24 mai 2010

Saturne-Pluton : Keynes et Friedman

D’une orthodoxie l’autre


Un an après l’écriture de « La fin du monde états-unien (2007-2025) » paru dans la revue L’astrologue, numéro 164, voici maintenant la suite : « Saturne-Pluton : Keynes et Friedman. D’une orthodoxie l’autre » écrit en janvier-février 2010, et qui vient de paraître dans le numéro 169 de L’astrologue.

Le premier article analyse la crise financière au regard du temps court (le carré en T cardinal, le transit de Pluton en Capricorne) et aussi au regard du temps long (le grand cycle de civilisation Neptune-Pluton de 1892 et son sextile), de manière à bien saisir ce qui sépare la crise actuelle de la crise de 1929 et en fait la marque probable du terme de l’économie-monde capitaliste qui s’est développée dès la fin du XVème siècle.

Le second article que je publie aujourd’hui présente une nouvelle approche du cycle Saturne-Pluton. Ce que je vous propose est d’aborder ce cycle comme ayant un lien avec l’orthodoxie-Saturne du pouvoir-Pluton, étant entendu, d’une part, que je range dans le mot « pouvoir » le politique et l’économie (auxquels il faudrait ajouter les médias), et d’autre part, que cette « orthodoxie du pouvoir » serait une sorte de pensée unique, un discours dominant, sur une période de trois décennies en moyenne.
J’ai circonscrit mon analyse aux deux cycles Saturne-Pluton de l’après-guerre, celui de 1947 et celui de 1982, car les Etats-Unis sont au pic de leur hégémonie en 1945 et cela est fondamental du point de vue de la croissance mondiale, et donc au regard de l’accumulation illimitée du capital.
Enfin, je me suis également cantonnée à l’étude de l’ « idée-germe » du cycle et à sa phase de déclin, le carré décroissant, parce que cela permet d’éclairer au plus près notre époque où il est souvent fait référence à deux grands théoriciens de l’économie, Keynes et Friedman, le premier ayant modelé la période des Trente Glorieuses et le second celle de la Révolution néolibérale (néoconservatrice).

Ce nouvel article se veut aussi bien économique qu’astrologique et peut donc être lu par toute personne désireuse de comprendre les tenants et les aboutissants du contexte économico-politique actuel, afin de se sentir responsable des grandes orientations et des décisions qui bâtiront le monde de demain. Car « nous sommes le monde ».

Soit dit en passant, faire de l’astrologie pour l’astrologie ne m’intéresse pas du tout. Je suis, dirons-nous, une personne spirituellement « active » : mon intention est d’aider à comprendre l’évolution ; l’impulsion créatrice, cet éros divin, qui vit en nous et dont nous devenons de plus en plus conscients. L’Esprit, à travers nous, est en train de s’éveiller (ou se réveiller) à lui-même à mesure que nous nous éveillons, maintenant.Vivre aujourd’hui, c’est très exigeant, bien sûr, mais c’est aussi très excitant. Il faut le souligner.
Vous trouverez donc dans mon article « très d’actualité » - et pourtant rédigé avant même que ne se déclenche la crise des dettes souveraines -, le décryptage des deux discours dominants qui se sont succédés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Je présente très clairement les idéologies « ennemies » des deux grands économistes du XXème siècle, le britannique John Maynard Keynes (1883-1946) et l’américain Milton Friedman (1912-2006), et comment elles ont décidé de nos vies quotidiennes par le biais du choix du modèle de production et d’organisation du travail, et aussi de l’articulation des rapports entre l’Etat et l’économie.

Nous verrons comment et pourquoi nous sommes passés :
- d’une période marquée par le fordisme paternaliste, la consommation de masse encouragée par le crédit et la publicité ; caractérisée encore par l’interventionnisme de l’Etat qui s’octroie à la fois le rôle de redistribuer une partie des gains de productivité et de favoriser le progrès social en « réparation » des inégalités générées par le système capitaliste, et celui de garantir aux entreprises l’absence de révoltes et de grèves dures permettant ainsi au système de s’inscrire dans la durée. C’est ce que l’on a appelé le « compromis » keynésien ;
- à une période colorée par le toyotisme (dont la force réside dans la flexibilité) et le capitalisme financier ; caractérisée aussi par la soumission de l’Etat et de la politique à la loi du marché, à l’économie reine élevée au rang de science exacte (mathématisation) de plus en plus détachée du réel.

Ce qui est pourtant commun à ces deux périodes est le déclin amorcé des Etats-Unis et de l’Occident tout entier.
Le manque de croissance dans les pays occidentaux va être masqué par le plan Marshall en Europe, et par l’avènement du crédit et l’affranchissement des règles financières internationales (Bretton Woods) dont va abuser, outre-Atlantique, l’Amérique au billet vert. Autre parade plus tragique encore, car elle signe l’arrêt de mort de tout compromis de type keynésien : le développement du capitalisme financier à partir des années 80.

Progressivement, les dépenses publiques, non maîtrisées et non assises sur de la croissance, vont être complètement diabolisées par les économistes néolibéraux et par les politiques (de droite comme de gauche) convertis à cette pensée dominante. Le volontarisme politique ayant cédé la place à l’économie sacralisée et déréalisée, d’un côté, et la Chine totalitaire devenue l’atelier du monde, d’un autre côté, plus rien n’incite désormais à « contribuer » au progrès social.

J’ajouterai que j’ai pris soin de souligner le problème de l’Europe grevée d’une croissance « molle », qui se veut plus libérale que les Etats-Unis et qui est de moins en moins démocratique.
Dès lors, dans le contexte de la crise de l’endettement public et des plans de rigueur qui s’annoncent partout, il y a de quoi s’interroger sur le proche avenir, d’autant que le futur cycle Saturne-Pluton se forme en 2020 en Capricorne et qu’il a lieu la même année que la mutation en signes d’air des conjonctions Jupiter-Saturne. Cette année 2020, qui sera de la plus grande importance, connaîtra donc une triple conjonction dissociée Jupiter-Saturne-Pluton en Capricorne-Verseau, deux signes tournés vers le collectif mais qui ne sont pas réputés pour leur souplesse...

Notre salut à tous réside, sans doute, dans une refonte complète de notre mode de vie et dans le choix de nouvelles valeurs sur lesquelles fonder des structures mieux adaptées à ce début de XXIème siècle, en somme un nouveau monde ; en tous les cas un monde plus « vivable » et plus orienté vers la transcendance que l’actuel qui vire à l’enfer sous le coup des énergies égocentriques et conservatrices émanant de la génération des baby-boomers.
Voilà de quoi occuper les dix prochaines années qui devraient voir l’émergence d’une nouvelle « orthodoxie du pouvoir », laquelle devrait être édifiée sur le socle des idées... d’un nouvel économiste (??!).

Isabelle Cantin - HRIDAYA / Tous droits réservés / mai 2010

17 mai 2010

Initiation à l'astrologie védique

Un cours publié par la revue l’astrologue



C’est avec plaisir que j’attire votre attention sur le début d’une série exceptionnelle de 12 articles s’étalant sur trois ans et portant sur l’astrologie védique.
Il s’agit plus précisément de l’enseignement dispensé depuis 1984 en Europe par le professeur Jaya Sekhar, issu d’une famille d’astrologues et de savants réputés du Sud de l’Inde. Surtout, à ne pas manquer.
Cette initiation débute avec le numéro 169 qui est le premier de l’année 2010.




Je vous rappelle les conditions d’abonnement à la revue trimestrielle l’astrologue pour 2010 :

France 51,50 euros (écopli)
DOM-TOM et Union Européenne 56,10 euros (écopli)
Amérique-Asie-Océanie 59,00 euros (écopli)

Ecrire sur papier libre accompagné de votre règlement aux
Editions Traditionnelles
22, rue des Vaux Renards
89100 Saligny

De la part de toute l’équipe,
un grand merci.


11 mai 2010

Astro/Tarot : le plan de sauvetage de la zone euro va-t-il remplir son objectif ?

Un tirage de Tarot (Rider-Waite-Smith) en trois lames : ce qui est favorable, ce qui est défavorable et le conseil.
Je pose la question en battant le jeu, je coupe et je choisis mes trois lames.


Ce qui est favorable
Cavalier de Coupes

Au pied du mur, les ministres des Finances de l’Union européenne se sont finalement réunis pour trouver une solution à la crise financière qui touche désormais les Etats et les monnaies. Ce qui va dans le bon sens, c’est qu’ils se sont mis autour d’une table pour discuter et envisager une ligne directrice, puis une action commune, au cas où les choses iraient plus mal encore, et ce afin d’éviter l’éclatement de la zone euro.

Après les égoïsmes affichés de ces dernières semaines, l’Europe tente de donner d’elle-même une image plus reluisante ; et c’est difficile, on le sent bien et on le voit puisque le président des Etats-Unis en personne est obligé de s’en mêler. Ce dernier a d’ailleurs de quoi être inquiet car les problèmes de la monnaie unique vont rejaillir sur l’Amérique et le dollar. De façon très sévère, et de nature à transformer profondément l’institution ou à remettre en cause son indépendance, la Fed est concernée par les transits du trio Saturne-Uranus-Pluton, et ce depuis 2008. Quant aux configurations de l’été 2010 et de 2011, elles ne font qu’accentuer la pression de la dette qui ne cesse d’augmenter. A cela s’ajoute dans le thème des Etats-Unis, la Grande Croix cardinale qui va se former avec, d’une part, le Carré en T Saturne-Uranus-Pluton de transit et, d’autre part, la conjonction Vénus-Jupiter natale qui est le symbole du sentiment de prospérité, Vénus représentant la monnaie (le dollar) - l’argent, et Jupiter l’abondance. Comme je le soulignai déjà dans mon article « La fin du monde états-unien (2008-2025) » paru en 2008 dans L’astrologue n°164, les risques de cataclysme financier (effondrement/dévaluation du dollar), mais aussi de réforme profonde du système monétaire international, deviennent très sérieux à partir de la phase d’opposition du cycle Jupiter-Saturne (en mai, août 2010 et en mars-avril 2011).

A chaque krach, c’est toute la planète qui vacille et si l’un trébuche, il entraînera tout le monde dans sa chute. On essaye donc d’apaiser les conflits et d’éviter de stigmatiser les uns ou les autres, au profit de partenariats. Le mot « solidarité » est sûrement trop fort pour décrire ce qui motive les tentatives des hommes politiques de reprendre la main face aux marchés, néanmoins ce Cavalier de Coupes évoque la thématique du sauveur/victime, non sans illusions (l’un des aspects du Cavalier), et aussi, peut-être en arrière plan, un certain idéalisme spirituel. Les tarologues connaissent l’intérêt d’A.E. Waite (le créateur du RWS) pour le Saint Graal. Alors a-t-on fait valoir en coulisses les anciennes racines chrétiennes de l’Europe ? Qui sait, dans ce monde de folie...


Ce qui est défavorable
As de Deniers

Le plan de sauvetage adopté par l’Union européenne et le FMI s’élève à 750 milliards d’euros ; 750 milliards mis sur la table par les « grands argentiers ». Et c’est justement ça, qui est défavorable.

D’où vont-ils sortir ces milliards ? Qui peut croire qu’on résout l’endettement en s’endettant encore plus ?
C’est drôle, aujourd’hui on parle en milliards d’euros, quand autrefois on parlait en millions. Tout ça ne veut plus rien dire évidemment, parce qu’on va faire tourner la planche à billets. Nombreux sont ceux qui souhaitaient « monétiser » la dette. Alors, sous la pression politique, la BCE achète maintenant de la dette publique pourrie. Après les Etats-Unis, l’Europe crée elle-aussi une nouvelle hyper-bulle financière.

Tous ces milliards, comme c’est obscène tout de même. Pendant plusieurs décennies, et contrairement aux Etats-Unis, l’Europe a favorisé la rente du capital en luttant contre l’inflation au détriment du travail. Rien n’a jamais été fait, même pas envisagé, pour lutter réellement contre le chômage et faire de la croissance. Car le chômage est « instrumentalisé », selon les préceptes de la thèse néolibérale, et puis on peut faire de l’argent sans rien produire ni créer, alors pourquoi se creuser les méninges. Finalement, il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre les raisons du succès de cette idéologie, et plus généralement du système capitaliste qui récompense ceux qui accumulent sans fin le profit. C’est parce que tout le monde a sa chance, comme au jeu de la Fortuna. C’est vrai, il faut le dire : tout le monde peut être milliardaire. Chacun peut nourrir ce rêve sa vie durant. Car n’importe quel archi-crétin et n’importe quel fainéant peut être milliardaire. C’est très vérifiable.

En connaissance de cause, donc, on s’apprête maintenant à serrer la ceinture des populations. Les politiques, en bons perroquets de la thèse néolibérale, sont contents de marteler qu’il faut réduire les dépenses publiques. Ce fut une parenthèse de l’histoire. En fait, c’est un choix, très politique. Que choisit-on de privilégier ? Le bien-être commun ? Cela n’intéresse au fond qu’une infime minorité de personnes, celles qui ne dépendent pas de signes extérieurs pour être heureuses et se réaliser. Non, plutôt les valeurs de la « droite bling-bling », celle d’après mai 68, qui sont les mêmes que celles de la « gauche caviar ». La preuve ? Les Français qui se plaisent à rêver de Strauss Kahn en 2012 ! Pour ceux que cela intéresse : nous ne sortirons malheureusement pas de cette idéologie du pouvoir avant 2020. Et si les mentalités n’évoluent pas d’ici-là, cela pourrait être pire après. La Chine est le modèle d’avenir.


Le conseil
Valet de Deniers


Dire que l’on va mettre des milliards sur la table, cela ne suffira pas. Il faudra tenir ses engagements, assurer les marchés financiers de sa crédibilité, sinon ce ne serait que du bluff. Mais que veut-dire tenir ses engagements ? Fabriquer de la monnaie, avec de l’encre et du papier ? Presser le citron, autrement dit les populations ? Je lis justement dans le journal Le Monde, sous la plume d’une très fine analyste : le plan d’aide à la Grèce ne devrait coûter qu’environ 96 euros par Français. Quelle bonne nouvelle !

Le Valet de Deniers introduit l’espoir d’une croissance et d’une prospérité nouvelles, à condition de partir d’en-bas. D’apprendre, ou de réapprendre, humblement comment faire. Eh bien ! Le Tarot ne manque pas d’humour. Il est vrai que la seule période de croissance qu’ait connue l’Europe au XXème siècle fut la période des Trente Glorieuses, et encore grâce au Plan Marshall...

Plus sérieusement, le Valet de Deniers est une lame très spirituelle. Elle rappelle que c’est l’énergie divine, l’Esprit, qui anime la matière et toute la Création. Aussi, il faut savoir l’apprécier, comme le personnage de la lame qui tient le Denier dans ses mains avec précaution et émerveillement. A l’intérieur du cercle de l’esprit se tient l’étoile à cinq branches orientée vers le haut, le fameux pentagramme. Malheureusement, combien ont oublié que la couleur jaune, la couleur du Denier, celle de l’or et aussi du Soleil, est celle de l’intelligence et surtout celle de la conscience. Faut-il être un alchimiste au XXIème siècle pour s’en souvenir encore ? Ou bien être un lecteur du fameux ouvrage de René Guénon, « Le règne de la quantité et les signes des temps », publié en 1945 et prophétisant les maux à venir.

L’argent pour l’argent ne conduit qu’au vice, à l’avidité et à l’égoïsme. L’argent est spiritualisé par le service, par l’usage que l’on en fait. Regardez la tunique du personnage. Elle est verte, de la couleur du chakra du cœur, la couleur de l’amour et de la guérison. La couleur du cœur intelligent.

NB : lorsque l’on regarde ou « visionne » l’enchaînement des trois lames comme une séquence, une bande dessinée, on ne peut qu’être convaincu du message spirituel contenu dans ce simple tirage.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / Tous droits réservés / mai 2010

29 avril 2010

La rétrogradation de Mercure en Taureau d’avril-mai 2010

Le Trickster affole les marchés (phase 2) : le nouveau krach financier lié à la dette souveraine

Tout en rédigeant ce nouvel article, j’ai l’impression d’être transportée plusieurs mois en arrière, en septembre-octobre 2008, c’est-à-dire au moment de la crise financière internationale déclenchée par la faillite de la banque Lehman Brothers. Nous étions alors, à quelques semaines de la première opposition Saturne/Uranus, dans le contexte d’une rétrogradation de Mercure en Balance que j’ai en son temps largement commentée. Aujourd’hui nous sommes sous l’influence d’une rétrogradation de Mercure en Taureau, le signe des valeurs et des ressources, et plus spécifiquement de l’argent, de la finance et des banques, une rétrogradation sensible qui s’inscrit dans le cadre de grandes configurations astrales très tendues, le Carré en T Saturne-Uranus-Pluton avec une conjonction Jupiter-Uranus.

Autant le dire, il n’est même plus utile d’éplucher l’actualité pour sentir que nous sommes entrés dans le tunnel et que nous allons rester un certain temps dans le noir avant de voir à nouveau la lumière. Pas de quoi avoir peur cependant. Seuls les marchés s’affolent. Et il n’y a pas plus stupides que les marchés qui se sont d’ailleurs mis tous seuls dans cet état. Grâce à eux, tout le monde sait maintenant ce qu’est une prédiction auto-réalisatrice.

Donc, nous y sommes. Sous les vibrations de l’opposition Saturne/Uranus du 26 avril 2010 à 29° Vierge/Poissons (la dernière dans cet axe de signes), nous vivons un nouveau krach (il faut appeler les choses par leur nom) ; et cette fois, le krach est lié aux dettes souveraines.
Tous les experts s’y attendaient, et les politiques aussi. Nous sommes arrivés à un stade où nous allons passer à autre chose grâce à une crise. C’est justement ça l’évolution et c’est tant mieux. Pas de rafistolage, ne colmatons rien surtout.

Il s’agit de faire du nouveau et d’être créatifs. C’est ce que nous indique la conjonction Jupiter-Uranus, au moment même où a lieu la « Pleine Lune » du cycle Jupiter-Saturne qui scande les grandes orientations politiques et économiques de la société, ainsi que les grandes étapes de la construction européenne.


L’apogée de l’actuel cycle Jupiter-Saturne (2000-2020)
caractérisé par la spéculation et les krachs financiers



La conjonction de mai 2000 à 23° Taureau (la dernière dans la triplicité de Terre avant la mutation de 2020 en signes d’air) s’est formée au carré d’Uranus en Verseau évoquant déjà à l’époque un nouveau cycle axé sur la finance et la spéculation, et porteur de la marque du krach boursier pour les vingt ans à venir. Et c’est exactement ce que nous avons vécu jusqu’à aujourd’hui encore.
Bien entendu, est également concernée la monnaie unique européenne, l’euro qui fut lancé sur les marchés le 1er janvier 1999 et mis en circulation dans les pays européens sous forme fiduciaire le 1er janvier 2002. Or, tous les spécialistes connaissent la grande faiblesse de la zone euro pouvant conduire à la désintégration de l’union monétaire, et ce depuis l’origine : il n’y a pas de convergence des économies ! Il n’existe aucune coordination des politiques nationales dans la zone euro.

L’année 2000, et par conséquent la dernière conjonction Jupiter-Saturne dans la triplicité de terre, fut marquée par l’éclatement de la bulle internet et aussi par le plus bas cours de l’euro depuis son lancement. L’euro, qui valait 1,168 USD le 4 janvier 1999, ne s’échangeait plus qu’à 0,8252 USD le 26 octobre 2000.
Nous sommes maintenant, en 2010, à un tournant car l’opposition Jupiter-Saturne marque le point culminant, l’apogée du cycle. Tout se révèle, comme sous la lumière d’une pleine lune, et soit c’est la dissociation (ça se disloque ou explose), soit c’est le dépassement. Hum... Tout le cycle est critique ; jusqu’en 2020, qui est une année bien plus marquante avec une triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton en Capricorne/Verseau indiquant un grand changement politico-économique d’ordre idéologique surtout. Sur ce sujet, je vous invite à lire mon dernier grand article paru dans L’astrologue n°169 du 1er trimestre 2010 : « Saturne-Pluton : Keynes et Friedman. D’une orthodoxie l’autre ».

Mais revenons à notre cycle de rétrogradation en Taureau qui probablement va précipiter de grands bouleversements puisque Mercure-Trickster ressemble au bouffon du roi qui avait pour fonction de renverser la hiérarchie et d’éprouver les fausses valeurs.


Quand (une nouvelle fois) le Trickster s’en mêle...

La boucle de Mercure s’étend du 4 avril au 28 mai 2010, jour de l’entrée d’Uranus en Bélier après la Pleine Lune du 27 mai à 6°33 Sagittaire, proche d’Antarès et de l’ « axe nucléaire » (8-10° Gémeaux-Sagittaire). Que d’énergie !

La station rétrograde a eu lieu le 18 avril à 12°36 Taureau, symbole sabian (13°) : « Un porteur chargé de lourds bagages ». Dominante : se mobiliser à son propre profit.
Qui ne verrait la Grèce dans ce symbole ? Et aussi tous les autres Etats endettés, nombreux, car c’est la majeure partie de la planète qui vit à crédit, à l’exception de la Chine semble-t-il. Rudhyar parle de « dettes contractées à la suite de folles dépenses » ou de « quelque autre fardeau social ». Dès lors, pourquoi ne pas ajouter aussi la Chine au titre de ces millions de paysans et travailleurs pauvres prêts à se révolter en attendant la mise en place de politiques sociales et éducatives.
Le ton de la rétrogradation est donné.

La station directe a lieu le 11 mai à 2°40 Taureau, symbole sabian (3°) : « Un escalier naturel conduit à un parterre de trèfles en fleurs » Dominante : l’expansion graduelle de la conscience individuelle à la suite d’une expérience fertile.
Y aurait-il donc une possibilité de tirer quelque chose de positif de la situation ? Toujours en vérité. Ici, le symbole évoque une progression modeste et par étapes. « Il est indispensable de faire un effort », écrit Rudhyar. D’ici le G8/G20 de Toronto les 25-27 juin 2010 portant sur la régulation des marchés financiers, c’est un minimum en effet. Je rappelle que j’ai déjà pointé le début de l’été comme étant une période sensible spécifique au carré décroissant Saturne-Pluton : « Le Solstice de Cancer a lieu le 21 juin et le Soleil transmet le carré Saturne-Pluton le 19 (Soleil carré Saturne) et le 25 (Soleil opposé Pluton). Puis, relevons l’éclipse partielle de Lune le 26 juin à 4°46 Capricorne, en conjonction de Pluton et au carré de Saturne. Révélation et culmination qui créent en même temps une ouverture (Nœud Nord). »

La conjonction inférieure, qui constitue le moment de l’inspiration nouvelle, se produit le 28 avril, quelques heures après la Pleine Lune à 8°07 Scorpion/Taureau.
Il s’agit d’un temps fort. La révélation d’une situation contribue à de nouvelles conceptions mentales qui affleurent à la conscience. Un changement a lieu, mais il ne faut pas précipiter les choses en agissant trop vite car Mercure est encore rétrograde. Nous devrions d’ailleurs y voir plus clair à propos de l’ensemble du cycle autour du 3 mai. De toutes les façons, cette Pleine Lune prépare le terrain de la Nouvelle Lune du 14 mai à 23°09 Taureau.

Relevons que la conjonction inférieure tombe sur un degré critique, 9° Taureau, et que cela accentue sa portée. Le symbole sabian est : « Un arbre de Noël paré de tous ses ornements ». Dominante : la faculté de créer le bonheur à l’intérieur de soi pendant les heures sombres.
Le sapin de Noël, toujours vert, est un symbole du Christ. Il représente l’espoir pendant des périodes difficiles, ainsi que le renouveau cyclique. Et déjà la Pleine Lune de printemps dans l’axe Taureau/Scorpion, qui est traditionnellement associée au Wesak, évoquait la présence des forces spirituelles. Bouddha est le premier homme ayant transformé le désir matériel en illumination spirituelle totale, et c’est lui qui ensuite, dans sa grande générosité, nous a montré le chemin de l’éveil qui transcende la souffrance. Chaque année, cette Pleine Lune marque l’émergence printanière de la sagesse et de la compassion sur la Terre. Bouddha se joint au Christ. Alors profitons-en pour recevoir leur bénédiction en ouvrant notre esprit à la « descente » de leurs énergies : la lumière et l’amour.

En présence d’une Pleine Lune, il est toujours nécessaire de regarder le symbole associé au degré de la Lune, car c’est elle qui traduit les formes que peut prendre la révélation ou illumination solaire. 9° Scorpion : « Un dentiste derrière sa roulette ». Dominante : Surmonter les écueils redevables à la vie en société et à des aspirations égoïstes.
Décidemment, on ne peut pas mieux coller à la situation. « Les problèmes sociaux nous obligent à faire assaut d’invention », précise Rudhyar en décrivant la séquence liée au symbole.
Si l’on se penche sur les événements de cette journée du 28 avril 2010, on s’aperçoit que l’Europe est mise au pied du mur ; qu’elle doit faire preuve de solidarité entre ses membres et, ce faisant, démontrer qu’elle a une véritable ambition et une vision de l’avenir. L’Europe est testée et elle réfléchit beaucoup ; beaucoup et malheureusement, pas seulement sur des questions techniques et pragmatiques (remédier au manque de coordination économique des pays de la zone euro) comme le suggère la rétrogradation de Mercure en Taureau. De l’autre côté de l’Atlantique, les Etats-Unis progressent grâce à l’intelligence et l’habileté de leur président. Le 28 avril marque, en effet, l’ouverture des débats au Sénat concernant la réforme de Wall Street qui vise à instaurer des outils de supervision des marchés.

Au cours de sa boucle de rétrogradation, Mercure forme un carré décroissant à Mars en Lion et un trigone croissant à Pluton en Capricorne.
Le 5 avril : Mercure carré Mars ; le 6 avril : Mercure trigone Pluton ;
Le 25 avril : Mercure rétrograde carré Mars ; le 3 mai : Mercure rétrograde trigone Pluton ;
Le 19 mai : Mercure trigone Pluton ; le 11 juin : Mercure carré Mars.
Ces aspects de carré et de trigone évoquent d’une part un moment de crise et de réorientation, et d’autre part une coopération favorisant un essor.
Pluton en Capricorne symbolise (notamment) la dette étatique et Mars en Lion, la spéculation. Mercure-Mars, c’est le conflit, l’attitude critique et hostile, de même que l’impulsivité ; quant à Mercure-Pluton, c’est la perspicacité, la purification jusqu’au cœur, non sans rappeler la justice immanente, et aussi les jeux de pouvoir.
En analysant ces aspects, nous comprenons bien que certains acteurs des marchés (spéculateurs, agences de notation...) sont décidés à fragiliser, voire même à faire tomber les Etats, et que, dans leur folie, ils se prennent pour des justiciers. N’oublions pas que Mars en Lion représente l’arrogance et la volonté de domination. Alors jusqu’où les Etats vont-ils tolérer de tels agissements ?

« La dette souveraine est le nouveau subprime », titrait avec raison The Independant dans son édition du 28 avril 2010, mettant en avant l’effet de domino et comparant ainsi la crise grecque à la faillite de Lehman Brothers qui a eu des répercussions mondiales.
Le carré décroissant Mercure-Mars nous renvoie justement à la conjonction du 8 septembre 2008 à 13 Balance, c’est-à-dire au déclenchement de la crise financière aux Etats-Unis, avec tout d’abord la nationalisation de Fannie Mac et de Freddie Mac, deux géants du crédit hypothécaire, puis la faillite de Lehman qui ébranla le système financier international.
Or depuis le 25 avril 2010, le jour du carré Mercure rétrograde-Mars, Vénus qui régit la rétrogradation est entrée en Gémeaux. Nous avons donc une réception mutuelle entre Mercure et Vénus, et ce jusqu’au 20 mai. Leurs énergies sont amplifiées et insistent sur les perturbations boursières et monétaires afin d’une sévère révision.


Et le monde repartira !?

La Nouvelle Lune du 14 mai à 23°09 Taureau, sur le degré de la conjonction Jupiter-Saturne de mai 2000, s’annonce particulièrement déterminante pour la suite des événements, d’autant que la première opposition Jupiter/Saturne sera exacte le 23 mai à 28° Vierge/Poissons.


Dans un article du Monde, on pouvait lire tout récemment que le monde repartait mais que l’Europe restait à quai. Alors je pose la question : le monde repart, mais pour où ? Quelle est la destination au juste ?

Pour mieux comprendre ce qui se passe actuellement, il vous faut savoir que depuis le début des années 80 – avec la révolution néoconservatrice inspirée par les thèses de l’économiste Milton Friedman – la politique s’est vendue à l’économie. Ce faisant, on a largement ouvert la boîte de pandore jusque-ici entrebâillée : l’homme n’est plus en haut de l’échelle de l’évolution, tout du moins ce qu’il s’est fortement imaginé être à partir des Lumières. Désormais, il ne se situe plus dans un rapport de domination, mais il est pris dans un ensemble et il entre en relation avec des macroprocessus parfaitement autonomes que sont la technique, l’économie et les tendances culturelles. Cela change tout évidemment et en dit long sur la nature de la véritable crise que nous traversons. Certains penseurs vont jusqu’à dire que les objets ne sont plus utiles aux hommes, mais que ce sont aujourd’hui les hommes qui sont utiles aux objets.


Isabelle Cantin - HRIDAYA / avril 2010 / Tous droits réservés


27 avril 2010

Pour toutes une fois...


Nous sommes le lieu
En nous fait halte la nuit
Chaque fois
pour la première fois

Nous sommes l’instant
En nous jaillit le jour
Chaque fois
pour la première fois

En nous le lieu
En nous l’instant
Nous consentons à être
le jour dans la nuit

Pour toutes une fois

François Cheng, « Le livre du vide médian », Albin Michel, 2004


11 avril 2010

Les Immortels


Violoncelle, piano, cordes...
je dédie cette composition à tous mes amis,
Les Immortels - avril 2010 - Tous droits réservés
Isabelle Cantin -
HRIDAYA

04 avril 2010

Atelier-cercle d’Astrologie Tarot Eveil 17 avril 2010

Le courage d’être soi – variations sur Mars en Lion et le 7 de Bâtons

J’ai le plaisir de vous convier, dans mon « espace personnel » situé à Argenteuil (95), à un atelier exceptionnel le samedi 17 avril 2010, de 14h30 à 18h.

9 participants maximum (et au minimum 4), ceci afin d’avoir une bonne interactivité (au cas où vous seriez plus nombreux, je prévoirai une date supplémentaire).
Aucune exigence de niveau (ni en astrologie, ni en Tarot).
Tarif : 45 euros.
Inscription par mail isabellecantin@voila.fr jusqu'au mercredi 14 avril.

Cet atelier est pour moi l’occasion de commencer à transmettre en présence l’objet de mes méditations intuitives sur ce qui s’annonce comme étant le plus grand défi de l’ère du Verseau : le courage d’être soi.

De façon remarquable, nous vivons un cycle de rétrogradation de Mars dans le signe du Lion (Mars transite ce signe jusqu’au 7 juin) avant la formation dans le degré de l’une des configurations majeures de ce début de XXIème siècle : le carré en T Saturne-Uranus-Pluton sur le Point Bélier. Evidemment, ces deux événements célestes sont intrinsèquement liés, et j’en ferai la démonstration au cours de plusieurs ateliers à suivre cet été et à l’automne.
D’ici-là, assister à cette première séance le 17 avril 2010 est de la plus haute importance pour ceux qui sont intéressés à une compréhension personnelle et directe des grandes évolutions et transformations qui sont à l’œuvre, orchestrées par « la musique des sphères ».

Mes ateliers-cercles seront le plus souvent un mélange synthétique, intuitif, d’astrologie et de Tarot que je ferai dialoguer entre eux, le Tarot offrant un éclairage complémentaire d’une exceptionnelle profondeur. Bien sûr, je n’oublie pas le symbolisme ésotérique, les mystiques, la philosophie, la poésie, la musique, et même l’écriture créative.

Ces ateliers conviendront tout particulièrement à des personnalités de type féminin, voire même indigo, que les cours classiques et ordinaires ennuient. Mon ambition n’est d’ailleurs plus d’enseigner, mais de partager mon expérience avec vous qui êtes aussi, comme moi, sur le Chemin.

Si vous êtes intéressé par l’astrologie et/ou le Tarot dans une démarche active de connaissance de soi et d’éveil, amateur ou professionnel, thérapeute, etc., venez me retrouver et participer à une aventure inédite.

Si vous appréciez mes articles et mon éclectisme, vous apprécierez d’autant plus mes ateliers créatifs.

Internet a ses limites.
Il est des choses que l’on ne révèle et partage qu’avec ceux dont on peut constater qu’ils font preuve de révérence et aussi d’engagement personnel.


Isabelle Cantin - HRIDAYA

18 mars 2010

La rétrogradation de Mars en Lion 2009-2010 (2)

Agir à partir de son moi authentique

La station directe de Mars, qui était rétrograde depuis le 20 décembre 2009, a eu lieu le 11 mars 2010 ; une occasion de poursuivre notre réflexion sur cette rétrogradation très importante au regard du processus de transformation du collectif, et donc de l’éveil des consciences individuelles.

AVANT la rétrogradation de Mars en Lion : je suis aliéné(e) et je réagis au monde.
Dirigé(e) par mon ego, je recherche désespérément la lumière tout autour de moi.


APRES : je suis connecté(e) à la Source qui est lumière au cœur de mon être.
Au milieu du mystère de la vie, je suis présent(e), pleinement conscient(e).
Et j’agis, au service de l’univers.



Les consultations que j’ai données depuis l’automne-hiver 2009 avaient quasiment toutes pour toile de fond la rétrogradation de Mars ; et je peux dire avec le recul qu’elle fut difficilement vécue par l’ensemble de mes clients, même si au premier abord les signes fixes semblaient d’avantage concernés. Le Taureau a travaillé sur des questions du type maison IV-foyer, familial, relation au passé et au père, bases personnelles et refuge émotionnel ; le Lion sur des problématiques maison I-persona, affirmation et initiatives personnelles, santé générale ; le Scorpion sur des questions maison X-professionnel et orientation de carrière, réputation et image publique, choix de vie importants, contribution à la société, relation à la mère ; le Verseau sur des problématiques maison VII-relations aux autres dont prioritairement le conjoint, le partenaire ou l’associé, les relations amicales importantes, le rapport à la clientèle et à la concurrence.

Dans l’ensemble et tous signes confondus, les questions professionnelles ont généralement dominé : licenciements, démissions volontaires désastreuses, plans de reconversion, reprises d’activité pendant la retraite, et les habituels conflits entre collègues ou avec la hiérarchie. Les personnes qui avaient des projets précis ont mieux réagi par rapport aux autres qui ont traversé plusieurs semaines dans un état de frustration intense et subi des blocages inextricables. Mon mot d’ordre était invariablement : lâchez-prise ! Et pour beaucoup, c’est-à-dire ceux qui ont compris qu’ils étaient victimes de leur ego, cela a bien fonctionné.

L’énergie revient à présent, certes, mais les problématiques ne sont pas résolues pour autant. Le travail sur soi continue. Aussi, afin de profiter au mieux des semaines à venir, je rappelle que le cycle complet de rétrogradation se termine fin mai, il serait bon de faire dès maintenant un petit exercice d’auto-évaluation.
Voici quelques suggestions.

Commencez par vous poser deux questions très simples :
Depuis le 11 mars, est-ce que je suis enthousiaste dans le(s) secteur(s) de vie transité(s) par Mars direct ?
Est-ce que je suis porté(e) dans mes actions par l’énergie que je sens circuler en moi ?

Si vous rencontrez encore d’importants blocages extérieurs, si vous êtes toujours déprimé(e) ou bien frustré(e) et envieux(se) dans ce(s) domaine(s) de vie, c’est que peut-être vous ne vous êtes pas totalement ou vraiment reconnecté(e) à votre être essentiel, à votre source, au cours des mois précédents.

Posez-vous alors sérieusement les questions suivantes :
Dans ce(s) secteur(s) de vie, en quoi mes actions reflètent-elles les attentes des personnes qui m’entourent ?
En quoi reflètent-elles les diktats de la société ?
Et donc, en quoi est-ce que j’agis pour m’attirer la reconnaissance ou l’amour d’autrui au lieu d’être moi-même ?
En quoi est-ce que les activités de ce(s) secteur(s) de mon thème natal reflètent qui je suis vraiment ? Prenez bien le temps de répondre à cette question en étant honnête.

Ensuite, prenez une feuille et un stylo (si vous ne l’avez déjà fait) et écrivez au moins trois réponses pour chacune des questions suivantes :
Comment pourrais-je être plus spontané(e) dans ce(s) domaine(s) de vie ?
Comment pourrais-je ressentir plus de joie dans le cœur dans ce(s) domaine(s) de vie ?
Comment pourrais-je être plus généreux(se) dans ce(s) domaine(s) de vie ? Cette question est très importante.

Choisissez ensuite l’une de vos réponses pour chaque question et imaginez les différentes étapes pour y arriver. Maintenant, déterminez quel serait le premier pas à faire pour accomplir la première étape. Et faites-le. Même si c’est un tout petit pas, c’est un ACTE, non une réaction. Evidemment, cela change tout au niveau énergétique : on se sent aligné avec son moi authentique, vivant, heureux, intègre et parfaitement serein. Et d’autres ACTES suivront, soyez-en sûr(e) car vous vous sentirez tellement mieux, enfin.

Illustrations : pochette du dernier album des Editors, « In this Light and on this Evening », 2009.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / Tous droits réservés / mars 2010

24 février 2010

Le carré Saturne-Pluton 2009-2010 (3)

Comment repérer les périodes sensibles à l’aide des éphémérides

Afin de clore ma série d’articles sur le carré Saturne-Pluton, regardons maintenant dans les éphémérides de 2009-2010 et essayons de repérer les principales périodes où la thématique du cycle est à l’œuvre.

Les dates exactes du carré décroissant Saturne-Pluton sont le 15 novembre 2009, le 31 janvier et le 21 août 2010. Evidemment, tout bon astrologue ne doit pas s’en contenter et doit regarder plus avant dans les éphémérides. Y a-t-il au cours de la période s’étalant de novembre 2009 à septembre 2010 des Nouvelles Lunes ou des Pleines Lunes en aspect du carré Saturne-Pluton ? Y a-t-il des aspects transmetteurs du Soleil ou de Mars ?
C’est un minimum, sachant qu’en réalité le carré vibre déjà depuis plus longtemps encore.

Le carré Saturne-Pluton se forme avec Pluton dans le signe du Capricorne et Saturne dans le signe de la Balance, or l’ingrès de Saturne en Balance date du 29 octobre 2009. Bien sûr, nous avions déjà des transmissions du carré tout au long de l’année 2009, notamment au mois d’août par Mars en Cancer et en septembre par le Soleil. Toutefois, les thématiques liées à ce carré n’accèdent véritablement à la conscience collective qu’après l’entrée de Saturne en Balance le 29 octobre.

Un premier événement lié au terrorisme islamique a lieu le 5 novembre 2009.
Il s’agit de la fusillade sur la base militaire de Fort Hood au Texas. Un psychiatre militaire d’origine palestinienne ouvre le feu et fait 13 morts. Cet événement directement lié à l’une des grandes thématiques saturno-plutoniennes intervient juste avant la date du premier carré Saturne-Pluton, exact le 15 novembre 2009 à 1°42 Balance/Capricorne.
Quel enseignement peut-on en tirer sur le plan de la prévision astrologique ?
Tout d’abord, il est important de relever que Saturne est dans le premier degré de la Balance, signe cardinal, et qu’il entre donc fortement en résonance avec le Point Bélier du 29 octobre au 8 novembre. Si nous cherchons une configuration importante au cours de ces quelques jours, nous tombons sur la conjonction Soleil-Mercure du 5 novembre à 14°+ Scorpion. Ensuite, il faut remarquer que cette conjonction se forme à un degré près des fameux points de pouvoir que sont le milieu des signes fixes. Nous avons donc là deux facteurs très importants qui orientent vers un événement d’ampleur universelle.

Un deuxième événement, toujours lié au terrorisme islamique et à Al Qaïda, a lieu le 25 décembre 2009.
Il s’agit de la tentative d’attentat à la bombe par un jeune Nigérian à bord d’un avion de ligne américain reliant Amsterdam à Détroit.
Cette fois, il s’agit d’une transmission du Soleil à l’aspect Saturne-Pluton, avec le Soleil conjoint à Pluton le 24 et carré à Saturne le 25 décembre, précisément.

L’emballement des places boursières et la menace de faillite de Dubaï, le 26 novembre 2009.
Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’aspect Saturne-Pluton, mais aussi dans celui de l’opposition Saturne-Uranus. En l’occurrence, je trouve son explication : dans l’aspect Vénus trigone Uranus qui libère ce qui était contenu en germe dans le carré Soleil-Vénus-Centre Galactique/Uranus du thème d’ingrès du Soleil en Capricorne le 21 décembre, lequel vaut pour toute la saison d’hiver et peut-être aussi pour toute l’année 2010 (se reporter à mon article sur le sujet) ; dans l’aspect Mercure trigone Mars excitant les marchés, et dans la conjonction Lune-Uranus pointant l’événement inattendu, l’excitabilité, et au final le krach.

Le 31 janvier a lieu le deuxième carré Saturne-Pluton à 4°27 Balance/Capricorne, avec Saturne rétrograde. Repérons les événements qui lui sont attachés.

Le tremblement de terre à Haïti du 12 janvier 2009.
Cette tragédie se place sous l’influence du deuxième carré Saturne-Pluton, et tombe en plein dans la saison d’éclipses de décembre/janvier dans l’axe Cancer/Capricorne. Il faut savoir que les séismes et les tsunamis se produisent le plus souvent lors des éclipses. En l’espèce, l’événement se rattache directement à l’éclipse Solaire du 15 janvier dont j’ai déjà souligné l’importance. Bien que le maître de l’éclipse soit Saturne, celui-ci s’efface en faveur de Vénus qui est conjointe au Soleil dès le 11 janvier au soir. A partir du 12, la Lune forme un carré à Uranus (imprévu, krach), elle pointe l’événement, et le 13 elle transmet le carré Saturne-Pluton (l’épreuve traumatique). Notons aussi le sextile Vénus-Uranus actualisant ce qui était en germe dans l’ingrès Capricorne, et surtout relevons que Saturne est stationnaire rétrograde. Un faisceau de très mauvaises configurations.

Fin janvier-début février : les suites de la crise financière, avec les discours d’Obama sur les « graves difficultés » des Etats-Unis et les craintes concernant l’endettement de la Grèce qui fragilise la zone euro.
S’en étant plutôt bien sorti pour son premier discours sur l’état de l’Union le 27 janvier, Obama a fait une suite de déclarations, dont l’annonce du budget 2011, qui reflètent les plus vives inquiétudes au sujet de la capacité des Etats-Unis à sortir prochainement de leurs difficultés, dont un endettement colossal. Avec un taux supérieur à 10%, le chômage devient, sans surprise, la priorité des priorités. Les pays européens ne sont pas mieux lotis avec un taux de chômage record dans la zone euro et avec le problème de l’endettement de la Grèce.
Le deuxième carré Saturne-Pluton se forme près de l’opposition Soleil-Mars (29 janvier) et d’une Pleine Lune à 11°+ Lion en conjonction de Mars opposé à Vénus (30 janvier). Un temps fort assurément avec de telles configurations : climat tendu de crise et questions financières au premier plan. A noter que la conjonction Soleil-Mars, dont l’opposition constitue l’accomplissement ou la révélation, nous ramène à la fin décembre 2008. A cette époque, l’industrie automobile américaine était au bord de la faillite, c’était partout la forte montée du chômage, et aussi les émeutes en Grèce...

Essayons maintenant de repérer d’autres périodes sur l’année 2010.

Le mois de mars apparaît comme un mois sensible.
Vénus (les valeurs, l’argent) forme une conjonction à Uranus le 4 mars, elle transite le Point Bélier le 7, elle forme une opposition à Saturne le 9 mars et un carré à Pluton le 11 mars. Vénus transmet donc le carré en T Saturne-Uranus-Pluton. A noter la station directe de Mars le 10, ainsi que des aspects lunaires du 7 au 11 venant pointer la période.
L’ingrès du Soleil en Bélier (équinoxe de printemps) le 20 mars, avec une transmission du carré Saturne-Pluton par le Soleil le 22 (Soleil opposé Saturne) et le 26 (Soleil carré Pluton).
Périodes sensibles aux vibrations Saturne-Pluton (difficultés financières, contraction économique ; terrorisme islamique/guerre Afghanistan) : du 4 au 12 et du 20 au 27 mars.

Ensuite, nous avons le mois de juin 2010.
Le Solstice de Cancer a lieu le 21 juin et le Soleil transmet le carré Saturne-Pluton le 19 (Soleil carré Saturne) et le 25 (Soleil opposé Pluton). Puis, relevons l’éclipse partielle de Lune le 26 juin à 4°46 Capricorne, en conjonction de Pluton et au carré de Saturne. Révélation et culmination qui créent en même temps une ouverture (Nœud Nord).

Août et septembre 2010 : le 21 août, le dernier carré Saturne-Pluton se forme à 2°56 Balance/Capricorne.
Dès le début du mois d’août, relevons la transmission de Mars : le 31 juillet, Mars conjoint Saturne et le 4 août, Mars carré Pluton. A noter aussi la Nouvelle Lune du 10 août à 17°25 Lion, proche du point de pouvoir.
Le 14 septembre, Mars entre en Scorpion et Pluton est stationnaire direct. La Pleine Lune du 23 septembre se forme au Point Bélier, à 0°15 Bélier, le jour de l’équinoxe d’automne, au carré de Pluton et en opposition à Saturne. Le Soleil transmet le carré Saturne-Pluton le 26 septembre (carré Pluton) et le 1er octobre (conjoint Saturne). La période de la fin septembre est très sensible car Saturne et Pluton sont désormais tous les deux directs.

Fin septembre-fin décembre 2010.
Nous avons la conjonction de Pluton aux nœuds lunaires (nœud Nord) dans l’orbe du carré Saturne-Pluton (1°42-4°27). Il faut cibler plus particulièrement le mois de novembre en raison, d’une part de la Nouvelle Lune du 6 novembre à 13°40 Scorpion, proche du point de pouvoir, et d’autre part de la conjonction exacte de Pluton au nœud Nord. Il s’agit d’une transformation très importante : la société (culture) évolue. Un cycle entier se termine et un nouveau cycle commence.
A noter également la mi-décembre : Pluton transite le degré de l’éclipse lunaire du 26 juin 2010.

Voilà pour les périodes sensibles spécifiques au carré Saturne-Pluton. A chaque fois, toute la thématique associée au cycle est constellée.


Isabelle Cantin - HRIDAYA / Février 2010 / Tous droits réservés

04 février 2010

Le carré Saturne-Pluton 2009-2010 (2)

Les grandes thématiques saturno-plutoniennes illustrées par l’actualité

Comme je l’ai souligné dans la première partie de mon article, en astrologie mondiale, le cycle Saturne-Pluton (32-37 ans en moyenne) est associé aux crises économiques, aux conflits internationaux, aux génocides et au terrorisme. Il traduit la montée en puissance de forces autoritaires, répressives et souvent violentes, la confrontation à des expériences traumatiques sur une vaste échelle (les deux guerres mondiales, les attentats du 11 septembre, des cataclysmes divers et variés). Sur le plan géopolitique, ce cycle est en relation avec la Chine, l’Inde et le Pakistan, l’Afghanistan, Israël et les crises du Moyen-Orient.

Pluton est le principe de transmutation, d’élimination et de purification. Et avec Saturne, la transformation s’opère par contraction, par réaction conservatrice.

La période actuelle (novembre 2009-Septembre 2010) s’apparente donc à un temps de crise très marqué.
Sachons en reconnaître les principales thématiques de façon à pouvoir lâcher-prise et à affronter les épreuves avec courage : ce qui s’écroule libère de l’énergie pour construire des structures nouvelles.

Saturne contracte la richesse et tend à purger la dette au moment du carré décroissant à Pluton.
Comme à partir du milieu des années 70 (le carré décroissant Saturne-Pluton de 73-74), une sérieuse contraction économique s’annonce, et le pire est à craindre. Car la situation ne tient qu’à un fil grâce à l’énorme quantité de liquidités qui a été injectée par les banques centrales. Ce qui, bien sûr, ne peut durer éternellement, d’autant que de nouvelles bulles spéculatives se sont déjà constituées et se constituent encore : bulle d’emprunts étatiques, bulles sur le pétrole et les matières premières, et j’en passe. Un relèvement des taux d’intérêt est fatalement programmé, ce qui risque d’étouffer dans l’œuf toute reprise. L’heure est à la rigueur tous azimuts. Dès lors, le chômage est le très gros problème, surtout en Europe. Je n’en dis pas plus pour l’instant.
Sans oublier les risques monétaires graves et les faillites d’Etats qui menacent, à l’instar de Dubaï le 26 novembre 2009. Les places boursières « irrationnelles » peuvent d’un jour à l’autre nous faire basculer dans le pire cauchemar car la confiance n’est plus. Nous en sommes là.
Et on parlait hier de faire acheter la dette de la Grèce par les Chinois... Quid du Portugal et de l’Espagne ? Après les Etats-Unis, une partie de l’Europe ? Décidément, il faudra que je vous parle de la guerre à la chinoise... Ce sont des stratèges hors pair.

Pluton intensifie la peur et donne du pouvoir au conservatisme (Saturne).
Les partis conservateurs vont remporter des élections un peu partout dans le monde : c’est déjà fait au Chili (élections présidentielles) et aussi aux Etats-Unis où le carré Saturne-Pluton est particulièrement ressenti puisqu’il aspecte leur MC à 1°53 Balance. Tel un coup de tonnerre le 19 janvier, Obama a perdu sa majorité qualifiée démocrate au Sénat lors de l’élection du républicain Scott Brown, candidat pourtant improbable au siège de Ted Kennedy. Il faudra donc suivre avec attention les élections du Congrès à l’automne, juste après le dernier carré Saturne-Pluton du 21 août. Sans majorité, Obama aura bien du mal à faire passer ses réformes (sur la santé, les banques...), et ses beaux discours pourraient rester lettres mortes. Cela n’est d’ailleurs pas sans rappeler la présidence de Bill Clinton, autre président démocrate élu en 1993 qui dû gouverner avec une majorité républicaine au Congrès à partir de janvier 1995. Dans la lignée, Gordon Brown pourrait bien laisser son poste de Premier ministre à David Cameron, le chef du parti conservateur, lors des législatives de mai 2010 au Royaume-Uni. Quant aux régionales en France, il n’est pas du tout sûr que le score du parti socialiste soit à la hauteur des précédents.

En période de crise, les populations ont peur. La générosité et la solidarité s’estompent, et même disparaissent pour laisser place à l’individualisme le plus détestable au sein des pays riches, alors que dans les pays pauvres, on constatera plutôt une accentuation dramatique de la lutte pour la survie. Soit dit en passant, il n’est jamais très opportun d’engager des réformes, telle une réforme des retraites, au cours de ces périodes de vaches maigres et de frustration, car la solidarité intergénérationnelle, fondement de notre système actuel, risque d’être plutôt mise à mal. Personne ne veut plus payer pour le voisin. C’est chacun pour soi... et Dieu pour tous.
Nationalisme et protectionnisme, stigmatisation des étrangers (ou de tout autre bouc-émissaire qui pour la société représente toujours la face repoussante de l’être humain), autant de thématiques délétères bien connues qui font retour. Regardons du côté de l’Italie, de l’Autriche, de la Suisse. Regardons aussi chez nous en France, avec le débat sur l’identité nationale et l’interdiction de la burqa. Dès 2007, j’avais signalé le danger que nous courions à réveiller les vieux démons. L’Europe n’est pas belle en-dessous, dans son inconscient collectif, et elle a « le regard vide », pour reprendre le titre de l’essai du philosophe Jean-François Matéi portant sur l’épuisement de la culture européenne. Nous vivons une période aux vibrations ressemblant à celles des années 1929-1933 (1928-1937 avec des orbes larges). Soyons très prudents.

Les phases du cycle Saturne-Pluton sont associées à des événements traumatiques importants, qu’ils aient pour cause les catastrophes naturelles ou bien encore la main de l’homme à travers la violence, les guerres, les massacres et le terrorisme.
Les nouvelles en ont fait la démonstration récemment avec le séisme en Haïti du 12 janvier et ses conséquences tragiques, en pleine saison d’éclipses dans l’axe Cancer-Capricorne ; et aussi par la résurgence de la violence islamique.

Le cycle Saturne-Pluton actuel est fortement marqué par la mouvance Al Qaïda et le terrorisme islamique en Afghanistan.
En 1982 (conjonction), c’est la guerre URSS-Afghanistan avec pour résultante la montée des Talibans et des mouvements djihadistes qui seront entraînés et armés par la CIA. En 1993 (carré croissant) a lieu la première attaque à la bombe du World Trade Center. Ben Laden appelle au Jihad contre les Etats-Unis et les Talibans prennent le pouvoir en Afghanistan. En 2001-2002, ce sont les attentats du 11 septembre et la guerre contre la Terreur (Occident/Islam) lancée par G.W. Bush en Afghanistan, puis en Irak.
Aujourd’hui, au carré décroissant nous voyons se dessiner une nouvelle phase de ce conflit, avec en novembre-décembre 2009 l’attaque de Fort Hood et la tentative d’attentat à la bombe dans un avion le jour de Noël. Ben Laden refait surface avec ses revendications et menaces coutumières. Quant à Obama, il renforce les troupes armées en Afghanistan avant le début du retrait prévu en juillet 2011 ; une façon déguisée de jeter l’éponge, sans que les généraux américains ne perdent trop la face, et sans trop mécontenter non plus le complexe militaro-industriel le plus puissant du monde. Espérons que d’ici la fin de ce cycle en 2020, cette triste page d’histoire sera refermée.

A suivre dans une troisième partie, comment repérer les périodes sensibles à l'aide des éphémérides.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / Février 2010 / Tous droits réservés

03 février 2010

Franchir un seuil

La rétrogradation de Mercure et la dernière saison d’éclipses, le nœud Nord et le Grand Attracteur

Le 3 février 2010 est un jour très important qui ouvre une nouvelle période en relation directe avec le vaste sujet qui nous occupe, à savoir la transformation accélérée du monde.

En regardant les éphémérides, nous voyons qu’en ce jour spécial Mercure franchit le degré de sa dernière station rétrograde à 22° (+) Capricorne et qu’il est conjoint au nœud Nord de la Lune dans le même temps. Par ailleurs, le Soleil transite le 15ème degré du Verseau qui est un des quatre points de pouvoir et il forme un sextile au Grand Attracteur situé à 14°02 Sagittaire.

Bien sûr, nous sommes toujours dans les vibrations très puissantes du second carré Saturne-Pluton, exact le 31 janvier, et sous l’influence aussi de la Pleine Lune du 30 janvier qui s’est formée sur Mars rétrograde.
A titre collectif et individuel, certaines choses deviennent éclatantes dans notre façon d’agir afin que nous puissions nous corriger ou que nous réparions nos erreurs, dans le sens de s’aligner avec notre Moi supérieur qui est la part spirituelle en nous.

Comme je l’ai indiqué dans mon précédent article sur le carré décroissant Saturne-Pluton, nous sommes dans une phase de réévaluation de l’idéologie poursuivie depuis les années 80, une phase de révision de nos valeurs collectives, puis de réorganisation. Ce qui s’effondre aujourd’hui, c'est ce qui est cristallisé, corrompu, ce qui ne sert plus l’évolution.

Et l’actualité nous en donne chaque jour le spectacle.
Par exemple, tout dernièrement à travers la faillite du modèle productif des entreprises imaginé par Toyota dans les années 60, le fameux « toyotisme » créé par Taïchi Ohno, qui s’est répandu partout dans le monde à partir de la fin des années 70 en supplantant le fordisme pur.

Au sortir de la Seconde guerre mondiale et de sa cuisante défaite, le Japon à travers son entreprise phare Toyota voulait rattraper son retard économique vis-à-vis des Etats-Unis, et même devenir le numéro un mondial, en appliquant une nouvelle organisation du travail et de la production.
Ce nouveau modèle avait pour caractéristiques de réduire les coûts au maximum, de produire à flux tendu (sans stocks), d’intégrer l’avis de tous les opérateurs de la chaîne (de l’ouvrier à l’ingénieur) de façon à ce que chacun se sente valorisé dans son travail et contribue surtout à l’amélioration continue du système (kaizen), et enfin de concevoir des « produits parfaits ».

On en voit aujourd’hui le résultat catastrophique au sein même de l’entreprise qui avait conçu ce modèle, et aussi chez d’autres grandes entreprises occidentales qui en ont largement appliqué les méthodes dans le secteur automobile notamment, mais pas seulement.
En fait, le toyotisme a été généralisé sur une vaste échelle : il est depuis trois décennies le système de production modèle. Il suffit d’ailleurs de constater que la plupart des entreprises n’ont plus de stocks, que les produits ne sont plus réparés mais se jettent ; sans parler du « burn-out » et du suicide des salariés qui sont sous pression dans un système qui vise constamment à réduire le prix de revient des produits. Leur paie dépend en grande partie de la part variable, de primes de productivité et d’heures supplémentaires...

Ne nous y trompons pas, ce qui se passe sous nos yeux est un signe des temps.
Et un nouveau modèle est à imaginer, dès à présent.
Cela ne touche pas que l’économie, cela concerne aussi le politique et le social. C’est toute la société, et plus encore toute la civilisation qui est en crise. Nous sommes à un point de bifurcation. Rien ne sera rétabli.
Nous allons basculer dans autre chose.

Ce constat d’effondrement des grands piliers de notre société nous oblige à réviser nos valeurs et surtout à modifier nos croyances, notre filtre mental. Car le monde nouveau ne peut naître que d’un « changement de cerveau », d’un éveil de la conscience.

Et les configurations planétaires travaillent, si l’on peut dire, à ce changement.

La dernière rétrogradation de Mercure, du 26 décembre au 15 janvier 2010, s’est faite dans le signe du Capricorne et a ouvert un nouveau cycle dans la triplicité de Terre symbolisant le monde matériel. La station directe a eu lieu le jour de l’éclipse Solaire à 26° (+) Capricorne, ce qui lie les deux phénomènes célestes, et ce d’autant plus que « le Soleil et Mercure » ne sont qu’un.

Si j’analyse la saison d’éclipses de cet hiver, je remarque qu’elle se forme dans un axe de signes, et cela est très significatif. L’éclipse Lunaire du 31 décembre en Cancer précède l’éclipse Solaire du 15 janvier en Capricorne.
En Cancer, les réponses émotionnelles sont intensifiées et suppléent au manque de sensibilité du Capricorne. Le tremblement de Terre d’Haïti a eu lieu juste avant l’éclipse Solaire et il a eu un retentissement émotionnel planétaire ; hystérique pour beaucoup, mais aussi fondé sur une sensibilité et une compassion véritables. Et cela s’est inscrit dans l’aura de la Terre (les champs énergétiques), alors même que s’ouvre un nouveau cycle d’évolution symbolisé par l’éclipse Solaire de Nœud Nord en Capricorne, un signe qui, lui, met l’accent sur la responsabilité et la discipline. Le Capricorne est également le signe spirituel associé à la naissance des avatars, et en particulier celle du Christ. Comprenez bien, tout cela est très important.

La prière est l’action la plus créatrice qui soit.
Imaginez-vous des centaines de milliers de personnes, voire même des millions, en train de prier et de méditer aux quatre coins de la Terre, entrant ainsi en connexion avec la conscience universelle d’amour afin de soulager les terribles souffrances endurées par certains au cours de l’incarnation. Autrefois, tels les moines tibétains, seules quelques personnes isolées dans les centres religieux priaient pour tous les habitants de la Terre ; constamment. Car les informations ne circulaient pas à la vitesse d’aujourd’hui, voire même ne circulaient pas du tout dans certaines contrées éloignées.

Le symbole sabian du degré de l’éclipse Solaire, 26° Capricorne : « Une ondine danse parmi les reflets irisés d’une chute d’eau ». Dominante : L’aptitude à percevoir l’esprit caché et créateur des phénomènes naturels.
Rudhyar écrit au sujet de l’eau qu’elle symbolise « la fluidité d’une conscience que vient stimuler le changement. Le grand cycle de l’eau au sein de la biosphère terrestre symbolise les phases principales de la vie universelle, l’ascension et la descente d’énergies morales et d’amour. » Plus loin, il précise : « La conscience se trouve ici sensibilisée aux flux descendant de l’énergie occulte sous son aspect naturel bienfaisant ».

Cette éclipse Solaire du 15 janvier 2010, en mettant met fin à certaines façons de vivre en relation avec le principe de responsabilité, et aussi avec certaines formes d’autorités, de structures, d’ambitions et d’actions dans le monde matériel (Capricorne), ouvre en même temps un nouveau cycle.
Une porte se referme, un seuil, une porte s’ouvre.
Il faut encore savoir qu’il s’agit de la plus longue éclipse annulaire du XXIème siècle et qu’elle fait suite à la plus longue éclipse Solaire totale du XXIème siècle qui a eu lieu le 22 juillet 2009 à 29°27 Cancer. Bien sûr, j’avais attentivement étudiée la saison d’éclipses de l’été 2009 et je peux déjà vous dire qu’elle s’interprète comme un « avertissement » selon lequel une polarisation sur les choses de l’esprit est en train de s’opérer au détriment des choses matérielles (et notamment de l’argent). J’aurai certainement l’occasion d’en reparler car tout ceci est très sérieux.

Voyons maintenant du côté de Mercure, qui a justement rétrogradé dans le Capricorne (signe de Terre) et qui nous a ainsi permis de purifier et de réorganiser notre mental s’agissant plus spécifiquement des filtres appliqués à nos expériences dans le domaine matériel.

Lors des rétrogradations de Mercure, il faut toujours relever le degré de la conjonction inférieure Soleil-Mercure qui est le moment de l’inspiration nouvelle.
Cette conjonction a eu lieu le 4 janvier à 15° (+) Capricorne : « Dans un hôpital, la nurserie est remplie de jouets ». Dominante : La responsabilité de la société vis-à-vis du bien-être et de la santé de la nouvelle génération.
D’après Rudhyar, l’exercice du pouvoir socio-politique peut « créer des conditions sociales mettant en péril, au plan spirituel, le développement salutaire d’une communauté, et en particulier de ses enfants. Il est par conséquent indispensable de faire preuve d’une attention bienveillante et, aussi bien, d’une aptitude à amenuiser les tensions destructrices de la vie sociale. »

Et c’est à partir de la station directe de Mercure que commence la projection du potentiel.
La station directe de Mercure a eu lieu à 6° Capricorne, quelques heures seulement après l’Eclipse Solaire du 15 janvier. Symbole sabian du 6° Capricorne : « Dix grosses bûches sous un passage voûté menant à un bois sombre ». Dominante : L’obligation de mener à bien toute entreprise commencée avant d’aller chercher plus loin.
Rudyar écrit : « Le nombre 10 est un symbole d’achèvement ; il symbolise plus encore la révélation d’une nouvelle série d’activités imminentes. » Il ajoute qu’il ne faut ni se précipiter ni forcer le cours des événements, que la graine (nombre 9) doit être mûre. « Ici on arrive à un SEUIL où il faut peut-être marquer un temps d’arrêt pour assurer sa progression future. »
Au cours des 3-4 mois qui suivent, jusqu’à la mi-mars (la planète Mars redevient directe) ou la mi-avril 2010 (la prochaine rétrogradation de Mercure), nous allons vivre des expériences ayant pour thème le fait de préparer l’entrée et la progression dans un nouveau cycle.

Le seuil évoqué par Rudhyar me fait penser au travail sur la respiration (Mercure, les Gémeaux) que je pratique personnellement, et au temps d’arrêt si important que nous pouvons consciemment marquer entre l’inspir et l’expir. La respiration se fait alors en trois temps.
A l’inspir, nous absorbons des éléments de notre expérience avec le monde qui impactent notre psyché. A l’expir, au contraire, c’est notre psyché qui influence l’environnement. La rétention du souffle est une sorte de sentinelle. Elle permet le détachement, le fameux détachement coutumier aux mystiques. C’est un vide, un état de paix qui va purifier tout ce qui aurait pu entacher notre personnalité car dans le chaos qui nous entoure, il y a des tas de pensées et d’émotions dont nous ne voulons pas et qui ne sont pas bonnes pour nous. Alors seulement, et à partir de l’état de sérénité que nous avons trouvé dans les profondeurs de notre être, nous agissons au moment de l’expir. Et c’est cette paix que nous pouvons diffuser dans le monde extérieur.

Trouvons cette paix en nous afin de l’étendre aux quatre points cardinaux lorsque viendra ce moment d’agir.

Le 3 février 2010, Mercure franchit le degré de sa station rétrograde, c’est-à-dire que nous entrons maintenant dans une zone inexplorée.
Nous faisons de nouvelles expériences de vie alimentées par la graine plantée au moment de la conjonction inférieure et dont le potentiel se révèle depuis le 15 janvier.

Peu avant, toujours le 3 février, Mercure a franchit le degré du nœud Nord.
Les nœuds lunaires constituant un axe, c’est comme si Mercure franchissait un seuil. Traditionnellement, le nœud Nord est le pôle positif car il représente la direction de l’esprit, alors que le nœud Sud représente la direction de la matière. Au nœud Nord, l’homme voit sa destinée future et ce qu’il doit accomplir (dharma). C’est là qu’il exerce sa volonté spirituelle.
Quant à Mercure, il est le créateur de mondes, il symbolise le mental. Or nous agissons en fonction de nos pensées, de nos croyances. Nous sommes donc en présence d’une configuration céleste très lourde de sens.
Mercure en Capricorne évoque le pragmatisme, la réflexion concernant nos actions dans le monde matériel et leurs effets concrets. C’est dans ce même signe que nous nous posons la question de notre vocation, un mot dont la signification dépasse la simple ambition personnelle : comment puis-je contribuer au mieux à la société ? Quelle est ma destinée ?

Ainsi, en même temps que nous entrons dans un nouveau territoire, nous sommes orientés dans la direction de notre chemin d’évolution. Vers la part spirituelle en nous. Relevons encore que Mercure est analogique au mouvement, au déplacement. Donc, nous avançons, nous progressons même ; comme l’initié qui gravit le sommet de la montagne.

C’est aussi ce qui transparaît à travers le sextile du Soleil à 15° (+) Verseau (point de pouvoir et de descente des avatars) au Grand Attracteur dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler dans un article de juin 2009. Le Grand Attracteur est une énorme force gravitationnelle encore très mystérieuse pour les scientifiques qui entraîne notre Galaxie (et tout ce qui nous englobe jusqu’au superamas de la Vierge) dans la direction de la constellation du Centaure, au lieu de suivre le mouvement général de l’expansion de l’univers. Situé à 14°02 Sagittaire, ce point fixe est le mi-point du signe régent de la Terre et évocateur de la double origine de l’homme, terrestre et spirituelle.

Tout semble donc indiquer qu’il se passe actuellement quelque chose de très important pour notre évolution, de l’ordre d’un changement de croyances, de mental.
Profitez des prochaines semaines pour trouver cette paix au cœur de votre être et agissez toujours à partir de cet état.
Marquez un temps d’arrêt avant d’agir.
Faites une pause, un silence.
Essayez.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / Février 2010 / Tous droits réservés

31 janvier 2010

Le carré Saturne-Pluton 2009-2010 (1)

Regard lucide sur un temps de crise très profond


En ce moment, je suis en train d’écrire sur le carré Saturne-Pluton (15 novembre 2009, 31 janvier et 21 août 2010) pour la revue L’astrologue. Plus précisément, j’aborde le cycle Saturne-Pluton et l’aspect de carré décroissant sous l’angle économique ; et politique aussi, puisque depuis plusieurs décennies maintenant les deux sont intimement liés et même confondus. Ou devrais-je plutôt dire que l’économique a évincé le politique...
Ce que j’ai découvert au fil de mes recherches est assez stupéfiant. Autant dire que ce n’est pas tout à fait ce que vous avez l’habitude d’entendre ou de lire dans les medias. Et d’ailleurs, là aussi, les medias, le politique et l’économie, c’est pareil, c’est la même famille aujourd’hui.

Cet article s’inscrira, bien sûr, à la suite de mon précédent travail sur « La fin du monde états-unien 2008-2025 », et j’en ferai une plus ample présentation au moment de sa publication au printemps 2010.
D’ici-là, je souhaiterai évoquer les grandes lignes de ce cycle Saturne-Pluton, et donner certaines précisions concernant le « climat de crise » auquel nous devrions être collectivement confrontés au moins jusqu’à cet automne.

Nous sommes en présence des planètes aux énergies les plus dures car cette combinaison planétaire nous fait toucher au plus près notre condition de mortels ; à titre individuel, et aussi en tant qu’espèce humaine. Comme l’a souligné Erin Sullivan dans son ouvrage sur Saturne, ces deux planètes sont des frontières délimitant un point terminal, Saturne étant la frontière de notre monde visible et Pluton la frontière de notre système solaire ; et c’est très douloureux. D’où : lucidité, extrémisme, paranoïa, contrôle, autorité. C’est du Sec !

Pluton est le principe de transformation, de transmutation, d’élimination et de purification. Et avec Saturne, la transformation s’opère par contraction, crise, réaction conservatrice.

En astrologie mondiale, le cycle Saturne-Pluton (32-37 ans en moyenne) est associé aux crises économiques, aux conflits internationaux, aux génocides et au terrorisme. Il traduit la montée en puissance de forces autoritaires, répressives et souvent violentes, la confrontation à des expériences traumatiques sur une vaste échelle (les deux guerres mondiales, les attentats du 11 septembre, des cataclysmes divers et variés). Sur le plan géopolitique, ce cycle est en relation avec la Chine, l’Inde et le Pakistan, l’Afghanistan, Israël et les crises du Moyen-Orient.

Autant dire que nous traversons un temps de crise éprouvant.
Pourtant, je tiens tout de suite à relativiser. Il ne faut pas perdre de vue la face positive de l’aspect.

N’oublions pas tout d’abord que ce carré Saturne-Pluton s’inscrit dans une configuration plus large : le carré en T Saturne-Uranus-Pluton dont l’opposition Saturne-Uranus est l’aspect principal (et non Saturne-Pluton comme en 1929-1933). Juste après le dernier carré Saturne-Pluton de la fin août 2010 (il y en a trois au total, contre 5 oppositions Saturne-Uranus), nous aurons à la mi-septembre une conjonction Jupiter-Uranus qui va disperser dans le collectif des énergies prométhéennes, d’éveil et de créativité.

J’ajouterai encore que tous les cycles collectifs majeurs sont en phase ascendante, contrairement à la période de la grande Dépression des années 30. Nous traversons une zone de plusieurs crises s’étalant de 2007 à 2025 environ, et cette période actuelle ressemble à la fin du XVème siècle, la Renaissance qui a vu naître le système monde états-unien. Les paradigmes sont en train de changer dans de nombreux domaines. Et si tout va bien (car rien n’est jamais acquis, c’est un combat de chaque instant), un grand renouveau devrait voir le jour au niveau de la pensée collective ; dans la lignée de ce qui a germé dans les années 60 avec la conjonction Uranus-Pluton, et qui s’est traduit par un changement des mentalités de plus en plus intolérantes à l’exploitation des richesses par une classe (blanche) nantie et minoritaire.

Très concrètement, ce carré décroissant Saturne-Pluton opère un travail de déconstruction jusqu’au moment de la prochaine conjonction Saturne-Pluton de 2020 dans le signe du Capricorne. Nous nous situons dans ce que Rudhyar a appelé la phase de crise de conscience/réorientation du cycle qui a débuté en 1982 à 28° Balance. Il s’agit d’une phase de réévaluation de l’idéologie poursuivie, autrement dit des valeurs, puis de réorganisation en fonction du tri de ces valeurs.
Seul est détruit, seul s’effondre, ce qui est cristallisé, corrompu, et qui ne sert plus notre évolution. L’énergie ainsi libérée sera réinvestie dans des structures/autorités nouvelles encore à inventer ou à mettre en place.

En lui-même, et bien que difficile, cet aspect doit être accueilli et embrassé, c’est-à-dire intégré.
Il faut savoir lâcher-prise. Un Saturne négatif, refusant par peur la transformation et l’évolution, essayera quant à lui de s’y opposer, de résister, comme il le fait en présence de toute énergie transpersonnelle ou galactique.
A ce propos, Erin Sullivan, qui a beaucoup travaillé la mythologie, nous livre une clé d’accès fondamentale à la combinaison Saturne-Pluton.

Dans la « Théogonie », Cronos/Saturne, détrôné et exilé après la révolte des Titans, séjourna dans le Tartare situé dans le monde des ténèbres, l’Hadès où les âmes des méchants étaient suppliciées en rapport avec le crime commis et condamnées à l’éternité. Dans « Les Travaux et les jours », au contraire, Saturne est placé aux Champs Elyséens, sur les îles des Bienheureux, où il règne en maître bienveillant sur les âmes des héros.
Comment comprendre une telle différence dans le récit ?

Au cours de notre voyage sur Terre, nous devrons affronter toutes sortes d’épreuves. Les portes du monde de l’Hadès s’ouvriront à maintes reprises, laissant s’engouffrer dans notre conscience des forces obscures et démoniaques que nous réprimons et refoulons. Le couple Saturne-Pluton évoque de telles rencontres. Et cela s’entend aussi bien au niveau individuel que collectif.
Si, tel le héros, nous faisons face et acceptons la rencontre avec l’ombre, alors nous visitons l’Elysée plutôt que le Tartare. Nous n’éprouvons plus le besoin de projeter l’ombre, ces aspects de notre nature que nous jugeons primitifs, négatifs, et que nous ne voulons pas reconnaître comme faisant partie de nous. Reconquérant ainsi notre pouvoir personnel, nous connaîtrons dès lors la sérénité que procure la transformation d’un pouvoir brut en une énergie raffinée.
Mais si nous ne trouvons pas ce courage en nous, alors nous visitons le Tartare et notre supplice ressemblera aux crimes que nous avons commis. Au lieu de traverser la nuit obscure de l’âme, nous y demeurons, tétanisés par la peur que nous inspirent les recoins les plus profonds de notre psyché.

L’histoire abonde de ces « rendez-vous », tels les années 30 dont les énergies ressemblent aux vibrations actuelles : le fascisme, Hitler, et la persécution des Juifs en tant que boucs-émissaires. Plus récemment, la guerre contre la Terreur, Occident/Islam, chacun voyant en l’autre le Mal absolu, et dont nous vivons, justement, une nouvelle phase.
Extrême vigilance, donc.

Dans une seconde partie, je regarderai de plus près comment opère la dialectique Saturne-Pluton au travers des grandes thématiques propres à ce cycle rapportées à l’actualité. Je repèrerai également quelques périodes sensibles de l’année 2010.

Photo "Outils nécessaires : de bonnes lunettes et de bons éphémérides"
Isabelle Cantin 2010

Isabelle Cantin - HRIDAYA / janvier 2010 / Tous droits réservés

23 janvier 2010

La rétrogradation de Mars en Lion 2009-2010 (1)

La signification et les principales étapes du cycle de rétrogradation de Mars

Mars est rétrograde tout l’hiver, du 20 décembre 2009 jusqu’au 10 mars 2010. Cette remarque a son importance car, à l’image de l’hibernation et du repli de la nature pendant la saison hivernale, le phénomène traduit un retournement passager de l’énergie vers l’intériorité au détriment de la vie extérieure.

Dans notre monde qui privilégie tant le Spectacle et la course folle en avant, nous sommes en grande majorité dépendants des interactions sociales et souffrons d’hyperactivité et de stress permanent, si bien que cette inversion énergétique tend à générer beaucoup de frustration ; surtout dans le(s) secteur(s) de vie où transite Mars rétrograde (1-20° Lion), et aussi dans les maisons ayant leur cuspide en Bélier et en Scorpion.
Dès lors, attendons-nous à un jaillissement d’énergie à la fin de la rétrogradation, comme la nature au printemps analogique au Bélier.

La rétrogradation de Mars, qui semble s’arrêter puis reculer sur son orbite, – ce qui n’est, précisons-le, qu’une pure illusion géocentrique –, a lieu tous les deux ans et deux mois, et à cette occasion la planète rouge demeure plus de la moitié de l’année (sept mois) dans une petite portion du zodiaque.
En l’occurrence, le cycle entier s’étend du 16 octobre 2009 au 18 mai 2010, période durant laquelle Mars transite (seulement) les vingt premiers degrés du Lion.
Je vous invite à regarder dans votre thème quel(s) secteur(s) de vie sont concernés et si des planètes natales sont impliquées dans le processus (par conjonction et par opposition, puis par carré).

La rétrogradation, effective depuis le 20 décembre, opère donc un changement d’orientation de l’énergie, qui de l’extérieur se tourne vers l’intérieur, et autant dire qu’avec la planète associée à l’action et à l’affirmation personnelle, le déphasage est brutal et total !
Sans crier gare, nos affaires et nos projets soudain ralentissent, subissent des blocages inattendus ou tombent carrément à l’eau ; nous n’avons plus d’entrain, et pour certains et certaines cela se traduit par une baisse sensible de la libido ; de mauvaise humeur et irritables, nous sommes prompts aux antagonismes de toutes sortes.

C’est alors que le guerrier doit savoir déposer les armes (son bouclier et sa lance), faire preuve de patience et en profiter pour renouveler ses forces. Ce qui ne veut pas dire ne rien faire. Il est au contraire question d’apprécier cette période que nous pouvons mettre à profit pour agir dans le sens plein du terme, au lieu de réagir.
Car la seule façon d’avoir du pouvoir dans l’existence, dans ce monde qui va de plus en plus vite, n’est pas de participer au chaos, ce n’est pas d’être emporté par le courant, mais justement de s’en extraire, ou tout du moins de ralentir. La seule façon d’exercer une véritable influence et de l’étendre est d’aller au cœur, en profondeur.

Mars rétrograde constitue donc une occasion précieuse. Il nous permet de revenir sur nos pas et de reconsidérer nos actions et nos projets enclenchés depuis la mi-octobre : réfléchir à la façon dont nous agissons et modifier ce qui ne va pas, procéder à des ajustements et corriger nos erreurs. C’est voir les choses sous un angle différent. Hors du feu de l’action, nous mettons les choses en perspective.

Certes, il faut surmonter la frustration engendrée par le manque soudain d’énergie « extérieure », par les blocages et les conflits qui surgissent, et en tirer des leçons. D’une façon globale, la rétrogradation de Mars nous met en contact, de l’intérieur, avec notre énergie et avec la façon dont nous l’employons : à construire ou à détruire ; à la réalisation de nos objectifs ou à ceux des autres.
Le ressentiment, la colère et la dépression sont les signes les plus sûrs que nous avons remis notre pouvoir entre les mains d’autrui ou dans la main du destin, ‒ circonstances extérieures ‒, et que nous en souffrons. Le moment est donc venu de lâcher-prise, d’arrêter d’en vouloir aux autres ou à la terre entière, et d’examiner comment nous pourrions faire un meilleur usage de notre énergie, de comprendre aussi pourquoi nous nous sommes dépossédés de notre propre pouvoir.

Une mise en lumière peut intervenir autour du 29 janvier 2010, au moment de l’opposition Soleil-Mars à 10° Lion qui est un moment de conscience objective où tout devient apparent. Il convient de relever où tombe cette opposition dans votre thème : la maison de Mars est le champ d’expérience où survient la crise dont l’origine remonte, quant à elle, à la conjonction Soleil-Mars qui marque le début de l’activité, la libération originelle du pouvoir de manière instinctive et inconsciente. S’agissant du cycle qui nous occupe, cette conjonction a eu lieu le 5 décembre 2008 à 14°09 Sagittaire. Vous devez donc regarder quel secteur de vie est initialement impliqué afin d’avoir une vue d’ensemble de la situation.

L’opposition Soleil-Mars, qui est le point de culmination du cycle synodique Soleil-Mars, est très importante car elle constitue également le mi-point du cycle de rétrogradation. Il s’agit d’une sorte de tournant décisif à partir duquel nous pouvons réorienter ou ajuster la libération de l’énergie, et ce faisant résoudre les conflits et les problèmes apparus au cours de la première période de la rétrogradation ou en suspens depuis plus longtemps encore. Ce changement d’attitude deviendra manifeste lors de la seconde période, et plus précisément à partir de la station directe le 10 mars 2010.

Néanmoins, pour ceux qui se refusent à tout examen critique de leurs actions et de leur affirmation personnelle, cette rétrogradation, que l’on appelle encore « boucle de Mars », se transforme en nœud coulant, selon l’expression de l’astrologue humaniste Alexander Ruperti. Résultat ? Toujours plus de problèmes et d’agressivité en perspective.

Dans un prochain article, j’explorerai en profondeur la symbolique de Mars et sa relation au signe du Lion et au Soleil. Comme vous le comprendrez très bientôt, je suis loin d’avoir épuisé le sujet de cette rétrogradation de Mars en Lion 2009-2010.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / janvier 2010 / Tous droits réservés