30 mai 2009

Mercure rétrograde et Jupiter-Neptune-Chiron, mai 2009

Evolution now !



« C’est le temps de l’union et de la vision, c’est le temps de la Résurrection et de l’Eternité ;
C’est le temps de la grâce et de la faveur, c’est l’océan de la pureté parfaite. »

Rumi


Le 18 mai 2009 était le jour de la conjonction inférieure Soleil-Mercure à 27°36 Taureau. Il s’agit de la phase Nouvelle Lune du cycle qui a débuté le 7 mai, soit une dizaine de jours après la rétrogradation de Mercure situé astronomiquement entre le Soleil et la Terre.
Au moment de la conjonction inférieure, des perceptions issues de sources extérieures ou de sources subconscientes (Mercure) fusionnent avec la force de vie (Soleil) ; cette fusion se traduit alors par l’impulsion d’une nouvelle activité mentale qui se développera pleinement à partir de la station directe de Mercure le 31 mai 2009, et atteindra son parfait accomplissement au moment de la conjonction supérieure le 14 juillet à 21°48 Cancer.

En mai 2009, le cycle de rétrogradation de Mercure a ceci de très particulier qu’il intervient en même temps qu’un phénomène céleste d’une extrême rareté, et qu’il participe même à sa manifestation en l’aspectant par carré, un aspect invitant à l’action. Je veux parler de la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron à 27° Verseau qui restera en orbe serré jusqu’en février 2010, mais dont les effets, qui se font déjà sentir depuis le mois de mars 2009, vont s’étendre sur plusieurs millénaires (oui, vous avez bien lu). Cette configuration, fer de lance de l’Age du Verseau, est d’une très grande portée spirituelle et promet d’importants changements de conscience et de paradigmes.

Ces changements peuvent toutefois se traduire par une période provisoire de désillusion, de confusion, et surtout de peur, car les énergies en présence sont très déstabilisantes. Il s’agit pour l’humanité, pour chacun de nous, d’aller de l’avant, en territoire inconnu. Et tous ceux qui sont déjà engagés sur la Voie vont maintenant œuvrer, c’est certain.

Les étoiles et les planètes ont beaucoup à nous dire en ce mois de mai 2009. Aussi, j’ai déchiffré pour vous leur message universel. J’aborderai en premier lieu la rétrogradation de Mercure dans son sens spirituel, puis j’analyserai en détail le cycle de rétrogradation actuel couplé à la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron en Verseau.

Réorganisation et purification du mental

Les rétrogradations de Mercure et les conjonctions inférieures Soleil-Mercure qui se produisent 11 à 12 jours après la station rétrograde sont des périodes primordiales car elles ont pour but de réorganiser et de purifier le mental.
Elles sont autant d’occasions de façonner de nouvelles idées et valeurs mentales, d’adopter de nouveaux critères qui serviront de filtres à nos expériences de vie les mois qui suivent.
Grâce à ce processus auquel, incidemment, nous consacrons presque la moitié de l’année (trois fois huit semaines environ), nous récapitulons notre vécu en termes de résultats (conformes ou pas à nos attentes), puis nous avons l’occasion de réviser la qualité de notre pensée.

En revenant sur nos pas le temps de la rétrogradation, il nous est permis de comprendre l’expérience passée sous un angle de vision différent.
Des facteurs internes ou externes surviennent ou ressurgissent sous la forme de personnes, de choses, de souvenirs, d’intuitions ou encore de circonstances gravées dans notre subconscient, et tous ces différents facteurs, qui n’ont d’ailleurs pas forcément de lien direct avec notre vécu des semaines dernières ou à venir, même s’il en est souvent ainsi, participent à la mise en perspective de notre vécu. Au final, les leçons que nous tirons de ce regard différent porté sur nos affaires et activités précédentes servent à opérer des changements nécessaires à notre développement personnel ; suivant notre degré de conscience et notre libre-arbitre, cela va sans dire.

Ce travail intérieur s’effectue généralement dans un climat de tension nerveuse et mentale, tension accentuée par toutes sortes de disfonctionnements et de désagréments en matière de communication et d’échanges extérieurs. C’est d’ailleurs cette fonction de trickster associée à Mercure qui est le plus souvent mise en avant, au détriment de son rôle pourtant indissociable de psychopompe, de « guide des âmes ».

Soleil et Mercure ne sont qu’un


Les rétrogradations de Mercure, qui observé de la Terre semble focaliser l’énergie solaire plus fortement vers nous ‒ comme avec insistance ‒, sont des moments essentiels qu’il faut utiliser consciemment.

On ne soulignera jamais assez l’importance de Mercure qui est lié à Mercurius, le grand principe transformateur des Alchimistes. Mercure fait le lien entre la personnalité (l’ego) et le monde extérieur, et il est aussi le messager du Soleil. C’est donc grâce à lui si nous avons la possibilité de connaître notre divinité intérieure.

De notre perception de la réalité dépend la qualité de notre expérience de la réalité.
Plus cette perception est large, en d’autres termes plus nous sommes ouverts d’esprit, et plus le voile de l’illusion se déchire. En nous approchant de la réalité ultime, que nous ne parviendrons cependant jamais à saisir complètement du fait de la limitation que nous imposent nos sens, nous percevons de plus en plus « ce qui est en bas comme ce qui est en haut ». La séparation entre la Création et le Créateur est artificielle, ce qu’exprime parfaitement l’Arbre de Vie des Kabbalistes puisque Kether, la Couronne, se reflète dans Malkuth, le Royaume, et vice-versa. Et comme la divinité n’est que perfection, plus je m’éveille, plus « tout est parfait dans mon monde ». Et plus je vis dans la joie et la paix. Autrement dit, c’est le paradis sur Terre.

La vie est un voyage passionnant, une route jalonnée d’hermès, ces tas de pierres dressés aux carrefours qui, comme l’étoile polaire, indiquent la direction, la Voie. A travers les aventures de la vie, nous nous expérimentons en tant que personnalité, et grâce à elles, si nous faisons le choix d’évoluer et de nous éveiller, nous avons l’opportunité de nous aligner de plus en plus avec notre essence, la volonté du Soi. Notre propre divinité, notre Christ intérieur, notre étoile...


Helena Blavatsky a écrit dans La Doctrine Secrète ce que les « voyageurs » et les poètes à travers les siècles savent depuis toujours :
« Le Soleil et Mercure ne sont qu’un ».


« J’ai fait de toi mon étoile polaire ;
jamais plus je ne perdrai mon chemin au cours du voyage de la vie.
« Où que se dirigent mes pas, Tu es là et Tu distribues Tes bienfaits autour de moi.
Toujours devant mes yeux je vois Ton visage. »
Rabindranath Tagore


La rétrogradation de mai 2009
en signes d’air (Gémeaux) et de terre (Taureau)


En 2008, les trois rétrogradations de Mercure se sont faites dans la triplicité d’air et furent l’occasion de réviser nos représentations et attitudes concernant nos relations ; relations au monde et aux autres.
En 2009, et en 2010 surtout, les rétrogradations se font en signes de terre. Elles concernent l’examen des résultats tangibles dans notre vie, et plus largement notre pouvoir objectif.

Le cycle actuel de rétrogradation couvre dans son entièreté la période du 23 avril au 17 juin 2009, et il mélange des signes d’air (Gémeaux) et de terre (Taureau).
Avec le Gémeaux, il s’agit de trouver de meilleures façons de communiquer, d’apprendre, de comprendre, et de mieux utiliser le pouvoir de la pensée. Avec le Taureau, il est question de redéfinir la valeur et l’utilisation de nos ressources matérielles et psychologiques, et aussi de réviser ce sur quoi est bâtie notre estime personnelle.
Si l’on prend en compte la signification de ces deux signes dans leur succession zodiacale, il s’agit, d’une part, de se demander si notre façon de communiquer nous permet d’obtenir ce dont nous avons besoin et, d’autre part, de reconsidérer l’apport de nos dons, de nos valeurs et possessions dans le cadre de nos interactions avec l’entourage.

Vénus en Bélier est maîtresse de la rétrogradation les deux dernières semaines de la période. Et avec Mars en Bélier pour dispositeur final, cette rétrogradation de Mercure est très énergétique. Il est donc temps de penser à prendre des initiatives, d’oser être pionnier et d’avancer avec courage.
A ce sujet, le premier tiers du mois de juillet devrait être significatif. Cochez sur vos agendas les 2 et 3 juillet, puis les 7, 8 et 9 juillet. Ce sont les jours où Vénus et Mars transitent respectivement le degré de la conjonction inférieure Soleil-Mercure qui marque le début du nouveau cycle mercurien. D’ici là, cependant, le transit du Soleil sur le degré de la station rétrograde, les 21 et 22 mai, aura probablement éclairé ce dont il est question, et la Nouvelle Lune du 24 mai à 3°28 Gémeaux aura peut-être aussi déjà suscité quelque résolution ou démarche.

La tonalité du cycle à la lumière des symboles Sabian
Recommencement et récompenses en vue...

Les symboles Sabian sont intéressants à étudier de près car ils donnent de précieuses clés de compréhension concernant la tonalité de nos prochaines expériences de vie.
J’en profite pour rappeler les références de l’ouvrage de Dane Rudhyar dont j’ai extrait les images et interprétations correspondant aux phases majeures du cycle de rétrogradation de Mercure : « Symboles Sabian : le sens des 360 degrés du zodiaque, un mandala astrologique présentant le cycle des transformations et ses 360 phases symboliques », paru aux éditions Médicis. C’est un must dans la bibliothèque de tout astrologue de l’Age du Verseau.

- Station rétrograde à 2° Gémeaux : « Le Père Noël dépose furtivement ses cadeaux dans les chaussons disposés au pied de la cheminée ».
Dominante : La foi en la grâce spirituelle se voit récompensée.

- Station directe à 23° Taureau : « Une bijouterie riche en pierres précieuses ».
Dominante : La consécration au plan social d’une supériorité naturelle.
Ce symbole s’applique à toute production où interviennent l’adresse et l’art pour embellir et transformer le produit final d’un long et exigeant processus naturel.
Mécanisme social qui vient certifier notre valeur personnelle.

- La conjonction inférieure Soleil-Mercure à 28° Taureau : « Une femme après le « tournant de sa vie » rencontre un nouvel amour ».
Dominante : La faculté d’élever sa conscience et ses sentiments au-dessus des contingences biologiques.
Dane Rudhyar explique qu’à chaque fois que l’on rencontre ce symbole, on devrait s’ouvrir librement à la possibilité de recommencements toujours nouveaux. L’idéal serait que chaque nouveau commencement fît place à une plus grande maturité vis-à-vis de cette nouvelle possibilité d’expérience.

La conjonction inférieure Soleil-Mercure exprime donc clairement la possibilité d’un renouveau ou d’un redémarrage qui transcende nos anciennes limitations, tant intérieures qu’extérieures, et modifie de façon positive notre sentiment de valeur personnelle. Une période de « récompenses » se profile aussi à l’horizon.

Mercure a introduit ces énergies propres à la conjonction inférieure lorsqu’il a franchi pour la première fois ce degré du signe du Taureau, les 26, 27 et 28 avril. Nous en aurons cependant une compréhension plus globale lorsque Mercure le franchira une troisième fois, les 10 et 11 juin.

Mercure rétrograde et la nouvelle impulsion spirituelle :
L’appel de l’âme à s’éveiller individuellement et collectivement

Au cours de son cycle de rétrogradation, précisément du 23 au 26 avril, les 20 et 21 mai et les 9 et 10 juin 2009, Mercure forme un carré à Jupiter, à Neptune et à Chiron, tous trois dans les derniers degrés du signe du Verseau et en orbe si étroit que ces corps célestes sont jugés en conjonction à partir de la fin mai, et ce jusqu’au début de l’année 2010. Cette triple conjonction extrêmement rare étant l’une des configurations planétaires majeures de l’ère du Verseau, si ce n’est La configuration majeure (j’aurai l’occasion de revenir sur ce sujet), l’interconnexion de ces deux phénomènes célestes est donc remarquable et en dit long sur la portée de l’événement.

Sur un plan inférieur, tout d’abord, l’activation mutuelle de ces deux processus est très difficile à vivre, à supporter, car les énergies sont tellement intenses. Cela se traduit concrètement par de nombreuses tensions et perturbations, jusque dans nos corps.
La rétrogradation de Mercure en tant que telle est amplifiée (Jupiter, Neptune). S’y ajoute la symbolique du carré Jupiter-Neptune-Chiron, à savoir un facteur de confusion, de distorsion, d’illusion et de déception, ainsi qu’un réveil de peurs et blessures profondes. Remarquons comment la menace d’une pandémie de grippe porcine et aussi la menace nucléaire (venant de trois pays, Pakistan, Iran et Corée du Nord) surgissent en cette période critique et suscitent de nombreuses réactions disproportionnées.

Sur un plan supérieur, cette configuration planétaire est favorable à l’inspiration et à la créativité. Elle évoque des projets particulièrement imaginatifs et créatifs orientés vers le bien de tous, au lieu d’être motivés par la seule gratification personnelle.
Elle symbolise aussi une guérison potentielle conduisant à une nouvelle perspective sur la vie et à des expressions de soi transformées et orientées vers un idéal de service.
Dans le meilleur des cas, on verra là l’opportunité d’un saut de la conscience humaine, ainsi que des possibilités d’éveil à titre individuel. Une nouvelle réalité et de nouveaux paradigmes sont en train d’émerger actuellement sur la Terre.


Spirituellement parlant, je pense qu’il est question d’un « appel ». Un appel des anges qui se tiennent dans le Soleil, et qui patiemment nous ont protégés et nous ont attendus jusqu’à aujourd’hui... Un appel de la Terre (Gaïa), notre Mère et support des trois règnes, minéral, végétal et animal, placés sous la domination de l’homme en tant que Messager divin. Jusqu’à présent, et pour longtemps encore j’en ai peur, l’homme est le grand destructeur au lieu d’être ce messager pour les trois règnes inférieurs, celui qui prend soin de la Création.

La triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron dans le signe du nouvel Avatar symbolise le jaillissement d’une impulsion spirituelle inédite, censée donner naissance, à partir du quatrième millénaire, à une société fondée, non plus sur la compétition et la discorde, mais sur la coopération et l’amour.
Pour ce faire, l’homme va s’aligner de plus en plus avec son Soi supérieur. Ainsi, après avoir été progressivement une personnalité dans un corps, selon un très long processus d’involution, il va maintenant apprendre à être une âme dans un corps au cours d’un tout aussi long processus d’évolution !


Avant de clore ma réflexion, je souhaiterais souligner une chose de la plus haute importance qui conforte cette idée ou cet espoir d’un éveil : la rétrogradation de Mercure se fait dans les Pléiades (constellation du Taureau).
Les Pléiades (29° Taureau - 0° Gémeaux) sont un groupe de 7 étoiles dont la plus brillante d’entre elles est Alcyone. Selon les écrits théosophiques, les Pléiades symbolisent l’âme autour de laquelle tourne la roue de la vie, Alcyone étant appelée le Soleil central de notre univers. Alcyone est aussi dénommée l’Etoile de l’Individu gouvernant l’humanité. Or, c’est justement la constellation du Verseau qui relie l’humanité aux Pléiades, et donc au Taureau. Selon l’astrologie ésotérique, le Verseau, l’humanité et les Pléiades constituent un triangle de forces.

Le Taureau est un signe particulièrement important du point de vue spirituel car il est depuis toujours associé à l’illumination.
C’est par le désir que l’âme s’est incarnée dans un corps, et plus largement que l’Esprit est descendu dans la matière. C’est également par le désir que la matière est élevée jusqu’au ciel, autrement dit que l’homme se retourne vers la Source divine. Le pouvoir du Taureau est donc de deux ordres : il est à la fois attraction (Dieu est alors voilé) et réunion (c’est l’illumination, la levée du voile). En l’occurrence, c’est bien sûr de réunion qu’il s’agit : réunir l’homme et l’humanité tout entière à la Source divine.

A 27° Taureau, soit à un degré de la conjonction inférieure Soleil-Mercure, se situe l’étoile fixe Caput Algol, la tête de Méduse. Cette étoile, qui a très mauvaise réputation en astrologie mondiale, est positionnée juste avant les Pléiades, ce qui symboliquement a sa raison d’être.


Selon la légende, le héros grec Persée, qui est le fils d’un dieu et d’une mortelle, Zeus et Danaé, a décapité Méduse, l’une des trois monstrueuses Gorgones qui ont la mort dans les yeux. Ce faisant, Persée se rend « maître de la mort », alors qu’il n’est pourtant qu’un homme. Plus tard, afin de lui rendre hommage et aussi d’en faire un exemple pour tous les autres êtres humains, Zeus (Deus) le portera au ciel et le fixera sous forme d’étoiles éternelles.

Mais, entrons un peu plus au cœur de ce mythe tellement suggestif.
Tout ce qui est vivant (règnes humain, animal et végétal confondus) devient pierre (règne minéral) en croisant le regard de Méduse. Et voilà évoqué le cycle d’involution, la descente dans la matière avec son nécessaire corollaire qui est l’oubli de la divinité ; autrement dit, le voile de l’illusion ou de l’ignorance. De plus en plus oublieux de son origine divine afin de construire son individualité, l’homme se croit sous l’emprise de la mort. Et de fait, le monde auquel il s’identifie est en perpétuel mouvement, tout y est éphémère.
Grâce au bouclier d’Athéna dont il se sert tel un miroir et grâce à la harpè, le cadeau personnel d’Hermès (Mercure) prend soin de préciser l’helléniste Jean-Pierre Vernant, Persée va rompre le charme en tranchant la tête de Méduse, le fameux monstre qui symbolise la mort et surtout l’illusion. Dans la légende, Méduse est la seule des trois Gorgones à être mortelle.
Mais qu’elle est donc que cette harpè offerte par Hermès ? Il s’agit de la faucille avec laquelle le Titan Cronos avait castré le ciel étoilé Ouranos sur le conseil, et par la ruse, de sa mère Gaïa. C’est ainsi qu’autrefois le ciel et la terre avaient été séparés. Persée utilise donc le même outil en forme de lune. Dans la séparation la lune évoque l’illusion, et dans l’acte de réunion la lune fait penser à l’exaltation du signe du Taureau, le signe associé à l’illumination.

Ainsi retrouve-t-on une fois encore, en faisant parler les symboles tant astrologiques que mythologiques, l’idée d’un éveil potentiel et d’un retour à la Source. Et la coïncidence avec l’actuelle opposition Saturne-Uranus (2008-2010) ne fait qu’ajouter à la beauté de l’actualité céleste.

Je ne saurais trop vous recommander de regarder dans votre thème natal où se sont formés le nouveau cycle mercurien (la maison de la conjonction inférieure tout spécialement) et la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron qui clôt un cycle datant de l’été 1945 et ouvre un nouveau cycle qui va s’étendre sur plusieurs milliers d’années !

Quoiqu’il en soit, cette configuration exceptionnelle nous invite tous, d’ores et déjà, à réorganiser notre vie en devenant meilleurs et en étant plus inspirés par l’amour, plus centrés sur l’âme au lieu de l’ego. Et c’est déjà un tel défi !

Je dédie cet article à Roni et Aviad, et aussi à Frédéric,
Evolution Now !

Isabelle Cantin - HRIDAYA /mai 2009 / Tous droits réservés

12 mai 2009

Mon étoile polaire


HRIDAYA, « Les trois lunes et l’Etoile » © Isabelle Cantin - 2009


J’ai fait de toi mon étoile polaire ;
jamais plus je ne perdrai mon chemin au cours du voyage de la vie.


Où que se dirigent mes pas, Tu es là et Tu distribues Tes bienfaits autour de moi.
Toujours devant mes yeux je vois Ton visage.

Que je le perde de vue et je perds le sens.
Et pour peu que mon cœur soit tenté de s’égarer, un seul regard de Toi le fait rougir de ce détour.

Rabindranath Tagore, « Mon étoile polaire ».

05 mai 2009

La révolte de l’essentiel


« Je rencontre de plus en plus de gens qui sont intéressés par les pratiques méditatives. La plupart sont poussés par un malaise intérieur. La situation actuelle de l’homme occidental est une forme d’existence qui s’éloigne de plus en plus de son Être essentiel. L’esprit occidental a créé une civilisation qui invente tout ce qui est possible pour gagner en liberté. Mais, ce faisant, l’homme devient prisonnier d’une immense organisation qui commence à bouger selon ses propres lois. Et l’homme, pour ne pas être écrasé par cet immense robot qu’est le monde des objets et des techniques, doit s’adapter. En s’adaptant, l’homme devient de plus en plus une chose, un objet. Il a une fonction et devient un fonctionnaire à haut rendement. Mais lui, être humain, est ignoré et s’ignore. Notre civilisation efface l’humain dans l’homme. L’individu est effacé. Il est reconnu dans ce qu’il sait, dans ce qu’il a et dans ce qu’il peut mais il est méconnu dans ce qu’il est. L’homme-objet a effacé l’homme-sujet. Il est réduit au fonctionnaire du monde objectif qui doit fabriquer des objets, les vendre et les acheter.

Où est l’homme-sujet ? Il suffoque. Et précisément parce qu’il suffoque, il s’éveille. Il se rebelle. Mai 68 est un cri qui s’enracine dans cette souffrance de l’homme-sujet qui veut être reconnu.

De plus en plus d’hommes et de femmes sont prêts, aujourd’hui, à faire des exercices pour retrouver le contact avec leur profondeur humaine, avec leur Être essentiel.

Il y a, à la base de l’intérêt pour la méditation, le désir ou la nostalgie de se retrouver dans son Être essentiel. C’est un événement extraordinaire que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité l’homme occidental s’ouvre à ce que l’Orient a toujours appelé le chemin intérieur. Autrement dit, l’homme occidental envisage une vie religieuse dans l’exercice. Alors que jusqu’à aujourd’hui la vie religieuse avait pour seule base la foi. Au-delà des religions existe le chemin intérieur individuel. Le mystère ne s’ouvre qu’à celui qui a le courage d’un réalisme empirique.

(...)
L’expérience de l’Être, ce que l’Orient appelle satori, n’a pour celui qui professe la foi chrétienne que peu d’importance. Quand elle n’est pas envisagée avec méfiance. Une grande partie du monde scientifique, psychologique et politique refuse ces expériences dans la crainte de l’attaque de leur système par une force qui est au-delà de tous les systèmes parce que transcendante. Mais ils ne pourront pas s’opposer à cette révolte de l’essentiel qui représente tout à la fois une réponse à une situation personnelle, une réponse actuelle en rapport avec notre temps et une réponse universelle parce qu’elle
correspond à un nouveau degré de la maturation humaine.


Karlfried Graf Dürckheim, « Le Centre de l'Être »,
Propos recueillis par J. Castermane

25 avril 2009

Gamaka - Le cœur du poète s’exprime


Je ne me considère comme inférieur à personne depuis que j'ai réalisé en moi-même l'Être unique.


Tout ce qui peut paraître m'élever, en vérité me rabaisse à mes propres yeux ; ce qui seul m’élève est le complet oubli de moi-même dans la vision parfaite de Dieu.

Il n'y a rien que je considère trop bon pour moi ou trop inaccessible ; au contraire, tout semble être à ma portée depuis que je suis arrivé à la vision de mon Seigneur.

Il n'est aucune action que je considère trop humiliante pour moi ; il n'y a pas de position si élevée soit-elle, qui puisse me rendre plus fier que je ne le suis déjà dans l'orgueil de mon Seigneur.


L’amour ne m'exalte pas plus que la haine ne me déprime, car tout me semble naturel. La vie est pour moi un rêve aux constantes métamorphoses et, quand je retire mon vrai moi du faux moi, je sais toutes choses, tout en restant à l'écart ; je m'élève ainsi au-dessus de tous les changements de la vie.

Peu m'importe qu'on me loue au point de m'élever de la terre au ciel ou qu'on me blâme au point de me jeter des cimes les plus hautes dans les profondeurs de la terre. Pour moi, la vie est un océan au mouvement perpétuel dont les vagues de la faveur et de la disgrâce se soulèvent et retombent constamment.

Tomber ne me brise pas, ne me décourage pas ; c'est pour moi la possibilité d'atteindre une sphère de vie encore plus haute.

Je n'aurais pas pu apprécier la beauté de la vertu si j'avais ignoré le péché.

Je considère que toute perte dans la vie équivaut à se débarrasser d'un vieux vêtement pour en revêtir un nouveau, et le nouveau a toujours été meilleur que l'ancien.

Mes fautes m'ont appris plus que mes vertus. Si j'avais toujours bien agi, je ne pourrais pas être humain.

Mon intuition ne me trompe jamais, mais je me trompe si je ne l'écoute pas.

La patience est la leçon que je me suis donnée depuis le moment où j'ai marché sur la terre. Depuis lors, j'ai essayé sans relâche de la pratiquer, mais j'ai toujours à apprendre encore.

Je ne blâme personne pour ce qu'il fait de mal, mais je ne l'encourage pas dans cette voie.

En donnant le bonheur aux autres, je ressens le plaisir de Dieu ; mais je sens que pour ma négligence, je mérite son blâme.

Toute âme est devant moi comme un monde et en tombant sur elle la lumière de mon esprit me fait voir clairement tout ce qu'elle contient.

Rien ne me semble trop bon ou trop mauvais. Je ne fais plus de distinction entre le saint et le pécheur depuis que je contemple la vie unique qui se manifeste en tout.

Je considère que tout ce que je fais à autrui est une action envers Dieu et que tout ce qu'un autre fait à mon égard est une action de Dieu.

Aussi longtemps que j'agis suivant ma propre intuition, je réussis, mais si je suis l'avis d'un autre, je fais fausse route.

Je travaille simplement sans m'occuper des résultats. Je trouve ma satisfaction dans l'accomplissement du travail qui m'est dévolu, le faisant pour le mieux suivant mes capacités, et j'abandonne les effets à la cause.

La vie dans le monde m'intéresse infiniment, mais la solitude loin de la foule est l'aspiration de mon âme.

Je me sens moi-même quand je suis seul avec moi-même.

En respectant chaque être que je rencontre j'adore Dieu, et en aimant toute âme sur la terre je sens ma dévotion pour Lui.

Rien ne me plaît davantage dans la vie que de faire plaisir aux autres ; mais il est difficile de plaire à chacun.

Je suis prêt à apprendre de ceux qui viennent m'enseigner, et disposé à instruire ceux qui désirent apprendre.

Je considère tout obstacle sur ma route comme un encouragement au succès.

Je voudrais avoir le ciel ou l'enfer, mais pas le purgatoire.

Je n'ai pas l'intention d'instruire mes semblables, mais de leur montrer tout ce que je vois.

Je loue mon exil qui me fait vivre sur terre loin du jardin d'Éden! Si je n'avais fait cette chute, je n'aurais pas eu l'occasion de sonder les profondeurs de la vie.

Au moment où je quitterai cette terre, ce ne sera pas du nombre de mes disciples dont je serai fier ; ce qui me consolera, c'est la pensée que j'ai apporté Son message à quelques âmes, et la conscience qu'il les a aidées dans la vie me donnera satisfaction.

Je ne suis pas venu pour changer l'humanité, je suis venu pour l'aider à avancer.

Si quelqu'un frappe mon cœur, il ne se brise pas, mais il éclate, et la flamme qui en jaillit devient une torche sur mon chemin.

Mon profond soupir s'élève comme un cri de la terre et une réponse monte en moi comme un message.

Je suis une marée de l'océan de la vie, et je porte vers le rivage tous ceux qui sont pris par mes vagues.


Extrait de Gayan d’Hazrat Inayat Khan,

grand maître soufi et musicien indien,
qui apporta la sagesse du soufisme à l’Occident au début du XXème siècle.



12 avril 2009

L’éclipse Lunaire du 28 août 2007 "sensibilisation" (1)

Des transits de mi-points déclencheurs


Au début de la crise des subprimes, il y a un an et demi, je fus intriguée, comme d’autres de mes amis astrologues, par les remarquables configurations célestes : une éclipse Lunaire visible aux Etats-Unis et en Asie (quand on sait l’interdépendance qui existe entre l’Amérique et la Chine) et des alignements planétaires sur les quatre étoiles royales. Assurément, cela reflétait quelque chose de très important pour l’humanité. C’est alors que je me suis sérieusement penchée sur la question afin d’écrire un article « L’éclipse Lunaire du 28 août 2007 et le tournant de la décennie », paru dans L’astrologue n°160 du dernier trimestre 2007.

Depuis, la tournure des événements n’a fait que confirmer mon impression première : nous vivons un changement de civilisation, un moment historique rare.

S’agissant des événements entourant cette éclipse, de sa portée quant à certains pays, je vous renvoie à mon article très détaillé paru dans L’astrologue. En revanche, je souhaiterais développer aujourd’hui la sensibilisation actuelle et à venir de son degré par des transits de mi-points, et partager ensuite avec vous quelques réflexions plus contemplatives ; en somme, une façon pour moi de compléter mon article et de l’inscrire dans une perspective plus large.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, la sensibilisation du degré de l’éclipse, je reproduis ci-dessous l’introduction de mon article, puis je ferai un rappel des thématiques et des configurations importantes.

L’introduction de mon article
« L’éclipse lunaire du 28 août 2007 et le tournant de la décennie »

L’été 2007, et à l’heure où se préparent de grandes configurations planétaires reflétant les prochains changements de conscience de l’humanité, le ciel a offert au regard de l’astrologue des transits très singuliers : Jupiter et Saturne, les « Grands Chronocrates » ou planètes dites sociales, accompagnés de Vénus et de Mars, les valeurs/l’action ou la paix/la guerre, se sont alignés sur trois des quatre étoiles royales des Perses en 3000 av. J.C. Une conjonction Vénus-Saturne s’est formée sur Régulus (29° Lion), Jupiter a transité Antarès (8° Sagittaire) et Mars Aldébaran (10° Gémeaux). Quant à la dernière, Fomalhaut (5° Poissons), elle fut pointée par l’éclipse Lunaire totale de nœud Nord du 28 août 2007, 10h38 GMT, à 4°46 Poissons, visible sur le continent américain et en Asie, une éclipse spéciale puisque son thème révèle, en plus de la conjonction Saturne-Régulus, une Grande Croix mutable.
Ces fameuses étoiles fixes fascinaient nos ancêtres qui les nommaient « les observateurs ou gardiens des cieux » postés aux quatre points cardinaux. Les plus mystiques les associaient également aux cavaliers de l’Apocalypse ou aux archanges Raphaël (Nord-Régulus), Gabriel (Sud-Fomalhaut), Michel (Est-Aldébaran) et Uriel (Ouest-Antarès). Des quatre, Régulus et Fomalhaut (les étoiles de l’éclipse) ont une valeur plus particulière car ils marquaient autrefois le solstice d’été et d’hiver, des moments de l’année hautement symboliques associés à la « porte des hommes ou de l’enfer » et à la « porte des dieux ou du ciel », qui sont des lieux ou des temps d’entrée (incarnation) et de sortie (renaissance), de révélation et de secret ayant pour centre la Lumière, le Christ qui est la Voie.
Ces étoiles exaltent fortement le point qu’elles touchent, pour le meilleur ou le pire. Selon Ptolémée, Aldébaran, Régulus et Antarès sont de nature de Mars (ardeur, courage, mais aussi violence et fureur destructrice) et de Jupiter (sagesse, gloire, grandeur et richesse, mais également revers par excès et témérité) ; quant à Fomalhaut, censé changer le matériel en spirituel, il serait de nature de Mercure et de Vénus qui favorisent la dissipation en cas d’affliction.
Tout comme l’éclipse Solaire du 11 août 1999 et sa Croix fixe sur le degré des Avatars avait précédé de grands changements politiques et géostratégiques, l’éclipse Lunaire du 28 août 2007 et sa Croix mutable semblent traduire pour les mois et les années qui viennent une série d’événements mondiaux de première importance pour les populations. Les notions de justice karmique concernant certains dirigeants et d’alignement avec les « lois divines » dans un climat de crise émotionnelle apparaissent dans les configurations que nous essayerons de décrypter, avant d’analyser les premiers événements et de faire quelques prospectives.

Rappel des thématiques et configurations de l’éclipse Lunaire

Avec l’axe Vierge/Poissons, les grandes thématiques de l’éclipse sont le travail et la situation des classes laborieuses, la santé publique, l’environnement, le climat, l’eau, les ressources pétrolières et gazières, la spiritualité, l’aide charitable, la criminalité et les prisons, la drogue et l’alcool. Sur un plan plus général, l’intégration de cet axe évoque l’équilibre entre la vie matérielle et la vie spirituelle, l’ordre et le chaos, ou encore la raison tempérant la confusion émotionnelle. Avec le mode mutable, nous avons l’idée d’un changement, du passage d’un état à un autre suscitant une crise psychologique.

Au nombre des configurations figure, tout d’abord, la Grande Croix mutable qui évoque une situation chaotique nécessitant un important travail d’intégration, et qui valorise aussi le carré décroissant Jupiter-Uranus de 2007 symbolisant au mieux l’expansion, la libération par le conflit ou à travers la résistance, et au pire la révolte et le terrorisme. La violence est très présente en raison du mi-point Mars=Lune/Uranus. Selon Ebertin : ambition, goût du sensationnel, actions irréfléchies. Actes de violence.
Viennent ensuite la conjonction Saturne-Régulus qui suggère la disgrâce ou l’assassinat d’un leader politique, d’un membre d’une famille royale, voire même la chute de toute une monarchie ; Fomalhaut sur le degré de l’éclipse qui, dit-on, change le matériel en spirituel ; enfin, avec l’opposition Vénus rétrograde-Saturne/Neptune, ce sont les bouleversements et les scandales financiers, les illusions/désillusions, les soubresauts du système monétaire international et la crise du dollar. Nous avons plus largement le cycle rythmant l’évolution de la Russie, du Royaume-Uni et de l’exploitation du pétrole et du gaz.

Sensibilisation actuelle et à venir du degré de l’éclipse :
transits et mi-points déclencheurs


Il est admis que le degré d’une éclipse demeure un point sensible réagissant à tout transit stressant jusqu’à 3° d’orbe durant trois ans et demi en moyenne. S’agissant de notre éclipse Lunaire, on relève de rares transits déclencheurs de Saturne (dans le degré) en octobre 2007, en février-mars et en juin-juillet 2008, des transits de Mars, dont la rétrogradation de 2011-2012, un transit de Jupiter en février 2010, et, bien sûr, quelques lunaisons.
De façon plus particulière encore, plusieurs mi-points tombent sur le degré de l’éclipse par lesquels, hormis leur symbolique propre, tout le potentiel de l’éclipse peut se révéler : les mi-points Uranus/Neptune et Uranus/Chiron en 2008, Jupiter/Uranus en 2009, Jupiter/Neptune et Jupiter/Chiron en 2010, et enfin Jupiter/Pluton en 2011-2012.

Jupiter, père des dieux et des hommes,
et les Ambassadeurs de la Galaxie


En trois ans, de décembre 2007 à janvier 2011, Jupiter aura formé une conjonction aux trois transpersonnelles, Uranus, Neptune et Pluton, dans les signes du dernier tiers du zodiaque (Sagittaire, Verseau, Poissons), signes universels, ainsi qu’en Bélier, le symbole du printemps, de tout commencement.
Par l’entremise de Jupiter (associé au principe d’individuation jungien) qui étend et amplifie tout ce qu’il touche, Pluton ‒ le purificateur et le transformateur, Neptune ‒ la conscience globale, l’amour universel, et Uranus ‒ l’éveilleur, commencent à susciter au sein du collectif, et aussi individuellement, de nouvelles aspirations, perspectives de développement et d’évolution pour les douze prochaines années (jusqu’en 2020-2022).
La série de mi-points qui sensibilisent le degré de l’éclipse Lunaire d’août 2007 est donc de première importance. C’est un peu comme si Jupiter, qui est l’organisateur du monde et le représentant souverain de l’Esprit Divin, s’associait aux ambassadeurs de la Galaxie afin de favoriser de grands changements collectifs en relation avec le potentiel évolutif très spirituel de l’éclipse.

L’ année 2008
Saturne et les mi-points Uranus/Neptune, Uranus/Chiron

Saturne a fait trois transits au degré de l’éclipse, ce qui est assez rare, en octobre 2007, en février-mars et en juin-juillet 2008.
Le mi-point Uranus/Neptune (en orbe de février 2007 à mars 2009) et le mi-point Uranus/Chiron ont transité le degré en février 2008.
Au cours de cette année 2008, le mois de février apparaît donc comme particulièrement sensible.

Les transits de Saturne direct (Saturne est conjoint à Régulus dans le thème de l’éclipse) se sont traduits par des événements fatidiques violents : un premier attentat manqué contre Benazir Bhutto en octobre 2007, alors qu’elle rentrait au Pakistan après un long exil. Elle succombera deux mois plus tard à un second attentat dans des circonstances mal éclaircies. Certains ont dit qu’elle s’était montrée imprudente. En France, une démonstration militaire à Carcassonne a viré au drame (17 personnes sont blessées par des tirs à balles réelles) à la fin juin 2008. Le potentiel contenu dans cette éclipse est donc spécialement violent du fait de la présence du mi-point composé Mars=Lune/Uranus généralement associé à des actes de violence, des actes irréfléchis sous l’emprise de l’ambition et du sensationnel.

Le mi-point Uranus/Neptune évoque, entre autres choses, l’éveil (Uranus) spirituel (Neptune), le magicien (Uranus) et le mystique (Neptune), la dissolution ou plutôt la spiritualisation (Neptune) de l’individualisme (Uranus), les idéaux (Neptune) favorisant le progrès social (Uranus), le progrès scientifique (Uranus) participant au sentiment d’une conscience globale, universelle (Neptune).
Ce mi-point est porteur des énergies de la dernière conjonction de 1993 dans le signe du Capricorne, qui a ouvert un nouveau grand cycle (172 ans) de développement culturel et spirituel sans précédent pour l’homme. Pour s’en rendre compte, il suffit de se pencher sans préjugés sur les deux dernières décennies du XXème siècle.
Certains auront également relevé un phénomène d’énantiodromie. C’est ainsi que les pays d’Europe de l’Est ont adopté l’économie de marché et les pays anglo-saxons ultralibéraux ont dans le même temps cherché à développer l’Etat Providence (une protection sociale généralisée).
Quant au mi-point Chiron/Uranus, il symbolise tout autant un pont vers l’éveil qu’une intensification des énergies uraniennes libératrices et foudroyantes, et peut-être aussi une frustration quant à la portée de certains idéaux tels que le libéralisme et la valorisation de l’individualisme au mépris de tout autre chose.
Sur le plan événementiel, le mois de février 2008 fut d’abord marqué par une sorte de retour de la guerre froide avec des tensions exacerbées entre la Russie et l’Ukraine, pays derrière lequel se tenaient les Etats-Unis et la Communauté Européenne. D’autre part, la déclaration d’indépendance du Kosovo, province serbe, a eu de graves conséquences car elle remet en cause le principe d’intangibilité des frontières. Les premiers effets de « ce précédent terrible qui brise le système des relations internationales » d’après V. Poutine furent la crise géorgienne au mois d’août 2008, opposant la Géorgie pro-occidentale à la Russie au sujet de l’Ossétie du Sud. Ces questions pourraient prendre de l’ampleur et donner des idées à quelques autres, quand on sait que le transit de Pluton en Capricorne a historiquement correspondu à des redéfinitions d’empires, à des redistributions des cartes du monde en d’autres mains.
Car « Le Monde Nouveau a besoin de nouvelles frontières. Ceux qui cherchent doivent disposer d’un sentier ».

L’année 2009

l'ingrès de Bélier (Mars), le mi-point Jupiter/Uranus

La Nouvelle Lune du 25 février à 6°35 Poissons et le transit de Mars du 17 au 26 mars. A noter que l’ingrès de Bélier du 20 mars 2009, lequel traduit le climat des trois mois à venir, est porteur de cette sensibilisation du degré de l’éclipse par la planète Mars.
Nous avons donc une sensibilisation du 25 février au 26 mars, avec probablement une projection jusqu’au 21 juin 2009.
A cela s’ajoute le transit du mi-point Jupiter/Uranus de février à décembre 2009, avec un pic dans le degré exact en mars.
(Le mi-point est en orbe du 27 février au 16 avril, du 27 août au 16 décembre)
Au cours de l’année 2009, toute la période de février à décembre est potentiellement concernée, avec le mois de mars en relief.

Le mi-point Jupiter/Uranus fait écho au carré décroissant Jupiter-Uranus contenu dans la Grande Croix mutable du thème de l’éclipse évoquant de la révolte, voire même du terrorisme, liés à du fanatisme religieux, idéologique ou politique. Jupiter/Uranus, c’est essentiellement le besoin de se libérer de toute restriction, jusqu’à la rébellion et la révolution. C’est encore l’individualisme sans frein et la nervosité engendrée par le besoin de changement et d’exploration.
C’est dans ce cadre que s’inscrivent les événements des DOM-TOM. Je rappelle d’ailleurs que la France fait partie des pays concernés par l’éclipse Lunaire du 28 août 2007 puisque cette dernière a aspecté le carré Mars-Pluton (2°26 Gémeaux-3°20 Vierge) de la Vème République ; l’ouragan Dean, qui a sinistré les Antilles françaises, comptait déjà au nombre des événements terrestres concomitants à l’événement céleste.
Sur le plan collectif, nous sommes entrés dans une phase de tensions libératrices, contestataires et rebelles, qu’elles soient terroristes (le spectre de l’IRA), religieuses (l’intégrisme au sein de l’église catholique), ou bien politiques (les manifestations anti-OTAN en sont un exemple).
Il faut encore citer les actes de violence, l’ambition et le goût du sensationnel propre à Mars=Lune/Uranus du thème de l’éclipse, illustrés par la tuerie préméditée par un jeune allemand faisant 15 morts dans un collège le 11 mars, jour de la Pleine Lune constellant l’opposition Saturne-Uranus, par la tuerie de l’état de New-York en date du 3 avril faisant 14 morts dans un centre d’aide aux immigrés ; et manifestés aussi en France, mais dans une moindre mesure, par l’expédition punitive d’une bande de jeunes dans un lycée le 10 mars, et par l’inconscience du jeune tireur à la carabine à plomb qui, visant la sortie d’une école maternelle, a fait une quinzaine de blessés le 20 mars. Ainsi, nous retrouvons des événements qui s’apparentent à ceux de 2008. Chaque transit au degré de l’éclipse est donc susceptible de correspondre à un même type d’actes violents et irréfléchis, teintés de sensationnel, à savoir un tireur « fou » faisant de nombreuses victimes.

L’année 2010
Jupiter et les mi-points Jupiter/Neptune, Jupiter/Chiron


Nous avons le transit de Jupiter : en orbe du 26 janvier au 22 février, et dans le degré du 4 au 9 février ; le transit de Mars du 11 au 23 juin.
Le transit des mi-points Jupiter/Neptune et Jupiter/Chiron du 19 février au 5 avril ; dans le degré au mois de mars.
Au cours de l’année 2010, les mois de février-mars sont donc au premier plan.

Le mi-point Jupiter/Neptune accompagné du mi-point Jupiter/Chiron fait écho au potentiel de désillusion contenu dans l’éclipse, et plus spécialement à l’éclatement des bulles spéculatives (immobilière et de crédit) ayant entraîné la crise financière de l’été 2007. Ce sont aussi les questions religieuses et spirituelles. Jupiter/Neptune évoque la tendance à jouer et à spéculer, l’idéalisme, les rêves nébuleux et la fuite. Chiron ajoute la notion de blessure, mais aussi d’expansion de conscience et de guérison par la sagesse.
L’année 2010 sera au mieux une année de prise de conscience collective au cours de laquelle se forme la phase Pleine-Lune du cycle Jupiter-Saturne si important au niveau économique, politique et social ; au pire, ce seront de graves désillusions, notamment au sujet de la capacité d’Obama à relancer l’économie américaine et à raviver l’American Dream. Les Etats-Unis en déclin vont vraisemblablement traverser de très grandes difficultés en 2010-2011, avec un pic à l’été 2010.

Années 2011-2012

Mars et le mi-point Jupiter/Pluton

Le transit de Mars (Poissons) du 25 février au 6 mars 2011 ; la Nouvelle Lune du 29 août 2011 à 5°27 Vierge ; la boucle de Mars en Vierge (rétrogradation) avec un transit du 15 au 28 novembre 2011, puis du 19 mars au 13 mai 2012. La Nouvelle Lune du 21 février 2012 à 2°42 Poissons.
Le transit du mi-point Jupiter/Pluton du 22 mai 2011 au 29 février 2012, et dans le degré en juin et en novembre 2011, puis en janvier 2012.
Se distinguent surtout le mois de novembre 2011, et aussi la fin août et le mois de septembre 2011, puis les mois de février-mars 2012.

Le mi-point Jupiter/Pluton, lequel se forme au moment du trigone croissant de ces deux planètes, évoque la transformation évolutive ; au mieux, il s’agit de la pulsion à s’améliorer motivée par la réussite. Mais Jupiter/Pluton symbolise aussi le danger de conflit avec les personnes qui ont un pouvoir politique, économique, financier, et plus largement avec tous ceux qui se sentent menacés dans leur prospérité.
En 2011 et en 2012 surtout, nous serons en présence d’énergies collectives de plus en plus puissantes. Le mi-point Jupiter/Pluton peut dès lors symboliser d’importantes réformes, politiques, fiscales et même religieuses, nécessitées par une situation générale tendue et en complète métamorphose. A un niveau plus élevé, nous avons en arrière plan la conjonction Jupiter-Pluton de décembre 2007 au Centre Galactique évoquant une purification et une transformation majeures.

A suivre...

Isabelle Cantin - HRIDAYA / avril 2009 / Tous droits réservés

03 avril 2009

"Je vous ai ouvert la porte..."

Lever de soleil début avril 2009 - Isabelle Cantin, DR réservé


Lorsque la goutte de pluie frappe à la vitre –
C’est Mon Signe !
Lorsque l’oiseau voltige –
C’est Mon Signe !
Lorsque les feuilles s’élèvent en un tourbillon –
C’est Mon Signe !
Lorsque la glace est fondue au soleil –
C’est Mon Signe !
Lorsque les vagues emportent le chagrin de l’âme –
C’est Mon Signe !
Lorsque l’aile de l’illumination touche l’âme harcelée –
C’est mon signe !

Comptez les marches lorsque vous approchez du Temple, car chaque septième marche porte Mon Signe !

Lorsque vous manifesterez la nouvelle compréhension de Mon Signe, vous percevrez le trait de
l’éclair des Mondes.

Je vous ai ouvert la porte, mais vous ne pouvez entrer que par vous même.

« Les Feuilles du Jardin de Morya », II (Illumination), 1925.

01 février 2009

La fin du monde états-unien (2008-2025) ?

Après la grande crise, un monde nouveau


Je vous présente, sous la forme d’une introduction plus développée, la publication de mon article « La fin du monde états-unien (2008-2025) ? », sous-titré Après la grande crise, un monde nouveau, dans le numéro 164 de la revue l’astrologue.

Le 19 octobre 2008, en rédigeant « Le trickster affole les marchés », j’avais évoqué un travail de plus grande ampleur sur la crise financière et les transformations collectives radicales de ce premier quart de siècle. C’est chose faite depuis la fin novembre : quinze pages bien denses d’analyse et de réflexion dans la fameuse revue créée par André Barbault, le chef de file de l’astrologie mondiale française.

J’ai conçu mon article comme une mise en perspective cyclologique et historique des configurations astrologiques actuelles et à venir, à savoir l’ingrès de Pluton en Capricorne, les tensions entre Saturne, Uranus et Pluton en cardinal (Point Bélier), le mi-point du cycle Jupiter-Saturne et la conjonction Jupiter-Uranus.
Cette démarche, et elle seule, permet de donner du sens à notre vécu en prenant toute la mesure du processus d’évolution qui est à l’œuvre. Elle permet aussi d’avoir l’intuition, la vision, du futur.

La crise financière actuelle, tel qu’il ressort de mon étude, a de nombreux points communs avec la crise des années 30 - elle répond au même schéma -, pourtant sa portée sera très différente.
Tandis que la Grande Dépression a débouché sur la Seconde Guerre mondiale et l’hégémonie des Etats-Unis telle une montée du soir, la crise de ce début de XXIème siècle aura vraisemblablement une autre conclusion que les historiens des générations à venir pourraient bien qualifier de nuit avant l’aurore.

Aujourd’hui, l’hégémonie des Etats-Unis est épuisée
et le système capitaliste est en fin de vie après 500 ans d’histoire.

Forte de l’étude des grands cycles astrologiques et éclairée par la pensée des théoriciens de la complexité, je défends la thèse selon laquelle la crise que nous vivons est non seulement une crise conjoncturelle, comme celle des années 30, mais aussi une crise de système, en quoi elle diffère. Elle marque ainsi la fin d’un monde, d’un système-monde selon l’expression du sociologue Immanuel Wallerstein, et l’entrée dans une période de transition et de chaos avant l’avènement d’un nouveau monde. Ce que je démontre au fil de mon article, c’est au minimum l’analogie entre notre époque et la période de la Renaissance (XVe et XVIe siècles) qui a ponctué la genèse du système-monde moderne, à savoir l’économie-monde capitaliste.

Je voudrais rappeler ici la définition du capitalisme par Immanuel Wallerstein, lequel prend bien soin de ne pas le confondre avec simplement la production pour vendre sur le marché afin de réaliser des profits ou encore l’existence du travail salarié. « On ne peut parler d’un système capitaliste que lorsque le système donne la priorité à une accumulation illimitée du capital. Dans cette acception, seul le système-monde moderne est un système capitaliste. L’accumulation illimitée est un concept relativement simple : les hommes et les entreprises accumulent du capital dans le but d’en accumuler encore et encore. Un processus qui ne s’arrête jamais. Quand nous disons qu’un processus « donne la priorité » à l’accumulation, cela signifie qu’il existe des mécanismes structurels qui pénalisent, d’une façon ou d’une autre, ceux qui suivent une autre logique. Ils peuvent être éliminés de la scène sociale, tandis que ceux qui agissent selon la norme sont récompensés et s’enrichissent en cas de réussite ».

Le système capitaliste est en fin de vie car l’accumulation illimitée du capital n’est plus possible. Le système ne fait donc plus système et, d’ici 20 à 50 ans, un ou plusieurs nouveaux systèmes apparaîtront progressivement suite à ce que l’on appelle, dans le langage de la complexité, des « bifurcations ».

Rêver le (système-) monde de demain

Ce à quoi le ou les nouveaux systèmes ressembleront dépend entièrement de chacun, d’autant que l’histoire est neutre.
L’avenir se dessine dès à présent, raison pour laquelle nous devons tous nous sentir responsables afin d’imaginer ce que nous désirons au plus profond de notre cœur, notre cœur tendre et sensible d’être humain.
Souhaitons-nous un système qui reproduise les privilèges (et surtout les privilégiés) actuels ? Ou bien un système qui non seulement engendre plus d’égalité, étant précisé que l’égalité n’est pas contraire à la liberté comme on l’entend souvent dire, mais qui favorise aussi le don du meilleur de soi-même, le respect d’autrui et la grandeur, la grandeur dans le sens des paroles de Jésus : « le plus grand parmi vous sera votre serviteur » ?

Grâce à Obama, une lumière s’est allumée dans l’esprit de beaucoup d’être humains. Et c’est cela qui est magnifique et poétique, c’est-à-dire magique. De tous les points du globe vont surgir des déviances au système, des anomalies et originalités qui seront certainement découragées, voire même pourchassées, et ces déviances conflueront au final en une synergie générale.

Des Etats-nations tout-puissants à l’éveil de l’Humanité
et au retournement de l’homme ?

Depuis la fin des années 80 et le début des années 90, la planétarisation en marche a accéléré son pas avec la Chute du Mur de Berlin et l’avènement d’Internet que beaucoup comparent à l’émergence d’un « esprit global ». Elle court désormais, la planétarisation, et elle pourrait bien être assez puissante pour bousculer et faire tomber les derniers obstacles à l’avènement de la fraternité humaine, qui sont aussi les pires menaces pour la survie de l’humanité et des individus en tant qu’individus.

Quels sont donc ces obstacles et ces menaces ?
Ce sont, bien sûr, les Etats-nations, Etats tout-puissants qui sont en compétition pour l’hégémonie sur le système-monde et qui sont également nécessaires à l’économie-monde capitaliste, car le système capitaliste a non seulement besoin d’un vaste marché, mais aussi d’une multiplicité d’Etats au sein de la division générale du travail.

Comprenez, sentez, comme cela est fatal et comme l’évolution-révolution de l’humanité et de l’homme piétine. Nous allons vers la méga-mort selon la formule d’Edgar Morin, à moins de susciter une émergence d’humanité supérieure aux Etats-nations, à moins de changer de système-monde. Avec la fin du système-capitaliste, autrement dit la fin de l’économie-monde capitaliste, la nécessité de l’existence d’Etats-nations souverains disparaît.

Ce qui s’effondre avec fracas aujourd’hui et aussi tout ce qui est en train de se transformer dans l’invisible et le silence, afin de donner naissance à un monde nouveau où, espérons-le, l’homme n’aura plus l’obsession du matériel mais se retournera progressivement vers la source spirituelle et créatrice en lui, est gigantesque et périlleux. Mais c’est aussi notre seule chance, notre salut.

J’ose vous rappeler qu’avant d’être astrologue, j’étais, entre autres, une spécialiste du droit des relations économiques internationales et européennes, et que ces sujets me sont familiers et me passionnent.
Ainsi, vous trouverez dans mon article une analyse des crises du capitalisme sous l’angle des cycles de Kondratieff ou de Schumpeter ; l’explication de la particularité de la crise actuelle, à la fois conjoncturelle et systémique ; l’historique, et les ratés, du système monétaire international faisant du dollar la monnaie internationale de référence et impliquant de facto le déficit de la balance des paiements des Etats-Unis ; les raisons de l’imminence d’un cataclysme financier (effondrement/dévaluation du dollar, voire banqueroute des Etats-Unis).

Je précise, par ailleurs, qu’étant très loin d’avoir épuisé ma pensée, mes intuitions, et aussi mes sensations, mes sentiments, j’envisage maintenant une création plus importante ayant pour sujet notre époque et le monde nouveau.
Et, comme je le répète inlassablement à mes clients, l’écrire, c’est déjà le réaliser à 80%...

Isabelle Cantin - 1er février 2009 -Tous droits réservés


02 janvier 2009

Heureux sans raison, une résolution pour 2009


Amis lecteurs,

Je vous présente mes vœux,
Et vous envoie à chacun des pensées de force et de guérison.

Que cette nouvelle année soit celle de votre transformation et de votre évolution,
Et à cette fin, je vous souhaite de trouver votre source intérieure de paix, de joie, d’amour et de créativité.
En un mot, je vous souhaite d’être heureux sans raison.

Ne commettez pas l’erreur de rechercher le bonheur à l’extérieur de vous-même,
Dans des objets, à travers des personnes, des situations,
Car dans la vie tout est changeant et éphémère.

Lorsque, par malheur, vous vous identifiez à ce que vous possédez,
Si vous n’avez rien, ou plus rien,
Vous n’êtes rien.

Lorsque vous vous identifiez à ce que vous faites,
Quand vous ne faites rien, ou plus rien,
Alors vous n’êtes rien.

Comprenez, au contraire, que lorsque vous vous référez à vous-même,
Vous trouvez votre sécurité et vous vous sentez bien.
Vous réalisez aussi que vous possédez déjà le bonheur.

Car le bonheur est un état d’ÊTRE,
Et il ne tient qu’à vous
D’être HEUREUX, LÀ, MAINTENANT.

Lorsque vous êtes habité par la joie intérieure :
« Le seul fait d’être en vie et de pouvoir regarder les étoiles,
d’apprécier la beauté de ce monde,
d’être vivant au cœur du miracle de la vie,
fait votre bonheur » (D. Chopra).

Dès lors, vous aimez le changement,
Car vous n’offrez plus aucune résistance intérieure à la vie,
Et donc vous pouvez faire et avoir tout ce que vous voulez.

Isabelle Cantin
Illustration : Odilon Redon, Le Bouddha (1905)

23 décembre 2008

La Nuit des Fées


Ce soir une fée dans un pays hanté ce soir ; ce soir une fée d’une voix enchantée ce soir à l’heure où l’on fait dormir les enfants de tous les empires à l’heure où l’herbe respire où le vent souvent se retire à l’heure où tout se ressent comme une blessure plus profonde encore à l’heure où plus rien n’est sûr quand la nuit descend par une fissure, ce soir, il était une fois quelque part dans un pays un pays qu’on ne connaît pas une fée qui avançait dans le froid avançait dans un mauvais temps tonight j’ai allumé le soleil pour cet enfant dans son sommeil j’ai réveillé la chaleur pour éclairer et sécher ses pleurs j’ai rempli le jardin de fleurs pour chasser la nuit le froid le malheur j’ai rempli son chemin d’ivresse de 1000 lumières de 1000 couleurs, ce soir il était une fois quelque part dans un pays un pays qu’on ne connaît pas une fée qui avançait dans le froid avançait dans un mauvais temps, tonight, tonight, tonight

Paroles de Gérard Manset
pour Indochine « Paradize »
Illustration de James C. Christensen


22 novembre 2008

Un miracle est un changement de perspective



Les chats qui regardent les oiseaux
ont des yeux qui méditent
Les oiseaux qui regardent les chats
Taille de policeont des yeux qui doutent
Les miens se ferment
pour penser aux miracles.

Francis Picabia
et
Paul Klee « Chat et oiseau »
(1928)


06 novembre 2008

To celebrate Obama victory, a music composition for Peace and Unity




A little waltz to celebrate Obama victory


and for everyone who works for peace and unity.


Peace is not the opposite of War,


but of Fear.

Isabelle Cantin - tous droits réservés- novembre 2008

04 novembre 2008

Le véritable enjeu de l’élection présidentielle américaine de 2008

Cette étude est la dernière partie (IV) d’une série consacrée à Barack Obama et à l’élection présidentielle américaine de 2008. Afin de mieux profiter de cette lecture, je vous invite à vous reporter aux trois articles précédents.

Partie I : La Pleine Lune solsticiale du 18 juin 2008 et son message subliminal
http://astroculture.blogspot.com/2008/06/la-pleine-lune-solsticiale-du-18-juin.html
Partie II : Barack Obama, sa biographie
http://astroculture.blogspot.com/2008/07/barack-obama-sa-biographie.html
Partie III : Une analyse combinée astrologie/Tarot : Barack Obama, « le chevalier blanc »
http://astroculture.blogspot.com/2008/11/une-analyse-combine-astrologietarot.html


Le Ciel, l’évolution, le monde entier, l’Humanité, tout réclame Barack Obama pour Président américain, « l’homme le plus puissant de la planète ».

Le 4 novembre 2008 est un jour historique. Le nombre et l’ampleur des aspects astrologiques de cette journée le prouvent.
Il s’agit d’un jour de révolution (Saturne/Uranus) à la charge émotionnelle incroyable (le carré Mars-Neptune) qui va pleinement se déverser à partir des 7-8 novembre prochains. Bien sûr, rien n’est entièrement joué d’avance dans cette élection, ces mêmes aspects pouvant s’exprimer sous la forme d’espoirs déçus et de la révolte contre l’establishment qui s’en suivrait. On imagine une Amérique sens dessus-dessous en pleine crise financière et sociale. Il n’est pas exclu que la fraude soit importante et décide finalement de l’élection, comme en 2000 (l’ingrès de Mercure en Scorpion). Il est également probable que des machines à voter « disjonctent » (Uranus) sous une participation record. Enfin, la Lune se situe dans le signe du Capricorne au début du vote, un signe conservateur pouvant favoriser les Républicains, mais elle entrera dans le signe du Verseau peu avant la fermeture du dernier bureau de vote du pays, favorisant cette fois Barack Obama et l’espoir de changement qu’il suscite.
Que d’électricité dans l’air !

Ce qui astrologiquement parlant fait, selon moi, pencher la balance du côté de Barack Obama, ce sont le passage de sa Lune progressée sur son AS en cette fin d’année 2008 et son retour de Jupiter en janvier 2009, le mois de la prise de fonction. A cela s'ajoute un thème d’inauguration de la nouvelle présidence qui reflète ses qualités d’esprit et d’orateur, et en tous les cas une diplomatie américaine très active. McCain, quant à lui, serait plus porté vers les armes.
Enfin, et surtout, la très spirituelle Pleine Lune du Gémeaux du 18 juin 2008, jour de la fête de l’Humanité, le désigne clairement (il est le préféré du Ciel, si j’ose dire) ; de la même façon qu’elle annonçait déjà la crise financière à travers son impressionnant symbole sabian : « La banqueroute offre à une personne accablée par les événements sociaux une nouvelle chance de refaire sa vie ». Il faut savoir que 2008 est une année extrêmement importante pour l’évolution de la planète car, comme en 1989, l’année de la chute du mur de Berlin et du communisme, elle comporte deux Wésak, c’est-à-dire deux Pleine Lune Taureau.

Mais quoiqu’il arrive...


L’Amérique sera toujours l’Amérique

Oui, quelque soit le résultat de la prochaine élection présidentielle américaine, cela ne changera en rien ce qu’elle est essentiellement : la patrie de l’homme nouveau, ou terre promise, et le fer de lance de l’humanité.
De son côté, la vieille Europe sera la première à ranimer les démons d’hier et à raviver les boucs émissaires ethniques si la crise économique et sociale se fait trop lourde à assumer pour nos hommes politiques. Comme il est donc étrange de la voir s’emballer, cette Europe moribonde, pour cet afro-américain, là-bas.

Oui, l’Amérique ne changera jamais, elle incarne encore et toujours l’idéal sur terre, l’espoir de la planète.
En dépit de la crise vietnamienne et plus récemment de la crise irakienne, alors même que l’American Way of life et le modèle capitaliste sont sérieusement écornés, le monde entier écoute une voix.
Le slogan de cette voix ? « Change we can believe in ». Son appel ? Un appel à l’unité. Voilà tout ce dont la Terre a besoin pour faire face aux défis posés par les temps d’accélération et de mutation actuels.
Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, c'est aux prémices d’une Amérique non plus porteuse du mythe de la ruée vers l’or vulgaire, mais de celui de la quête de l’or philosophal.
Nous sommes les témoins de la naissance d’un « éveil spirituel ».

Barack Obama est le symbole de ce vers quoi nous sommes tous appelés, de plus en plus consciemment, et jamais il n’y a eu dans l’histoire autant d’événements marquant une évolution de la conscience concentrés sur une aussi petite échelle de temps. En 1989, la chute du communisme ; vingt ans plus tard, en 2008, la chute du capitalisme prédateur. Des femmes sont en position d’être élues à la présidence de pays occidentaux réputés pour leur sexisme. Elles n’ont obtenu le droit de vote aux Etats-Unis qu’en 1920 et en France seulement en 1944. Et aujourd’hui, un homme pour moitié africain est en passe de devenir Président des Etats-Unis, c’est-à-dire le maître du monde ! Il y a quarante ans seulement Martin Luther King était assassiné dans ce même pays. Quant à l’Afrique, c’est le continent le plus pauvre de la Terre.


Il ne faut surtout pas être blasé, il faut bien saisir ce qui se passe sur la planète Terre en 2008.
Le temps est accéléré. Des choses incroyables, impensables hier, deviennent réalité. Des choses bien plus importantes que le fait de marcher sur la Lune.
Alors qu’une ancienne manière de vivre et une ancienne façon d’être s’achèvent, l’Age du Verseau s’annonce comme étant celui de la liberté et de la fraternité comprise dans son acception la plus large d’interconnexion entre tout ce qui est.


La flèche de l’évolution de la conscience humaine

Afin de mieux vous faire comprendre de quoi il relève, je vais introduire ici la notion de stade de conscience.
Un stade de conscience est un échelon, un niveau, qui est atteint de façon durable (à la différence d’un état de conscience) et qui permet d’accéder à certaines capacités associées à ce stade.

Il existe un modèle simple composé de trois grands stades de conscience qui représentent un premier palier de développement de la conscience humaine : égocentrique-corps => ethnocentrique-mental => mondecentrique-esprit.

- Au stade égocentrique (ou stade du moi), l’individu est absorbé par lui-même, dominé par sa réalité physique et l’instinct de survie. On l’appelle aussi le stade du corps.
C’est, par exemple, l’enfant après la naissance qui n’a pas encore été socialisé.
- Au stade ethnocentrique (ou stade du nous), le sens de sa propre identité s’étend à des relations avec d’autres personnes sur la base de valeurs partagées ou d’intérêts, d’idéaux communs. L’attention est exclusivement centrée sur le groupe, la tribu ou la nation, tout le reste est exclu. On l’appelle le stade du mental car grâce à lui on peut se mettre à la place d’autrui.
Pour reprendre mon exemple, l’enfant a grandi et a appris les règles de sa culture.
- Au stade mondecentrique (ou stade du nous tous), l’identité de l’individu s’élargit encore jusqu’à inclure une attention (soin) et une compassion envers tous les êtres humains, peu importe la race, la couleur, le sexe ou la croyance. A ce stade, nous découvrons le bien commun de tous les êtres et cette découverte est « spirituelle » de par le sens des choses communes à tous les êtres sensibles. On l’appelle le stade de l’esprit.
L’enfant développe un ego mature entre 11 et 15 ans car il remet en question les principes et croyances inculqués par ses parents, son milieu d’origine. Il connaît aussi, de ce fait, la fameuse crise d’identité.

A ces trois stades s’ajoute un quatrième stade, le stade kosmocentrique ou stade de l’intégration. Nous entrons ici dans le deuxième palier de développement de la conscience humaine. Il implique de cultiver l’univers (toute la Création), c’est-à-dire le corps, le mental et l’esprit, à travers soi (je-le Beau des philosophes grecs), la culture (nous-le Bon) et la nature (ça-le Vrai). Le soi est conscient de l’esprit et du corps comme expériences et il commence à intégrer les deux. Pour le dire autrement, l’observateur-témoin transcende l’esprit et le corps. C’est la fameuse Vision Intégrale du grand philosophe-psychologue américain Ken Wilber que l’on surnomme l’« Einstein de la conscience ».

Prenons l’exemple de l’intégration des voix masculine (l’action) et féminine (la communion) qui existent en chacun de nous. Ni le masculin ni le féminin n’est meilleur ou plus élevé. Aucun des deux ne peut donc être ignoré, et ce même s’il est « dysfonctionnel », c’est-à-dire si toutes les vertus qui lui sont associées sont soit sous-utilisées, soit sur-utilisées. En s’abstenant de juger, il faut le porter à la conscience et l’intégrer tel qu’il est afin de pouvoir communiquer avec lui.

A ce stade de développement, on parle de logique-vision supérieure ou d’esprit global.
Aussi n’est-il pas étonnant que Ken Wilber ait évoqué ce stade sous le nom de « stade du centaure » dans son premier ouvrage « The Spectrum of Consciousness » paru en 1977 ; l’année de la découverte de Chiron (le chef des centaures de la mythologie) qui ouvre le chemin vers les planètes transpersonnelles Uranus, Neptune et Pluton, les ambassadeurs de la Galaxie.

Et justement, ce stade intégral ouvre la voie vers des stades encore plus élevés dits « super-intégral » et « transpersonnel » qui constituent un troisième palier de développement où l’ultime réalité s’exprime en termes de Conscience universelle, de Tellité ou « Est-qui-est » non-duels, de chaque instant, et au-delà de toute conceptualisation.

Ainsi, nous avons deux principaux paliers de développement : le premier palier s’arrête au stade mondecentrique et le second commence avec le stade kosmocentrique ou stade de l’intégration.
Entre les deux, il y a un saut de développement qui laisse derrière lui la fragmentation et la finitude, l’astrologue parlera du monde saturnien, pour aller vers la complétude et l’intégration, le monde des transpersonnelles et la Galaxie.

Le point commun des stades du premier palier est que chacun d’entre eux est persuadé que ses valeurs sont les seules à être vraies et justes. Avec le saut dans le deuxième palier, il est entendu que toutes les autres valeurs et tous les autres stades sont vrais à leur manière propre ou qu’ils sont appropriés pour les niveaux auxquels ils sont rattachés. Chaque stade crée de la place pour toutes les valeurs amenées par les stades précédents. C’est ici que commence l’intégration de toutes les valeurs grâce à l’inclusivité, l’attention et à la compassion. Comme le souligne Ken Wilber, avec ce bond de développement, le nihilisme et l’ironie cèdent la place à la signification et à la valeur profonde.

L’évolution de la conscience ne se reflète donc pas dans le progrès technique, dans la capacité à calculer des équations du cinquième degré, mais plutôt, et seulement, dans la capacité à prendre soin et dans la compassion éprouvée envers tous les êtres sensibles et la nature.

Ainsi, perçoit-on l’absurdité d’un raisonnement qui consiste à s’étonner que les Nazis, des hommes aussi cultivés, mélomanes, intelligents et savants, aient pu commettre l’Holocauste.
Les Nazis sont des ethnocentriques, comme 70% de la population mondiale qui se trouve actuellement à ce niveau (ou plus bas) de développement de la conscience. La différence, parce qu’il y en a une évidemment, tient dans la question de l’intensité, dans le jusqu’où vous allez dans l’application de vos valeurs et de votre vérité.
Le nazisme n’est donc pas une parenthèse anormale de l’histoire comme beaucoup se (com)plaisent à le croire. Des génocides, il y en a toujours eu et il y en a encore, même si les Nazis en ont fait une horreur technologique « à la pointe du progrès ». On peut d’ailleurs dire la même chose du communisme. A peine moins loin dans l’intensité, on évoquera également Hiroshima et Nagasaki, et pourquoi pas non plus ce que l’homme par le biais de l’industrie alimentaire fait aujourd’hui subir à l’espèce animale.

La majorité de la population (70%) se situe donc encore au niveau ethnocentrique ou même plus bas. Soyons donc conscients que les horreurs continuent, que le monde demeure un monde barbare où règnent la violence et les inégalités, qu’il est un monde « en noir et blanc ».
A peine 30% de la population aurait atteint le niveau mondecentrique (la globalisation et le melting-pot aidant dans les années 60) et moins d’1% se situerait dans les stades transpersonnels.

Et pourtant, lorsque les savants, les philosophes, les penseurs de tous horizons et les ésotéristes parlent d’une grande mutation, c’est d’un saut entre le premier palier et le second palier dont il est question. A croire que le temps n’est plus aussi linéaire qu’avant et que l’évolution s’accélère véritablement.
Il faut savoir que les implications de ce bond seront gigantesques pour l’humanité, et ce dans tous les domaines : la science, la santé, la politique, l’économie, l’écologie, la spiritualité... Le monde ne sera plus jamais comme avant.
Ce saut certains l’ont déjà fait, ce qui signifie que ces stades de développement plus élevés sont désormais ouverts à tous ceux qui décide(ro)nt de s’engager dans cette voie de transformation. Ce saut est acquis pour l’homme.

Ce saut est aujourd’hui acquis pour l’homme.
Le signe ésotérique associé à la planète Terre, et à l’homme, est le Sagittaire : le Centaure.


L’heure de la Vision Intégrale a sonné

Au fond, peu importe que Barack Obama soit un homme politique, et qu’il soit plus habile qu’un autre à séduire les foules par sa capacité à manier la langue, peu importe qu’il faille certainement s’en méfier car l’ombre est toujours plus grande que la lumière.
Un jour encore lointain, les hommes politiques disparaîtront car plus personne n’aura besoin d’un chef. Il n’est pas responsable et adulte de chercher une autorité extérieure à soi et de remettre une grande partie de son pouvoir entre les mains d’un autre. Une relecture de Freud, le Freud des dernières années, s’impose.

Barack Obama est perçu comme un sauveur, un rédempteur ; il éveille l’espoir des Américains, mais aussi de tous les peuples. Et forcément, il décevra au cours de son mandat car le monde place en lui de « folles » attentes. Les prochaines années s’annoncent difficiles pour les Etats-Unis (spécialement 2010), et pour la planète entière.
Et sa tâche est d’autant plus écrasante que la majorité de l’humanité (70%) doit rapidement évoluer et qu’une petite partie de la population est censée faire un « saut quantique » !

Si le Ciel l’a désigné comme prochain Président des Etats-Unis, comme l’homme qui devrait mener l’humanité confrontée à une crise gigantesque (je vous renvoie à mon article sur le message subliminal de la Pleine Lune du 18 juin 2008), c’est parce qu’il participe de cette évolution de conscience, et même de ce saut que certains hommes et femmes de plus en plus nombreux choisiront de faire.

Barack Obama est une voix pour des êtres humains qui meurent de faim et du sida en Afrique, le continent le plus riche et paradoxalement le plus pauvre parce qu’il est exploité et pillé depuis des siècles.
Grâce à cet homme pour moitié africain, une partie déshéritée de la planète va enfin exister sur l’échiquier mondial. Comprenez-bien qu’amputés de nos frères africains, nous autres pays développés nous ne pouvons évoluer plus avant. Nous nous condamnons à rester au stade de conscience ethnocentrique, qui est le stade très peu élevé du fondamentalisme, de l’exclusion et de l’aveuglement, de la division, de la haine et de la guerre, incapables que nous sommes de percevoir alors la signification de ce qui est différent de nous et encore moins d’intégrer des valeurs étrangères aux nôtres. A ce stade nous n’avons aucune attention et aucune compassion pour les êtres qui ne sont pas « blancs », et je peux également ajouter qui ne sont pas chrétiens.

Le Ciel le désigne donc pour promouvoir une autre façon de penser au sein des pays occidentaux. Tout comme Jean-Paul II, ce pape improbable, a contribué en son temps à la chute du communisme, Barack Hussein Obama aura la capacité de mettre à mal le mythe de l’homme blanc intelligent face à l’homme noir de la jungle, et aussi celui de l’occidental civilisé face au barbare et terroriste arabe. Car il a également pour mission de tourner une page de huit années de règne de la Terreur instauré par G.W. Bush et son équipe de néo-conservateurs, lesquels non-contents de voir tomber le dualisme d’hier USA-capitalisme/URSS-communisme, en avaient recréé un nouveau : le face-à-face Occident/Islam !

Cette ancienne représentation du monde réductrice, non aimante et fondée sur des antagonismes doit laisser la place à une Vision de la fraternité, plus loin encore que le stade mondecentrique où se situe actuellement l’élite de la planète. Le multiculturalisme a en effet pour limite son propre élitisme. Et à lire la biographie de Barack Obama, on comprend que lui-même est passé par là : une crise d’identité tout d’abord, puis les désillusions d’une élite bien-pensante.

Aussi, bien plus que par ses actes, mais plutôt de par ce qu’il symbolise (multiculturel et multiracial) et de par ce qu’il est (un être au Verbe universel, à la Vision intégrale ou globale invitant à l’unité), lui seul peut aider l’humanité à progresser plus rapidement. Parce qu’il le faut maintenant.

Isabelle Cantin - 3 novembre 2008 -tous droits réservés

Une analyse astrologie/Tarot : Barack Obama, "Le chevalier blanc"


Cette étude fait suite à mes deux précédents articles consacrés à Barack Obama et à l’élection présidentielle américaine. Afin de mieux profiter de cette troisième partie (il y en a quatre en tout), je vous invite à vous y reporter.

Partie I : La Pleine Lune solsticiale du 18 juin 2008 et son message subliminal
http://astroculture.blogspot.com/2008/06/la-pleine-lune-solsticiale-du-18-juin.html
Partie II : Barack Obama, sa biographie
http://astroculture.blogspot.com/2008/07/barack-obama-sa-biographie.html
Partie IV : Le véritable enjeu de l’élection présidentielle américaine
http://astroculture.blogspot.com/2008/11/le-vritable-enjeu-de-llection.html




Barack Hussein Obama est né le 4 août 1961 à 19h24, à Honolulu (Hawaï).

A la vue de ce thème, l’astrologue serait presque tenté d’annoncer qu’il n’a rien d’un thème de chef d’état. Absence de planète en maison X (MC) et surtout en XI. Seul le Soleil dans le signe du Lion traduit d’emblée le sens du commandement et l’instinct du chef. Et encore, car ce Soleil est en maison VI, la maison des Serviteurs. Alors ? Et bien, le sens de la mission et du service est peut-être un peu plus marqué chez Barack Obama que chez un autre homme politique.

Le collectif apparaît dans les grandes structures de sa personnalité et il s’exprime toujours avec une tension, source de dynamisme, mais aussi dans un premier temps facteur de difficulté à se construire et à trouver son identité :

- il faut d’abord relever l’importance du Verseau et d’Uranus, bien en phase avec la constellation actuelle du cycle Saturne-Uranus et l’Age du Verseau. On pense naturellement au mythe de Prométhée, ce Titan qui vola le feu (symbole de la « puissance » de Dieu et de la vie éternelle) aux Dieux de l’Olympe pour le donner aux hommes mortels parce qu’il les aimait et croyait en eux. Sentiment de marginalité à assumer.

- l’importance de l’axe VI/XII, la conjonction Jupiter-Saturne et le carré Soleil-Neptune : la notion de service, le fait qu’il soit canal de forces de libération et de progrès présentes dans l’inconscient collectif et qui demandent maintenant à trouver une expression. L’idéalisme et le sentiment d’avoir une mission rédemptrice et spirituelle. Le mythe du Sauveur/Victime. S’exprime aussi par une problématique paternelle et identitaire.

- le carré en T Lune apex au FC-Pluton-Chiron : la blessure liée à ses origines, le besoin d’appartenance contrarié et renforcé par une Vénus Cancer, le besoin de pouvoir et de contrôle (inconscient ?) lié à de forts instincts de survie. Structure très anxiogène en raison du mode mutable et de la Lune en Gémeaux (fragilité nerveuse et instabilité en dépit du calme et du détachement de la persona Verseau). Traduit la problématique familiale et maternelle.
Dans la carte ACG de Barack Obama, il est intéressant de noter que l’une des angularités de la Lune passe par Washington (la « Maison »-Blanche) et que l’une de celles de Pluton passe par le Kenya, le pays de sa famille paternelle.



La lame mineure du Tarot associée à Barack Obama (en fonction de son jour de naissance) est le six de Bâtons, une lame particulièrement complexe. Pour l’évoquer j’ai choisi à dessein le RWS (Rider-Waite-Smith), d’autant qu’il est aussi le plus utilisé.

Les Bâtons dans le jeu de Tarot sont liés à l’élément feu et cette lame est traditionnellement associée à Jupiter en Lion. On la surnomme la lame de la « victoire ».
De bon augure pour remporter des élections, et même pour réussir dans la vie. Voilà qui s’ajoute à la signification du prénom « Barack » qui veut dire « béni ».
Dans certains pays (en Orient et en Afrique), on fait très attention aux noms donnés aux enfants car le nom sera répété des milliers de fois et il agira tel un mantra tout au long de l’existence. Donner un nom ayant une certaine signification est de la plus grande importance car le mot est créateur (Verbe). Par conséquent, la répétition apporte ce que le nom signifie en s’imprimant dans le subconscient de la personne (autosuggestion) et même dans son aura (suggestion tournée vers le monde extérieur).
Autant dire que Barack Obama est bien équipé pour se tailler la part du Lion.

Continuons en examinant la scène évoquée par la lame de Tarot.
Un chevalier ou un chef revient de la bataille sur son cheval blanc et il porte les lauriers de la victoire. On peut imaginer l’ascension vers le pouvoir de Barack Obama et son triomphe final.
Il est suivi et accompagné par des personnes à pied qui ont le visage fermé. Il ne s’agit donc pas d’une acclamation sur son passage. Alors il s’agit peut-être d’une revendication et dans ce cas il représenterait des personnes en colère. Les Américains en ont effectivement assez après huit années de la politique de G.W. Bush, une politique catastrophique sur le plan intérieur et pour l’image des Etats-Unis. Enfin, que dire de la crise des subprimes et de la crise du capitalisme anglo-saxon qui secouent la planète entière comme autrefois celle des années 30 ! Mais ce cortège peut aussi s’étendre à tous les opprimés, les exclus. Barack Obama prendrait ainsi le pouvoir au nom de toutes les minorités des Etats-Unis et du monde entier.
Je rappelle qu’au lieu de faire fortune dans un grand cabinet d’avocats, comme sa femme Michelle, il s’est engagé très tôt dans la voie de l’action sociale.

Etrangement, le bâton que le personnage tient à la main, tel un étendard, est surmonté d’une couronne qui évoque une couronne mortuaire. La victoire serait-elle donc subordonnée à quelque chose ? Doit-on faire un sacrifice ? Qu’a dû mettre de côté Barack Obama au cours de sa poursuite du pouvoir ? La cigarette, les doutes, certains de ses principes, des croyances ?
La vanité est connue pour être le plus grand des péchés et dans un sens plus profond, c’est l’ego qui doit mourir. Le nombre 6 évoque la zéphire Tipheret de l’arbre de vie. Tipheret est le lieu du Soleil, l’or philosophal ou l’image Christ en soi. C’est là que l’on meurt et renaît après s’être éveillé, lorsque l’ego est éclipsé par l’âme. Remarquez comme cette image évoque son Soleil en maison VI et le carré à Neptune.

Encore plus bizarre, cette couverture qui recouvre le cheval au risque de l’entraver dans ses mouvements.
Le six de Bâtons est vraiment une lame très complexe.
Que cache au juste cette couverture ? S’agit-il de mobiles secrets ? Quelles sont les véritables motivations de Barack Obama ? S’agit-il des rêves de son père kényan ? Ce personnage victorieux est-il aussi pur qu’il y paraît ? On peut même s’interroger sur la réalité du cheval. Ne s’agit-il pas plutôt d’un costume avec une fausse tête de cheval et un ou deux hommes en dessous ?
Remarquez cette fois comme l’image évoque l’aspect Lune-Pluton. Barack Obama est-il mû par le goût du pouvoir au risque d’y perdre un jour son âme ? Est-il manipulé par sa femme (Pluton est en maison VII), ce qui rappellerait un autre couple démocrate, les Clinton ; par quelqu’un d’autre ? Un lobby ? Un autre pays ou continent ? (Une des lignes d’angularité de Pluton passe par le Kenya). Est-ce le Ciel au travers de ses guides intérieurs et des guides spirituels de la Hiérarchie planétaire ?

Ce six de Bâtons est décidément aussi mystérieux que Barack Obama lui-même.

Isabelle Cantin - 3 novembre 2008 - tous droits réservés