01 juillet 2008

Barack Obama, sa biographie



On lui prédisait un avenir national en 2012 ou 2016 ; lui est plutôt pressé de nature et en février 2007, il présente officiellement sa candidature à l’investiture démocrate pour les élections américaines du 4 novembre 2008 !

Après 5 mois d’une bataille acharnée contre la grande favorite Hillary Clinton, il finit la course en tête le 3 juin 2008. Mais, il reste maintenant le combat final à mener, le plus difficile. Car si le monde entier le préfère à son rival républicain, se pose désormais la question de savoir si la majorité des Américains, démocrates y compris, est prête à voter pour un président de couleur.

Les sondages le placent, pour l’instant, devant le candidat républicain John McCain qui va hériter de la politique calamiteuse de G. W. Bush. Et c’est là que réside l’opportunité d’Obama : se placer en tant que candidat du changement, celui qui permettrait aux Etats-Unis de tourner définitivement la page de ces huit dernières années.

Et comme il n’y a pas de hasard, le jour des élections présidentielles est aussi celui de la première opposition Saturne/Uranus. Le « Zeitgeist » voudrait donc que le prochain président américain soit Barack Obama, qui incarne le complexe uranien face à un John McCain, héraut du complexe saturnien.
Et même si avec Uranus, il ne faut jurer de rien, Barack, en arabe, ça veut dire « béni ».

Les symboles sabian de la PL solsticiale du 18 juin 2008 évoquent en tous points la personnalité et le parcours de cet homme « incroyable ». Se référer à mon article sur le message subliminal de la PL.

Né à Hawaii d’un père kényan et d’une mère blanche américaine, élevé en Indonésie, puis à Honolulu, diplômé de Harvard, Barack Hussein Obama apparaît comme le candidat global idéal, avec son image d’« everyman » : multiracial et pluriculturel, a priori apte à transcender toutes les frontières, et même à accompagner l’humanité vers un nouveau stade de conscience, une conscience planétaire.
Pourtant, est-ce si simple ? Sa jeunesse troublée de crises identitaires en fait une personnalité des plus complexes. A l’école, le jeune Barack ne se disait-il pas fils d’un chef d’Afrique qui l’attendait là-bas « pour faire de lui un prince » ?

Son père, prénommé lui-aussi Barack, est le fils d’un guérisseur kényan de la tribu nomade des Luo. Devenu cuistot des colons d’Alego, il est remarqué pour son intelligence à l’école de la mission. Les pasteurs lui payent ses études à Nairobi, puis une bourse lui permet de poursuivre des études d’économétrie à l’université d’Hawaii, et c’est là qu’il rencontre sa future femme, Shirley Ann Dunham, une étudiante en anthropologie originaire du Kansas. Les amants se marient en 1960 et leur enfant, Barack Hussein Obama, naît le 4 août 1961. Mais deux ans plus tard, le père abandonne la mère et l’enfant pour satisfaire son ambition personnelle (entrer à Harvard, la Mecque des économistes), et non, comme Barack Jr l’a longtemps cru, à cause de la difficulté d’assumer la vie d’un couple mixte.
Alors ce sont les grands-parents maternels, de modestes Texans au passé jalonné de galères, lui représentant en meubles et complexé par son ascendance cherokee, elle employée de banque, qui vont élever de leur mieux l’enfant noir en pleine Amérique ségrégationniste. Mais en 1967, la mère se remarie avec un étudiant indonésien, Lolo Soetoro, et décide d’aller vivre à Jakarta avec son fils.
Un beau-père, devenu cadre supérieur dans le pétrole, dur envers les domestiques et les pauvres, et qui ne s’entend pas avec sa mère ; des études dans une école musulmane, puis dans un cours catholique ; Barack Obama qui n’a plus aucun repère est finalement rapatrié en 1971 à Honolulu, où ses grands-parents lui ont trouvé une bourse pour la meilleure école privée d’Hawaii. Sa mère reviendra plus tard, divorcée à nouveau et sans un sou, avec une demi-sœur Maya.
Et c’est ainsi qu’il achève de grandir : entre les blancs et les rares copains noirs, entre une école chic et l’aide sociale à la maison. Heureusement, il y avait le basket.

Avec un diplôme de Columbia en science politique et relations internationales (1983), il débute sa vie professionnelle comme analyste d’affaires dans une grande compagnie financière de New-York. Pourtant, tout cosmopolite et distingué qu’il est déjà, cela ne va pas l’empêcher de souffrir du racisme. Alors rêvant de changer le monde, il décide de mobiliser les Noirs.
C’est ainsi qu’il part pour Chicago en 1985, une ville qu’il ne connaît pas et où il se fait embaucher comme animateur social auprès d’un travailleur social chrétien membre d’un réseau d’églises progressistes, un travail associatif mal payé dans un ghetto noir. Durant cette période, il se rapproche de l’Eglise unie du Christ dirigée dans le quartier par J. Wright et il se convertit au christianisme, lui qui au départ n’avait aucune appartenance religieuse. Faisant déjà preuve d’un grand talent politique doublé d’un sens du contact hors du commun, il va inlassablement essayer de réunir les habitants dans la défense de leurs intérêts. Sans grand succès car il est confronté à l’inertie de la population noire défavorisée.

En 1988, il s’inscrit à Harvard et entame des études de droit. Trois ans plus tard, il devient le premier rédacteur en chef afro-américain de la prestigieuse Harvard Law Review. Tous lui reconnaissent alors de grandes qualités de juriste, ainsi qu’un don exceptionnel de la négociation et du compromis qui fait désormais sa marque.
Ses études terminées en 1991, il revient à Chicago pour y enseigner le droit constitutionnel (il restera professeur de 1992 à 2004) et il exerce, à partir de 1993, la profession d’avocat dans un cabinet juridique spécialisé dans les droits civiques.
Le 3 octobre 1992, il épouse Michelle Robinson, rencontrée en juin 1989 dans un cabinet d’avocats où il travaille l’été, avec laquelle il a deux filles : Malia Ann (1999) et Natasha (2002). Michelle Robinson-Obama, née à Chicago et issue d’une famille ouvrière modeste, est une femme influente, avocate renommée diplômée de Princeton et d’Harvard, membre du parti démocrate local et proche du maire de Chicago.

Et c’est elle qui va propulser la carrière politique de son mari, qui démarre en 1996 avec son élection au Sénat de l’Etat de l’Illinois. Déjà remarqué pour ses prises de position contre la guerre en Irak, le mythe Obama prend corps au niveau national en juillet 2004, lors de la Convention démocrate de Boston désignant John Kerry comme candidat à l’élection présidentielle. Dans son discours, Barack Obama faisait l’apologie du rêve américain et d’ une Amérique généreuse contrastant avec l’ « extrémisme » des conservateurs de G.W. Bush... Et tout le monde, ce soir là, en oubliait jusqu’à John Kerry.
En novembre 2004, il est élu au Sénat des Etats-Unis, où il est le seul noir à siéger.

Avant d’entrer en politique, Barack Obama a rédigé sur commande son autobiographie, « Dreams from my Father » (Les Rêves de mon père). Après plus d’une année d’écriture, entouré et aidé de sa femme, l’ouvrage est finalement publié en 1995, quelques mois avant le décès de sa mère atteinte d’un cancer. Au fil des pages, Barack Obama raconte son enfance chaotique et son parcours exceptionnel, mais surtout, le lecteur y découvre le destin de son père kényan, dont le patronyme « Obama » signifie, dans sa langue swahili, « lance enflammée ».


Ce père mythifié par l’absence et quelques lettres reçues du Kenya, il ne l’aura revu qu’une fois à l’âge de 10 ans. Dans son dernier courrier datant de 1980, celui-ci l’invitait à venir lui rendre visite en Afrique pour faire la connaissance de ses sept demi-frères et sœur nés de quatre mariages différents. Barack Sr, retourné au pays après de brillantes études aux Etats-Unis, était devenu l’un des hommes forts du régime en place.
Mais deux ans plus tard, Barack Obama apprend par téléphone que son père est mort dans un accident de voiture. En 1984, sa demi-sœur Auma vient lui rendre visite aux Etats-Unis et lui fait un récit de l’histoire de son père qui va beaucoup l’ébranler, un récit confirmé en 1987 par un voyage qu’il entreprend lui-même au Kenya : ministre des finances, son père s’était opposé par insouciance, idéalisme, et peut-être aussi par défi, aux projets du président Jomo Kenyatta. Il fut dès-lors déchu de ses fonctions et il tomba, humilié et oublié, dans l’alcoolisme et la misère, avant de se tuer en voiture.

En reprenant la chronologie du cursus de Barack Obama, on s’aperçoit qu’un an après son voyage au Kenya, il s’inscrit dans la même université que son père et qu’il trouve enfin sa voie. Ce qui devrait, cependant, nous interroger, c’est le titre de son autobiographie, « Les rêves de mon père », ... avant de s’engager en politique... aux Etats-Unis d’Amérique.

Se pencher sur le mythe et la personnalité de Barack Obama est intéressant à plus d'un titre, aussi j'y reviendrai avec l'astrologie, le tarot, la numérologie... Cette recherche biographique servira de base à de futures réflexions.

24 juin 2008

Sarkozy et la politique étrangère (selon l'ACG)

Voici un article que j'ai publié en septembre 2007 sur mon site. "Sarkozy et la scène internationale selon la technique de l'AstroCartoGraphie (ACG)" n'a pas pris une ride et mérite bien de trouver un nouveau public.


Le soir de sa victoire aux élections présidentielles, Nicolas Sarkozy a clairement insisté sur l’un des domaines réservés du président de la République dans la constitution de 1958 : la politique étrangère.
C’est ainsi qu’il mit longuement l’accent sur la reprise de relations privilégiées avec les Etats-Unis, dont on sait combien il est un fervent admirateur. Il annonça également faire tout son possible pour la libération d’Ingrid Betancourt et celle des infirmières bulgares emprisonnées en Libye.

Le 27 août 2007 N. Sarkozy a prononcé son discours de politique étrangère au cours duquel il a pointé les trois défis principaux auxquels le monde et la France doivent, selon lui, faire face au début du XXIème siècle : la prévention d’une confrontation entre l’Islam et l’Occident, l’intégration des pays émergents que sont la Chine, l’Inde et le Brésil, et, enfin, les risques majeurs tels que le réchauffement climatique, les pandémies et la pérennité des approvisionnements énergétiques.

Au vu des tous premiers mois de sa présidence marqués par quelques « coups d’éclat » sur la scène internationale, j’ai voulu vérifier si la technique de l’AstroCartoGraphie® confirmait la ligne fixée par notre président.

L’ACG, que j’utilise personnellement depuis quelques années déjà en astrologie mondiale et individuelle, nous vient des Etats-Unis. L’astrologue Jim Lewis perfectionna, au milieu des années 70, l’ancienne technique de relocalisation des thèmes en mettant au point un programme informatique qui permet de calculer les angularités des planètes et de les représenter sur une carte Mercator.
L’originalité de cette technique astrologique réside donc dans l’importance donnée non pas au temps, mais à l’espace. On relie les énergies planétaires à l’espace qui nous entoure, à des lieux où les planètes sont angulaires et par conséquent les plus déterminantes et susceptibles de s’exprimer avec le maximum de puissance. Les angularités sont représentées pour chaque planète par des lignes courbes et horizontales (AS/DS) ou verticales (MC/FC).

Voici l’ACG de Nicolas Sarkozy, que l’ordinateur calcule à partir de ses coordonnées natales et qui s’interprète en fonction du thème natal :

Sarkozy Nicolas, né le 28 janvier 1955 à Paris, 22h :

(cliquez sur les images pour les agrandir)

Réputé et vénéré par beaucoup pour son hyperactivité, je me suis concentrée dans mon analyse sur la conjonction Lune-Mars en Bélier en maison VII. J’ai également scruté la conjonction Jupiter-Uranus en X, le cycle dominant qui oriente sa vision de la politique et sa contribution à la société. J’ai examiné le Soleil, symbole de rayonnement. J’ai relevé l’ « axe de la destinée », c’est-à-dire l’axe des nœuds lunaires, le nœud Nord se situant dans le signe du Capricorne, signe responsable et analogique à la maison X. Enfin, j’ai été attentive à la menace et aux conflits de pouvoir suggérés par Pluton en XI qui forme une opposition au maître d’AS Mercure qui est également maître de la X.



La conjonction Lune-Mars :
l’engagement « agressif », la projection naturelle et instinctive de soi

Les lignes d’angularité de la conjonction Lune-Mars passent précisément par Washington, New-York, Montréal, confirmant ainsi le lieu des vacances d’été de notre président (à quelques centaines de kilomètres près). Malgré les derniers sondages qui ne révèlent pas un engouement des Français pour un rapprochement avec « nos amis d’Outre-Atlantique », loin sans faut, nul doute que N. Sarkozy compte bien s’y employer. Gouvernant en fonction de l’opinion, depuis que les hommes politiques sont maintenant en état d’élection permanente du fait des technologies modernes (télévision et internet), il devrait néanmoins tempérer cette sympathie débordante jusqu’aux prochaines élections américaines de 2008.
La présence de New-York n’est guère surprenante, bien au contraire : on sait toute l’admiration qu’il porte au maire Rudy Giuliani et à la police de la ville, au point d’en arborer le tee-shirt au cours de son jogging.
En continuant ces lignes vers le Sud, nous trouvons précisément Medellin : N. Sarkozy ne ménage pas ses forces afin d’obtenir la libération d’Ingrid Betancourt, il l’a dit. Et comme il dit ce qu’il fait... On en a beaucoup parlé les premières semaines puis cela s’est tassé. Mais il va certainement insister, encore et encore, en coulisses car il cherche le coup d’éclat dans tout ce qu’il entreprend.

En changeant de continent, nous trouvons : la Pologne, et plus précisément Varsovie, qui est dans l’Europe mais résolument tendue vers les Etats-Unis (vieux souvenir de la guerre froide) ; les Balkans avec l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo et le Monténégro.

Descendant sur l’Afrique, nous tombons précisément sur Kinshasa (République démocratique du Congo) et Ndjamena (Tchad). Un accord politique global visant à renforcer le processus démocratique au Tchad a été signé le 14 août dernier sous l’œil très attentif de la France. Faut-il le rappeler, toute la région est sous tension en raison du conflit du Darfour qui s’est étendu à l’Est du Tchad abritant les camps de réfugiés.

En Asie, les lignes parcourent les capitales des deux Corées, la Corée du Nord et la Corée du Sud. Aussi, peut-on s’attendre à ce que N. Sarkozy s’implique (au sein du Conseil de sécurité de l’ONU ?) dans les tensions de la communauté internationale avec la Corée du Nord.


La conjonction Jupiter-Uranus :
ambition, individualisme et idées nouvelles, libéralisme de droite


Pour en revenir aux Etats-Unis, nous relèverons un croisement (ou paran), des lignes d’angularité de la conjonction Lune-Mars avec celles de la conjonction Jupiter-Uranus à New-York et sa périphérie.
Nul doute que N. Sarkozy s’inspire depuis toujours des idées et du style « made in USA ». Le rapprochement avec les Etats-Unis, dans la forme et sur le fond (valeurs individualistes et entrepreneuriales, libéralisme), est bien programmé.

Deux nouvelles lignes d’angularités (MC/FC) traversent Kiev, la capitale de l’Ukraine, Ankara (Turquie), Jérusalem, le Caire et Khartoum (Soudan).
Entretenir des relations privilégiées avec l’Ukraine est capital dans la mesure où ce pays, qui tente de s’émanciper de la Russie, constitue une alternative au gaz russe. J’aurai l’occasion de revenir sur les nouveaux conflits d’intérêts dans la course aux ressources énergétiques.
L’entrée de la Turquie dans l’Union européenne est une question encore très controversée dans l’opinion publique, même si on ne voit pas ce qui pourrait désormais empêcher l’entrée de ce pays s’il remplit les conditions d’adhésion. Il faut, en effet, savoir que les instances européennes le souhaitent, principalement en raison des perspectives économiques et accessoirement pour des questions de défense, et l’Union européenne dépense beaucoup d’argent à cela. Il ne restera plus qu’à convertir une partie des Européens. D’ici 5 à 7 ans, tout au plus, ce sera chose faite. Nicolas Sarkozy est, jusqu’à présent, hostile à l’entrée de la Turquie et il a proposé à Ankara de fonder, à la place, une Union méditerranéenne, une idée rejetée par le gouvernement turc à la fin juin 2007. A moins d’aller au clash, on ne voit pas ce que N. Sarkozy aurait à gagner à continuer à s’y déclarer hostile, si ce n’est endormir les Français jusqu’au bout.
Le conflit israélo-palestinien : en raison de sa proximité avec les Etats-Unis et aussi de ses origines, N. Sarkozy est pro-israélien. Comme il l'avait fait lors de sa campagne électorale, N. Sarkozy se déclare « ami d'Israël ». « Je ne transigerai jamais sur la sécurité d'Israël ». Il s’agit d’une déclaration forte et cela constitue un virage dans la politique française pro-arabe et pro-palestinienne des dernières décennies. Les Français ont-ils bien pris la mesure de ce que cela implique lorsqu’ils ont mis leur bulletin de vote dans l’urne au mois de mai ? On peut en douter. La France n’est pas vraiment attendue sur le terrain d’un règlement du conflit du Moyen-Orient. Trop grand pour elle. De surcroît, ce sont généralement des pays neutres (les pays nordiques) qui organisent des rencontres informelles et secrètes, à l’image des Accords d’Oslo. Mais surtout, seuls les Etats-Unis sont suffisamment puissants pour influer, en sous mains, en faveur d’un processus de paix et amener les parties à la table des négociations. A l’heure actuelle, tout le monde sait ce qu’il faut faire, mais personne n’en a la volonté. Nicolas Sarkozy, de son côté, veut sauver le monde et être sur tous les fronts. Bien sûr, il en rêve, comme il dit si bien. S’il trouve un angle et une fenêtre, les lignes d’angularités de la conjonction Jupiter-Uranus indiquent qu’il pourrait saisir une occasion, même minuscule, de jouer un rôle, même modeste. Lors de son discours de politique étrangère n’a-t-il pas ajouté que son amitié pour Israël l' « autorise à dire aux dirigeants israéliens et palestiniens que la France est déterminée à prendre ou à soutenir toute initiative utile » pour la paix ?
L’Egypte est un pays proche de la France avec lequel il faut compter pour garantir une certaine stabilité en Afrique et au Moyen-Orient. N. Sarkozy a d’ailleurs reçu le président Hosni Moubarak le 1er août 2007 afin d’évoquer son projet d’Union méditerranéenne dans lequel l’Egypte occuperait une place centrale. Mais, c’est surtout eu égard à la montée du chiisme, et donc de l’Iran, que la politique vis-à-vis de l’Egypte, sunnite, devient primordiale.
D’une certaine façon, on peut penser que le conflit israélo-palestinien est devenu secondaire par rapport à la « renaissance » ou la revanche du chiisme. Les pays arabes sont divisés en deux camps dont l’un constitue une menace directe pour Israël, Etat dont la survie dans cette région du monde semble malheureusement de plus en plus utopique, y compris pour des raisons internes (crise économique et politique, fuite des élites, laïcité croissante).
Le Soudan est montré du doigt dans le conflit du Darfour que beaucoup qualifient de génocide. Aucun Etat n’avait levé le petit doigt avant que les ONG et certaines stars ne s’emparent du brulot. Même H. Védrine, qui pourtant de gauche (?) et reconnu pour ses compétences (contrairement à de nombreux anciens ministres des affaires étrangères), prône une realpolitik où l’intervention de l’humanitaire et des idéalistes pratiques n’est plus souhaitée. C’est la mort des idéaux. On défend des intérêts étatiques avant tout le reste. Accessoirement, on procède par « petites touches ». Dans le conflit du Darfour, on sait bien que la Chine est derrière le Soudan et qu’il est question de ressources énergétiques... La France serait favorable au déploiement de l’ONU au Darfour. B. Kouchner n’est cependant pas très audible pour l’instant, lui qui est l’auteur du fameux « droit d’ingérence » !


Le Soleil :
le rayonnement, la reconnaissance de ses qualités de chef, la prise de risque

Trois pays, l’Irak, l’Iran et l’Arabie Saoudite, sont traversés par une ligne d’angularité du Soleil au FC : cette zone géographique constitue donc une source d’énergie, de libido, incitant à l’héroïsme et à la prise de risque. La confiance intérieure y est forte. Certes, Nicolas Sarkozy peut jouir d’une certaine célébrité, d’une bonne réputation, comme cela semble être le cas auprès de la population irakienne selon les déclarations des journalistes du pays. C’est ainsi qu’après cinq années d’absence dans la région, la France, en envoyant B. Kouchner en Irak, commence à poser des jalons pour se ménager quelques contrats de reconstruction juteux.
Si l’Iran soutient les chiites en Irak, l’Arabie Saoudite, craignant quant à elle l’extension du chiisme, a menacé d’envoyer des troupes pour soutenir les sunnites d’Irak. Ainsi, l’Irak est devenu le théâtre de la montée en puissance des partisans d’Ali tout comme il se transforme progressivement en sanctuaire d’Al-Qaeda. La France peut vouloir s’inscrire, tel un « deus ex machina », dans un rapprochement entre l’Egypte, l’Arabie Saoudite, la Jordanie et l’Irak face à l’Iran.
Mais attention, cette angularité du Soleil favorise l’inflation de l’ego dont l’homme ne manque pas. Relevons qu’il s’agit d’un Soleil natal fort en maison V et relié par sextile à la conjonction Lune-Mars en maison VII. Vouloir attirer la lumière sur soi, trop en faire, pourra s’avérer très négatif dans cette région du monde, par ailleurs ultrasensible. L’angularité au FC devrait plutôt inciter à un travail de fond en coulisses.
« Un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable », a déclaré Nicolas Sarkozy. Ajouté au fait qu’il se déclare l’ « ami d’Israël » et des Etats-Unis, la France s’est fait des ennemis puissants : l’Iran et Al-Qaeda. La France a perdu les « bon-points » engrangés lors de sa non-intervention en Irak. Elle s’est maintenant alignée sur la ligne de front de l’ « alliance croisée ».

Le nœud Nord :
l’effort à produire en toute conscience, le chemin d’évolution

En nous penchant sur le continent asiatique, nous constatons l’importance qu’aura, sans surprise, la Chine, 3ème puissance mondiale, avec une ligne frôlant Shanghai et traversant Hong-Kong. Le nœud Nord met l’accent sur l’effort à produire, sur la volonté de développer des relations afin de conquérir des marchés qui seront précieux si l’on souhaite équilibrer notre balance extérieure de plus en plus déficitaire.
Relevons également Singapour : cela est très important car il est en train de s’y développer une pépinière mondiale de chercheurs du monde entier, extraordinairement bien payés, dont les découvertes sont brevetées. Contre toute attente, rien n’y est fabriqué ni développé. Seuls comptent les brevets qui seront vendus très chers. On imagine sans mal combien le centre du monde se déplace progressivement en Asie...

L’ « axe » Copenhague, Berlin, Rome et Tripoli :
après la Russie, le Canada et les Etats-Unis, le Danemark revendique lui aussi la souveraineté sur le Pôle Nord, sensé contenir 25% des réserves mondiales d’hydrocarbures et qui est aussi une riche zone de pêche.
Berlin, parce que le rapprochement avec notre voisin allemand est indispensable si la France veut retrouver la place qui était la sienne avant la victoire du « non » au referendum et relancer ainsi le processus de la construction européenne. Mais le souhaite-t-on sincèrement ? La première sortie de N. Sarkozy à l’étranger fut une visite à Angela Merkel. Certes. Pourtant, suite à la libération des infirmières bulgares orchestrée par Paris et au vu des réactions Outre-Rhin face au « style Sarkozy » hyper-individualiste, il n’est pas sûr que tout aille pour le mieux et que les deux chefs d’Etat forment un nouveau tandem du type Schmidt-VGE ou Mitterrand-Kohl. En Allemagne, notre président a déjà son surnom : « Monsieur Blabla ».
L’Italie est un des autres pays fondateurs de l’Europe avec lequel la France a nécessairement partie liée, même si la présidence contestée de Berlusconi a beaucoup distendu les liens d’avec la présidence française, Chirac étant d’une autre époque et d’un autre style. Si la capitale italienne apparaît ici, c’est peut-être, au contraire, en raison des liens qui unissent N. Sarkozy à Berlusconi, l’homme le plus riche d’Italie, lequel déclare avoir beaucoup inspiré le premier. En tous les cas, il lui a apporté son soutien lors du second tour de l’élection présidentielle et les deux hommes partagent, visiblement, une même connivence avec les médias (plus discrète chez N. Sarkozy), la même passion décomplexée de l’argent et le luxe ostentatoire. (Voir sur ce sujet : Berlusconi, ambassadeur du mauvais goût, http://www.liberation.fr/actualite/politiques/252621.FR.php.)
Il sera intéressant de surveiller parallèlement l’entente éventuelle avec Gordon Brown car si N. Sarkozy veut resserrer ses liens avec les Etats-Unis, il devra également flatter le voisin anglais.
Après l’influence et l’exemple politique de Berlusconi, nous rencontrons la Libye sur la ligne d’évolution de N. Sarkozy : les changements de présidence sont très souvent marqués par des libérations d’otages. Après avoir pensé un moment à la libération d’Ingrid Betancourt, ce furent finalement les infirmières bulgares. Cécilia, puis N. Sarkozy en personne invité sous la tente pour un marchandage de bédouins avec le Colonel Kadhafi, le dictateur de l’ancien « Etat voyou » en passe d’un retour sur la scène internationale depuis qu’il a renoncé en décembre 2003 aux armes de destruction massive. La Libye, dont le régime autrefois « paria » est maintenant « blanchi », a du pétrole et de l’argent, et ce pays est en plein développement après des années de repli forcé. Voilà des marchés à prendre : armes, avions, infrastructures, en passant par des centrales nucléaires. B. Kouchner, encore très photogénique, en train de signer un accord avec la Libye : en quelques secondes le « kouchnérisme » était balayé. On ne s’ennuiera pas avec la présidence Sarkozy, c’est sûr.

Enfin, le Cameroun : la France est son premier bailleur de fonds bilatéral et veille au maintien de la stabilité démocratique dans cette zone de l’Afrique aux multiples tensions.


Pluton :
les expériences transformatrices, les luttes de pouvoir, la menace


Si le « style Sarkozy » doit beaucoup à Berlusconi, notre président, lui, préfère se revendiquer de J.F. Kennedy. D’abord, une série de photos avec son fils Louis dans son bureau alors qu’il n’était que ministre, ensuite le goût affiché des people et de leurs villas, des milliardaires et de leurs yachts, jusqu’à des petites phrases, telles que « Vous avez aimé Jackie, vous allez adorer Cécilia ». Finalement, N. Sarkozy n’a rien d’un homme moderne : il a la nostalgie de l’Amérique des années 60-70, de l’ « American way of life » qu’il essaye, tant bien que mal, d’incarner en France ! L’ennuyeux est que notre pays n’est qu’une puissance moyenne et que les Etats-Unis sont en pleine perte de vitesse, y compris face à la Russie que l’on croyait à genoux et exsangue et qui revient en force sur la scène internationale.

Et puis, la référence à JFK est très dangereuse. Une des lignes d’angularité de Pluton dans l’ACG de JFK traversait la ville de Dallas... Pour Sarkozy, le danger se situe sur une ligne traversant Tachkent (paran Saturne-Pluton), Kaboul et Karachi.
Tachkent est la capitale de l’Ouzbékistan. Ce pays de l’ancien bloc de l’Est fait partie de l’OCS, une organisation créée en 2001 et destinée officiellement à lutter contre le terrorisme et le séparatisme. En réalité, les six membres de l’OCS, la Russie, la Chine, le Kirghizstan, le Kazakhstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, constituent, selon les spécialistes, un contrepoids à l’expansion américaine dans la région, une région qui regorge de ressources énergétiques.
L’Afghanistan (Kaboul) est un second point noir. Le succès de la guerre menée en représailles des attentats de New-York est actuellement en train de tourner court car les Talibans, aidés des islamistes d’Al-Qaïda, reprennent progressivement le contrôle de la région. Pays sous influence depuis trois décennies, l’Afghanistan est une voie de transit stratégique pour les ressources de cette partie de l’Asie.
Ainsi, l’Asie centrale, la Russie et la Chine, dont les besoins s’envolent en raison de sa très forte croissance, s’unissent contre les Etats-Unis.
La France et l’Europe, très dépendantes des réserves de gaz de la Russie et de l’Asie, se retrouvent dans une posture très inconfortable. Quel jeu va jouer N. Sarkozy ? Celui des Etats-Unis ? Alors que, ces dernières années, la France affichait son soutien à Poutine. La marge de manœuvre est infime, ce qui, une fois de plus, souligne la faiblesse de l’Europe sur l’échiquier international.
Quant au Pakistan, qui vient de fêter ses 60 ans en même temps que l’Inde, il est à la fois l’allié des Etats-Unis et de la Chine. Une position d’entre-deux difficile à gérer. Toutefois, la proximité récente des Etats-Unis avec l’Inde a rapproché le Pakistan de la Chine.
Le général Musharaf est l’homme fort du régime militaire et le garant d’un équilibre très précaire dans la région. Le Pakistan, qui vit dans une ambiance de guerre civile permanente et qui est en conflit avec l’Inde sur la question du Cachemire, est un repère de terroristes et d’islamistes.
Alors que le monde a les yeux fixés sur l’Iran, beaucoup mettent en garde contre les dangers que représente cet Etat détenteur de la bombe atomique et qui est sous pression permanente.

Tout cela promet une exacerbation des luttes de pouvoir (si ce n’est plus) dans cette course aux ressources énergétiques et aux conflits d’intérêt, dont notre pays, en la personne de notre président N. Sarkozy, ne sera pas épargné si l’on en croit la technique de l’ACG.

Septembre 2007

18 juin 2008

La Pleine Lune solsticiale du 18 juin 2008 et son message subliminal



La Pleine Lune du 18 juin 2008, 17h32 GMT, est une Pleine Lune de Solstice particulièrement importante et puissante, à un degré du Centre Galactique sur une opposition Vénus/Pluton exacte le 17 et au carré d’Uranus. J’en ai d’ailleurs fait une analyse très approfondie, prête à la publication dans une revue ou sur des pages web ; je ne sais pas encore.

Les symboles sabian des Luminaires collent au plus prêt de la période actuelle, avec ses événements paroxystiques, si bien que ma curiosité s’est étendue aux degrés de toutes les positions planétaires. Et quelle ne fut pas ma surprise...

Pour ce faire, j’ai utilisé deux ouvrages de Dane Rudhyar : « Symboles sabian, le sens des 360 degrés du zodiaque » et « Astrologie de la personnalité ».

Symboles sabian des Luminaires :
Soleil
à 28° Gémeaux : « La banqueroute offre à une personne accablée par les événements sociaux une nouvelle chance de refaire sa vie ».
Lune à 28° Sagittaire : « Un pont ancien encore très fréquenté au-dessus d’une belle rivière »
Ces symboles illustrent l’idée selon laquelle lorsque les événements nous accablent et que tout semble perdu, il est une façon d’aborder la situation qui transformera l’échec ou la faillite apparente en opportunité de croissance. Tout dépend de notre perspective.

L’opposition Vénus-Pluton :
Pluton
à 30° Sagittaire : « Le Pape, bénissant la foule ». La reconnaissance émue et sincère d’une autorité donnant à un idéal collectif une réalité concrète et personnelle.
Ici, un homme devient l’incarnation des idéaux et des valeurs d’une collectivité d’êtres humains.
Comme l’écrit Rudhyar, ce peut être une bénédiction, ou parfois une malédiction.
Vénus à 1° Cancer : « En pleine mer les matelots d’un navire amènent les couleurs et change le drapeau ».
Voilà un acte qui s’apparente presque à une mutinerie ; comme si un capitaine était franchement désavoué et les marins se ralliaient à un autre chef d’équipage.

Uranus carré à la Pleine Lune :
23° Poissons : « Un medium spirite matérialise des objets ».
Celui qui est convaincu d’avoir une mission, comme celui qui est investi d’un mandat, doit y mettre toute son énergie vitale, sa passion. Il doit produire des résultats. Comme l’exprime Rudhyar, le véritable « médium » finira épuisé car il alimente de sa propre énergie les phénomènes qu’il provoque.
Mais une question se doit d’être posée : quels sont donc ces objets que matérialise le médium ?
Tout va, bien sûr, dépendre de ses mobiles, de ce qu’il a en tête. Le revers de la médaille, selon Rudhyar, c’est la « supercherie ».

Le point opposé à 23° Vierge : « Un dresseur de lion dompte les fauves d’un cirque ».
Le contrôle des instincts et des impulsions psychiques par une volonté patiente, résolue et sûre d’elle-même, précise Rudhyar.
Ce symbole exprime l’idée qu’il faut savoir dompter son orgueil et, au mieux, le vaincre. Spécialement, lorsque l’on occupe les plus hautes fonctions hiérarchiques, lorsque l’on est à la tête d’un Etat, par exemple.

Mercure stationnaire rétrograde, à un jour de sa station directe et inaspecté :
13° Gémeaux : « un grand pianiste enchante son auditoire ».
Le pouvoir d’inspirer et d’émouvoir les masses plus ou moins réceptives de l’humanité.
Celui qui arrive à surmonter ses peurs ainsi que ses sentiments d’insécurité et d’infériorité de jadis, peut devenir une source d’inspiration et guider le collectif sur le chemin de son évolution.
Le danger psychologique d’un succès sensationnel également, met en garde Rudhyar.

Les Nœud lunaires :
Le nœud Nord
à 20° Verseau : « Une colombe blanche apporte un message ».
Quel est donc ce message ?

Le nœud Nord est conjoint à Chiron 21° Verseau et à Neptune 25° Verseau.
Chiron à 21° Verseau : « Une femme abandonnée par son amant réorganise courageusement sa vie ».
Symbole de victoire sur l’amertume.
Neptune à 25° Verseau : « Un papillon naissant : son aile droite est mieux faite que la gauche ».
Rationalité cultivée quelque peu aux dépens de la vie affective. Masculinité intellectuelle.

Regardons maintenant le symbole du nœud Sud à 20° Lion : « Dans le village indien des Zunis, un rite solennel célèbre le lever du soleil ».
Il exprime l’idée d’un retour à la nature ; à des cultes primitifs en réaction à l’artificialité de notre société.
Au nœud Sud se trouve Mars à 23° Lion : « Dans un cirque, une jeune femme, debout sur un cheval au galop, exécute des tours de force ».
Ce degré traduit vraisemblablement un don pour le théâtre, le show médiatique. Un homme de conscience utilisera son don à la réalisation d’un grand dessein. Le risque réside, cependant, dans un usage de la libido à titre exclusivement théâtral, d’amusement ou de captation d’un public.
Et Saturne à 4° Vierge : « Des enfants noirs et blancs jouent ensemble sans animosité ».
La nécessité de dépasser les préjugés sociaux et les divisions politiques, et de développer une vue d’ensemble. Ce degré évoque la Fraternité universelle.

Enfin, faisons apparaître la croix fixe complète avec les 20° Taureau/Scorpion :
20° Taureau : « Des nuages légers en forme d’ailes sur un ciel clair ».
Message de forces spirituelles, une « Signature » divine.
Rudhyar va plus loin : « Les nuages en forme d’ailes peuvent aussi symboliser la présence d’entités céleste (devas et anges) bénissant et indiquant, sans rien laisser voir, la direction à prendre, la direction que suit le « vent » du « destin ».
Il s’agit d’une bénédiction divine.
20° Scorpion : « Une femme écarte avec force deux épais rideaux masquant l’entrée d’un passage sacré ».
Afin de traverser le voile de la nuit et de s’aventurer dans l’inconnu, il faut avoir la foi et faire confiance à son intuition.

La foi ; justement il ne reste qu’un degré à analyser et c’est celui de Jupiter.

Jupiter, maître de la Pleine Lune :
20° Capricorne : « Un chœur invisible résonne dans une église ».
Il symbolise une action commune dédiée à un but spirituel. Le chœur, c’est la solidarité et l’harmonie du groupe, et il fait miroir à l’harmonie du ciel, à la musique des sphères.

Comme c’est étrange, tous ces degrés m’évoquent...

A vous aussi ??

Réponse d’ici quelques jours...

22 mai 2008

Rêve : Lao-tseu, conseiller présidentiel



Un Etat se régit par les lois.
Une guerre se fait à coups de surprises.
Mais c’est par le non-faire
qu’on gagne l’univers.
Comment le sais-je ?
Par ce qui suit :

Plus il y a d’interdits et de prohibition,
plus le peuple s’appauvrit ;
plus on possède d’armes tranchantes,
plus le désordre sévit ;
plus se développe l’intelligence fabricatrice,
plus en découlent d’étranges produits ;
plus se multiplient les lois et les ordonnances,
plus foisonnent les voleurs et les bandits.

C’est pourquoi le saint dit :
Si je pratique le non-agir,
le peuple se transforme de lui-même.
Si j’aime la quiétude,
le peuple s’amende de lui-même.
Si je n’entreprends aucune affaire,
le peuple s’enrichit de lui-même.
Si je ne nourris aucun désir,
le peuple revient de lui-même à la simplicité.

Lao-tseu, Tao-tö king, verset LVII.

24 avril 2008

Egypte, dîner-débat du 15 mai 2008





Osiris' Dance, musique composée par mes soins (tous droits réservés) et illustrée par un diaporama des lithographies des grands peintres voyageurs des siècles derniers dont le fameux David Roberts.


Le dîner-conférence organisé par les Editions Traditionnelles le jeudi 15 mai 2008 aura pour thème l’Egypte : Frédéric Mistral-Sergent, conférencier en symbolisme traditionnel et archéologie sacrée, ancien élève diplômé de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Vème section, égyptologie) ainsi que praticien en géobiologie, nous fera découvrir le centre sacré de Giza (Gizeh) et la pyramide de Chéops, sanctuaire initiatique et septième merveille du monde.

Avec un tel programme, la soirée s’annonce des plus passionnantes. Car la civilisation égyptienne, qui a excellé dans tous les arts et sciences, et qui a porté le Sacré à son plus haut degré, interroge et fait rêver les hommes depuis des siècles.

Peu après sa parution en France en 1999, une amie m’avait conseillé la lecture du livre de Robert Bauval et Graham Hancock, « Le mystère du Grand Sphinx », qui énonce une théorie surprenante à propos de l’existence d’un code astronomique caché dans l’alignement des trois fameuses pyramides du plateau de Gizeh que sont Kheops, Khephren et Mykérinos. A l’époque sans même posséder de vastes connaissances ésotériques, j’avais déjà été fort intéressée, me gardant toutefois de céder aux clichés de l’égyptomanie. Depuis, mes recherches pluridisciplinaires me conduisent lentement mais toujours plus sûrement, comme au rythme du fleuve sacré, à faire une place de choix à l’Egypte. Oui, je suis convaincue à la lecture d’écrits peut-être plus scientifiques et moins sensationnels, tels que ceux de Schwaller de Lubicz ou encore d’Erik Hornung, d’une mystérieuse civilisation égyptienne matrice de bien des savoirs.

Des savoirs qu’il serait fondamental de revisiter d’un œil plus averti alors que nous entrons dans l’Ère du Verseau qui verra l’humanité nouvelle. Car l’astrologue que je suis n’ignore pas que l’on associe souvent les deux premiers signes d’Air à l’Egypte.

Face à la vieille ville du Caire, sur la rive gauche du Nil, le Sphinx et les grandes Pyramides, imperturbables et indifférents au brouhaha des petits êtres humains, attendent que l’Homme et l’homme se rejoignent pour ne faire qu’un. Aussi, fidèles à leur vocation continueront-ils encore longtemps, patiemment, d’éveiller la curiosité et l’imaginaire de l’homme en l’invitant à s’élever et à se souvenir de la part de divin en lui.

La conférence se place d’emblée sous de bons auspices, pour preuve ces deux « coïncidences » astrologiques remarquables.
Au mois de mai la Nouvelle Lune se forme en Taureau (le 5 mai à 15°22 du signe). Et si l’on se réfère à la théorie des ères précessionnelles, l’Ère du Taureau (approximativement 4099 av. J.C. - 1943 av. J.C.), à laquelle est associée la construction des cités, murailles et grands monuments, correspond à l’époque de l’édification des pyramides.
Le 15 mai, la Lune transite le signe de la Balance. Il s’agit du signe astrologique que de nombreux astrologues relient à la Haute-Egypte (la Basse-Egypte étant quant à elle en affinité avec les Gémeaux). Enfin, je convoquerai et laisserai parler Dane Rudhyar, l’astrologue qui a ouvert la voie à une astrologie du 3ème millénaire annonçant l’intégration de l’Homme à un niveau d’organisation planétaire et cosmique, et qui dans son chef d’œuvre « Le Rythme du Zodiaque » attache une signification particulière au signe de la Balance : « Dans la Balance, la « nouvelle vie » commence : la vie comme participant à la vie de la société ou de n’importe quel plus Grand Tout, Eglise ou « Loge Blanche ». La Balance, c’est l’Initié qui se lève du sarcophage mystique, dans la Chambre Royale de la Pyramide. Il a eu la Vision. Il a reconnu sa place et sa fonction dans le groupe, le sien aussi bien que l’Univers tout entier ».


Le dîner-débat du 15 mai 2008 aura lieu
à 19h30
au Club de la France Libre
59, rue Vergniaud – 75013 Paris

Uniquement sur réservation à André,
au moins une semaine avant la soirée
Au 06 77 55 74 19


05 avril 2008

Vénus "Première à éclairer la nuit"


Elle est née des caprices
Elle est née des caprices
Pommes d’or, pêches de diamant
Pommes d’or, pêches de diamant
Et ces cerises qui grossissaient lorsque
La pluie et la rosée
Toutes ces choses
Guidées par une étoile
Guidées par une étoile
Première à éclairer la nuit
Vénus
Vénus
Vénus
Vénus

Extrait de Vénus in « Bleu pétrole » d’Alain Bashung, 2008.



27 décembre 2007

Simplicité

« Les possessions, les attributs extérieurs du succès, la célébrité, le
luxe – tout cela m’est toujours apparu méprisable. Je crois qu’un
style de vie simple et sans prétention est ce qui convient le mieux à tout le
monde, tant pour l’esprit que pour le corps. »
Albert Einstein

29 novembre 2007

Foi et vérité historique

Profitant d’une belle matinée ensoleillée pour lire, je me suis imprégnée de spiritualité pendant une bonne heure. Puis toute chargée de lumière, je suis allée dans mon bureau et mes yeux se sont posés sur un de mes livres de philosophie : « Remarques mêlées » de Wittgenstein. En le feuilletant, je suis tombée sur une remarque qui pourrait constituer une « réponse » à la première partie du film « Zeitgeist » ; la réponse de Ludwig Wittgenstein (1889-1951), l’un des plus grands philosophes du XXème siècle aux côtés de Martin Heidegger, et qui vécut en ascèse une partie de sa vie.


« Aussi étrange que cela puisse sonner, le contenu historique des Evangiles pourrait être démontré faux, historiquement parlant, la foi n’y perdrait pourtant rien. Non pas, cependant, parce qu’elle se rattacherait à des « vérités universelles de la raison » ! Mais parce que la preuve historique (le jeu de la preuve historique) ne concerne pas la foi. Ce récit (les Evangiles) a été reçu par les hommes avec foi (c'est à dire avec amour). C’est cela, et rien d’autre, qui fait la sûreté de ce tenir-pour-vrai.
Le croyant n’a envers ce récit ni la relation que l’on a envers la vérité historique (la vraisemblance), ni celle que l’on a envers une doctrine des « vérités rationnelles ». Cela existe. – (L’on a bien des attitudes fort différentes envers les différentes espèces de ce que l’on appelle poésie !) »


26 novembre 2007

Zeitgeist, the Movie et Pluton en Capricorne


Le 26 juin 2007 un certain « Peter J. » (Peter Joseph) a diffusé gratuitement sur internet via Google Video un film de deux heures, Zeitgeist, the Movie, que vous trouverez en entier sur le site officiel http://zeitgeistmovie.com/index.html ou bien scindé en plusieurs parties sur YouTube.

Depuis cet été, Zeitgeist (l’esprit du temps) a été visionné par des millions de personnes de part le monde et a fait l’objet de nombreux commentaires sur les blogs. Les français non anglophones devront malheureusement attendre une prochaine version sous-titrée. Quant aux autres, je les encourage à le regarder car il préfigure les grands thèmes associés à l’entrée prochaine de Pluton dans le signe du Capricorne.

Le film se divise en trois parties.

Part I: “The Greatest Story Ever Told”: ce premier chapitre relate comment le christianisme fut élaboré à partir de cultes solaires païens tel que celui de Mithra et comment la Bible n’a fait que reprendre à son compte les mythes d’anciennes civilisations. Le discours est intéressant pour l’astrologue lorsqu’il évoque l’observation des étoiles et du mouvement du Soleil dans le ciel comme fondement du récit mythologique, puis biblique. Quant au fond, l’auteur met l’accent sur le fait que la religion en général, et plus particulièrement le christianisme, serait un moyen de contrôle social utilisé par les puissants.

Part II: “All The World's A Stage”: le film se fait ici le chantre d’une thèse déjà bien rodée selon laquelle les Etats-Unis auraient été prévenus des attentats du 11 septembre et y auraient contribué en contrôlant eux-mêmes l’effondrement des deux tours du World Trade Center. D’autre part, tous les kamikazes ne seraient pas morts puisque, toujours selon cette rumeur, le vol 77 devant s’écraser sur le Pentagone n’aurait finalement pas atteint sa cible. En conclusion, G.W. Bush et son administration (avec le concours tacite des media) auraient soigneusement caché la vérité sur la tragédie du 11 septembre qui serait en réalité une conspiration des élites.

Part III: “Don't Mind The Men Behind The Curtain: dans cette dernière partie, l’auteur du film décrit les cracks financiers, les coups d’état et les guerres, celles du XXème siècle et les guerres les plus récentes en Afghanistan et en Irak, comme étant conçus et financés par les plus puissants et les plus riches de la planète afin d’asseoir leur domination sur les populations mondiales. Ainsi, les banquiers internationaux indépendants et privés contrôleraient non seulement notre argent mais surtout notre futur grâce à la Réserve fédérale (FED), qui est la banque centrale privée des Etats-Unis créée en 1913, et au Conseil des Relations Etrangères (CFR), un think tank américain fondé en 1921 qui analyse la situation politique mondiale et oriente la politique étrangère américaine (http://www.voltairenet.org/article14344.html) en fonction des intérêts des grandes multinationales.

La thèse défendue par l’auteur du film est simple : depuis l’aube des temps, une minorité de gens très riches, une élite, conspire à prendre le pouvoir et à contrôler la population mondiale à son avantage exclusif. Nous retrouvons exposée dans ce montage habile la fameuse théorie du complot ou de la conspiration, une théorie qui stigmatise les Juifs et les Francs-Maçons. Je vous laisse juge.

Ce qui me semble beaucoup plus intéressant en revanche est de signaler l’entrée presque concomitante de Pluton dans le signe du Capricorne le 26 janvier 2008, signe dans lequel il séjournera 13 ans, après quelques mois de rétrogradation en Sagittaire à partir de la mi-juin et jusqu’à la fin novembre 2008.
Car toutes les formes de pouvoir bien établi vont être remises en cause ces prochaines années. Pluton va porter au grand jour l’ombre du pouvoir politique et de l’ambition personnelle (Capricorne). Après la purification plutonienne les structures politiques seront réorganisées et de nouvelles institutions verront le jour en fonction d’un nouvel idéal de civilisation.

Les idéaux de la période Pluton en Sagittaire (1994-2008) doivent ainsi passer le test de l’incarnation dans la période Capricorne. Reste à savoir quels idéaux pour la société de demain. De nouvelles institutions supra-gouvernementales ? Vers un gouvernement mondial ?! Le développement à grande échelle du micro-crédit au détriment des institutions financières existantes ? Il est difficile de prévoir pour l’instant car beaucoup d’événements radicaux se préparent (le carré en T cardinal de Saturne-Uranus-Pluton), qui vont bouleverser nos sociétés et l’ordre mondial.
Et j’aurai l’occasion de revenir sur l’entrée de Pluton en Capricorne dans d’autres articles.


12 octobre 2007

« Partout et toujours »


Certains recherchent l’éveil dans le « ici et maintenant ».
Etre conscient de ce qui se passe dans l’immédiat ou dans l’environnement proche.
Cela correspond à une prise de conscience de la réalité, ce que d'autres nomment encore un état de connaissance. L’éveil serait dans cette acception un état de prise de conscience pure et claire où la dualité sujet-objet disparaît, et plus précisément se trouve transcendée.
L’éveillé serait alors doué d’une vision transcendantale, d’un état de vision spirituelle libre de toute illusion, de toute pensée erronée, de tout conditionnement aussi.

Le poète Voyant va plus loin. S’éveiller dans le « partout et toujours »...
Dans le poème « A une raison », le bel alexandrin de Rimbaud « Arrivée de toujours, qui t’en iras partout » décrit ce à quoi aboutit l’éveil : à la transfiguration de l’univers.

Transfiguration, du latin transfiguratio : changement complet de l’expression du visage.
Transfiguration de Jésus Christ : état glorieux dans lequel le Christ se montra à trois de ses disciples sur le mont Thabor.

Trans- : au-delà ;
Figuration : action de représenter quelque chose sous une forme visible.

Un maître soufi a enseigné : il s’agit de « s’éveiller dans le « partout et toujours ». Ce qui est plus important, c’est de « saisir ce qui transparaît à travers ce qui apparaît ».
Etre conscient de la façon dont le partout et le toujours se manifestent dans l’ici et maintenant.

Dans son bel ouvrage « Le Très-Bas », Christian Bobin a écrit de Saint François d’Assise :
« Il parle aux hirondelles et s’entretient avec les loups.
Il entre en réunion avec les pierres et organise des colloques avec des arbres.
Il parle avec tout l’univers car tout a puissance de parole dans l’amour, car tout est doué de sens dans l’amour insensé »

Dans le poème « Les regards furent accablés » extrait du Diwan d’Alawi, chacun peut lire :
« Les esprits évoluent dans la Présence Très Sainte
Si tu voyais ô compagnon ce qui est derrière le vêtement
C’est comme un flambeau dans la niche du monde sensible
Son sens intime s’exprime dans toutes les formes.

Louange à Allah pour ce qu’a vu mon œil. »

Plus loin :
« Tout est illusion que la réalisation annihile
Excepté le Visage d’Allah qui suffit au Voyant. »

Et encore :
« O Voyant si tu n’es pas trop ébloui
Médite qui donc se manifeste par la Création
Si tu réponds : c’est Allah le Bien-Informé nous te dirons : voile ce secret »

18 septembre 2007

Centre galactique et inspiration



Ce 17 août 2007 au matin, le soleil donne dans la pièce où je suis assise. Je ferme les yeux afin d’entrer en méditation et je sens la caresse des rayons chauds sur ma peau. Mais le Soleil est aussi une étoile et dans cette perspective nouvelle, j’imagine alors que je suis dans l’univers silencieux.
Silencieux ? Vraiment ?

Je laisse venir à moi les sensations et des images mentales se forment. Je perçois des étoiles noires qui, telles des comètes, se dirigent vers moi. C’est un festival. Au bout d’une minute ou deux apparaît au centre un astre noir. Soudain, je comprends que j’assiste à la fin d’une éclipse. Un rai de lumière jaillit. Puis, c’est tout un quartier de lumière qui progressivement croît...

J’ai senti mes doigts se refroidir et j’ai eu envie de les réchauffer en plaquant quelques accords. Au final, j’ai passé une journée agréable et très créatrice. Le temps s’était arrêté. Je me suis enregistrée au piano, puis j’ai imaginé un petit diaporama illustrant l’inspiration musicale qui avait suivi ma méditation du matin sur le Centre galactique.

En analysant mon thème, j’ai constaté que ma Vénus en Poissons forme un quintile au Centre galactique (CG) situé à 26°57 Sagittaire. Les aspects d’harmonique 5, le quintile (72°) et le bi-quintile (144°), sont réputés pour être les aspects de l’homme créateur. Ceux qui ont des planètes formant de tels aspects au CG auront peut-être ressenti cet été, tout particulièrement, une impulsion créatrice en relation avec la symbolique de la planète aspectée. Avec Vénus, c’est l’art sous toutes ses formes, avec Mercure, ce sont les représentations mentales et la communication, avec le Soleil, c’est le rayonnement de sa personnalité, avec la Lune, c’est la façon de s’occuper de soi et des autres (être une « mère », nourrir), c’est aussi la poésie, l’image...

La Terre et toutes les planètes du système solaire tournent autour du Soleil. Pourtant, les occultistes ont toujours dit que le Soleil qui se lève tous les matins n’est pas le « vrai » Soleil. L’astre des jours, brillant de mille feux et vénéré comme étant le symbole de l’Esprit, est perdu entre deux bras de la Galaxie ! Et il tourne lui-même autour du Centre galactique en 240 millions d’années environ. Le cœur de notre Galaxie fait donc figure de « Soleil » de notre Soleil.

Ce point de l’espace dans la direction de la constellation du Sagittaire est très mystérieux. Il s’agit d’après les découvertes scientifiques les plus récentes d’un trou noir « supermassif » qui partagerait le même lieu qu’une source radio très complexe.
Le cœur de la Galaxie, dont émanent des ondes infra qui traversent toute la Voie Lactée, symboliserait alors la conscience créatrice primordiale ?

En transitant de 26 à 27°Sagittaire Pluton s’aligne sur le Centre Galactique. La conjonction exacte a eu lieu fin décembre 2006 et pour la deuxième fois à la mi-juillet 2007. Elle doit se reproduire prochainement à la fin octobre. Mais si l’on retient le transit de Pluton dans le degré, alors ce sont la seconde moitié de juillet et les mois d’août, septembre et octobre dans leur entier, qu’il faut prendre en considération.

Les trous noirs ont pour particularité d’avaler, mais aussi de donner naissance aux étoiles. Du cœur de la Galaxie nait de la matière stellaire en même temps qu’il en disparaît. Cela rappelle le cycle continu de la naissance et de la mort auquel la symbolique plutonienne fait parfaitement écho.
Ainsi, l’humanité et la Terre vivent actuellement une « mort et une renaissance ». Il s’agit d’une période de « destruction », mais aussi de fécondité et de semailles.

A chacun de s’accorder au Centre galactique s’il désire en profiter.

20 août 2007

La Grande Loi universelle


Il est écrit dans l’Epître aux Galates qu’une seule formule contient toute la Loi en sa plénitude : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

L’amour est la Loi, l’amour seul commande.

Qu’on l’appelle érôs, philia ou encore agapè (charité),
pour moi il n’y a que l’Amour : EROS.

L’amour est désir. L’amour est joie.

L’amour est l’alpha et l’oméga de toute vertu.

L’amour est premier sans toutefois être Dieu lui-même.
Il est le désir de se manifester au moyen de la création visible.


La musique de Mozart est amour.
Mozart n’est pas le plus grand des musiciens, il est l’unique. Celui qui a laissé à travers lui s’écouler, s’exprimer, la Grande Loi universelle.

Le plus beau texte jamais écrit sur l’Amour (ou la charité) est l’Epître aux Corinthiens de Saint Paul. Il commence ainsi :

« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je ne suis plus qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien. »

Quelques jours avant de mourir, la grande philosophe et mystique Simone Weil a écrit dans son journal :

« Faculté surnaturelle.
Charité.
Le baptême, hélas, ne la confère pas. »

12 août 2007

Une nuit avec Rimbaud

Alors que Pluton, invisible aux yeux des hommes et Prince de la transcendance, s’est aligné avec le Centre galactique le 16 juillet dernier, j’ai relu à la nuit les poèmes du célèbre Voyant : les Illuminations de Rimbaud.
2007 est, dans le secret, une grande année pour tous ceux qui marchent vers la Lumière.



A une raison

« Un coup de ton doigt sur le tambour décharge tous les sons et commence la nouvelle harmonie.
Un pas de toi, c’est la levée des nouveaux hommes et leur en-marche.
-Ta tête se détourne : le nouvel amour !
Ta tête se retourne,- le nouvel amour !
« Change nos lots, crible les fléaux, à commencer par le temps », te chantent ces enfants. Elève n’importe où la substance de nos fortunes et de nos vœux on t’en prie.
- Arrivée de toujours qui t’en iras partout. »

04 mai 2007

L’homme nouveau

« Ce n’est pas seulement le monde qu’il s’agit de changer ; mais l’homme. D’où surgira-t-il, cet homme neuf ? Non du dehors. Camarade, sache le découvrir en toi-même, et, comme du minerai l’on extrait un pur métal sans scories, exige-le de toi, cet homme attendu. Obtiens-le de toi. Ose devenir qui tu es. Ne te tiens pas quitte à bon compte. Il y a d’admirables possibilités dans chaque être. Persuade-toi de ta force et de ta jeunesse. Sache te redire sans cesse : « Il ne tient qu’à moi ».

André Gide, « Les nouvelles nourritures »,

29 avril 2007

Another brick in the wall...



« La construction par l'armée américaine d'un mur de cinq kilomètres en plein cœur de Bagdad suscite colère et incompréhension. Depuis le 10 avril, l'armée américaine achemine en effet des blocs de béton dans le quartier sunnite d'Adhamiyah, l'une des dernières enclaves sunnites dans l'est chiite de Bagdad.

Selon l'armée américaine, ce mur, construit dans le cadre du plan de sécurisation de la capitale irakienne, est destiné à empêcher d'éventuels escadrons de la mort chiites de commettre des attentats pour faire fuir les sunnites du quartier, mais aussi les insurgés sunnites d'utiliser cette poche comme base pour commettre des attaques dans les quartiers chiites. "Le but n'est pas de diviser la ville entre les différentes communautés" mais de fournir "davantage de sécurité aux gens qui vivent dans les quartiers où le niveau de violence augmente", explique le lieutenant-colonel Scott Bleichwehl. »


Cet extrait du journal Le Monde daté du 25 avril 2007 vient illustrer mon dernier article sur la station directe de Saturne. Il s’agit de la planète associée au principe de structuration et aux limites, dont les meilleurs exemples concrets sont le mur et la barrière.
D’autre part, si Saturne est redevenu direct le 19 avril, j’indiquais qu’« En réalité, une nouvelle impulsion a déjà transpiré dans les actions ou dans les événements autour du 8-10 avril » en raison du grand Trigone Soleil-Jupiter-Saturne. Si l’on suit le cycle de rétrogradation, cette affaire devrait connaître de nouveaux développements fin juillet.

L’initiative de l’armée américaine est très critiquée car elle n’est pas sans rappeler d’autres constructions inspirées du même esprit et tristement célèbres au XXème siècle : du Mur de Berlin, en passant par la Ligne Maginot, à l’actuelle « clôture de sécurité » construite par Israël en Cisjordanie, toutes ces barrières de séparation défensives traduisent un besoin de différenciation et de sécurité à tout prix confinant à l’extrême à une sclérose, une prison, et à terme conduisant à un échec.

Le Mur de Berlin, qui fut érigé le 13 août 1961 et qui fut détruit le 9 novembre 1989, dura le temps d’un retour de Saturne, à quelques semaines près ; la construction de la ligne Maginot, dont les plans furent imaginés en 1922, débuta en 1928, soit la même année qu’un retour de Saturne (à 21°59 Sagittaire) dans le thème de la IIIème République française ; si le tracé définitif de la barrière de sécurité d’Israël fut décidé en août 2002, sa construction démarra en 2003 au moment d’un transit de Jupiter sur le Saturne natal de l’Etat d’Israël situé à 16°25 Lion.
L’actuelle construction de murs de sécurité à Bagdad correspond à une opposition de la Lune progressée à Saturne dans le thème de la guerre d’Irak et aussi à une opposition de Saturne progressé au Jupiter du thème de la fondation de la ville de Bagdad.

Comme on l’aura sans doute remarqué, Saturne est toujours impliqué lors de ces entreprises d’édification ; un Saturne dont la fonction s’exprime ici dans ce qu’elle a de plus négatif, à savoir la peur et la paranoïa, la rigidité et la fermeture.

18 avril 2007

Saturne direct le 19 avril


Après 4 mois et demi de rétrogradation, Saturne redevient direct le 19 avril à 18°09 Lion. Si toute planète (ou angle) à 18° se trouve concernée, ce sont surtout les natifs du Capricorne et du Verseau, et plus encore les personnes ayant des positions importantes à 15-25° des signes fixes (Lion, Verseau, Taureau et Scorpion), qui devraient ressentir le changement d’orientation de cette planète que l’on associe au principe de réalité et de structuration.

Dès le 20 mars, Saturne a ralenti à 19° Lion jusqu’à devenir stationnaire à 18°. Une planète stationnaire est une planète qui, vue de la Terre, semble s’arrêter quelques jours dans le ciel avant d’entamer son mouvement rétrograde ou direct. La station a pour effet d’intensifier le processus en cours. Dès lors, c’est comme si le temps était suspendu et qu’aucune avancée n’était possible.

Cette période peut sembler interminable et frustrante à ceux qui sont plutôt entreprenants de nature ou qui ont des projets ambitieux en cours car, depuis le 6 décembre 2006, la rétrogradation de Saturne insiste sur le besoin de reconsidérer l’usage qui a été fait de cette fonction planétaire depuis l’été dernier. Les énergies saturniennes ne sont plus tournées vers l’extérieur, mais se sont intériorisées afin de mieux structurer, d’organiser en profondeur ses affaires ou bien de reconsidérer ses ambitions, le tout en fonction de ses possibilités et de ce qui s’avèrera utile à son évolution. A partir du 19 avril seulement, les choses vont bouger et prendre de la vitesse au fur et à mesure des semaines à venir.

En réalité, une nouvelle impulsion a déjà transpiré dans les actions ou dans les événements autour du 8-10 avril.
Le 8 s’est formé un trigone Soleil-Saturne et le 10 un trigone Soleil-Jupiter. Nous avons donc un grand Trigone en signes de Feu auquel vient s’adjoindre Mercure en Bélier, le 21. Ainsi, durant la période du 8-22 avril souffle un vent de progrès et de croissance très énergétique favorisant l’ambition sociale : cette configuration dynamisante et enthousiasmante favorise les projets et les initiatives touchant la vocation, la vie professionnelle et plus généralement l’amélioration des structures de vie. Elle génère et fait saisir des opportunités. Pour les personnes concernées (cf ci-dessus), des affaires peuvent être conclues et des contrats importants signés.

Sur le plan collectif, c’est le trigone Jupiter-Saturne de l’année 2007, pour la première fois en orbe le 16 mars dernier, qui est transmis par le Soleil et Mercure à 18-19°des signes de feu. Des indices de croissance et d’optimisme devraient ainsi se manifester sur les plans économique, social et politique. A noter que le 6 mai, jour du second tour de l’élection présidentielle, se forme le second trigone Jupiter-Saturne.

Enfin, la Nouvelle Lune du 17 avril à 27°05 Bélier, qui est trigone à Pluton-CG, peut elle aussi contribuer, deux jours avant la station directe de Saturne, à donner le sentiment d’un commencement régénérateur, d’un nouveau départ prometteur.

Quelque chose se met donc en place en ce mois d’avril, mais il faudra attendre la fin du mois de juillet 2007, lorsque Saturne transitera son degré de rétrogradation, pour que son message soit complètement intégré, puis que le collectif et chacun d’entre nous prennent la mesure de ce qui s’est incarné, autrement dit des résultats.

10 avril 2007

L’Humanité est encore à venir...


« Ce que les homme doivent tâcher de faire, c’est de s’identifier au globe dans son entièreté (...). L’humanité-planète, l’Humanité dans sa globalité tel un véritable organisme planétaire en rapport avec toutes les planètes et les systèmes d’étoiles, un centre de conscience et d’activité collective parmi des millions d’autres centres : l’établissement d’une telle humanité globale, c’est là la vision que l’on peut avoir de la grande possibilité qu’ouvre l’Ere du Verseau. »

Dane Rudhyar

02 avril 2007

« We are the world »



Le goût de l’avenir (3)

« Ce que vous êtes revêt une importance capitale, car vous êtes ce monde et ce monde est vous. C’est cela la compassion. »

« Si l’on s’assoit tranquillement au pied d’un arbre, on sent l’insondable mystère qui entoure la terre millénaire. Au cours d’une nuit paisible, lorsque les étoiles étincellent tout près de vous, on prend conscience de l’espace en expansion et de l’ordre mystérieux qui régit toutes choses, conscience de l’incommensurable et du rien, du mouvement des collines sombres et du cri du hibou. »
Extraits du Journal de Krisnhamurti


L’homme est le monde. Et ce monde est l’homme, disait Jiddu Krishnamurti.

Pour celui ou celle qui souhaite se déconditionner et se libérer, il n’y a pas meilleure lecture que celle de Krishnamurti.
Car quel autre que lui a pendant cinquante ans enseigné que les mutations fondamentales de la société ne peuvent aboutir qu'au prix d'une transformation de la conscience individuelle. Quel autre que lui a mis l'accent sans relâche sur la nécessité de la connaissance de soi et sur la compréhension des influences limitatives et séparatrices du conditionnement religieux et nationaliste.

Les différences nées de la diversité des langues et des cultures ont occulté l’identité bio-anthropologique commune. Tel est le constat dressé depuis plusieurs années par Edgar Morin qui justement en appelle à l’inscription dans la Terre-Patrie.
Aujourd’hui, la communication universelle quasi-instantanée révèle des spécificités, des altérités, qui étaient jusqu’ici insoupçonnées et passaient inaperçues. A l’ère planétaire où l’interdépendance se généralise, le monde devient « notre maison » et pourtant, loin de rapprocher les hommes, la globalisation a aussi pour conséquence de lever les sociétés les unes contre les autres.

« Inquiétante étrangeté ».
L’étranger, sur qui nous projetons nos craintes de l’inconnu et de l’étrange, est depuis toujours mal-aimé, voire haï, en tous les cas stigmatisé. Sources d’incompréhension, d’insanité aussi, les différences virent aux conflits. Se percevant comme des rivales, les sociétés s’entre-tuent. Les religions monothéistes appellent leurs fidèles à combattre le Dieu concurrent. La nation et l’idéologie suscitent de nouvelles haines.
Aussi espérons qu’un jour, au-delà des égocentrismes et des ethnocentrismes, nous saurons reconnaître en tout ce qui vit sur Terre une même communauté de destin — un destin terrestre—, et nous verrons peut-être en cet autre, non plus un ennemi, mais un frère humain.

Alors quel politique, homme ou femme, va enfin se risquer à nous révéler notre identité terrienne ?!!! Quand serons-nous des citoyens terrestres ? Quand habiterons-nous la Terre, au sens où l’entendait le poète allemand Hölderlin.
Car sans cette prise de conscience préalable, l’homme n’assumera jamais sa responsabilité vis-à-vis de la planète et tous les vœux écologistes resteront lettre-morte. Posons-nous cette question simple : quelle nation se sacrifierait pour sauver la planète et le reste de l’humanité ?
Aucune. La messe est dite.

Depuis les temps immémoriaux, l’homme a fait fausse route. Car il a cultivé la haine et la violence plutôt que l’amour, nous instruit Krishnamurti. Il est maintenant nécessaire de changer puisque les dangers sont à ce point rendus qu’ils sont mortels à l’échelle de la l’humanité.

Comment faire ?
En mettant en avant ce qui unit et rassemble au lieu de focaliser sur ce qui divise, ce qui fragmente. Car de la division naissent le conflit et la souffrance. Le mal divise et n’engendre que le mal.
Comment l’homme a-t-il pu imaginer apporter la paix en faisant la guerre ? Cela ne se peut. Le dernier exemple en date est la fameuse « Pax americana » que G.W. Bush et les néoconservateurs de Washington ont essayé de répandre au Moyen-Orient en vertu de la soi-disant théorie des dominos. Au vu de la situation actuelle, nombreux sont ceux qui pointent la naïveté de tels mobiles pour plutôt évoquer une volonté d’instaurer le chaos dans cette région du monde.
Enfin et surtout, c’est en changeant nous-mêmes que nous changerons le monde.

Le problème individuel est le problème du monde : le monde est le reflet de ce que l’homme projette sur lui. Or, ce qu’il projette, ce sont ses complexes intérieurs, ses conflits internes, ses frustrations, ses peurs, ses avidités, ses mobiles et ses ambitions. De sorte que le problème individuel, explique Krishnamurti, devient le problème mondial.
Le monde et l’individu sont intimement reliés et ne peuvent être séparés. La pensée de Krishnamurti rejoint ici celle de G.G. Jung pour qui « Nous sommes, dans ce que notre vie a de plus privé et de plus subjectif non seulement les victimes, mais aussi les artisans de notre temps. Notre temps — c’est nous ! ».
L’état du monde a été créé par les individus, c’est-à-dire par moi et par vous.

En me changeant moi-même je peux changer le monde : l’homme intérieur prédominant toujours sur l’extérieur en ce sens que le monde est son reflet, c’est donc cet homme intérieur qu’il faut transformer.
Pour transformer le monde, il faut commencer près, avec soi-même. Car « transformer le monde » n’a en réalité aucun sens : on ne peut attribuer le monde à personne ! A l’inverse, l’individu vous l’attribuez à quelqu’un : c’est vous, c’est moi. Par conséquent, il faut commencer par soi-même. Il n’y a pas d’autre façon de faire.

« Tant que je suis avide, tant que je suis nationaliste, tant que j’ai soif d’acquérir, je crée une société dans laquelle l’avidité, la soif d’acquérir et le nationalisme sont déchaînés, ce qui conduit à des conflits et enfin à la guerre. Manifestement, il ne peut pas y avoir de mécanisme de changement tant que je suis avide, tant que je suis à la recherche du pouvoir, car mes actions provoqueront inévitablement une condition basée sur le pouvoir, politique, religieux ou social, qui en fin de compte conduira à un conflit. Etant le processus total de la société, je suis responsable de la guerre ; et si je désire ardemment la paix, je dois cesser d’être avide, accapareur, je ne dois avoir aucune nationalité, je ne dois appartenir à aucune religion organisée, ni à aucune idéologie. Je suis le processus total du monde, et si je change, si je me transforme, j’engendre une transformation radicale dans la société. (...) Et l’homme qui veut comprendre la signification totale de l’existence doit se comprendre lui-même — non en tant qu’individu s’opposant à la société, à la masse, mais en tant que processus total. C'est-à-dire qu’il doit être conscient de chaque pensée, de chaque sensation, de chaque action ; (...). Un tel homme connaîtra l’amour ; étant libre des éléments qui créent l’antagonisme — la croyance, le nationalisme, l’acquisition — il sera un des facteurs de la transformation du monde. » Extrait de « De la connaissance de soi ».

A la lecture de cette vision claire et pénétrante, je comprends qu’une politique et une géopolitique « révolutionnaires » sont encore à inventer.
J’emploie ici le mot « révolution » car un basculement, du conflit et de la guerre vers le pôle opposé qu’est l’amour, est ni plus ni moins nécessaire.

A suivre...

19 mars 2007

Les identités meurtrières



Le goût de l’avenir (2)

En annonçant qu’il créera, s’il est élu, un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », un des candidats à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy puisqu’il faut le nommer, a déclenché une polémique dont notre pays se serait bien passé pour son image et aussi sa santé psychique. Coupler l’immigration à l’identité nationale, hormis le fait qu’il faudrait savoir de quelle identité il s’agit, c’est, en effet, opposer les Français aux étrangers.

Souvenons-nous de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 et du fameux « choc » qu’elle engendra. Au vu des sempiternels débats sur l’immigration et des intentions des uns et des autres, je constate, malheureusement, qu’il n’y a aucune solution de continuité entre la menace extrémiste d’hier et celle d’aujourd’hui.

Si nous étions vraiment sérieux, nous nous interrogerions.

Nous allons entrer dans une période historique comparable aux années 30 qui ont connu la montée du fascisme et des totalitarismes.
Si l’actuelle opposition Saturne-Neptune est la marque d’un désarroi et d’une perte de foi face à l’avenir (c’est comme si nous vivions enfermés dans une bulle de négativité), les grands bouleversements, quant à eux, n’auront lieu qu’après 2007. Le carré en T cardinal formé de Saturne, Uranus et Pluton, qui sera en orbe de 2008 à 2011, va confronter l’humanité à des défis particulièrement aigus.
Au XXème siècle, ces trois planètes se sont retrouvées par deux fois en aspects tendus : de 1929 à 1933, puis de 1964 à 1968. De ces deux périodes, c’est la Grande Crise des années 1929-1933, avec ses effets dramatiques sur la vie politique, qui est la plus approchante du climat à venir. Aussi, conviendrait-il d’être très prudent face à la xénophobie.
Remarquez, d’ores et déjà, comme tous les nationalismes sont de plus en plus décomplexés en Europe. Et chose très inquiétante : l’Allemagne s’y met aussi.

De son côté, la France est un pays mal en point.
Trois « placards », mal liquidés par la politique française, pèsent lourd dans la psyché nationale, plus encore que la globalisation ou l’euro fort. Il s’agit, comme s’en est souvent expliqué un de nos plus brillants écrivains, de la période 1940-1944, de la guerre d’Algérie et de l’explosion de 1968.
Si la France a récemment fait quelques avancées du côté de la conscience d’une responsabilité et de l’autocritique, elle n’en est qu’à ses débuts. C’est la raison pour laquelle les Français vont pendant longtemps encore demeurer les champions du monde de la consommation d’antidépresseurs. Cela explique aussi pourquoi la France n’en finit pas de chuter.
Une étude des cycles de la France et de la Vème république permet d’envisager un nouveau départ (relatif) socio-économique et politique à l’automne. Une ère s’achèvera alors véritablement, celle de Chirac. Faut-il s’attendre au mois de novembre 2007 à des réactions et aux conséquences, bonnes ou mauvaises, des premières mesures gouvernementales, ou bien encore aux états généraux promis par Ségolène Royal ?

D’ici là et dans ce contexte général, en appeler aux vieux démons pour remporter une élection présidentielle est dangereux. C’est faire de la France la proie des ombres passées et la condamner à n’avoir aucun avenir.
Plus grave, c’est réveiller les différences et les conflits identitaires dans un monde secoué par de nouvelles guerres pour les ressources (le pétrole, le gaz naturel, l’eau...) et montrant dans le même temps des signes inquiétants de dérèglement climatique et de pollution.

Comment dès lors espérer s’attaquer à ces problèmes majeurs, vitaux, qui exigent de chaque être humain une prise de conscience que la Terre est sa patrie ?

A suivre.

09 mars 2007

Jupiter en Sagittaire (24 nov 2006 - 18 déc 2007)



Jupiter transite depuis quelques mois déjà son propre signe, le Sagittaire, où il est «en domicile», autrement dit, il y exprime sa forme la plus pure. Sa nature y est amplifiée et exagérée car Jupiter, qui a en détestation les limites, a tendance à s’enfler.

Traditionnellement, Jupiter accroît notre compréhension et transforme nos expériences en sagesse. En transitant le Scorpion, il a élargi notre conscience des relations intimes, ainsi que celle de notre pouvoir personnel. Maintenant en Sagittaire, il augmente notre conscience culturelle, sociale et religieuse, et aussi notre confiance dans la vie et notre besoin de défi, de dépassement.

Jupiter symbolisant l’optimisme, la joie et l’abondance, ce transit va refléter l’espoir et la vision d’un avenir meilleur. La « pensée positive » et le renouvellement de la foi en la vie devraient ainsi concourir à créer un certain mieux-être, un sentiment bien venu dans le climat de l’actuelle opposition Saturne-Neptune, l’alignement majeur de cette année mais dont nous subissons les effets éprouvants depuis la fin 2004.

Le collectif va s’orienter vers le « progrès » et la « réussite » qui sont les mots favoris du jupitérien. L’y aideront le carré Jupiter-Uranus et le trigone Jupiter-Saturne de l’année 2007. De surcroît, l’entrée de Jupiter en Sagittaire fait chuter la pression des douze derniers mois au cours desquels Jupiter et Saturne, les planètes sociales, étaient dans des signes d’éléments incompatibles entre eux, à savoir l’eau et le feu.
Avec d’un côté Saturne continuant son transit en Lion jusqu’en septembre 2007 et de l’autre des qualités jupitériennes s’exprimant beaucoup mieux à présent dans le Sagittaire, les énergies sont d’ores et déjà en affinité élémentale. Et cela s’est senti avant même l’aspect de trigone entre les deux planètes à partir de mars 2007.

Jupiter, en élargissant les horizons mentaux de l’être humain, fait voir les choses « en perspective » et surtout « en grand ». Préparons-nous donc aux débordements d’inspiration et aux projets ambitieux, les domaines relatifs aux voyages, à l’exploration et à l’aventure, à l’enseignement et aux études supérieures, à l’édition, à la justice, à la politique et au sport, étant particulièrement favorisés.
Le programme d’exploration humaine du système solaire de la NASA, laquelle a annoncé le 4 décembre dernier qu'elle envisageait d'établir une base permanente sur la Lune autour de 2020, est à mettre au crédit du transit de Jupiter en Sagittaire qui traduit l’envie de s’aventurer en territoire inconnu.

Enfin, n’oublions pas, qu’ennemi des limites, Jupiter pêche très souvent par excès. En domicile, Zeus le « Roi des dieux » ne connaît ni la modération, ni le principe de réalité. Par conséquent, attention au gaspillage et à la trop grande prise de risque. A cela s’ajoutent également de l’intolérance et du fanatisme sur les plans idéologiques et religieux.

Ainsi, on se rappellera que lors des précédents transits de Jupiter en Sagittaire : I. Rabin fut abattu par un Juif orthodoxe, de même qu’eut lieu le génocide du Rwanda (94-95) ; Marcos, le leader des Philippines, a été assassiné (83-84) ; les athlètes israéliens furent tués lors des Jeux de Munich (71-72) ; l’insurrection de Lhassa contre la présence chinoise a été écrasée et le Dalaï Lama dut se réfugier en Inde (59-60) ; Gandhi fut assassiné (47-48).