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03 septembre 2008

Les bouleversements mondiaux de l'été

sous l'angle de la Pleine Lune et du Solstice de juin 2008

Comme complément à mon analyse prévisionnelle de la saison d’éclipses de l’été 2008, je publie aujourd’hui mon interprétation (non révisée) de la fameuse Pleine Lune et du Solstice de juin 2008.
On en saisira tout de suite l’importance au vu de l’événement majeur de l’été qu’a représenté la guerre de Géorgie. Les astrologues avertis s’attarderont sur le Yod ou « Doigt de Dieu » contenu dans le thème du Solstice et évoquant un changement d’orientation fatal et inattendu. Son axe est constitué d’une opposition Mars-Saturne/Neptune-Chiron rappelant la thématique du pétrole/gaz, de la Russie et de son ancienne sphère d’influence...








La Pleine Lune du 18 juin 2008 à 17h32 GMT, 27°50 Sagittaire, s’est formée à un degré du Centre Galactique (CG) sur une opposition Vénus/Pluton (exacte le 17) et au carré d’Uranus. Une Pleine Lune très puissante et à laquelle le Solstice de Cancer du 21 juin a emprunté ses grandes configurations : Vénus/Pluton et le CG, Mars-Saturne/Neptune-Chiron sur l’axe des nœuds lunaires.


Le thème de cette Pleine Lune et celui du Solstice d’été délivrant des indications sur le climat des prochains mois ravivent, comme nous le verrons, des événements et sujets de la fin de l’année 2007 et du début 2008. Outre ce prévisionnel à court terme, ils fournissent également quelques clés de compréhension de la deuxième décennie du XXIème siècle que l’on annonce si agitée, avec son carré Uranus-Pluton en cardinal (Bélier/Capricorne) exact en 2012-2015. Ces énergies transcendantes évoquent des périodes d’agitation sociale, de révolution et de progrès tous azimuts et jouent un rôle important dans la restructuration des peuples et des nations. En présence de facteurs astrologiques majeurs et d’une phase cyclique tendue, il est permis de considérer que ces influx urano-plutoniens se reflètent déjà dans le collectif de 2008.

Mercure (maître du Soleil) en Gémeaux est stationnaire rétrograde et inaspecté dans le thème de Pleine Lune. Il devient direct le 19 juin, entre la Pleine Lune et le Solstice. Jupiter (maître de la Lune) est également rétrograde et faiblement aspecté : un sextile à Uranus, aspect d’opportunité.
Si l’on prend en considération les zones de rétrogradation de Mercure (12 mai-5 juillet) et de Jupiter (14 février-6 décembre), alors il est vraisemblable que débute dès le mois de juin une intense période de réflexion et de projets, mais aussi de pourparlers et de révision d’accords. Nous avons là une période charnière d’ajustements, ce que confirment les sesqui-carrés Jupiter-Saturne de 2008, avec au final les mois de janvier-février 2009 qui connaîtront et l’entrée effective de Pluton en Capricorne et le dernier sesqui-carré des planètes sociales.


L’année 2008 apparaît donc comme une année de réévaluation et de mise au point avant l’entrée de Pluton en Capricorne, une tâche nécessaire suscitée par des blocages et des résistances de l’environnement social. Une fenêtre d’opportunités s’ouvre à partir de l’été et jusqu’au début 2009, facilitant ainsi les prises de position et les initiatives nouvelles car n’oublions pas que l’année 2008 est une année 1. Même si le premier semestre est généralement dominé par une résistance à renouveler les anciennes énergies, « réflexe » normal avant tout changement, une impulsion évolutive – manifeste à l’automne – est donnée et un tout nouveau un cycle de neuf ans commence.


L’analyse des configurations des deux thèmes

L’opposition Vénus/Pluton sur le Centre Galactique (CG)
Pluton, rétrograde depuis le 2 avril, est entré à nouveau en Sagittaire le 14 juin. Il va y séjourner jusqu’au 27 novembre. Durant cette période, il serait bon de nous (ré)- interroger sur notre culture, notre civilisation.
Et l’alignement avec le CG laisse penser qu’une grande mutation est en train d’avoir lieu. Nous entrons dans l’ère du Verseau par le biais d’une « révolution de désindustrialisation » marquée par le développement des technologies, de la communication et du virtuel. Nos valeurs sont de ce fait sous le coup d’une grande métamorphose, ce que traduit l’opposition Vénus/Pluton.

Toutefois, si collectivement, et tout d’abord à titre individuel, nous ne transformons pas nos valeurs, et ce dans le sens d’une sublimation, alors l’opposition Vénus/Pluton devra s’interpréter dans le sens de luttes de pouvoir, de conflits relationnels, diplomatiques, et de dangers pour la paix, surtout avec la présence d’une conjonction Mars-Saturne dans les configurations de la Pleine Lune et qui dans le thème du Solstice constitue l’apex d’un Yod ou Doigt de Dieu.

L’opposition Mars-Saturne/Neptune-Chiron
L’opposition Mars-Saturne/Neptune-Chiron rappelle la thématique associée au cycle Saturne-Neptune : le pétrole et le Dollar ; les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale) ; l’évolution de la Russie et de ses anciens satellites ; le Royaume-Uni ; le FIS et Al-Qaïda ; sans oublier de mentionner la symbolique principale du cycle, à savoir le mariage des utopies et du spirituel avec la matière. Ainsi, et selon les différentes phases du cycle, nous vivons de grandes envolées suivies de grandes retombées et désillusions.
La phase d’opposition des années 2004-2008 (la conjonction remonte à l’année 1989 marquée par la chute du Mur de Berlin) trouve encore son expression dans notre vécu, tout du moins jusqu’à l’opposition Saturne-Uranus de novembre. Cette dernière va « prendre le relais » et finir ainsi de traduire la transformation complète qu’aura subi le monde dans lequel nous vivons, le tout en à peine plus d’une décennie (l’opposition Saturne-Pluton date de 2001 et fut concomitante aux attentats du 11/9). C’est dire si la rentrée et l’année 2009 promettent quelque événement majeur, probablement en relation avec les élections américaines ou le Proche-Orient.

Chiron symbolise la blessure collective et, associé à Neptune et au trigone Soleil-Vénus, il évoque l’abandon d’un certain mode de vie bâti sur des énergies (pétrole, gaz) et des ressources (eau, denrées agricoles...) à des prix très sous-évalués. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à la réalité et nous tombons de haut ; surtout si nous ne nous interrogeons jamais sur notre mode de vie, sur la place occupée par « la consommation », sur la publicité et les médias, la fameuse Société du Spectacle du visionnaire Guy Debord ; de même, si nous ne nous intéressons pas aux relations internationales. Chiron représentera alors une opportunité de prise de conscience. Dans un premier temps la blessure, puis viendront peut-être l’acceptation et la sagesse. La présence du Nœud Nord indique une telle voie d’évolution.

Cette opposition, si toutefois elle n’est pas résolue par une intégration, représente une potentialité de conflit sévère (une guerre ?), les pôles s’exprimant sous la forme de l’oppresseur (Mars-Saturne)/victime (Neptune-Chiron). La conjonction Mars-Saturne est l’apex du Yod présent dans le thème du Solstice de Cancer, laissant supposer qu’une crise majeure va, cet été, changer de façon fatale et imprévisible le cours des événements et orienter le collectif dans une nouvelle direction.
Cette conjonction Mars-Saturne est exacte le 10 juillet à 6° Vierge, à deux degrés de l’éclipse Lunaire du 28 août 2007. Je signale au passage que cette éclipse Lunaire est d’une grande importance et quelle a une portée aussi remarquable que la fameuse éclipse Solaire du 11 août 1999 avec sa croix fixe. Autant cette dernière a préfiguré les bouleversements géostratégiques et les grands changements au niveau des dirigeants politiques que nous avons connus à partir de l’année 2000, autant l’éclipse Lunaire d’août 2007, avec sa croix mutable qui s’est formée sur les degrés des Etoiles Royales (Archanges/Cavaliers de l’Apocalypse), met l’accent sur l’évolution des populations et des peuples.
J’invite les personnes désireuses de comprendre les événements que nous vivons depuis la rentrée 2007 (émeutes, attentats, changement de mode de vie, augmentation du prix du pétrole et des ressources naturelles, décrochage du Dollar, scandales financiers...), et qui vont s’étendre jusqu’en 2012, à lire mon article dans L’astrologue n°160 (4ème trim. 2007), « L’éclipse lunaire du 28 août 2007 et le tournant de la décennie ». Elles y trouveront des prévisions concernant l’évolution de la France, des Etats-Unis, de la Russie, du Moyen-Orient et du Pakistan. Le numéro de la revue est à commander auprès des Editions Traditionnelles.

Le carré d’Uranus
Dans le thème de la Pleine Lune, on remarquera comment Uranus, l’une des trois planètes d’énergie transcendante (et qui participent toutes ici), « électrise » les énergies en présence, en même temps qu’il représente une opportunité concrète de type intuitif (le sextile à Jupiter, maître de cette PL). Uranus met en activité le « Rectangle mystique » que dessinent les deux oppositions que nous venons d’analyser, et auxquelles il faut encore ajouter la PL qui est aussi une opposition.
Une PL est toujours un état de crise s’exprimant par une prise de conscience ou une confrontation relationnelle. Le mode mutable et l’axe Gémeaux/Sagittaire accentue la nervosité, sans parler du quinconce Mars-Uranus. Dans l’axe des transports et de la pensée, les accidents (de voiture, train, avion...), les catastrophes imprévisibles et brutales, ainsi que les contestations et querelles (affectives, professionnelles, politiques et diplomatiques) sont légion.
Le carré d’Uranus symbolisera des événements brusques et inattendus ou des ruptures qui bouleversent la donne, qui confrontent à l’imprévu et portent ainsi en dehors de la « zone de confort » pour stimuler l’évolution. Les prises de conscience sont présentes, de même que la capacité d’utiliser les énergies dans un sens pratique (le Rectangle mystique).Dans le thème du Solstice, Uranus est plus complexe encore puisqu’il est carré au Soleil et qu’il forme également une jambe du Yod (l’autre étant constituée de la conjonction Lune-Jupiter en Capricorne). Il apparaît donc signifier un fait inattendu tel un conflit imprévisible (avec Mars-Saturne) comme principal événement de l’été.


Evénements associés et prévisionnel à plus long terme

La PL de juin 2008 est à mettre en relation avec la NL du 9 décembre 2007 qui représente l’idée-germe. Autour de la deuxième et troisième semaines de décembre, nous retiendrons les événements importants suivants :
- l’avenir du Kosovo est discuté à l’ONU ;
- une série d’attentats islamiques à Alger ;
- le 13 décembre, le texte du Traité de Lisbonne est signé par les 27 pays de l’Union européenne ;
- la levée de l’état d’urgence au Pakistan ;
- les élections présidentielles en Corée du Sud et la victoire du maire de Séoul ;
- V. Poutine est sacré « Homme de l’année 2007 » par Time Magazine.

L’actualité a apporté une confirmation sur tous ces sujets :
- le Kosovo, qui a déclaré son indépendance le 17 février, a adopté sa constitution le 15 juin ;
- plusieurs attentats à Alger, du 4 au 8 juin, ont été revendiqués le 14 par la branche d’Al-Qaïda au Maghreb ;
- rejet du Traité de Lisbonne par les Irlandais le 12 juin ;
- tensions entre le Pakistan et l’Afghanistan le 15, le président Karzaï menaçant d’envoyer l’armée y détruire les repères de terroristes ;
- le 10 juin, le gouvernement sud-coréen a présenté sa démission et le 12 des milliers de personnes ont défilé pour demander celle du nouveau président de plus en plus contesté ;
- J. Chirac, décoré le 12 juin à Moscou, a célébré « la démocratie russe » ; Gazprom s’imagine en « premier groupe mondial ».


Afin d’aller plus loin encore dans le prévisionnel, il faut remonter à la conjonction Vénus-Pluton qui s’est formée le 23 janvier 2008. Evènements notables :
- le 14, le premier ministre israélien déclare que toutes les options sont envisageables afin de stopper le nucléaire iranien ;
- le 21, « lundi noir » (mini krak) sur les places boursières internationales ; janvier 2008 restera comme étant le mois le plus inquiétant s’agissant de la finance internationale et de la crise économique américaine ;
- le 22, la Russie a procédé à des exercices navals militaires, les plus importants depuis la chute de l’Union Soviétique ;
- le 23, suite au blocus de la Bande de Gaza par les Israéliens, des milliers de Palestiniens franchissent la frontière avec l’Egypte ;
- le 24, la Société Générale déclare une perte de 2 Milliards d’Euros au titre de la crise des Sub-primes. Elle annonce aussi officiellement la plus grande fraude jamais réalisée au sein du milieu bancaire (4,9 milliards d’Euros), c’est l’affaire Jérôme Kerviel.
- le 25, la Serbie signe un accord de coopération gazière et pétrolière avec la Russie en échange d’un soutien à son refus de reconnaître l’indépendance du Kosovo ;
- le 26, Global Call for Action, 8ème forum social : journée d’action pour un monde plus juste.


Symboles sabian de la Pleine Lune :
28° Gémeaux : « La banqueroute offre à une personne accablée par les événements sociaux une nouvelle chance de refaire sa vie ».
28° Sagittaire : « Un pont ancien encore très fréquenté au-dessus d’une belle rivière »
Ces symboles illustrent l’idée selon laquelle lorsque les événements nous accablent et que tout semble perdu, il est une façon d’aborder la situation qui transformera l’échec ou la faillite apparente en opportunité de croissance. Tout dépend de notre perspective.

Isabelle Cantin, le 18 juin 2008


01 juillet 2008

Barack Obama, sa biographie



On lui prédisait un avenir national en 2012 ou 2016 ; lui est plutôt pressé de nature et en février 2007, il présente officiellement sa candidature à l’investiture démocrate pour les élections américaines du 4 novembre 2008 !

Après 5 mois d’une bataille acharnée contre la grande favorite Hillary Clinton, il finit la course en tête le 3 juin 2008. Mais, il reste maintenant le combat final à mener, le plus difficile. Car si le monde entier le préfère à son rival républicain, se pose désormais la question de savoir si la majorité des Américains, démocrates y compris, est prête à voter pour un président de couleur.

Les sondages le placent, pour l’instant, devant le candidat républicain John McCain qui va hériter de la politique calamiteuse de G. W. Bush. Et c’est là que réside l’opportunité d’Obama : se placer en tant que candidat du changement, celui qui permettrait aux Etats-Unis de tourner définitivement la page de ces huit dernières années.

Et comme il n’y a pas de hasard, le jour des élections présidentielles est aussi celui de la première opposition Saturne/Uranus. Le « Zeitgeist » voudrait donc que le prochain président américain soit Barack Obama, qui incarne le complexe uranien face à un John McCain, héraut du complexe saturnien.
Et même si avec Uranus, il ne faut jurer de rien, Barack, en arabe, ça veut dire « béni ».

Les symboles sabian de la PL solsticiale du 18 juin 2008 évoquent en tous points la personnalité et le parcours de cet homme « incroyable ». Se référer à mon article sur le message subliminal de la PL.

Né à Hawaii d’un père kényan et d’une mère blanche américaine, élevé en Indonésie, puis à Honolulu, diplômé de Harvard, Barack Hussein Obama apparaît comme le candidat global idéal, avec son image d’« everyman » : multiracial et pluriculturel, a priori apte à transcender toutes les frontières, et même à accompagner l’humanité vers un nouveau stade de conscience, une conscience planétaire.
Pourtant, est-ce si simple ? Sa jeunesse troublée de crises identitaires en fait une personnalité des plus complexes. A l’école, le jeune Barack ne se disait-il pas fils d’un chef d’Afrique qui l’attendait là-bas « pour faire de lui un prince » ?

Son père, prénommé lui-aussi Barack, est le fils d’un guérisseur kényan de la tribu nomade des Luo. Devenu cuistot des colons d’Alego, il est remarqué pour son intelligence à l’école de la mission. Les pasteurs lui payent ses études à Nairobi, puis une bourse lui permet de poursuivre des études d’économétrie à l’université d’Hawaii, et c’est là qu’il rencontre sa future femme, Shirley Ann Dunham, une étudiante en anthropologie originaire du Kansas. Les amants se marient en 1960 et leur enfant, Barack Hussein Obama, naît le 4 août 1961. Mais deux ans plus tard, le père abandonne la mère et l’enfant pour satisfaire son ambition personnelle (entrer à Harvard, la Mecque des économistes), et non, comme Barack Jr l’a longtemps cru, à cause de la difficulté d’assumer la vie d’un couple mixte.
Alors ce sont les grands-parents maternels, de modestes Texans au passé jalonné de galères, lui représentant en meubles et complexé par son ascendance cherokee, elle employée de banque, qui vont élever de leur mieux l’enfant noir en pleine Amérique ségrégationniste. Mais en 1967, la mère se remarie avec un étudiant indonésien, Lolo Soetoro, et décide d’aller vivre à Jakarta avec son fils.
Un beau-père, devenu cadre supérieur dans le pétrole, dur envers les domestiques et les pauvres, et qui ne s’entend pas avec sa mère ; des études dans une école musulmane, puis dans un cours catholique ; Barack Obama qui n’a plus aucun repère est finalement rapatrié en 1971 à Honolulu, où ses grands-parents lui ont trouvé une bourse pour la meilleure école privée d’Hawaii. Sa mère reviendra plus tard, divorcée à nouveau et sans un sou, avec une demi-sœur Maya.
Et c’est ainsi qu’il achève de grandir : entre les blancs et les rares copains noirs, entre une école chic et l’aide sociale à la maison. Heureusement, il y avait le basket.

Avec un diplôme de Columbia en science politique et relations internationales (1983), il débute sa vie professionnelle comme analyste d’affaires dans une grande compagnie financière de New-York. Pourtant, tout cosmopolite et distingué qu’il est déjà, cela ne va pas l’empêcher de souffrir du racisme. Alors rêvant de changer le monde, il décide de mobiliser les Noirs.
C’est ainsi qu’il part pour Chicago en 1985, une ville qu’il ne connaît pas et où il se fait embaucher comme animateur social auprès d’un travailleur social chrétien membre d’un réseau d’églises progressistes, un travail associatif mal payé dans un ghetto noir. Durant cette période, il se rapproche de l’Eglise unie du Christ dirigée dans le quartier par J. Wright et il se convertit au christianisme, lui qui au départ n’avait aucune appartenance religieuse. Faisant déjà preuve d’un grand talent politique doublé d’un sens du contact hors du commun, il va inlassablement essayer de réunir les habitants dans la défense de leurs intérêts. Sans grand succès car il est confronté à l’inertie de la population noire défavorisée.

En 1988, il s’inscrit à Harvard et entame des études de droit. Trois ans plus tard, il devient le premier rédacteur en chef afro-américain de la prestigieuse Harvard Law Review. Tous lui reconnaissent alors de grandes qualités de juriste, ainsi qu’un don exceptionnel de la négociation et du compromis qui fait désormais sa marque.
Ses études terminées en 1991, il revient à Chicago pour y enseigner le droit constitutionnel (il restera professeur de 1992 à 2004) et il exerce, à partir de 1993, la profession d’avocat dans un cabinet juridique spécialisé dans les droits civiques.
Le 3 octobre 1992, il épouse Michelle Robinson, rencontrée en juin 1989 dans un cabinet d’avocats où il travaille l’été, avec laquelle il a deux filles : Malia Ann (1999) et Natasha (2002). Michelle Robinson-Obama, née à Chicago et issue d’une famille ouvrière modeste, est une femme influente, avocate renommée diplômée de Princeton et d’Harvard, membre du parti démocrate local et proche du maire de Chicago.

Et c’est elle qui va propulser la carrière politique de son mari, qui démarre en 1996 avec son élection au Sénat de l’Etat de l’Illinois. Déjà remarqué pour ses prises de position contre la guerre en Irak, le mythe Obama prend corps au niveau national en juillet 2004, lors de la Convention démocrate de Boston désignant John Kerry comme candidat à l’élection présidentielle. Dans son discours, Barack Obama faisait l’apologie du rêve américain et d’ une Amérique généreuse contrastant avec l’ « extrémisme » des conservateurs de G.W. Bush... Et tout le monde, ce soir là, en oubliait jusqu’à John Kerry.
En novembre 2004, il est élu au Sénat des Etats-Unis, où il est le seul noir à siéger.

Avant d’entrer en politique, Barack Obama a rédigé sur commande son autobiographie, « Dreams from my Father » (Les Rêves de mon père). Après plus d’une année d’écriture, entouré et aidé de sa femme, l’ouvrage est finalement publié en 1995, quelques mois avant le décès de sa mère atteinte d’un cancer. Au fil des pages, Barack Obama raconte son enfance chaotique et son parcours exceptionnel, mais surtout, le lecteur y découvre le destin de son père kényan, dont le patronyme « Obama » signifie, dans sa langue swahili, « lance enflammée ».


Ce père mythifié par l’absence et quelques lettres reçues du Kenya, il ne l’aura revu qu’une fois à l’âge de 10 ans. Dans son dernier courrier datant de 1980, celui-ci l’invitait à venir lui rendre visite en Afrique pour faire la connaissance de ses sept demi-frères et sœur nés de quatre mariages différents. Barack Sr, retourné au pays après de brillantes études aux Etats-Unis, était devenu l’un des hommes forts du régime en place.
Mais deux ans plus tard, Barack Obama apprend par téléphone que son père est mort dans un accident de voiture. En 1984, sa demi-sœur Auma vient lui rendre visite aux Etats-Unis et lui fait un récit de l’histoire de son père qui va beaucoup l’ébranler, un récit confirmé en 1987 par un voyage qu’il entreprend lui-même au Kenya : ministre des finances, son père s’était opposé par insouciance, idéalisme, et peut-être aussi par défi, aux projets du président Jomo Kenyatta. Il fut dès-lors déchu de ses fonctions et il tomba, humilié et oublié, dans l’alcoolisme et la misère, avant de se tuer en voiture.

En reprenant la chronologie du cursus de Barack Obama, on s’aperçoit qu’un an après son voyage au Kenya, il s’inscrit dans la même université que son père et qu’il trouve enfin sa voie. Ce qui devrait, cependant, nous interroger, c’est le titre de son autobiographie, « Les rêves de mon père », ... avant de s’engager en politique... aux Etats-Unis d’Amérique.

Se pencher sur le mythe et la personnalité de Barack Obama est intéressant à plus d'un titre, aussi j'y reviendrai avec l'astrologie, le tarot, la numérologie... Cette recherche biographique servira de base à de futures réflexions.

18 juin 2008

La Pleine Lune solsticiale du 18 juin 2008 et son message subliminal



La Pleine Lune du 18 juin 2008, 17h32 GMT, est une Pleine Lune de Solstice particulièrement importante et puissante, à un degré du Centre Galactique sur une opposition Vénus/Pluton exacte le 17 et au carré d’Uranus. J’en ai d’ailleurs fait une analyse très approfondie, prête à la publication dans une revue ou sur des pages web ; je ne sais pas encore.

Les symboles sabian des Luminaires collent au plus prêt de la période actuelle, avec ses événements paroxystiques, si bien que ma curiosité s’est étendue aux degrés de toutes les positions planétaires. Et quelle ne fut pas ma surprise...

Pour ce faire, j’ai utilisé deux ouvrages de Dane Rudhyar : « Symboles sabian, le sens des 360 degrés du zodiaque » et « Astrologie de la personnalité ».

Symboles sabian des Luminaires :
Soleil
à 28° Gémeaux : « La banqueroute offre à une personne accablée par les événements sociaux une nouvelle chance de refaire sa vie ».
Lune à 28° Sagittaire : « Un pont ancien encore très fréquenté au-dessus d’une belle rivière »
Ces symboles illustrent l’idée selon laquelle lorsque les événements nous accablent et que tout semble perdu, il est une façon d’aborder la situation qui transformera l’échec ou la faillite apparente en opportunité de croissance. Tout dépend de notre perspective.

L’opposition Vénus-Pluton :
Pluton
à 30° Sagittaire : « Le Pape, bénissant la foule ». La reconnaissance émue et sincère d’une autorité donnant à un idéal collectif une réalité concrète et personnelle.
Ici, un homme devient l’incarnation des idéaux et des valeurs d’une collectivité d’êtres humains.
Comme l’écrit Rudhyar, ce peut être une bénédiction, ou parfois une malédiction.
Vénus à 1° Cancer : « En pleine mer les matelots d’un navire amènent les couleurs et change le drapeau ».
Voilà un acte qui s’apparente presque à une mutinerie ; comme si un capitaine était franchement désavoué et les marins se ralliaient à un autre chef d’équipage.

Uranus carré à la Pleine Lune :
23° Poissons : « Un medium spirite matérialise des objets ».
Celui qui est convaincu d’avoir une mission, comme celui qui est investi d’un mandat, doit y mettre toute son énergie vitale, sa passion. Il doit produire des résultats. Comme l’exprime Rudhyar, le véritable « médium » finira épuisé car il alimente de sa propre énergie les phénomènes qu’il provoque.
Mais une question se doit d’être posée : quels sont donc ces objets que matérialise le médium ?
Tout va, bien sûr, dépendre de ses mobiles, de ce qu’il a en tête. Le revers de la médaille, selon Rudhyar, c’est la « supercherie ».

Le point opposé à 23° Vierge : « Un dresseur de lion dompte les fauves d’un cirque ».
Le contrôle des instincts et des impulsions psychiques par une volonté patiente, résolue et sûre d’elle-même, précise Rudhyar.
Ce symbole exprime l’idée qu’il faut savoir dompter son orgueil et, au mieux, le vaincre. Spécialement, lorsque l’on occupe les plus hautes fonctions hiérarchiques, lorsque l’on est à la tête d’un Etat, par exemple.

Mercure stationnaire rétrograde, à un jour de sa station directe et inaspecté :
13° Gémeaux : « un grand pianiste enchante son auditoire ».
Le pouvoir d’inspirer et d’émouvoir les masses plus ou moins réceptives de l’humanité.
Celui qui arrive à surmonter ses peurs ainsi que ses sentiments d’insécurité et d’infériorité de jadis, peut devenir une source d’inspiration et guider le collectif sur le chemin de son évolution.
Le danger psychologique d’un succès sensationnel également, met en garde Rudhyar.

Les Nœud lunaires :
Le nœud Nord
à 20° Verseau : « Une colombe blanche apporte un message ».
Quel est donc ce message ?

Le nœud Nord est conjoint à Chiron 21° Verseau et à Neptune 25° Verseau.
Chiron à 21° Verseau : « Une femme abandonnée par son amant réorganise courageusement sa vie ».
Symbole de victoire sur l’amertume.
Neptune à 25° Verseau : « Un papillon naissant : son aile droite est mieux faite que la gauche ».
Rationalité cultivée quelque peu aux dépens de la vie affective. Masculinité intellectuelle.

Regardons maintenant le symbole du nœud Sud à 20° Lion : « Dans le village indien des Zunis, un rite solennel célèbre le lever du soleil ».
Il exprime l’idée d’un retour à la nature ; à des cultes primitifs en réaction à l’artificialité de notre société.
Au nœud Sud se trouve Mars à 23° Lion : « Dans un cirque, une jeune femme, debout sur un cheval au galop, exécute des tours de force ».
Ce degré traduit vraisemblablement un don pour le théâtre, le show médiatique. Un homme de conscience utilisera son don à la réalisation d’un grand dessein. Le risque réside, cependant, dans un usage de la libido à titre exclusivement théâtral, d’amusement ou de captation d’un public.
Et Saturne à 4° Vierge : « Des enfants noirs et blancs jouent ensemble sans animosité ».
La nécessité de dépasser les préjugés sociaux et les divisions politiques, et de développer une vue d’ensemble. Ce degré évoque la Fraternité universelle.

Enfin, faisons apparaître la croix fixe complète avec les 20° Taureau/Scorpion :
20° Taureau : « Des nuages légers en forme d’ailes sur un ciel clair ».
Message de forces spirituelles, une « Signature » divine.
Rudhyar va plus loin : « Les nuages en forme d’ailes peuvent aussi symboliser la présence d’entités céleste (devas et anges) bénissant et indiquant, sans rien laisser voir, la direction à prendre, la direction que suit le « vent » du « destin ».
Il s’agit d’une bénédiction divine.
20° Scorpion : « Une femme écarte avec force deux épais rideaux masquant l’entrée d’un passage sacré ».
Afin de traverser le voile de la nuit et de s’aventurer dans l’inconnu, il faut avoir la foi et faire confiance à son intuition.

La foi ; justement il ne reste qu’un degré à analyser et c’est celui de Jupiter.

Jupiter, maître de la Pleine Lune :
20° Capricorne : « Un chœur invisible résonne dans une église ».
Il symbolise une action commune dédiée à un but spirituel. Le chœur, c’est la solidarité et l’harmonie du groupe, et il fait miroir à l’harmonie du ciel, à la musique des sphères.

Comme c’est étrange, tous ces degrés m’évoquent...

A vous aussi ??

Réponse d’ici quelques jours...