30 octobre 2008

Le Feu et la Terre (2) : le bonheur sur terre




Le bonheur sur terre est mirage
que l’on espère,
sitôt qu’il s’incarne,
on s’en lasse,

Tel le courant vers la plaine,
et qui, une fois arrivé,
ralentit et se trouble,

Les hommes ne sont heureux
que dans le désir de l’inaccessible,
une fois atteint
ils s’en désintéressent.

Si tu croises un bienheureux
qui renonce à l’inaccessible,
bien des leçons sont à tirer
de son comportement.

Dans la forêt,
point d’espérance,
pas d’ennui
non plus.

Comment la forêt pourrait-elle convoiter une part,
alors qu’elle a tout ?

Et pourquoi continuer à y chercher l’espoir,
alors qu’elle est l’Espérance.

La vie est d’espoir,
cela aussi est une de nos souffrances.

*
Donne-moi le
nay
et chante !
Le chant est feu et lumière,

La plainte du
nay
est désir
que n’approche jamais l’indifférence.

Khalil Gibran, « le Livre des Processions », chant 14.



19 octobre 2008

Crise financière : le trickster affole les marchés



Le lundi 29 septembre 2008 était le jour d’une Nouvelle Lune à 6°33 Balance, le signe de l’équilibre et de l’harmonie.
Justement, la planète finance et les marchés en auraient bien besoin. Malheureusement, Vénus, maîtresse de la lunaison, est en Scorpion et en réception mutuelle avec Mars en Balance. Ces deux planètes, qui régissent l’axe financier Taureau/Scorpion, sont en exil et ne donnent pas leur meilleur... Mercure, symbole des marchés, des échanges, et aussi du processus de pensée, est lui aussi en Balance. Dans ce signe, Mercure a la réputation de favoriser la rationalité, l’objectivité et l’équilibre de par sa capacité à saisir la diversité des points de vue. Cependant, depuis le 24 septembre, il rétrograde. Rien de tel pour déstabiliser les marchés qui fonctionnent « à la confiance ». Mercure rétrograde en Balance affecte, littéralement, l’équilibre mental. Et comme si cela ne suffisait pas, le 30 septembre, une occultation par la Lune vient décupler les effets perturbateurs de la planète rapide.

Après une quinzaine noire, la Pleine Lune du 14 octobre à 21°51 Bélier, suivie de la station directe de Mercure le 15 à 7°34 Balance, permet d’y voir un peu plus clair sur ce qui se profile. Avec la première opposition Saturne-Uranus droit devant nous et l’entrée de Pluton en Capricorne, il s’agit d’une grande Dépression, et non d’une récession comme certains l’espèrent encore. Ainsi, après une brève accalmie de deux jours suite à l’annonce des plans de sauvetage bancaire, les places boursières ont replongé, anticipant non plus une crise financière mais une très grave crise économique, face à laquelle rien n’est prévu.

Mieux qu’un pilote dans l’avion, c’est d’un architecte imaginatif et inspiré dont la planète aurait actuellement besoin.

Les bourses européennes craignant une grave contagion de la crise financière américaine ont plongé en ce premier « lundi noir », le 29 septembre 2008. C’est ainsi que le CAC 40 a atteint son plus bas niveau depuis mai 2005 en perdant 5,04%. Plus tard, ce fut la Bourse de New-York (le Dow Jones vécu une chute historique de près de 800 points), juste après le rejet du plan Paulson par la Chambre des représentants, un plan de 700 milliards de dollars pour sauver Wall Street financé par les impôts des contribuables américains. Dans la foulée, Moscou et les places financières asiatiques plongèrent elles-aussi.

Le rejet surprise à treize voix près du plan de sauvetage, mis au point dix jours plus tôt par le secrétaire au Trésor, Henri Paulson, fut un véritable camouflet pour le président G.W. Bush et pour le Congrès qui l’avait adopté dans la matinée. Deux raisons principales : le refus idéologique de l’intervention de l’Etat dans le secteur privé et le mécontentement de la population.

La logique voulait alors qu’un nouveau plan de sauvetage soit adopté, après quelques ajustements, le 3 octobre et appliqué d’ici quelques semaines. Il n’était pas certain, en effet, que Wall Street tienne jusqu’aux élections américaines, et encore moins jusqu’à l’entrée en fonction du nouveau président des Etats-Unis en janvier 2009.

Malgré toutes ces mesures précipitées (car lors d’une rétrogradation de Mercure, il faut réfléchir et surtout ne pas agir !), rien ne rétablira véritablement la confiance d’ici longtemps, j’en ai peur. Car le collectif entre dans la tourmente, et l’affolement des marchés en est le signe précurseur ; comme les animaux qui sentent l’orage arriver...

Il faut dire que les clignotants sont désormais au rouge.
Il n’était pas une journée sans l’annonce d’une faillite jusqu’à ce lundi 13 octobre, où les bourses mondiales ont rebondi et ont semblé se ressaisir après la présentation de nouvelles mesures par le G7 réuni vendredi 10 à Washington et l’annonce d’un plan pour la zone Euro adopté par les Quinze le dimanche 12, un plan de 1700 milliards d’Euros (!) pour recapitaliser ou garantir le financement des banques.
Contrairement à ce que les politiques annonçaient à la population, la crise financière s’est étendue très rapidement à l’Europe : deux banques européennes, Fortis et Bradford&Bingley, ont été sauvé in extremis le 28 septembre, de même que les deux plus grandes banques italiennes, Intesa Sanpaolo et Unicredit, le 1er octobre. Ce furent ensuite des banques britanniques et allemandes.
Quelles seront les prochaines semblent interroger les acteurs des marchés ? Les suspicions de dissimulation de détention d’actifs « toxiques » (pourris) par les établissements financiers européens sont, en effet, très importantes et sûrement fondées.

Mais il y a plus grave.
Cette crise, qui a démarré avec l’éclatement de la bulle immobilière américaine (crise des subprimes) l’été 2007, s’étend à l’économie mondiale « réelle », c’est-à-dire à la croissance, à la production et à l’emploi. Les grands perdants de la crise américaine sont, certes, les financiers et les banquiers de Wall Street (le plan de sauvetage leur est destiné), mais aussi les retraités car les fonds de pension sont investis en actions, obligations ou bons du Trésor. Enfin, les banques ne se prêtent presque plus d’argent entre elles et la pénurie du crédit (credit crunch) menace. Or, l’injection sur les marchés de milliards de dollars et d’euros par les banques centrales américaine (FED) et européenne (BCE) destinés à fluidifier les marchés desséchés n’est pas, non plus, pour rassurer. Elle donne, au contraire, toute la mesure de la crise qui s’apparente, par son caractère catastrophique et ses conséquences, à celle des années 30.

En écrivant ces lignes, j’ai à l’esprit que nous vivons les mêmes cycles planétaires – le trio Saturne-Uranus-Pluton – qu’à l’époque de la Grande Dépression, et à lui seul le carré Uranus-Pluton (exact en 2012-2015) est particulièrement menaçant car rien ne saurait endiguer ou canaliser ces forces collectives.

Dès à présent, en cette année 2008, nous entrons dans une longue période de transformation majeure pour la planète qui devrait s’étendre jusqu’en 2019. J’aurai prochainement l’occasion de m’exprimer sur ce sujet dans un article à paraître dans la revue L’astrologue, mais pour l’heure, Mercure doit requérir toute notre attention.
Car comme à l’automne 1929 qui est tristement resté gravé dans les mémoires, nous vivons une rétrogradation de Mercure dans la même zone zodiacale, à 1° près...


Quand le Trickster s’en mêle...

Les rétrogradations de Mercure sont connues des amateurs d’astrologie pour leurs effets perturbant le mental et la transmission/réception de l’information. Trois fois par an, elles affectent ainsi tous les domaines associés à la planète, et plus particulièrement les échanges et les marchés, la communication, les débats politiques et parlementaires, les transports, le matériel électrique.
La rétrogradation de Mercure dans le signe de la Balance, comme je l’ai souligné dans mon introduction, perturbe la rationalité et la recherche de l’équilibre, aussi bien dans le cadre des échanges et des relations, que dans celui des idées, des conceptions intellectuelles. La Balance étant un signe d’air, c’est l’activité du « cerveau gauche », à savoir la pensée analytique et l’acquisition des connaissances et informations, qui est contrariée. Il n’est, dès lors, pas étonnant que les experts ne comprennent pas grand-chose à la crise et que la panique s’empare des marchés, et plus largement des esprits.

Mercure rétrograde favorise, au contraire, le regard intérieur, lequel permettra la révision de nos représentations mentales sur des bases personnelles et non dictées par ce(ux) qui nous entoure(nt). Mercure rétrograde favorise également la relation à l’inconscient. C’est d’ailleurs là qu’il prend surtout valeur de trickster ou de fripon. Le « fripon intérieur » contrecarre le moi conscient trop pesant et cristallisant afin de favoriser la transformation et la créativité, c’est-à-dire l’émergence de la nouveauté.
Lorsque l’ordinateur tombe en panne, lorsque la ligne de téléphone ou Internet est coupée, lorsqu’un engagement est rompu ou que des documents sont perdus, il s’agit peut-être d’un message, un signal que nous envoie notre inconscient pour capter notre attention, ralentir notre rythme et nous obliger à réfléchir, à reconsidérer les choses ; à moins qu’il ne s’agisse d’une tactique destinée à créer un détachement, à casser la tentation de se prendre au sérieux.
Confronté à l’événement, on peut pleurer et se lamenter. On peut aussi choisir d’en sourire ou d’en rire.

Vivre l’instant présent, ce pourrait être prendre tout ce qui vient avec amour et humour, et accepter de ne pas toujours comprendre.

Sur le plan collectif (et personnel aussi), ce Mercure-Trickster ressemble au bouffon ou fou du roi qui avait pour fonction de renverser la hiérarchie sociale, de rabaisser ce qui est supérieur et d’éprouver les fausses valeurs...
En 2008 (et en 2009), les rétrogradations de Mercure se font dans la triplicité d’air que l’on rattache plus spécifiquement à l’être humain. Or de ces trois signes, la Balance est d’une grande importance pour l’humanité actuelle. Elle marque le point d’équilibre, le lieu où l’homme prend conscience des options (demeurer un homme ordinaire nourrissant des désirs égoïstes et matériels ou épouser son âme) et, ce faisant, est à même d’opérer un libre choix...
La roue peut alors s’inverser pour celui qui choisit de suivre la Voie. « Dans la Balance, la « nouvelle vie » commence », écrit Dane Rudhyar.

Lorsque je lis sur le site du journal Le Monde qu’un Chat est ouvert sur le thème « Comment tirer profit de la crise financière », je ne suis pas certaine que le collectif comprenne encore. Le plus grand espoir réside, par contre, dans chacun d’entre nous, à titre individuel.
Des hommes et des femmes vivant dans les pays développés vont maintenant commencer à s’éveiller, car cette crise inouïe survient au moment où l’humain ordinaire peut plus facilement rencontrer cet « autre », tapi en lui-même dans la nuit obscure, et le porter au plan de la conscience.
Cet autre, c’est l’homme spirituel intérieur.

En chamboulant l’ordre du monde – global et personnel, le Mercure-Trickster permet la Vision.


Du Verbe ! et non de l’action

Au cours des rétrogradations de Mercure, il vaut mieux s’abstenir d’agir et de s’engager définitivement. Au lieu de cela, il faut réfléchir, réviser, préparer, faire travailler ses méninges comme un architecte, et avant tout questionner ses représentations mentales car ce sont elles qui façonnent notre réalité, le monde dans lequel nous vivons.

En somme, la bonne attitude serait exactement l’opposée de celle des hommes politiques et dirigeants actuels qui s’empressent justement d’agir (réagir serait un mot plus adéquat) et de parvenir à un accord sur un plan de sauvetage consistant à… injecter des milliards !

« Faced with a disaster over which we have no real influence, people will often say, stupidly, « Don’t just talk, do something ! » Perhaps, lately, we have been doing too much. Maybe, it is time to step back, think and say the right thing. True, we often talk about doing something instead of actually doing it – but sometimes we do things in order to avoid talking and thinking about them. Like quickly throwing $700 billion at a problem instead of reflecting on how it came about. »

Ce point de vue est celui du philosophe et psychanalyste serbe, Slavoj Žižek, exprimé récemment dans un article intitulé « Don’t just do something, talk ». A dire vrai, c’est la réflexion la plus intelligente et la plus utile que j’ai lue ou entendue sur la crise.
En ces temps d’éveil, je ne saurais trop conseiller la (re)lecture de Lao-tseu et de la Bible (au niveau métaphorique, bien sûr) : « C’est par le non-agir que l’on gagne l’univers », « Au commencement était le Verbe ».

Tous les astrologues devraient désormais savoir que le régent ésotérique du Bélier est Mercure.


Les conjonctions Soleil-Mercure de l’automne 2008

La révolution synodique de Mercure, qui dure environ 4 mois, est ponctuée par deux « moments-phare » : la conjonction inférieure et la conjonction supérieure Soleil-Mercure. La première équivaut à une (phase) Nouvelle Lune et la seconde à une (phase) Pleine Lune. Le nouveau Mercure, comme on l’appelle aussi, marque le milieu de la période de rétrogradation.

La rétrogradation proprement dite dure environ trois semaines, du 24 septembre (station rétrograde) au 15 octobre (station directe) et couvre la zone zodiacale s’étendant du 7 au 23° Balance (en 1929, du 25 septembre au 17 octobre, 8-24° Balance).
Le cycle de rétrogradation est, quant à lui, plus long puisqu’il finit le 31 octobre, lorsque Mercure repasse sur le degré de sa station rétrograde, soit 22°50 Balance.
A noter que certains astrologues font démarrer le cycle dès que Mercure passe sur le degré de sa station directe à 7°34, soit dès le 3 septembre. C’est ce que l’on appelle la « zone d’ombre » de Mercure. En faveur de cette thèse, on remarquera que la crise financière s’accélère à partir du 7 septembre.

La conjonction inférieure du 6 octobre 2008

La conjonction inférieure du 6 octobre à 13°58 Balance, qui scande le milieu de la période de rétrogradation, est un temps de semailles, le moment de l’inspiration nouvelle. Elle donne généralement lieu à des changements importants dans la vie des individus et dans la vie des affaires. De nouvelles conceptions mentales affleurent à la conscience.
Toutefois, tant que Mercure demeure rétrograde, ce qui cherche à s’exprimer n’est pas encore suffisamment fort face aux résistances intérieures et extérieures. Il vaut donc mieux se contenter de réfléchir, observer et attendre, au lieu d’agir précipitamment et de vouloir forcer les choses.
A partir de la station directe de Mercure, le 15 octobre à 7°34 Balance, l’expression du potentiel semé au moment de la conjonction inférieure se projette alors sans entrave, de façon créative.

Si l’on s’attache au tempo mercurien, on comprend dès lors pourquoi ni le plan Paulson ni le plan de la zone Euro n’auront les effets escomptés. Ils ont tous deux été conçus et adoptés alors que Mercure est rétrograde, le premier le 3 octobre et le second le 12 octobre.

Dans la foulée du 29 septembre, le lundi 6 octobre fut un nouveau « lundi noir » pour toutes les places boursières mondiales. L’Islande connaît une quasi-banqueroute qui va l’obliger à demander un prêt d’urgence de 4 milliards d’Euros à la Russie et à nationaliser ses trois plus grandes banques. En raison de l’intrication des économies, les difficultés islandaises ont des répercussions sur les banques du Royaume-Uni. L’Islande, le pays au plus fort PIB par habitant, en est aujourd’hui réduite à demander l’aide du FMI. Une première pour un pays occidental depuis 1976, c’est dire la gravité de ce que nous somme en train de vivre.

La conjonction inférieure Soleil-Mercure du 6 octobre était accompagnée des carrés décroissants Soleil-Jupiter (irréalisme, inflation, prise de risque) et Mercure-Jupiter (exagération, jugement déséquilibré).
Les conjonctions Mercure-Jupiter et Soleil-Jupiter remontent respectivement aux 20 et 23 décembre 2007 à 1° Capricorne, un degré ultrasensible. A cette époque, deux informations avaient capté mon attention : l’Afghanistan, avec la décision de N. Sarkozy de renforcer l’engagement militaire de la France aux côtés des Etats-Unis (et des autres pays alliés). On connaît la suite : dix soldats tués. La France entière semble réaliser qu’elle fait la guerre hors de ses frontières. Et surtout, pour ce qui nous occupe, l’annonce par Morgan Stanley, la très grande banque d’investissement new-yorkaise, des premières pertes trimestrielles de son histoire.
A l’opposition, du 9 au 19 juillet, les choses se précisent dans le sens de l’éclatement de la bulle immobilière : le 13, un plan de sauvetage est établi pour sauver les agences de refinancement du crédit immobilier américain Fannie Mae et Freddie Mac. La banque californienne Indy Mac fait, quant à elle, faillite. Le 14, l’Espagne est fortement touchée par la plus grosse faillite de l’histoire du pays, celle du groupe immobilier Martinsa-Fadea. Je passe sur les records de l’Euro face au Dollar et celui du prix du baril de pétrole.

Le 6 octobre fut donc à la fois le jour du nouveau Mercure et celui du carré décroissant à Jupiter (je réunis les deux cycles en un), lequel s’est traduit dans les faits par l’éclatement de plusieurs bulles boursières à la fois.
Ainsi, le nouveau cycle Soleil-Mercure se place sous l’égide d’un véritable « krach » boursier et de la quasi-faillite d’un pays occidental : l’Islande, il y a peu encore considérée comme un petit miracle économique.

La conjonction supérieure du 25 novembre 2008

A la conjonction supérieure, le 25 novembre prochain à 3°48 Sagittaire, ce qui a été préparé et peaufiné au moment de la rétrogradation (24 septembre-15 octobre) se précise. Ce sont les premiers signes extérieurs (sous forme d’événements) et/ou signes intérieurs de l’idée-germe. Il s’agit souvent d’un moment de prise de conscience et d’analyse.

Nous serons à deux jours d’une Nouvelle Lune (Sagittaire) et, surtout, de l’ingrès de Pluton en Capricorne et de la station directe d’Uranus.
Nous pouvons donc nous attendre, fin novembre, à de nouvelles initiatives et prises de conscience, ainsi qu’à des événements très importants, liés à la crise financière, et notamment au krach de la semaine noire du 6 octobre qui a faillit emporter un pays occidental.
Une grande réunion internationale visant à poser les bases d’une réforme du système capitaliste financier mondial devrait être programmée avant la fin de l’année, voire même avant décembre. Cela serait très inhabituel, sachant que le nouveau président américain n’aura juridiquement aucun pouvoir, puisque G. W. Bush reste en fonction jusqu’au 20 janvier 2009.
Gardons à l’esprit qu’avec Uranus et Pluton, nous sommes en présence de forces collectives incontrôlables et déjà en contact avec les énergies du carré (2012-2015) en formation.
Le mois de novembre, avec sa tonalité Taureau/Scorpion, sera inévitablement placé sous le sceau des passions, des questions financières, des transformations et des crises. Et l’opposition Saturne/Uranus promet, quant à elle, dès le début du mois quelque tempête encore à venir.

Isabelle Cantin - tous droits réservés - octobre 2008

11 septembre 2008

Une société nouvelle pour le Nouvel Homme


Si nous voulons une nouvelle société où l’économie et la politique soient subordonnées au développement humain, ce sont les exigences de l’individu non aliéné et orienté vers l’être qui doivent en déterminer le modèle. Il ne faut ni laisser l’homme vivre dans une misère inhumaine – problème encore majeur pour une grand partie de l’humanité – ni le contraindre à vivre en homo consumens, problème majeur des classes aisées du monde industriel, les lois de la production capitaliste exigeant une croissance continue de la production et imposant, par là, une consommation accrue. Un changement radical du système économique est indispensable pour qu’un jour l’homme soit libre et cesse d’alimenter l’industrie par un besoin pathologique de consommer. Nous devons mettre fin à la situation actuelle où une économie saine n’est possible qu’au prix de conditions malsaines pour l’être humain et prendre à tâche de construire une économie pure pour des populations saines.
1. Un progrès sensible vers cet objectif serait que la production vise à une « consommation saine ».
2. Une consommation saine n’est possible qu’à condition de restreindre de façon drastique du droit des actionnaires et des dirigeants de grosses entreprises à quantifier leur production sur la seule base du profit et de la croissance.
3. Une société fondée sur le mode être de l’existence suppose que tous les individus y participent activement et soient pleinement conscients de leurs responsabilités économiques, comme de leurs devoirs de citoyens. Notre libération du mode d’existence orienté vers l’avoir n’est possible que dans une démocratie industrielle et politique, fondée sur la participation.
4. La participation active à la vie politique exige le maximum de décentralisation industrielle et politique.
5. La participation active et responsable exige, en outre, la substitution d’un management humaniste à un management bureaucratique.
6. Toute méthode de lavage de cerveau doit être prohibée dans la publicité industrielle et politique.
7. Le gouffre qui sépare les nations riches des nations pauvres doit être comblé.
8. La progression du mal serait entravée dans toutes les sociétés actuelles, si nous instaurions un revenu annuel minimum garanti.
9. Les femmes doivent se libérer de la domination patriarcale.
10. Un Conseil culturel suprême doit être créé. Il serait chargé de conseiller le gouvernement, les politiques et les citoyens dans toute affaire impossible à régler sans le recours à une compétence spécifique.
11. Il faut également établir un système efficace de diffusion d’informations objectives.
12. La recherche scientifique fondamentale doit être indépendante de toute application à l’industrie et à la défense.
13. Une condition sine qua non à la constitution d’une nouvelle société est le désarmement atomique.

Les chances de changement sont minces, mais celui-ci est nécessaire et doit être à la fois humain et social. Le seul espoir est l’effet tonique émanant d’une nouvelle vision de l’homme et de la société. Les réformes qui ne changent pas le système de fond en comble sont inutiles à long terme, car il leur manque la force envoûtante des motivations profondes. Un objectif « utopique » peut être, en l’occurrence, plus réaliste que le « réalisme » des dirigeants actuels. L’avènement de la société nouvelle et du Nouvel Homme n’est possible que si les nouvelles motivations – être, partager, comprendre – suppléent les anciennes – le profit, le pouvoir et le raisonnement intellectuel ; que si le caractère mercantile disparaît en faveur du caractère productif et aimant ; que si la religion cybernétique, enfin, cède la place à un nouvel esprit humaniste radical.

Erich Fromm, «To Have Or to Be? », 1976.

09 septembre 2008

Pluton direct le 9 septembre 2008

Les derniers mois du transit de Pluton en Sagittaire


Pluton, rétrograde depuis le 2 avril 2008, est entré à nouveau dans le signe du Sagittaire le 14 juin. Il va y séjourner jusqu’au 27 novembre, une date singulière puisqu’il s’agira du jour d’une Nouvelle Lune début Sagittaire et de la station directe d’Uranus, peu de temps après les élections américaines. Un nouveau départ se profile, très certainement symbolisé par un événement imprévisible.
Le deuxième semestre 2008, sur la lancée du mois d’août dernier, va concentrer une série d’événements majeurs ; certains seront éclatants, d’autres plus subtils ne se révèleront qu’après le transit de Pluton en Capricorne.


Révision et ajustement des idéaux de la période Pluton en Sagittaire qui formeront la société de demain

Alors que la Société globalisée traverse plusieurs crises sans précédent (le monde de la finance secoué par des kraks successifs, le décrochage du Dollar et l’inflation européenne, l’envolée du prix du baril de pétrole, les révoltes de la faim qui sont en réalité des révoltes de la misère), les mois prochains devraient constituer une dernière occasion d’interroger notre représentation du type de société dans laquelle nous souhaitons vivre et, s’il y a lieu, de procéder à des ajustements.

En d’autres termes, quels idéaux de la période Pluton en Sagittaire (1994-2008) voulons-nous voir incarnés, que ce soit dans des structures ou au travers de personnalités et hommes politiques, lors du transit en Capricorne de 2008 à 2024 ?

Sur quels fondements éthiques, spirituels, désirons-nous bâtir la société de demain ? Sur quels principes législatifs et constitutionnels, politiques (représentation ou participation ?), économiques (démocratie de marché ou économie de marché), éducatifs ... ? Et surtout, sur quelle culture ? C’est très important. Songeons aux Etats-Unis qui ont conquis la planète grâce à leur industrie culturelle. L’Europe, bien plus riche sur ce plan, devrait aujourd’hui s’inspirer de leur coup de génie d’hier, sinon elle n’aura qu’un avenir de plus en plus rétréci en raison de ses divisions internes et de la montée en puissance des pays émergents. Et c’est d’ailleurs la seule chose autour de laquelle les citoyens européens se reconnaîtraient selon moi, le reste ne constituant guère qu’un grand marché de consommateurs et de capitaux.


Elimination, purification et régénération

Pluton est stationnaire à 28° 30 Sagittaire du 2 au 17 septembre, une période qui intensifie les effets, sombres et lumineux, de la planète. Si la station directe a lieu le 9 septembre, le cycle de rétrogradation s’étend quant à lui jusqu’à la fin de l’année 2008.

Durant la rétrogradation, et de par son travail intérieur, Pluton amène à la surface ce qui doit être éliminé et détruit. Puis, l’énergie ainsi libérée est réintégrée dans de nouvelles directions lors du mouvement direct. A cela s’ajoute l’alignement de Pluton avec le CG. Il favorise la purification et offre ainsi une opportunité de guérison, en même temps qu’il distille de nouvelles inspirations dans le collectif.
On comprendra donc que lors du transit fin Sagittaire, les rétrogradations de Pluton sont considérablement amplifiées. Alors profitons-en encore et déployons nos antennes du temps que Pluton demeure en Sagittaire : osons être réceptifs à nos intuitions. Saisissons également toute occasion de nous améliorer et de nous soigner.

Je pense tout particulièrement aux personnes qui souffrent depuis quelques mois ou semaines de pathologies diverses (surtout liées à l’ossature, aux dents et à la peau) : qu’elles ne se concentrent plus sur la maladie, mais plutôt sur la régénération qui est en cours. C’est du « retour du refoulé », de toutes les énergies emmagasinées dans le corps (le corps de souffrance), et, au final, de guérison, qu’il s’agit.

Le trigone Jupiter-Saturne dans les signes du Capricorne et de la Vierge, ainsi que la station directe de Jupiter (le médecin/guérisseur et la maîtrise sur la maison XII), deux événements astrologiques qui ont lieu le 8 septembre, vont aider en ce sens. A noter, de même, le degré de la station directe de Pluton réactivant la conjonction Jupiter-Pluton (maison XII-maison VIII) fin Sagittaire du 11 décembre 2007.

03 septembre 2008

Les bouleversements mondiaux de l'été

sous l'angle de la Pleine Lune et du Solstice de juin 2008

Comme complément à mon analyse prévisionnelle de la saison d’éclipses de l’été 2008, je publie aujourd’hui mon interprétation (non révisée) de la fameuse Pleine Lune et du Solstice de juin 2008.
On en saisira tout de suite l’importance au vu de l’événement majeur de l’été qu’a représenté la guerre de Géorgie. Les astrologues avertis s’attarderont sur le Yod ou « Doigt de Dieu » contenu dans le thème du Solstice et évoquant un changement d’orientation fatal et inattendu. Son axe est constitué d’une opposition Mars-Saturne/Neptune-Chiron rappelant la thématique du pétrole/gaz, de la Russie et de son ancienne sphère d’influence...








La Pleine Lune du 18 juin 2008 à 17h32 GMT, 27°50 Sagittaire, s’est formée à un degré du Centre Galactique (CG) sur une opposition Vénus/Pluton (exacte le 17) et au carré d’Uranus. Une Pleine Lune très puissante et à laquelle le Solstice de Cancer du 21 juin a emprunté ses grandes configurations : Vénus/Pluton et le CG, Mars-Saturne/Neptune-Chiron sur l’axe des nœuds lunaires.


Le thème de cette Pleine Lune et celui du Solstice d’été délivrant des indications sur le climat des prochains mois ravivent, comme nous le verrons, des événements et sujets de la fin de l’année 2007 et du début 2008. Outre ce prévisionnel à court terme, ils fournissent également quelques clés de compréhension de la deuxième décennie du XXIème siècle que l’on annonce si agitée, avec son carré Uranus-Pluton en cardinal (Bélier/Capricorne) exact en 2012-2015. Ces énergies transcendantes évoquent des périodes d’agitation sociale, de révolution et de progrès tous azimuts et jouent un rôle important dans la restructuration des peuples et des nations. En présence de facteurs astrologiques majeurs et d’une phase cyclique tendue, il est permis de considérer que ces influx urano-plutoniens se reflètent déjà dans le collectif de 2008.

Mercure (maître du Soleil) en Gémeaux est stationnaire rétrograde et inaspecté dans le thème de Pleine Lune. Il devient direct le 19 juin, entre la Pleine Lune et le Solstice. Jupiter (maître de la Lune) est également rétrograde et faiblement aspecté : un sextile à Uranus, aspect d’opportunité.
Si l’on prend en considération les zones de rétrogradation de Mercure (12 mai-5 juillet) et de Jupiter (14 février-6 décembre), alors il est vraisemblable que débute dès le mois de juin une intense période de réflexion et de projets, mais aussi de pourparlers et de révision d’accords. Nous avons là une période charnière d’ajustements, ce que confirment les sesqui-carrés Jupiter-Saturne de 2008, avec au final les mois de janvier-février 2009 qui connaîtront et l’entrée effective de Pluton en Capricorne et le dernier sesqui-carré des planètes sociales.


L’année 2008 apparaît donc comme une année de réévaluation et de mise au point avant l’entrée de Pluton en Capricorne, une tâche nécessaire suscitée par des blocages et des résistances de l’environnement social. Une fenêtre d’opportunités s’ouvre à partir de l’été et jusqu’au début 2009, facilitant ainsi les prises de position et les initiatives nouvelles car n’oublions pas que l’année 2008 est une année 1. Même si le premier semestre est généralement dominé par une résistance à renouveler les anciennes énergies, « réflexe » normal avant tout changement, une impulsion évolutive – manifeste à l’automne – est donnée et un tout nouveau un cycle de neuf ans commence.


L’analyse des configurations des deux thèmes

L’opposition Vénus/Pluton sur le Centre Galactique (CG)
Pluton, rétrograde depuis le 2 avril, est entré à nouveau en Sagittaire le 14 juin. Il va y séjourner jusqu’au 27 novembre. Durant cette période, il serait bon de nous (ré)- interroger sur notre culture, notre civilisation.
Et l’alignement avec le CG laisse penser qu’une grande mutation est en train d’avoir lieu. Nous entrons dans l’ère du Verseau par le biais d’une « révolution de désindustrialisation » marquée par le développement des technologies, de la communication et du virtuel. Nos valeurs sont de ce fait sous le coup d’une grande métamorphose, ce que traduit l’opposition Vénus/Pluton.

Toutefois, si collectivement, et tout d’abord à titre individuel, nous ne transformons pas nos valeurs, et ce dans le sens d’une sublimation, alors l’opposition Vénus/Pluton devra s’interpréter dans le sens de luttes de pouvoir, de conflits relationnels, diplomatiques, et de dangers pour la paix, surtout avec la présence d’une conjonction Mars-Saturne dans les configurations de la Pleine Lune et qui dans le thème du Solstice constitue l’apex d’un Yod ou Doigt de Dieu.

L’opposition Mars-Saturne/Neptune-Chiron
L’opposition Mars-Saturne/Neptune-Chiron rappelle la thématique associée au cycle Saturne-Neptune : le pétrole et le Dollar ; les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale) ; l’évolution de la Russie et de ses anciens satellites ; le Royaume-Uni ; le FIS et Al-Qaïda ; sans oublier de mentionner la symbolique principale du cycle, à savoir le mariage des utopies et du spirituel avec la matière. Ainsi, et selon les différentes phases du cycle, nous vivons de grandes envolées suivies de grandes retombées et désillusions.
La phase d’opposition des années 2004-2008 (la conjonction remonte à l’année 1989 marquée par la chute du Mur de Berlin) trouve encore son expression dans notre vécu, tout du moins jusqu’à l’opposition Saturne-Uranus de novembre. Cette dernière va « prendre le relais » et finir ainsi de traduire la transformation complète qu’aura subi le monde dans lequel nous vivons, le tout en à peine plus d’une décennie (l’opposition Saturne-Pluton date de 2001 et fut concomitante aux attentats du 11/9). C’est dire si la rentrée et l’année 2009 promettent quelque événement majeur, probablement en relation avec les élections américaines ou le Proche-Orient.

Chiron symbolise la blessure collective et, associé à Neptune et au trigone Soleil-Vénus, il évoque l’abandon d’un certain mode de vie bâti sur des énergies (pétrole, gaz) et des ressources (eau, denrées agricoles...) à des prix très sous-évalués. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à la réalité et nous tombons de haut ; surtout si nous ne nous interrogeons jamais sur notre mode de vie, sur la place occupée par « la consommation », sur la publicité et les médias, la fameuse Société du Spectacle du visionnaire Guy Debord ; de même, si nous ne nous intéressons pas aux relations internationales. Chiron représentera alors une opportunité de prise de conscience. Dans un premier temps la blessure, puis viendront peut-être l’acceptation et la sagesse. La présence du Nœud Nord indique une telle voie d’évolution.

Cette opposition, si toutefois elle n’est pas résolue par une intégration, représente une potentialité de conflit sévère (une guerre ?), les pôles s’exprimant sous la forme de l’oppresseur (Mars-Saturne)/victime (Neptune-Chiron). La conjonction Mars-Saturne est l’apex du Yod présent dans le thème du Solstice de Cancer, laissant supposer qu’une crise majeure va, cet été, changer de façon fatale et imprévisible le cours des événements et orienter le collectif dans une nouvelle direction.
Cette conjonction Mars-Saturne est exacte le 10 juillet à 6° Vierge, à deux degrés de l’éclipse Lunaire du 28 août 2007. Je signale au passage que cette éclipse Lunaire est d’une grande importance et quelle a une portée aussi remarquable que la fameuse éclipse Solaire du 11 août 1999 avec sa croix fixe. Autant cette dernière a préfiguré les bouleversements géostratégiques et les grands changements au niveau des dirigeants politiques que nous avons connus à partir de l’année 2000, autant l’éclipse Lunaire d’août 2007, avec sa croix mutable qui s’est formée sur les degrés des Etoiles Royales (Archanges/Cavaliers de l’Apocalypse), met l’accent sur l’évolution des populations et des peuples.
J’invite les personnes désireuses de comprendre les événements que nous vivons depuis la rentrée 2007 (émeutes, attentats, changement de mode de vie, augmentation du prix du pétrole et des ressources naturelles, décrochage du Dollar, scandales financiers...), et qui vont s’étendre jusqu’en 2012, à lire mon article dans L’astrologue n°160 (4ème trim. 2007), « L’éclipse lunaire du 28 août 2007 et le tournant de la décennie ». Elles y trouveront des prévisions concernant l’évolution de la France, des Etats-Unis, de la Russie, du Moyen-Orient et du Pakistan. Le numéro de la revue est à commander auprès des Editions Traditionnelles.

Le carré d’Uranus
Dans le thème de la Pleine Lune, on remarquera comment Uranus, l’une des trois planètes d’énergie transcendante (et qui participent toutes ici), « électrise » les énergies en présence, en même temps qu’il représente une opportunité concrète de type intuitif (le sextile à Jupiter, maître de cette PL). Uranus met en activité le « Rectangle mystique » que dessinent les deux oppositions que nous venons d’analyser, et auxquelles il faut encore ajouter la PL qui est aussi une opposition.
Une PL est toujours un état de crise s’exprimant par une prise de conscience ou une confrontation relationnelle. Le mode mutable et l’axe Gémeaux/Sagittaire accentue la nervosité, sans parler du quinconce Mars-Uranus. Dans l’axe des transports et de la pensée, les accidents (de voiture, train, avion...), les catastrophes imprévisibles et brutales, ainsi que les contestations et querelles (affectives, professionnelles, politiques et diplomatiques) sont légion.
Le carré d’Uranus symbolisera des événements brusques et inattendus ou des ruptures qui bouleversent la donne, qui confrontent à l’imprévu et portent ainsi en dehors de la « zone de confort » pour stimuler l’évolution. Les prises de conscience sont présentes, de même que la capacité d’utiliser les énergies dans un sens pratique (le Rectangle mystique).Dans le thème du Solstice, Uranus est plus complexe encore puisqu’il est carré au Soleil et qu’il forme également une jambe du Yod (l’autre étant constituée de la conjonction Lune-Jupiter en Capricorne). Il apparaît donc signifier un fait inattendu tel un conflit imprévisible (avec Mars-Saturne) comme principal événement de l’été.


Evénements associés et prévisionnel à plus long terme

La PL de juin 2008 est à mettre en relation avec la NL du 9 décembre 2007 qui représente l’idée-germe. Autour de la deuxième et troisième semaines de décembre, nous retiendrons les événements importants suivants :
- l’avenir du Kosovo est discuté à l’ONU ;
- une série d’attentats islamiques à Alger ;
- le 13 décembre, le texte du Traité de Lisbonne est signé par les 27 pays de l’Union européenne ;
- la levée de l’état d’urgence au Pakistan ;
- les élections présidentielles en Corée du Sud et la victoire du maire de Séoul ;
- V. Poutine est sacré « Homme de l’année 2007 » par Time Magazine.

L’actualité a apporté une confirmation sur tous ces sujets :
- le Kosovo, qui a déclaré son indépendance le 17 février, a adopté sa constitution le 15 juin ;
- plusieurs attentats à Alger, du 4 au 8 juin, ont été revendiqués le 14 par la branche d’Al-Qaïda au Maghreb ;
- rejet du Traité de Lisbonne par les Irlandais le 12 juin ;
- tensions entre le Pakistan et l’Afghanistan le 15, le président Karzaï menaçant d’envoyer l’armée y détruire les repères de terroristes ;
- le 10 juin, le gouvernement sud-coréen a présenté sa démission et le 12 des milliers de personnes ont défilé pour demander celle du nouveau président de plus en plus contesté ;
- J. Chirac, décoré le 12 juin à Moscou, a célébré « la démocratie russe » ; Gazprom s’imagine en « premier groupe mondial ».


Afin d’aller plus loin encore dans le prévisionnel, il faut remonter à la conjonction Vénus-Pluton qui s’est formée le 23 janvier 2008. Evènements notables :
- le 14, le premier ministre israélien déclare que toutes les options sont envisageables afin de stopper le nucléaire iranien ;
- le 21, « lundi noir » (mini krak) sur les places boursières internationales ; janvier 2008 restera comme étant le mois le plus inquiétant s’agissant de la finance internationale et de la crise économique américaine ;
- le 22, la Russie a procédé à des exercices navals militaires, les plus importants depuis la chute de l’Union Soviétique ;
- le 23, suite au blocus de la Bande de Gaza par les Israéliens, des milliers de Palestiniens franchissent la frontière avec l’Egypte ;
- le 24, la Société Générale déclare une perte de 2 Milliards d’Euros au titre de la crise des Sub-primes. Elle annonce aussi officiellement la plus grande fraude jamais réalisée au sein du milieu bancaire (4,9 milliards d’Euros), c’est l’affaire Jérôme Kerviel.
- le 25, la Serbie signe un accord de coopération gazière et pétrolière avec la Russie en échange d’un soutien à son refus de reconnaître l’indépendance du Kosovo ;
- le 26, Global Call for Action, 8ème forum social : journée d’action pour un monde plus juste.


Symboles sabian de la Pleine Lune :
28° Gémeaux : « La banqueroute offre à une personne accablée par les événements sociaux une nouvelle chance de refaire sa vie ».
28° Sagittaire : « Un pont ancien encore très fréquenté au-dessus d’une belle rivière »
Ces symboles illustrent l’idée selon laquelle lorsque les événements nous accablent et que tout semble perdu, il est une façon d’aborder la situation qui transformera l’échec ou la faillite apparente en opportunité de croissance. Tout dépend de notre perspective.

Isabelle Cantin, le 18 juin 2008


08 août 2008

L'autre "Secret"...


« Le monde se confond avec le chiffre ; il ne se représente plus autrement. Si on veut représenter le monde, on n’a plus qu’à aligner des chiffres ».

« Comme des esclaves, ils ont intégré leur prix ; ils n’en demandent pas plus. Et lorsqu’ils vivent, c’est ça qu’ils disent : leur prix. Ils cherchent à se mettre en valeur. Et comme ils ne valent pas grand-chose et qu’ils ne croient pourtant qu’à ça, ils se dépêchent de rejoindre leur poste de travail, de rentrer à la maison, d’attendre les ordres et de pester contre eux.
Se remettre à vivre, ça voudrait dire sortir du chiffre. Est-ce vraiment ce qu’ils désirent ? Il faudrait qu’ils supportent l’absence de repères. Il leur faudrait soudain être hors de prix. Coupé des appréciations. Seuls. Il faudrait qu’à leurs yeux plus aucune appréciation ne compte. Qu’ils ne jouent plus le jeu de la reconnaissance.

Ils ne semblent pas prendre ce chemin. Au contraire, regardez ces deux-là : ils vont se croiser, ça y est, ils demandent, c’est un moment d’angoisse :

Combien ?

Oui, combien ? Combien ? La question hurle en courant le long des quais. Car les deux types se sont retournés vers moi. Ils ne marmonnent plus leur chiffre. Ils s’avancent, la tête floue, rageurs et craintifs. Ils sont pleins de vengeance – ils aboient : « Combien ?... » Combien tu vaux ? Combien tu coûtes ?... « Combien, Combien, Combien ?... » Leur aboiement m’avertit : n’essaye pas de nous échapper, on n’échappe pas au « combien ».

Yannick Haenel, « Cercle », 2007

04 août 2008

Les éclipses solaire et lunaire d’août 2008


Le mois d’août 2008 est un mois sous tension avec ses influences martiennes et ses deux éclipses. Une éclipse solaire totale se forme le 1er août à 9°22 Lion suivie d’une éclipse lunaire partielle le 16 août à 24°21 Verseau.
Alors que la planète commence à tourner ses yeux vers la Chine en se demandant si les Jeux Olympiques vont se dérouler dans la joie ou bien dans la violence ; alors que les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran ne semblent pas vraiment s’aplanir et qu’Israël, se sentant de plus en plus sous la menace d’un nucléaire iranien de moins en moins chimérique, prépare, semble-t-il, une intervention armée ; je vous propose une analyse de cette saison d’éclipses, tout en gardant à l’esprit que la durée de vie des éclipses est d’au moins six mois et que leurs effets se ressentent jusqu’à trois ans.


Symbolisme et thématique

Une éclipse solaire représente l’opportunité de tourner une page, d’en terminer avec ce qui ne convient plus, et de démarrer des choses nouvelles dans le secteur de vie qu’elle met en valeur. Le nœud Sud traduit l’idée d’un sacrifice ou d’un karma, dans le sens où il faut d’abord se libérer d’une ancienne énergie, lâcher certains désirs de l’ego, avant de pouvoir entamer une nouvelle phase de vie. Le signe et le secteur où tombe l’éclipse renseignent sur la thématique et le mode d’expression des changements contenus en germe dans ce phénomène astrologique. On associe au Lion l’expression et la créativité personnelles, la joie et les plaisirs, l’amour, les enfants, les loisirs, le sport, les jeux et la spéculation.
En astrologie mondiale, les éclipses solaires en signes de feu sont censées refléter des événements spectaculaires ; d’autant plus dans le signe du Soleil. Les rois, les leaders politiques et les hommes de pouvoir en général sont les premiers concernés, sans oublier les stars, les personnalités remarquables et les sportifs. L’actualité porte le plus souvent sur leur décès, leur exil ou emprisonnement, à moins qu’ils ne démissionnent ou ne soient démis de leurs fonctions. L’ancien doit laisser la place à un renouveau. Ce signe évoque également le mouvement des armées et la guerre, la pire des éventualités.
Nous savons déjà qu’Ehud Olmert, le Premier ministre israélien, va démissionner dès qu’un successeur sera désigné dans son parti, que Gordon Brown, le Premier ministre Britannique est en grande difficulté et qu’il pourrait jeter l’éponge à l’automne, que le Premier ministre japonais tente actuellement de sauver son poste grâce à un remaniement ministériel ; que Radovan Karadzic, l’ancien leader serbe de Bosnie a été arrêté après une longue cavale (aidé paraît-t-il par les Américains, comme autrefois les Nazis l’ont été) et remis au TPI afin d’y être jugé pour crimes contre l’humanité ; que Soljenitsyne est mort.

Une éclipse lunaire, événement astronomique classé autrefois au rang des signes de mauvais augure, est aujourd’hui perçue comme un temps d’accomplissement car les choses arrivent à maturité, pour le meilleur ou le pire. Il s’agit cette fois d’un aboutissement, à l’image d’une Pleine Lune qui suivrait une Nouvelle Lune. Un axe de signes et de maisons sont valorisés.
Alors que l’éclipse solaire se rattache à l’ego et au leadership, le Soleil symbolisant le conscient et le masculin, l’éclipse lunaire concerne la nature émotionnelle, les affaires familiales et privées, la Lune symbolisant l’inconscient et le féminin. Elle s’exprime à travers les relations ou sous forme d’épiphanies. Ainsi, on comprend pourquoi les Anciens ont toujours associé les éclipses lunaires aux femmes, aux peuples et populations, prédisant des événements hiératiques et irrationnels, et réservé aux éclipses solaires leurs commentaires sur les rois, les personnalités et les affaires étatiques et politiques. Une éclipse lunaire conjointe au Nœud Nord, comme ici, indique une culmination créant une ouverture.
En astrologie mondiale, les éclipses en signes d’air focalisent sur les relations entre les nations et les questions diplomatiques, les traités, les divisions au sein des partis politiques, la famine et le soulèvement des populations, enfin les tempêtes et ouragans, et même les tremblements de terre avec le Verseau. La thématique associée à ce signe comprend notamment les groupements et organisations, les amitiés et soutiens, les projets et espoirs, le progrès social et scientifique, les technologies de pointe, la créativité sociale.

Après une éclipse solaire en Lion évoquant la recherche de pouvoir personnel, le besoin d’expression, de créativité et de joie, l’éclipse lunaire en Verseau apporte un équilibre en réveillant des instincts altruistes et en procurant une satisfaction émotionnelle dans la contribution, sous quelque forme que ce soit, au progrès social, à l’adhésion à des organisations ou encore à cultiver des amitiés. Après l’attitude égocentrique et théâtrale du Lion, le Verseau opère de façon plus détachée et froide, avec un côté imprévisible et un attrait pour l’originalité.


Des configurations délicates




L’éclipse solaire du 1er août 2008 est conjointe à une étoile fixe, les Aselli (les Anons). L’Anon austral, en l’espèce, est de nature Mars-Soleil selon Ptolémée. Cette étoile évoque la charité et la responsabilité, mais aussi, à l’image de l’âne arrêté, la provocation, le frein, et encore le danger de mort violente, les accidents graves, les incendies.

Avec Mercure pour maître de l’éclipse solaire, il est tout d’abord question de mental : discours et discussions, écrits, jugement, discernement. Mercure, c’est encore le messager, le dieu des carrefours et du commerce, et il y a peut-être dans cette éclipse l’idée d’un « message » ou d’une nouvelle importante, et aussi la possibilité d’un changement ou d’un événement en relation avec les moyens de communication, les voyages, les transports ou le commerce.
Les négociations de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) visant à la libéralisation des échanges commerciaux au niveau mondial ont échoué le 29 juillet, principalement en raison de l’opposition des Etats-Unis et de l’Inde. Les grands perdants sont d’une part les pays les plus pauvres (Afrique) puisqu’il n’y aura pas de baisse des subventions agricoles et des droits de douane sur les produits agricoles et industriels, et d’autre part le secteur des services (travaux publics, finance, assurance, santé et tourisme) des pays développés qui ne verra pas son implantation mondiale favorisée. Le 1er août, la Chine a levé partiellement la censure des sites internet pour les J.O ; plus anecdotique, le bug du site sncf.com.

Mercure forme un quinconce à Uranus, l’opposition aura lieu le 23 août (après l’éclipse lunaire), et un trigone à Pluton. Mais avant, il formera une opposition à Neptune le 6, le jour de son entrée dans le signe de la Vierge. Autant l’intuition et la sensibilité sont développées, autant le risque d’incompréhension, d’illusion et de distorsion de la réalité (volontaire ou inconsciente) est accentué. Il faudra donc s’en méfier car le 23 se place, quant à lui, sous le signe des révélations ou des prises de conscience, et ne favorise guère les nuances mais plutôt les positions radicales et extrémistes. Ainsi, ce mois d’août pourrait être marqué par des divulgations d’hypocrisie, de mensonge et de fraude (dopage ?), ainsi que par des déclarations ou écrits à tendance rebelle et progressiste. En ce moment, par exemple, un front d’opposition, toutes tendances politiques confondues, se lève contre l’instauration du fichier Edvige.

L’opposition Vénus/Neptune oriente vers les illusions/désillusions en matière de relations diplomatiques, de relations affectives, le tout sur fond de nostalgie ; à moins qu’il ne s’agisse de fraudes et de scandales financiers. Alors que les finances publiques sont mal en point, l’affaire Tapie avec l’utilisation de la procédure inhabituelle du tribunal arbitral had hoc occupe beaucoup les esprits.

Avec plusieurs saisons d’éclipses dans l’axe Lion/Verseau, qui sont autant de points critiques dans le cadre du travail évolutif des nœuds lunaires, nous pourrions nous interroger sur la place (et la taxation) des revenus des placements spéculatifs et boursiers (maison V) par rapport à ceux des fruits de l’activité sociale (maison XI en tant que II de la X). Et c’est bien sur ce point qu’achoppe désormais de façon éclatante le capitalisme contemporain comme modèle unique d’organisation de la vie économique mondiale. Le capitalisme est-il toujours, comme il le fut jusqu’à l’effondrement du modèle soviétique en 1989, facteur de richesse et de progrès ou bien n’est-il plus qu’un instrument de la cupidité des hommes en faisant de l’argent (et aussi de la quantité au détriment de la qualité) la mesure de toute valeur ? Sur ces questions, l’étude symbolique de la croix des signes fixes est des plus intéressantes et peut participer de prises de conscience spectaculaires. Car si l’astrologie est précieuse, c’est bien sur le plan de la connaissance de soi, et par extension de l’univers selon la fameuse formule. Ainsi donc, avec ces éclipses (et les nœuds lunaires) dans l’axe Lion/Verseau, c’est toute la croix fixe qui travaille avec sa thématique du pouvoir (dans le sens d’utilisation des énergies) et ses maîtres-mots que sont ressources et créativité, l’un alimentant l’autre à condition, bien sûr, que l’homme relève le défi des carrés et oppositions au lieu de privilégier la facilité et d’exprimer les trigones. Je vous laisse méditer sur le zodiaque.

Autre aspects importants : le contra-parallèle de Pluton au Soleil exact le 4, l’opposition Mars/Uranus exacte le 6, ainsi que le carré décroissant Mars-Pluton exact le 17 peu après l’éclipse lunaire. Ce sont des configurations conflictuelles, rebelles et explosives exprimant le refus, la violence et des accidents, surtout associées aux Aselli. Le mois d’août (et plus particulièrement les trois premières semaines) promet d’être très agité. Aussi, l’événement majeur que constituent les Jeux Olympiques en Chine (le Lion) pourrait bien être occulté par quelques autres faits d’importance mondiale : mouvements des armées, attentats, actes de violence ou de rébellion, manifestations, incendies, accidents et même catastrophes naturelles.
Dès le 29 juillet, l’Irak a connu une vaste offensive des armées irakienne et américaine dans un bastion d’Al-Qaïda ; le 1er août, un attentat en Afghanistan confirme les craintes qu’inspire cette région ; la Russie a annoncé le risque élevé d’un conflit important opposant la Géorgie à sa région indépendantiste d’Ossétie du Sud ; plusieurs attentats et accidents se sont d’ores et déjà produits en Inde et en Chine ; des militants du Fatah sont violemment réprimés par les islamistes du Hamas dans la bande de Gaza ; le continent américain est balayé par la tempête tropicale Dolly ; la terre a tremblé à Los Angeles à quelques jours de l’éclipse solaire et il faudra également surveiller l’éclipse lunaire autour du 16. Les éclipses en signes fixes sont, en effet, récurrentes lors de tremblements de terre, d’autant plus que nous avons pour maîtres de cette saison Mercure et Neptune (éclipse lunaire).





L’éclipse lunaire du 16 août 2008 est conjointe à Sadalsuud, de nature Saturne-Mercure, qui promet le bonheur et suggère l’occultisme, le psychisme, des secrets dévoilés, des gains ou situations (affectives surtout) particulières ; à Deneb Algedi, de nature Saturne-Jupiter, qui annonce la justice et la loi, et fait se partager le bonheur et le malheur à l’image de l’arcane de la Roue de Fortune. Nous sommes dans la constellation du Cygne et les Chrétiens voient dans ces étoiles le signe de la Croix auquel ils se rallient.

Neptune est maître de cette éclipse lunaire, ce qui s’accorde bien avec la symbolique de Sadalsuud insistant sur le psychisme et le mystérieux, de même qu’avec la constellation du cygne et son orientation mystique. Neptune est en réception mutuelle avec Uranus, autre significateur important. Des réactions émotionnelles particulièrement imprévisibles et excentriques sont susceptibles d’émerger du collectif avec un attrait pour l’originalité ou l’étrange. Une impression de froideur, contrastant avec l’exubérance du Lion, se dégage de cette combinaison Uranus-Neptune-Verseau. N’y a-t-il pas là une sorte de fuite dans le détachement, le retrait émotionnel pour des idées ou rêves illusoires, des fantaisies futuristes ? Cela évoque aussi un intérêt pour les grandes causes, un altruisme finalement dénué d’attention aimante et chaleureuse à l’être humain proprement dit.
Idéalisme, espoirs, rêves et aussi désillusions sont donc les maîtres-mots.

Cette éclipse se forme sur le degré de Vénus (24° 09 Lion) de l’éclipse solaire. Peut-être avons-nous là le signe d’implications (désillusions ?) financières ou bien encore affectives et diplomatiques. Les aspects de l’éclipse lunaire comportent une triple conjonction Mercure-Vénus-Saturne en Vierge reliée par trigone à Jupiter en Capricorne (le trigone Vénus-Jupiter sera exact le 17) suggérant l’idée de réalisme et de rigueur financiers ou relationnels. Les effets des éclipses fixes étant durables, il est permis d’imaginer des difficultés structurelles.

L’une des grandes configurations est le carré en T en signes mutables Mars/Uranus au double carré de Pluton : des actes extrémistes de rébellion, d’opposition, plus ou moins violents, à moins qu’il ne s’agisse d’accidents ou de phénomènes climatiques et naturels (tremblement de terre, tempêtes, cyclones, typhons, inondations...), sont probables vers le 17 (carré Mars-Pluton). Pluton apex, c’est l’instinct de survie, le pouvoir/l’impuissance, la destruction/purification/transformation.
Vers le 23, des accidents, des événements climatiques extrêmes (encore) ou des révélations, des prises de conscience ou des prises de position radicales, inattendues (Mercure/Uranus). Je renvoie sur ce point à mon analyse précédente.

Pour finir de décrypter les configurations de cette éclipse, je relèverai la conjonction de Chiron au nœud Nord accompagné de Neptune : j’ai écrit plus haut qu’une éclipse lunaire de nœud Nord représente un accomplissement en forme d’ouverture. Une évolution positive est donc possible, si toutefois on ne perd pas de vue le nœud Sud avec ses valeurs de cœur et de chaleur, et surtout d’individualité créative (Lion).
Chiron-Neptune, c’est le sentiment de victimisation poussé à son extrême, l’impuissance et le sentiment de vulnérabilité, c’est également la dissolution du moi dans le Tout comme une sorte d’évitement, de fuite pour ceux qui n’ont pas construit un Moi fort. Et c’est la raison pour laquelle le nœud Sud en Lion est si important et permet l’équilibre.
Ainsi, cette éclipse lunaire couplée à l’éclipse solaire du 1er août peut refléter des changements et des événements difficiles pour les populations, et certains d’entre nous, requérant compassion et acceptation ; ou bien, pour d’autres, une ouverture spirituelle importante dans la foulée du travail commencé lors de l’alignement de Pluton avec le Centre Galactique.


Zones géographiques, pays et personnes concernés

Au niveau personnel, tout le monde ne vit pas aussi intensément une éclipse. Les plus concernés sont les signes fixes. S’agissant de l’éclipse solaire, surtout ceux dont le Soleil, la Lune, l’AS, le MC ou le maître d’AS sont situés à 6-12° Lion, Verseau, puis Taureau, Scorpion. Enfin, ceux qui ont des positions planétaires sur ces degrés des signes fixes. S’agissant de l’éclipse lunaire, même remarque mais prendre cette fois 21-27°.
A noter que les deux candidats à l’élection présidentielle américaine sont concernés. L’éclipse solaire se forme sur le Soleil carré Neptune d’Obama et sur le Mars carré Uranus de McCain. Or, ce sont les configurations qui posent le plus de problèmes à chacun des deux candidats. Obama est qualifié d’idéaliste à l’identité floue et McCain de trublion provocateur et imprévisible. Les deux hommes devront donc sérieusement travailler leur image.

Sur le plan collectif, les éclipses concernent plus particulièrement les pays où elles sont visibles. Le chemin de l’éclipse solaire totale du 1er août passe par le Canada, l’Arctique, la Sibérie (Russie centrale), la Mongolie et la Chine. Une éclipse partielle est également observable en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. L’éclipse lunaire partielle du 16 août sera visible en Amérique du Sud, en Europe, en Afrique, en Asie et en Australie.

Une recherche plus poussée à partir des positions zodiacales met en valeur certains Etats et organisation : les Etats-Unis, l’Ukraine, la Russie, la Géorgie, l’Albanie, la Pologne, la l'ex-Yougoslavie, le Kosovo, l’Afghanistan, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Suisse, la Belgique, la Grèce, l’Espagne, l’Algérie, le Maroc, l’Iran, l’Irak, le Liban, la Syrie, la Libye, la Jordanie, le Koweït, l’Egypte, la Palestine, Israël, l’Inde et le Pakistan, le Japon, la Chine, le Tibet (Révolution), la Mongolie, le Vietnam, la Corée du sud, la Malaisie, les Philippines, le Timor, le Bénin, le Niger, le Rwanda, le Soudan, le Tchad, l’ONU, la Bourse de New-york.


Evénements reliés aux éclipses se formant sur les mêmes degrés zodiacaux,
et plus largement dans l’axe Lion/Verseau


En juillet 2000 (solaire) : en Yougoslavie, victoire de l’opposition démocratique de Serbie, premières élections libres au Kosovo, inculpation de Milosevic pour crimes contre l’humanité par le TPI de La Haye ; Israël-Palestine, enclenchement d’une nouvelle Intifada ; succès des J.O de Sydney ; année de l’élection de Poutine à la présidence de la Russie ; élection de G.W. Bush.
Autres événements marquants associés aux éclipses dans l’axe Lion/Verseau de 1998-2000 : Irlande, accord de paix entre catholiques et protestants ; en Allemagne, G. Schröder devient chancelier ; l’affaire Lewinsky, B. Clinton menacé de destitution ; manifestations contre la mondialisation en marge des négociations de l’OMC ; reprise des relations entre l’Iran et les Etats-Unis, attentats terroristes contre les ambassades américaines à Nairobi et Dar es-Salaam ; en Iran, manifestations étudiantes réprimées par la police ; guerre civile et famine au Soudan ; massacre au Kosovo ; mort d’Hassan II au Maroc et son fils lui succède ; en Russie, démission de Eltsine.

En août 1989 (lunaire) : concernant la France, l’attentat contre le DC10 d’UTA au-dessus du Niger ; la chute du Mur de Berlin ; soulèvement contre le régime roumain qui conduira à l’exécution des époux Ceausescu ; élection de Gorbatchev ; année de la mort de l’empereur Hiro-Hito au Japon ; en Chine, année des manifestations de la place Tian’an Men.
Autres événements marquants associés aux éclipses dans l’axe Lion/Verseau de 1989-1991 : ouverture des pays de l’est à l’économie de marché (pérestroïka et glasnost), puis démission de Gorbatchev et l’URSS cesse d’exister ; réunification des deux Allemagne ; en Pologne, élection de L. Walesa ; démission de M. Thatcher au Royaume-Uni ; libération de N. Mandela ; invasion du Koweït par l’Irak et début de la Guerre du Golfe ; en Inde, assassinat de Rajiv Gandhi ; ouverture de la conférence de paix réunissant Israël, les palestiniens et les pays arabes voisins ; victoire du FIS aux élections législatives en Algérie ; Boutros-Ghali, nouveau secrétaire général de l’ONU.

En juillet 1981 (solaire) : en France, année de l’arrivée au pouvoir de la gauche et de Mitterrand, dévaluation du franc ; en Egypte, assassinat de Sadate ; au Vatican, tentative d’assassinat de Jean-Paul II ; année des émeutes au Maroc ; invasion du Tchad par les Libyens ; en Pologne, arrivée de Jaruzelski au pouvoir.
Autres événements marquants associés aux éclipses dans l’axe Lion/Verseau de 1979-1982 : en Iran, libération des otages américains, Khomeiny au pouvoir et instauration d’une république islamiste, mort du Chah en exil, guerre Iran/Irak ; gouvernement de M. Thatcher au pouvoir au Royaume-Uni et assassinat de Lord Mountbatten par l’IRA, guerre des Malouines ; occupation puis guerre de l’URSS en Afghanistan ; mort de Tito en Yougoslavie ; en Pologne, création du syndicat Solidarité par L. Walesa ; les boat people vietnamiens ; élection de R. Reagan aux Etats-Unis ; coup d’état militaire en Turquie.

En août 1970 (lunaire) : mort du général de Gaulle ; création de la bande à Baader, la Fraction armée rouge en RFA ; mort de Nasser en Egypte ; abolition de la royauté au Cambodge et création de la République khmer ; en Jordanie, combat entre les forces royales et les Palestiniens ; Soljenitsyne reçoit le prix Nobel de Littérature.
Autres événements associés aux éclipses dans l’axe Lion/Verseau de 1970-72 : affrontements sanglants en Irlande entre catholiques et protestants ; en Allemagne, création de la RFA et de la RDA ; sécession du Pakistan oriental qui devient le Bangladesh ; Union des Républiques arabes rassemblant l’Egypte, la Syrie et la Libye ; attentats terroristes au J.O de Munich ; politique de détente américaine vis-à-vis de l’URSS et de la Chine ; suspension de la convertibilité du Dollar en or ; entrée de la Chine à l’ONU.

En juillet 1935 (solaire) : création du Front populaire, politique déflationniste en France ; rétablissement de la monarchie en Grèce ; année de la formation de la Libye ; l’Ethiopie est envahie par l’armée italienne ; en Chine, fin de la Longue marche des communistes emmenés par Mao et accession au pouvoir de Tchang Kaï-Shek.
Autres événements associés aux éclipses dans l’axe Lion/Verseau de 1933-35 : en France, grande crise économique et scandale financier de l’affaire Stavisky, grèves et agitation sociale, création de la Loterie nationale, découverte de la radioactivité artificielle par les Curie ; en Allemagne, accession d’Hitler au pouvoir ; le New Deal est lancé aux Etats-Unis pour sortir de la Dépression ; en URSS, les purges staliniennes ; la Perse prend le nom de l’Iran.

Isabelle Cantin, le 4 août 2008

05 juillet 2008

Rêve 2 : Angelus Silesius, conseil des politiques


Le pécheur est dans l’aveuglement.

« Le pécheur ne voit pas : plus il court et galope
A l’intérieur de son ego, plus il s’aveugle ».

Angelus Silesius, « Le pèlerin chérubinique ».

04 juillet 2008

"Je sais lire" et le dictionnaire d'I. Betancourt



« Je sais lire. Autrement dit : Sésame, ouvre-toi. Et la caverne aux trésors s’ouvre. Je viens de m’emparer de l’arme absolue. Toutes les autres sont illusoires, mortelles, grotesques, limitées, ridicules. L’espace se dispose, le temps m’appartient, je suis Dieu lui-même, je suis qui je suis et qui je serai, naissance, oui, seconde, ou plutôt vraie naissance, seul au monde avec cette clé ».

Philippe Sollers « Un vrai roman. Mémoires », 2007.






Ce message était prêt depuis quelques jours et attendait une publication dans le courant de ce mois. Je décide cependant de le mettre en ligne maintenant, soit 24h après la libération d’Ingrid Betancourt.
Dans son sac, expliquait-elle aux journalistes, il y a un lourd dictionnaire qu’elle avait longuement réclamé et que ses geôliers avaient finalement daigné lui procurer, quelques semaines avant la fin de son calvaire.

01 juillet 2008

Barack Obama, sa biographie



On lui prédisait un avenir national en 2012 ou 2016 ; lui est plutôt pressé de nature et en février 2007, il présente officiellement sa candidature à l’investiture démocrate pour les élections américaines du 4 novembre 2008 !

Après 5 mois d’une bataille acharnée contre la grande favorite Hillary Clinton, il finit la course en tête le 3 juin 2008. Mais, il reste maintenant le combat final à mener, le plus difficile. Car si le monde entier le préfère à son rival républicain, se pose désormais la question de savoir si la majorité des Américains, démocrates y compris, est prête à voter pour un président de couleur.

Les sondages le placent, pour l’instant, devant le candidat républicain John McCain qui va hériter de la politique calamiteuse de G. W. Bush. Et c’est là que réside l’opportunité d’Obama : se placer en tant que candidat du changement, celui qui permettrait aux Etats-Unis de tourner définitivement la page de ces huit dernières années.

Et comme il n’y a pas de hasard, le jour des élections présidentielles est aussi celui de la première opposition Saturne/Uranus. Le « Zeitgeist » voudrait donc que le prochain président américain soit Barack Obama, qui incarne le complexe uranien face à un John McCain, héraut du complexe saturnien.
Et même si avec Uranus, il ne faut jurer de rien, Barack, en arabe, ça veut dire « béni ».

Les symboles sabian de la PL solsticiale du 18 juin 2008 évoquent en tous points la personnalité et le parcours de cet homme « incroyable ». Se référer à mon article sur le message subliminal de la PL.

Né à Hawaii d’un père kényan et d’une mère blanche américaine, élevé en Indonésie, puis à Honolulu, diplômé de Harvard, Barack Hussein Obama apparaît comme le candidat global idéal, avec son image d’« everyman » : multiracial et pluriculturel, a priori apte à transcender toutes les frontières, et même à accompagner l’humanité vers un nouveau stade de conscience, une conscience planétaire.
Pourtant, est-ce si simple ? Sa jeunesse troublée de crises identitaires en fait une personnalité des plus complexes. A l’école, le jeune Barack ne se disait-il pas fils d’un chef d’Afrique qui l’attendait là-bas « pour faire de lui un prince » ?

Son père, prénommé lui-aussi Barack, est le fils d’un guérisseur kényan de la tribu nomade des Luo. Devenu cuistot des colons d’Alego, il est remarqué pour son intelligence à l’école de la mission. Les pasteurs lui payent ses études à Nairobi, puis une bourse lui permet de poursuivre des études d’économétrie à l’université d’Hawaii, et c’est là qu’il rencontre sa future femme, Shirley Ann Dunham, une étudiante en anthropologie originaire du Kansas. Les amants se marient en 1960 et leur enfant, Barack Hussein Obama, naît le 4 août 1961. Mais deux ans plus tard, le père abandonne la mère et l’enfant pour satisfaire son ambition personnelle (entrer à Harvard, la Mecque des économistes), et non, comme Barack Jr l’a longtemps cru, à cause de la difficulté d’assumer la vie d’un couple mixte.
Alors ce sont les grands-parents maternels, de modestes Texans au passé jalonné de galères, lui représentant en meubles et complexé par son ascendance cherokee, elle employée de banque, qui vont élever de leur mieux l’enfant noir en pleine Amérique ségrégationniste. Mais en 1967, la mère se remarie avec un étudiant indonésien, Lolo Soetoro, et décide d’aller vivre à Jakarta avec son fils.
Un beau-père, devenu cadre supérieur dans le pétrole, dur envers les domestiques et les pauvres, et qui ne s’entend pas avec sa mère ; des études dans une école musulmane, puis dans un cours catholique ; Barack Obama qui n’a plus aucun repère est finalement rapatrié en 1971 à Honolulu, où ses grands-parents lui ont trouvé une bourse pour la meilleure école privée d’Hawaii. Sa mère reviendra plus tard, divorcée à nouveau et sans un sou, avec une demi-sœur Maya.
Et c’est ainsi qu’il achève de grandir : entre les blancs et les rares copains noirs, entre une école chic et l’aide sociale à la maison. Heureusement, il y avait le basket.

Avec un diplôme de Columbia en science politique et relations internationales (1983), il débute sa vie professionnelle comme analyste d’affaires dans une grande compagnie financière de New-York. Pourtant, tout cosmopolite et distingué qu’il est déjà, cela ne va pas l’empêcher de souffrir du racisme. Alors rêvant de changer le monde, il décide de mobiliser les Noirs.
C’est ainsi qu’il part pour Chicago en 1985, une ville qu’il ne connaît pas et où il se fait embaucher comme animateur social auprès d’un travailleur social chrétien membre d’un réseau d’églises progressistes, un travail associatif mal payé dans un ghetto noir. Durant cette période, il se rapproche de l’Eglise unie du Christ dirigée dans le quartier par J. Wright et il se convertit au christianisme, lui qui au départ n’avait aucune appartenance religieuse. Faisant déjà preuve d’un grand talent politique doublé d’un sens du contact hors du commun, il va inlassablement essayer de réunir les habitants dans la défense de leurs intérêts. Sans grand succès car il est confronté à l’inertie de la population noire défavorisée.

En 1988, il s’inscrit à Harvard et entame des études de droit. Trois ans plus tard, il devient le premier rédacteur en chef afro-américain de la prestigieuse Harvard Law Review. Tous lui reconnaissent alors de grandes qualités de juriste, ainsi qu’un don exceptionnel de la négociation et du compromis qui fait désormais sa marque.
Ses études terminées en 1991, il revient à Chicago pour y enseigner le droit constitutionnel (il restera professeur de 1992 à 2004) et il exerce, à partir de 1993, la profession d’avocat dans un cabinet juridique spécialisé dans les droits civiques.
Le 3 octobre 1992, il épouse Michelle Robinson, rencontrée en juin 1989 dans un cabinet d’avocats où il travaille l’été, avec laquelle il a deux filles : Malia Ann (1999) et Natasha (2002). Michelle Robinson-Obama, née à Chicago et issue d’une famille ouvrière modeste, est une femme influente, avocate renommée diplômée de Princeton et d’Harvard, membre du parti démocrate local et proche du maire de Chicago.

Et c’est elle qui va propulser la carrière politique de son mari, qui démarre en 1996 avec son élection au Sénat de l’Etat de l’Illinois. Déjà remarqué pour ses prises de position contre la guerre en Irak, le mythe Obama prend corps au niveau national en juillet 2004, lors de la Convention démocrate de Boston désignant John Kerry comme candidat à l’élection présidentielle. Dans son discours, Barack Obama faisait l’apologie du rêve américain et d’ une Amérique généreuse contrastant avec l’ « extrémisme » des conservateurs de G.W. Bush... Et tout le monde, ce soir là, en oubliait jusqu’à John Kerry.
En novembre 2004, il est élu au Sénat des Etats-Unis, où il est le seul noir à siéger.

Avant d’entrer en politique, Barack Obama a rédigé sur commande son autobiographie, « Dreams from my Father » (Les Rêves de mon père). Après plus d’une année d’écriture, entouré et aidé de sa femme, l’ouvrage est finalement publié en 1995, quelques mois avant le décès de sa mère atteinte d’un cancer. Au fil des pages, Barack Obama raconte son enfance chaotique et son parcours exceptionnel, mais surtout, le lecteur y découvre le destin de son père kényan, dont le patronyme « Obama » signifie, dans sa langue swahili, « lance enflammée ».


Ce père mythifié par l’absence et quelques lettres reçues du Kenya, il ne l’aura revu qu’une fois à l’âge de 10 ans. Dans son dernier courrier datant de 1980, celui-ci l’invitait à venir lui rendre visite en Afrique pour faire la connaissance de ses sept demi-frères et sœur nés de quatre mariages différents. Barack Sr, retourné au pays après de brillantes études aux Etats-Unis, était devenu l’un des hommes forts du régime en place.
Mais deux ans plus tard, Barack Obama apprend par téléphone que son père est mort dans un accident de voiture. En 1984, sa demi-sœur Auma vient lui rendre visite aux Etats-Unis et lui fait un récit de l’histoire de son père qui va beaucoup l’ébranler, un récit confirmé en 1987 par un voyage qu’il entreprend lui-même au Kenya : ministre des finances, son père s’était opposé par insouciance, idéalisme, et peut-être aussi par défi, aux projets du président Jomo Kenyatta. Il fut dès-lors déchu de ses fonctions et il tomba, humilié et oublié, dans l’alcoolisme et la misère, avant de se tuer en voiture.

En reprenant la chronologie du cursus de Barack Obama, on s’aperçoit qu’un an après son voyage au Kenya, il s’inscrit dans la même université que son père et qu’il trouve enfin sa voie. Ce qui devrait, cependant, nous interroger, c’est le titre de son autobiographie, « Les rêves de mon père », ... avant de s’engager en politique... aux Etats-Unis d’Amérique.

Se pencher sur le mythe et la personnalité de Barack Obama est intéressant à plus d'un titre, aussi j'y reviendrai avec l'astrologie, le tarot, la numérologie... Cette recherche biographique servira de base à de futures réflexions.

24 juin 2008

Sarkozy et la politique étrangère (selon l'ACG)

Voici un article que j'ai publié en septembre 2007 sur mon site. "Sarkozy et la scène internationale selon la technique de l'AstroCartoGraphie (ACG)" n'a pas pris une ride et mérite bien de trouver un nouveau public.


Le soir de sa victoire aux élections présidentielles, Nicolas Sarkozy a clairement insisté sur l’un des domaines réservés du président de la République dans la constitution de 1958 : la politique étrangère.
C’est ainsi qu’il mit longuement l’accent sur la reprise de relations privilégiées avec les Etats-Unis, dont on sait combien il est un fervent admirateur. Il annonça également faire tout son possible pour la libération d’Ingrid Betancourt et celle des infirmières bulgares emprisonnées en Libye.

Le 27 août 2007 N. Sarkozy a prononcé son discours de politique étrangère au cours duquel il a pointé les trois défis principaux auxquels le monde et la France doivent, selon lui, faire face au début du XXIème siècle : la prévention d’une confrontation entre l’Islam et l’Occident, l’intégration des pays émergents que sont la Chine, l’Inde et le Brésil, et, enfin, les risques majeurs tels que le réchauffement climatique, les pandémies et la pérennité des approvisionnements énergétiques.

Au vu des tous premiers mois de sa présidence marqués par quelques « coups d’éclat » sur la scène internationale, j’ai voulu vérifier si la technique de l’AstroCartoGraphie® confirmait la ligne fixée par notre président.

L’ACG, que j’utilise personnellement depuis quelques années déjà en astrologie mondiale et individuelle, nous vient des Etats-Unis. L’astrologue Jim Lewis perfectionna, au milieu des années 70, l’ancienne technique de relocalisation des thèmes en mettant au point un programme informatique qui permet de calculer les angularités des planètes et de les représenter sur une carte Mercator.
L’originalité de cette technique astrologique réside donc dans l’importance donnée non pas au temps, mais à l’espace. On relie les énergies planétaires à l’espace qui nous entoure, à des lieux où les planètes sont angulaires et par conséquent les plus déterminantes et susceptibles de s’exprimer avec le maximum de puissance. Les angularités sont représentées pour chaque planète par des lignes courbes et horizontales (AS/DS) ou verticales (MC/FC).

Voici l’ACG de Nicolas Sarkozy, que l’ordinateur calcule à partir de ses coordonnées natales et qui s’interprète en fonction du thème natal :

Sarkozy Nicolas, né le 28 janvier 1955 à Paris, 22h :

(cliquez sur les images pour les agrandir)

Réputé et vénéré par beaucoup pour son hyperactivité, je me suis concentrée dans mon analyse sur la conjonction Lune-Mars en Bélier en maison VII. J’ai également scruté la conjonction Jupiter-Uranus en X, le cycle dominant qui oriente sa vision de la politique et sa contribution à la société. J’ai examiné le Soleil, symbole de rayonnement. J’ai relevé l’ « axe de la destinée », c’est-à-dire l’axe des nœuds lunaires, le nœud Nord se situant dans le signe du Capricorne, signe responsable et analogique à la maison X. Enfin, j’ai été attentive à la menace et aux conflits de pouvoir suggérés par Pluton en XI qui forme une opposition au maître d’AS Mercure qui est également maître de la X.



La conjonction Lune-Mars :
l’engagement « agressif », la projection naturelle et instinctive de soi

Les lignes d’angularité de la conjonction Lune-Mars passent précisément par Washington, New-York, Montréal, confirmant ainsi le lieu des vacances d’été de notre président (à quelques centaines de kilomètres près). Malgré les derniers sondages qui ne révèlent pas un engouement des Français pour un rapprochement avec « nos amis d’Outre-Atlantique », loin sans faut, nul doute que N. Sarkozy compte bien s’y employer. Gouvernant en fonction de l’opinion, depuis que les hommes politiques sont maintenant en état d’élection permanente du fait des technologies modernes (télévision et internet), il devrait néanmoins tempérer cette sympathie débordante jusqu’aux prochaines élections américaines de 2008.
La présence de New-York n’est guère surprenante, bien au contraire : on sait toute l’admiration qu’il porte au maire Rudy Giuliani et à la police de la ville, au point d’en arborer le tee-shirt au cours de son jogging.
En continuant ces lignes vers le Sud, nous trouvons précisément Medellin : N. Sarkozy ne ménage pas ses forces afin d’obtenir la libération d’Ingrid Betancourt, il l’a dit. Et comme il dit ce qu’il fait... On en a beaucoup parlé les premières semaines puis cela s’est tassé. Mais il va certainement insister, encore et encore, en coulisses car il cherche le coup d’éclat dans tout ce qu’il entreprend.

En changeant de continent, nous trouvons : la Pologne, et plus précisément Varsovie, qui est dans l’Europe mais résolument tendue vers les Etats-Unis (vieux souvenir de la guerre froide) ; les Balkans avec l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo et le Monténégro.

Descendant sur l’Afrique, nous tombons précisément sur Kinshasa (République démocratique du Congo) et Ndjamena (Tchad). Un accord politique global visant à renforcer le processus démocratique au Tchad a été signé le 14 août dernier sous l’œil très attentif de la France. Faut-il le rappeler, toute la région est sous tension en raison du conflit du Darfour qui s’est étendu à l’Est du Tchad abritant les camps de réfugiés.

En Asie, les lignes parcourent les capitales des deux Corées, la Corée du Nord et la Corée du Sud. Aussi, peut-on s’attendre à ce que N. Sarkozy s’implique (au sein du Conseil de sécurité de l’ONU ?) dans les tensions de la communauté internationale avec la Corée du Nord.


La conjonction Jupiter-Uranus :
ambition, individualisme et idées nouvelles, libéralisme de droite


Pour en revenir aux Etats-Unis, nous relèverons un croisement (ou paran), des lignes d’angularité de la conjonction Lune-Mars avec celles de la conjonction Jupiter-Uranus à New-York et sa périphérie.
Nul doute que N. Sarkozy s’inspire depuis toujours des idées et du style « made in USA ». Le rapprochement avec les Etats-Unis, dans la forme et sur le fond (valeurs individualistes et entrepreneuriales, libéralisme), est bien programmé.

Deux nouvelles lignes d’angularités (MC/FC) traversent Kiev, la capitale de l’Ukraine, Ankara (Turquie), Jérusalem, le Caire et Khartoum (Soudan).
Entretenir des relations privilégiées avec l’Ukraine est capital dans la mesure où ce pays, qui tente de s’émanciper de la Russie, constitue une alternative au gaz russe. J’aurai l’occasion de revenir sur les nouveaux conflits d’intérêts dans la course aux ressources énergétiques.
L’entrée de la Turquie dans l’Union européenne est une question encore très controversée dans l’opinion publique, même si on ne voit pas ce qui pourrait désormais empêcher l’entrée de ce pays s’il remplit les conditions d’adhésion. Il faut, en effet, savoir que les instances européennes le souhaitent, principalement en raison des perspectives économiques et accessoirement pour des questions de défense, et l’Union européenne dépense beaucoup d’argent à cela. Il ne restera plus qu’à convertir une partie des Européens. D’ici 5 à 7 ans, tout au plus, ce sera chose faite. Nicolas Sarkozy est, jusqu’à présent, hostile à l’entrée de la Turquie et il a proposé à Ankara de fonder, à la place, une Union méditerranéenne, une idée rejetée par le gouvernement turc à la fin juin 2007. A moins d’aller au clash, on ne voit pas ce que N. Sarkozy aurait à gagner à continuer à s’y déclarer hostile, si ce n’est endormir les Français jusqu’au bout.
Le conflit israélo-palestinien : en raison de sa proximité avec les Etats-Unis et aussi de ses origines, N. Sarkozy est pro-israélien. Comme il l'avait fait lors de sa campagne électorale, N. Sarkozy se déclare « ami d'Israël ». « Je ne transigerai jamais sur la sécurité d'Israël ». Il s’agit d’une déclaration forte et cela constitue un virage dans la politique française pro-arabe et pro-palestinienne des dernières décennies. Les Français ont-ils bien pris la mesure de ce que cela implique lorsqu’ils ont mis leur bulletin de vote dans l’urne au mois de mai ? On peut en douter. La France n’est pas vraiment attendue sur le terrain d’un règlement du conflit du Moyen-Orient. Trop grand pour elle. De surcroît, ce sont généralement des pays neutres (les pays nordiques) qui organisent des rencontres informelles et secrètes, à l’image des Accords d’Oslo. Mais surtout, seuls les Etats-Unis sont suffisamment puissants pour influer, en sous mains, en faveur d’un processus de paix et amener les parties à la table des négociations. A l’heure actuelle, tout le monde sait ce qu’il faut faire, mais personne n’en a la volonté. Nicolas Sarkozy, de son côté, veut sauver le monde et être sur tous les fronts. Bien sûr, il en rêve, comme il dit si bien. S’il trouve un angle et une fenêtre, les lignes d’angularités de la conjonction Jupiter-Uranus indiquent qu’il pourrait saisir une occasion, même minuscule, de jouer un rôle, même modeste. Lors de son discours de politique étrangère n’a-t-il pas ajouté que son amitié pour Israël l' « autorise à dire aux dirigeants israéliens et palestiniens que la France est déterminée à prendre ou à soutenir toute initiative utile » pour la paix ?
L’Egypte est un pays proche de la France avec lequel il faut compter pour garantir une certaine stabilité en Afrique et au Moyen-Orient. N. Sarkozy a d’ailleurs reçu le président Hosni Moubarak le 1er août 2007 afin d’évoquer son projet d’Union méditerranéenne dans lequel l’Egypte occuperait une place centrale. Mais, c’est surtout eu égard à la montée du chiisme, et donc de l’Iran, que la politique vis-à-vis de l’Egypte, sunnite, devient primordiale.
D’une certaine façon, on peut penser que le conflit israélo-palestinien est devenu secondaire par rapport à la « renaissance » ou la revanche du chiisme. Les pays arabes sont divisés en deux camps dont l’un constitue une menace directe pour Israël, Etat dont la survie dans cette région du monde semble malheureusement de plus en plus utopique, y compris pour des raisons internes (crise économique et politique, fuite des élites, laïcité croissante).
Le Soudan est montré du doigt dans le conflit du Darfour que beaucoup qualifient de génocide. Aucun Etat n’avait levé le petit doigt avant que les ONG et certaines stars ne s’emparent du brulot. Même H. Védrine, qui pourtant de gauche (?) et reconnu pour ses compétences (contrairement à de nombreux anciens ministres des affaires étrangères), prône une realpolitik où l’intervention de l’humanitaire et des idéalistes pratiques n’est plus souhaitée. C’est la mort des idéaux. On défend des intérêts étatiques avant tout le reste. Accessoirement, on procède par « petites touches ». Dans le conflit du Darfour, on sait bien que la Chine est derrière le Soudan et qu’il est question de ressources énergétiques... La France serait favorable au déploiement de l’ONU au Darfour. B. Kouchner n’est cependant pas très audible pour l’instant, lui qui est l’auteur du fameux « droit d’ingérence » !


Le Soleil :
le rayonnement, la reconnaissance de ses qualités de chef, la prise de risque

Trois pays, l’Irak, l’Iran et l’Arabie Saoudite, sont traversés par une ligne d’angularité du Soleil au FC : cette zone géographique constitue donc une source d’énergie, de libido, incitant à l’héroïsme et à la prise de risque. La confiance intérieure y est forte. Certes, Nicolas Sarkozy peut jouir d’une certaine célébrité, d’une bonne réputation, comme cela semble être le cas auprès de la population irakienne selon les déclarations des journalistes du pays. C’est ainsi qu’après cinq années d’absence dans la région, la France, en envoyant B. Kouchner en Irak, commence à poser des jalons pour se ménager quelques contrats de reconstruction juteux.
Si l’Iran soutient les chiites en Irak, l’Arabie Saoudite, craignant quant à elle l’extension du chiisme, a menacé d’envoyer des troupes pour soutenir les sunnites d’Irak. Ainsi, l’Irak est devenu le théâtre de la montée en puissance des partisans d’Ali tout comme il se transforme progressivement en sanctuaire d’Al-Qaeda. La France peut vouloir s’inscrire, tel un « deus ex machina », dans un rapprochement entre l’Egypte, l’Arabie Saoudite, la Jordanie et l’Irak face à l’Iran.
Mais attention, cette angularité du Soleil favorise l’inflation de l’ego dont l’homme ne manque pas. Relevons qu’il s’agit d’un Soleil natal fort en maison V et relié par sextile à la conjonction Lune-Mars en maison VII. Vouloir attirer la lumière sur soi, trop en faire, pourra s’avérer très négatif dans cette région du monde, par ailleurs ultrasensible. L’angularité au FC devrait plutôt inciter à un travail de fond en coulisses.
« Un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable », a déclaré Nicolas Sarkozy. Ajouté au fait qu’il se déclare l’ « ami d’Israël » et des Etats-Unis, la France s’est fait des ennemis puissants : l’Iran et Al-Qaeda. La France a perdu les « bon-points » engrangés lors de sa non-intervention en Irak. Elle s’est maintenant alignée sur la ligne de front de l’ « alliance croisée ».

Le nœud Nord :
l’effort à produire en toute conscience, le chemin d’évolution

En nous penchant sur le continent asiatique, nous constatons l’importance qu’aura, sans surprise, la Chine, 3ème puissance mondiale, avec une ligne frôlant Shanghai et traversant Hong-Kong. Le nœud Nord met l’accent sur l’effort à produire, sur la volonté de développer des relations afin de conquérir des marchés qui seront précieux si l’on souhaite équilibrer notre balance extérieure de plus en plus déficitaire.
Relevons également Singapour : cela est très important car il est en train de s’y développer une pépinière mondiale de chercheurs du monde entier, extraordinairement bien payés, dont les découvertes sont brevetées. Contre toute attente, rien n’y est fabriqué ni développé. Seuls comptent les brevets qui seront vendus très chers. On imagine sans mal combien le centre du monde se déplace progressivement en Asie...

L’ « axe » Copenhague, Berlin, Rome et Tripoli :
après la Russie, le Canada et les Etats-Unis, le Danemark revendique lui aussi la souveraineté sur le Pôle Nord, sensé contenir 25% des réserves mondiales d’hydrocarbures et qui est aussi une riche zone de pêche.
Berlin, parce que le rapprochement avec notre voisin allemand est indispensable si la France veut retrouver la place qui était la sienne avant la victoire du « non » au referendum et relancer ainsi le processus de la construction européenne. Mais le souhaite-t-on sincèrement ? La première sortie de N. Sarkozy à l’étranger fut une visite à Angela Merkel. Certes. Pourtant, suite à la libération des infirmières bulgares orchestrée par Paris et au vu des réactions Outre-Rhin face au « style Sarkozy » hyper-individualiste, il n’est pas sûr que tout aille pour le mieux et que les deux chefs d’Etat forment un nouveau tandem du type Schmidt-VGE ou Mitterrand-Kohl. En Allemagne, notre président a déjà son surnom : « Monsieur Blabla ».
L’Italie est un des autres pays fondateurs de l’Europe avec lequel la France a nécessairement partie liée, même si la présidence contestée de Berlusconi a beaucoup distendu les liens d’avec la présidence française, Chirac étant d’une autre époque et d’un autre style. Si la capitale italienne apparaît ici, c’est peut-être, au contraire, en raison des liens qui unissent N. Sarkozy à Berlusconi, l’homme le plus riche d’Italie, lequel déclare avoir beaucoup inspiré le premier. En tous les cas, il lui a apporté son soutien lors du second tour de l’élection présidentielle et les deux hommes partagent, visiblement, une même connivence avec les médias (plus discrète chez N. Sarkozy), la même passion décomplexée de l’argent et le luxe ostentatoire. (Voir sur ce sujet : Berlusconi, ambassadeur du mauvais goût, http://www.liberation.fr/actualite/politiques/252621.FR.php.)
Il sera intéressant de surveiller parallèlement l’entente éventuelle avec Gordon Brown car si N. Sarkozy veut resserrer ses liens avec les Etats-Unis, il devra également flatter le voisin anglais.
Après l’influence et l’exemple politique de Berlusconi, nous rencontrons la Libye sur la ligne d’évolution de N. Sarkozy : les changements de présidence sont très souvent marqués par des libérations d’otages. Après avoir pensé un moment à la libération d’Ingrid Betancourt, ce furent finalement les infirmières bulgares. Cécilia, puis N. Sarkozy en personne invité sous la tente pour un marchandage de bédouins avec le Colonel Kadhafi, le dictateur de l’ancien « Etat voyou » en passe d’un retour sur la scène internationale depuis qu’il a renoncé en décembre 2003 aux armes de destruction massive. La Libye, dont le régime autrefois « paria » est maintenant « blanchi », a du pétrole et de l’argent, et ce pays est en plein développement après des années de repli forcé. Voilà des marchés à prendre : armes, avions, infrastructures, en passant par des centrales nucléaires. B. Kouchner, encore très photogénique, en train de signer un accord avec la Libye : en quelques secondes le « kouchnérisme » était balayé. On ne s’ennuiera pas avec la présidence Sarkozy, c’est sûr.

Enfin, le Cameroun : la France est son premier bailleur de fonds bilatéral et veille au maintien de la stabilité démocratique dans cette zone de l’Afrique aux multiples tensions.


Pluton :
les expériences transformatrices, les luttes de pouvoir, la menace


Si le « style Sarkozy » doit beaucoup à Berlusconi, notre président, lui, préfère se revendiquer de J.F. Kennedy. D’abord, une série de photos avec son fils Louis dans son bureau alors qu’il n’était que ministre, ensuite le goût affiché des people et de leurs villas, des milliardaires et de leurs yachts, jusqu’à des petites phrases, telles que « Vous avez aimé Jackie, vous allez adorer Cécilia ». Finalement, N. Sarkozy n’a rien d’un homme moderne : il a la nostalgie de l’Amérique des années 60-70, de l’ « American way of life » qu’il essaye, tant bien que mal, d’incarner en France ! L’ennuyeux est que notre pays n’est qu’une puissance moyenne et que les Etats-Unis sont en pleine perte de vitesse, y compris face à la Russie que l’on croyait à genoux et exsangue et qui revient en force sur la scène internationale.

Et puis, la référence à JFK est très dangereuse. Une des lignes d’angularité de Pluton dans l’ACG de JFK traversait la ville de Dallas... Pour Sarkozy, le danger se situe sur une ligne traversant Tachkent (paran Saturne-Pluton), Kaboul et Karachi.
Tachkent est la capitale de l’Ouzbékistan. Ce pays de l’ancien bloc de l’Est fait partie de l’OCS, une organisation créée en 2001 et destinée officiellement à lutter contre le terrorisme et le séparatisme. En réalité, les six membres de l’OCS, la Russie, la Chine, le Kirghizstan, le Kazakhstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, constituent, selon les spécialistes, un contrepoids à l’expansion américaine dans la région, une région qui regorge de ressources énergétiques.
L’Afghanistan (Kaboul) est un second point noir. Le succès de la guerre menée en représailles des attentats de New-York est actuellement en train de tourner court car les Talibans, aidés des islamistes d’Al-Qaïda, reprennent progressivement le contrôle de la région. Pays sous influence depuis trois décennies, l’Afghanistan est une voie de transit stratégique pour les ressources de cette partie de l’Asie.
Ainsi, l’Asie centrale, la Russie et la Chine, dont les besoins s’envolent en raison de sa très forte croissance, s’unissent contre les Etats-Unis.
La France et l’Europe, très dépendantes des réserves de gaz de la Russie et de l’Asie, se retrouvent dans une posture très inconfortable. Quel jeu va jouer N. Sarkozy ? Celui des Etats-Unis ? Alors que, ces dernières années, la France affichait son soutien à Poutine. La marge de manœuvre est infime, ce qui, une fois de plus, souligne la faiblesse de l’Europe sur l’échiquier international.
Quant au Pakistan, qui vient de fêter ses 60 ans en même temps que l’Inde, il est à la fois l’allié des Etats-Unis et de la Chine. Une position d’entre-deux difficile à gérer. Toutefois, la proximité récente des Etats-Unis avec l’Inde a rapproché le Pakistan de la Chine.
Le général Musharaf est l’homme fort du régime militaire et le garant d’un équilibre très précaire dans la région. Le Pakistan, qui vit dans une ambiance de guerre civile permanente et qui est en conflit avec l’Inde sur la question du Cachemire, est un repère de terroristes et d’islamistes.
Alors que le monde a les yeux fixés sur l’Iran, beaucoup mettent en garde contre les dangers que représente cet Etat détenteur de la bombe atomique et qui est sous pression permanente.

Tout cela promet une exacerbation des luttes de pouvoir (si ce n’est plus) dans cette course aux ressources énergétiques et aux conflits d’intérêt, dont notre pays, en la personne de notre président N. Sarkozy, ne sera pas épargné si l’on en croit la technique de l’ACG.

Septembre 2007