqu’il en soit, le fait est que, de nos jours, le travail écrase et justifie tout (Auschwitz et la Sibérie, pour citer des exemples extrêmes) : le travail est le seul dieu agissant que l’humanité adore, ouvertement ou non, mais unanimement, comme un nouveau Moloch. Il imprègne toute sa vie morale ; la morale du travail a repoussé à l’arrière-plan toutes les autres morales – y compris l’éthique du travail elle-même –, elle est totalement an und für sich, en soi et pour soi. Mais l’automatisme né du travail ne tarde pas à offrir à la société une masse qui reste sans activité – et donc sans dieu : afin de poursuivre une vie religieuse, elle s’engage dans la destruction méthodique, qui est aussi un travail, en fin de compte, pour peu qu’on lui trouve une morale. La baisse de niveau de l’humanité a commencé avec la victoire du dieu-travail et sa transformation en morale universelle (…). »

Imre Kertész, « Journal de galère », Actes Sud, 2010.


12 octobre 2010

Jupiter-Uranus : de nouveaux horizons et libertés

Lever de terre (Earthrise)
"Nouveaux Horizons", Hridaya - Isabelle Cantin / octobre 2010 / Tous droits réservés



Le 20 juillet 1969, la mission Apollon 11 alunissait sur la mer de la Tranquillité
Et le premier homme a marché sur la Lune.

Tel est le récit des livres d’histoire.

Assurément, l’homme s’est extrait de la biosphère,
Voilà l’important.

Et des images parmi les plus belles,
Ce lever de terre – Earthrise,
Ce nouvel horizon pour l’être humain…

Prochainement : un ebook sur le cycle Jupiter-Uranus et l'ingrès d'Uranus en Bélier

19 septembre 2010

Atelier d’astrologie, Nice le 11 septembre 2010

Des éclipses, des anges et des Pères du Désert… Paris-Orly, tôt samedi 11 septembre 2010. Il est 8h30 et il fait déjà très chaud dans les galeries de l’aéroport. Le vol Air France 6208 qui me transporte aujourd’hui à Nice est prévu pour 10h30. Le sac sur l’épaule, à peine avais-je parcouru cinquante mètres en sortant de chez moi ce matin, que je vis soudain une Mercedes gris foncé arrêtée en double file : un taxi parisien ! Je l’ai dépassé de quelques pas avant réaliser soudain que c’était mon taxi, un taxi improbable au petit jour et que les anges avaient réservé à mon attention. Qui d’autre ? Le chauffeur est jeune et sa conduite est agréable. Je lui fais un peu la conversation, mais pas trop car je sens qu’il a roulé toute la nuit. La voiture file sur le Périphérique, tandis que moi qui suis émerveillée par la vie, je tourne encore et encore sur moi-même les bras écartés comme un derviche… Dans l’avion, je suis placée près du hublot dans l’avant-dernière rangée, en compagnie des bébés et des très jeunes enfants accompagnés de leurs parents. Aucuns pleurs, le voyage se déroule merveilleusement grâce à la douce influence des anges dont je reconnais une nouvelle fois la signature et la présence. Je les en remercie en souriant. A 14h, je donne un atelier sur les éclipses pour les adhérents de l’association d’Anne-Marie Roussel, « Le Rendez-vous astrologique ». Je suis heureuse à l’idée de partager mes connaissances et mes expériences avec des personnes intéressées par l’astrologie ; je suis très respectueuse aussi de la confiance qui m’est témoignée. Je m’adresse à un auditoire tous niveaux et le sujet est ardu, encore très peu étudié par les astrologues. Aussi, c’est une sorte de défi que je me lance à moi-même, et puis il y a maintenant cette envie de donner, si forte et impérieuse. Rayonner à partir de mon centre intérieur m’emplit de joie et de bien-être. L’accueil est chaleureux. Tous les participants me font l’honneur d’être ouverts et attentifs. Au cours de mon intervention, Anne-Marie me prend en photo, et quelle photo ! C’est elle-même qui me fait la remarque le soir en visionnant les clichés de l’après-midi. Encore un clin d’œil des anges et de mes guides... La journée s’achève sur un bon repas. Saturée d’impressions, nul besoin de lecture avant de m’endormir. La nuit est douce et profonde. Dimanche est réservé au farniente sur les îles de Lérins face à la baie de Cannes. Anne-Marie, qui est vraiment une femme de cœur, a la gentillesse de venir me chercher le matin à l’hôtel pour passer la journée avec moi. Nous accostons sur l’île Saint-Honorat avec la navette de 10h, juste à temps pour assister à la fin de la messe et entendre le chant des moines cisterciens implantés dans ce havre de paix depuis la fin du XIXème siècle. L’île abrite le plus vieux monastère d’Occident, celui fondé par Honorat d’Arles vers 400-410. Venu vivre ici en ermite comme autrefois Saint Antoine l’Egyptien dans son désert, Honorat fut bien vite rejoint par d’autres hommes désireux comme lui de se retirer de la société pour trouver Dieu. C’est ainsi que l’idéal ascétique des Pères du Désert d’Egypte et de Syrie gagnat l’Occident, c’est ainsi que la règle monachique établie par Saint Pakôme devint l’exemple à suivre pour créer la Fraternité des hommes sur Terre. Ces « hommes ivres de Dieu », selon l’expression de Jacques Lacarrière, se rappellent à moi aujourd’hui, eux qui me font signe régulièrement depuis trois ans déjà ; depuis un bel après-midi de printemps, au cours duquel j’ai « canalisé » des images et des musiques venues d’Orient inonder mon cœur de leur saisissante beauté. Quelle folie s’emparait donc de ces hommes, et de ces femmes aussi, qui durant les premiers siècles de l’ère chrétienne laissaient tout derrière eux pour embrasser une vie d’ascèse rythmée par la méditation, la prière et le jeûne ? Ils renonçaient à la "société" afin de créer un autre monde, où l'Art y fait Ciel : le Royaume annoncé par Jésus au début du Ier millénaire, le Royaume du Ciel sur la Terre. Mais pour cela, il fallait comme le Christ mourir et naître à nouveau, après s'être exilé dans le désert. Au cours de son lent chemin, l’anachorète voyait les signes annonciateurs du ciel, l’intervention des anges dans la vie de l’univers et dans sa propre vie. Dans le dénuement cet homme faisait l’expérience de son double diabolique et de son double angélique avant d’atteindre des états modifiés que l’on nomme apatheia, puis hésychia. De nos jours, nombreux sont ceux qui guettent les prémices de l’Apocalypse, rejouant ainsi une très vieille histoire. Des hommes et des femmes sont prêts, comme autrefois, à adopter un autre mode de vie en quête de l’Homme nouveau. Loin des valeurs consuméristes, loin de cette vie en réseaux cablés, mais plus près des anges et des miracles qui abolissent le temps profane et ouvrent sur un autre monde où nous sommes contemporains du Christ. Je repense à mon sujet d’atelier, « Les éclipses, outils d’intégration et de croissance personnelle ». Une éclipse de Soleil, c’est être temporairement coupé de la vie extérieure, de la fausse lumière, c’est « mourir au monde » afin d’opérer un travail intérieur. C’est passer l’épreuve purificatrice avant de s’abandonner au divin dans le noir, avant de renaître au monde plus près de l’Être. A l’occasion d’une éclipse solaire, le Soleil et la Lune réalisent l’Union sacrée que les Alchimistes appellent le mariage du Roi et de la Reine. Certains peuples d’Orient vénèrent depuis toujours cet événement magique en se purifiant dans les fleuves sacrés et en pratiquant l’union sexuelle en conscience. La luminosité était belle en ce 11 septembre 2010. J’ai pris quelques photos avec ma caméra, comme ce cliché du « Frioul », ce canal bleu entre les deux îles de Lérins qui soudain me fait tellement penser au canal central de la non-dualité où circule le prana, cette énergie pure et neutre de la conscience primordiale, cette énergie de l’Être…

Illustrations : Isabelle Cantin-Hridaya /2010 Isabelle Cantin - Hridaya / Tous droits réservés / septembre 2010

04 août 2010

La Nouvelle Lune du 10 août 2010 à 17°25 Lion

Hormis la figure du Carré en T considérée pour elle-même, ce qui retient l’attention dans ce thème, c’est la triple conjonction Saturne-Vénus-Mars en Balance, l’angle cardinal qui jusqu’ici demeurait inoccupé.
Dans la croix cardinale symbolisant la volonté, la Balance représente la conscience sociale, avec ses valeurs de justice, de fairplay et d’équilibre. Ce signe initie au collectif, au vivre ensemble, et il y travaille activement en tant que signe cardinal yang, étant entendu que tout dépend, dès lors, des critères de jugement.

Le transit de Saturne dans son signe d’exaltation (jusqu’en octobre 2012) va tester notre capacité à trouver des critères fondés sur le désir d’harmonie et sur les principes du bien commun et de l’agapè. Toutefois, il faudra se garder de la tendance saturnienne à blâmer, laquelle est particulièrement accentuée en Balance.

A long terme, cette triple conjonction peut symboliser, par exemple, des taxations financières karmiques exigées par l’équilibre.
A court terme, cependant, et dans le cadre des configurations exceptionnellement tendues de l’été, cette triple conjonction peut s’avérer très sensible, d’autant que cette Nouvelle Lune du 10 août en opposition à Neptune laisse présager une grande instabilité. En effet, la conjonction Vénus-Mars (exacte le 20 août 2010 à 14° Balance) est per se considérée comme une combinaison planétaire « stressante ». En astrologie mondiale, et associée à d’autres configurations difficiles telles que Saturne-Pluton notamment, elle évoque souvent le conflit, voire même la guerre.

Qu’en est-il exactement au regard de cette triste éventualité ?
Regardons les transits dans les éphémérides.
Saturne entre en Balance le 21 juillet, activant ainsi la Grande Croix cardinale. Mars entre en Balance le 29 juillet et transmet ensuite la Grande Croix du 30 au 4 août 2010. Vénus entre en Balance le 7 août. Puis elle transmet elle aussi la Grande Croix : opposition à Uranus, le 7 ; conjonction à Saturne, le 8 ; opposition à Jupiter, le 9 ; enfin, carré à Pluton le 10 août, à peine une heure après la formation de la Nouvelle Lune. C’est donc, ce dernier aspect à Pluton qui va se développer tout au long de la lunaison.
Cherchons maintenant, les aspects « lourds ». Le 25 juillet : premier carré Jupiter-Pluton ; le 26 : dernière opposition Saturne-Uranus (très forte) ; 3 août : deuxième carré Jupiter-Pluton ; au cours de la lunaison : la deuxième opposition Jupiter-Saturne le 18 août, la conjonction Vénus-Mars le 20 août, et le troisième et dernier carré Saturne-Pluton le 21 août.
Autant dire que le contexte collectif est très sombre de la fin juillet à la fin août, avec un pic autour du 10 août (la Nouvelle Lune) et des 20-21 août. Les choses s’annoncent mal en raison des aspects plutoniens (intensité du vécu, rivalités de pouvoir et manipulation, destruction/effondrement, purification), mais gardons toutefois à l’esprit que « rien n’est écrit ». Tout dépend de la volonté, même si à l’échelle de l’humanité la conscience est bien moins éveillée qu’elle ne peut l’être à un niveau individuel. Comptons alors sur la conscience des élites.

Le degré de la Nouvelle Lune du 10 août 2010, 18° Lion : « Un chimiste mène une expérience à l‘intention de ses élèves ». Dominante : En examinant les phénomènes cachés de la nature, l’intelligence humaine ressent le frisson de la découverte.
En restant au plus près du sens littéral, on peut imaginer une manipulation des forces de la nature dans le but d’impressionner ou de démontrer sa force. Et avec la forte empreinte de Pluton durant la lunaison, cela s’avère plutôt inquiétant. Dans un sens supérieur cependant, Rudhyar parle d’alchimie et nous rejoignons ainsi la quête d’intégration des contraires. Cela me fait penser à l’arcane XIV, la Tempérance, que Crowley nommait « Art » en référence à l’alchimie, justement. Dans l’Arbre de Vie Kabbalistique, cet arcane majeur est celui du sentier 25 qui, sur le pilier central de l’équilibre et de l’intégration, mène de Yesod à Tipheret, de la Lune au Soleil…

Cet article est extrait de mon ebook « Les éclipses du 26 juin et du 11 juillet 2010. L’été de la peur ou de la transcendance » qui est en consultation libre. Je vous en recommande la lecture afin d’avoir une vision plus globale du climax.

Isabelle Cantin - Hridaya / Tous droits réservés / août 2010

02 juillet 2010

Les éclipses du 26 juin et du 11 juillet 2010

L'été de la peur ou de la transcendance ?


Les éclipses sont des points critiques qui s’inscrivent dans le cadre du travail évolutif des nœuds lunaires. Et cela est souvent trop peu souligné ; en raison, peut-être, de l’orientation persistante de l’astrologie vers la description, et donc le déterminisme, plutôt que vers la création éveillée.

Actuellement le travail se situe dans l’axe Cancer/Capricorne, l’axe de l’intégration personnelle et sociale, et de la responsabilité, justement. C’est ainsi que l’effort conscient réalisé au niveau de la vie publique, de l’emploi du pouvoir social (nœud Nord en Capricorne) trouvera son expression dans le foyer, dans la vie intérieure (nœud Sud en Cancer).

Pour les plus avertis, cet axe des solstices d’été et d’hiver symbolise des passages : la porte d’entrée dans la matrice, l’incarnation, qui est représentée par le Cancer, et la porte d’entrée dans l’esprit qui est représentée par le Capricorne, le signe de l’initié. Dès lors, et ce plus ou moins consciemment et librement suivant leur degré d’évolution, les âmes entrent et sortent par ces deux portes, la porte des Hommes et la porte des Dieux.

Cette année, et à quelques jours seulement d’une éclipse lunaire partielle, Pluton, le maître des mystères, était au rendez-vous du solstice d’été. Dans ces conditions, comment ne pas saisir l’importance du moment et son caractère initiatique, d’autant que Pluton est en Capricorne et conjoint au nœud Nord, et qu’il est également la planète apex de la configuration captant toute l’attention cet été : le carré en T au point Bélier composé de la conjonction Jupiter-Uranus, de Saturne et de Pluton.

Pour lire la suite...







Isabelle Cantin - Hridaya / Tous droits réservés / juillet 2010