24 février 2010

Le carré Saturne-Pluton 2009-2010 (3)

Comment repérer les périodes sensibles à l’aide des éphémérides

Afin de clore ma série d’articles sur le carré Saturne-Pluton, regardons maintenant dans les éphémérides de 2009-2010 et essayons de repérer les principales périodes où la thématique du cycle est à l’œuvre.

Les dates exactes du carré décroissant Saturne-Pluton sont le 15 novembre 2009, le 31 janvier et le 21 août 2010. Evidemment, tout bon astrologue ne doit pas s’en contenter et doit regarder plus avant dans les éphémérides. Y a-t-il au cours de la période s’étalant de novembre 2009 à septembre 2010 des Nouvelles Lunes ou des Pleines Lunes en aspect du carré Saturne-Pluton ? Y a-t-il des aspects transmetteurs du Soleil ou de Mars ?
C’est un minimum, sachant qu’en réalité le carré vibre déjà depuis plus longtemps encore.

Le carré Saturne-Pluton se forme avec Pluton dans le signe du Capricorne et Saturne dans le signe de la Balance, or l’ingrès de Saturne en Balance date du 29 octobre 2009. Bien sûr, nous avions déjà des transmissions du carré tout au long de l’année 2009, notamment au mois d’août par Mars en Cancer et en septembre par le Soleil. Toutefois, les thématiques liées à ce carré n’accèdent véritablement à la conscience collective qu’après l’entrée de Saturne en Balance le 29 octobre.

Un premier événement lié au terrorisme islamique a lieu le 5 novembre 2009.
Il s’agit de la fusillade sur la base militaire de Fort Hood au Texas. Un psychiatre militaire d’origine palestinienne ouvre le feu et fait 13 morts. Cet événement directement lié à l’une des grandes thématiques saturno-plutoniennes intervient juste avant la date du premier carré Saturne-Pluton, exact le 15 novembre 2009 à 1°42 Balance/Capricorne.
Quel enseignement peut-on en tirer sur le plan de la prévision astrologique ?
Tout d’abord, il est important de relever que Saturne est dans le premier degré de la Balance, signe cardinal, et qu’il entre donc fortement en résonance avec le Point Bélier du 29 octobre au 8 novembre. Si nous cherchons une configuration importante au cours de ces quelques jours, nous tombons sur la conjonction Soleil-Mercure du 5 novembre à 14°+ Scorpion. Ensuite, il faut remarquer que cette conjonction se forme à un degré près des fameux points de pouvoir que sont le milieu des signes fixes. Nous avons donc là deux facteurs très importants qui orientent vers un événement d’ampleur universelle.

Un deuxième événement, toujours lié au terrorisme islamique et à Al Qaïda, a lieu le 25 décembre 2009.
Il s’agit de la tentative d’attentat à la bombe par un jeune Nigérian à bord d’un avion de ligne américain reliant Amsterdam à Détroit.
Cette fois, il s’agit d’une transmission du Soleil à l’aspect Saturne-Pluton, avec le Soleil conjoint à Pluton le 24 et carré à Saturne le 25 décembre, précisément.

L’emballement des places boursières et la menace de faillite de Dubaï, le 26 novembre 2009.
Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’aspect Saturne-Pluton, mais aussi dans celui de l’opposition Saturne-Uranus. En l’occurrence, je trouve son explication : dans l’aspect Vénus trigone Uranus qui libère ce qui était contenu en germe dans le carré Soleil-Vénus-Centre Galactique/Uranus du thème d’ingrès du Soleil en Capricorne le 21 décembre, lequel vaut pour toute la saison d’hiver et peut-être aussi pour toute l’année 2010 (se reporter à mon article sur le sujet) ; dans l’aspect Mercure trigone Mars excitant les marchés, et dans la conjonction Lune-Uranus pointant l’événement inattendu, l’excitabilité, et au final le krach.

Le 31 janvier a lieu le deuxième carré Saturne-Pluton à 4°27 Balance/Capricorne, avec Saturne rétrograde. Repérons les événements qui lui sont attachés.

Le tremblement de terre à Haïti du 12 janvier 2009.
Cette tragédie se place sous l’influence du deuxième carré Saturne-Pluton, et tombe en plein dans la saison d’éclipses de décembre/janvier dans l’axe Cancer/Capricorne. Il faut savoir que les séismes et les tsunamis se produisent le plus souvent lors des éclipses. En l’espèce, l’événement se rattache directement à l’éclipse Solaire du 15 janvier dont j’ai déjà souligné l’importance. Bien que le maître de l’éclipse soit Saturne, celui-ci s’efface en faveur de Vénus qui est conjointe au Soleil dès le 11 janvier au soir. A partir du 12, la Lune forme un carré à Uranus (imprévu, krach), elle pointe l’événement, et le 13 elle transmet le carré Saturne-Pluton (l’épreuve traumatique). Notons aussi le sextile Vénus-Uranus actualisant ce qui était en germe dans l’ingrès Capricorne, et surtout relevons que Saturne est stationnaire rétrograde. Un faisceau de très mauvaises configurations.

Fin janvier-début février : les suites de la crise financière, avec les discours d’Obama sur les « graves difficultés » des Etats-Unis et les craintes concernant l’endettement de la Grèce qui fragilise la zone euro.
S’en étant plutôt bien sorti pour son premier discours sur l’état de l’Union le 27 janvier, Obama a fait une suite de déclarations, dont l’annonce du budget 2011, qui reflètent les plus vives inquiétudes au sujet de la capacité des Etats-Unis à sortir prochainement de leurs difficultés, dont un endettement colossal. Avec un taux supérieur à 10%, le chômage devient, sans surprise, la priorité des priorités. Les pays européens ne sont pas mieux lotis avec un taux de chômage record dans la zone euro et avec le problème de l’endettement de la Grèce.
Le deuxième carré Saturne-Pluton se forme près de l’opposition Soleil-Mars (29 janvier) et d’une Pleine Lune à 11°+ Lion en conjonction de Mars opposé à Vénus (30 janvier). Un temps fort assurément avec de telles configurations : climat tendu de crise et questions financières au premier plan. A noter que la conjonction Soleil-Mars, dont l’opposition constitue l’accomplissement ou la révélation, nous ramène à la fin décembre 2008. A cette époque, l’industrie automobile américaine était au bord de la faillite, c’était partout la forte montée du chômage, et aussi les émeutes en Grèce...

Essayons maintenant de repérer d’autres périodes sur l’année 2010.

Le mois de mars apparaît comme un mois sensible.
Vénus (les valeurs, l’argent) forme une conjonction à Uranus le 4 mars, elle transite le Point Bélier le 7, elle forme une opposition à Saturne le 9 mars et un carré à Pluton le 11 mars. Vénus transmet donc le carré en T Saturne-Uranus-Pluton. A noter la station directe de Mars le 10, ainsi que des aspects lunaires du 7 au 11 venant pointer la période.
L’ingrès du Soleil en Bélier (équinoxe de printemps) le 20 mars, avec une transmission du carré Saturne-Pluton par le Soleil le 22 (Soleil opposé Saturne) et le 26 (Soleil carré Pluton).
Périodes sensibles aux vibrations Saturne-Pluton (difficultés financières, contraction économique ; terrorisme islamique/guerre Afghanistan) : du 4 au 12 et du 20 au 27 mars.

Ensuite, nous avons le mois de juin 2010.
Le Solstice de Cancer a lieu le 21 juin et le Soleil transmet le carré Saturne-Pluton le 19 (Soleil carré Saturne) et le 25 (Soleil opposé Pluton). Puis, relevons l’éclipse partielle de Lune le 26 juin à 4°46 Capricorne, en conjonction de Pluton et au carré de Saturne. Révélation et culmination qui créent en même temps une ouverture (Nœud Nord).

Août et septembre 2010 : le 21 août, le dernier carré Saturne-Pluton se forme à 2°56 Balance/Capricorne.
Dès le début du mois d’août, relevons la transmission de Mars : le 31 juillet, Mars conjoint Saturne et le 4 août, Mars carré Pluton. A noter aussi la Nouvelle Lune du 10 août à 17°25 Lion, proche du point de pouvoir.
Le 14 septembre, Mars entre en Scorpion et Pluton est stationnaire direct. La Pleine Lune du 23 septembre se forme au Point Bélier, à 0°15 Bélier, le jour de l’équinoxe d’automne, au carré de Pluton et en opposition à Saturne. Le Soleil transmet le carré Saturne-Pluton le 26 septembre (carré Pluton) et le 1er octobre (conjoint Saturne). La période de la fin septembre est très sensible car Saturne et Pluton sont désormais tous les deux directs.

Fin septembre-fin décembre 2010.
Nous avons la conjonction de Pluton aux nœuds lunaires (nœud Nord) dans l’orbe du carré Saturne-Pluton (1°42-4°27). Il faut cibler plus particulièrement le mois de novembre en raison, d’une part de la Nouvelle Lune du 6 novembre à 13°40 Scorpion, proche du point de pouvoir, et d’autre part de la conjonction exacte de Pluton au nœud Nord. Il s’agit d’une transformation très importante : la société (culture) évolue. Un cycle entier se termine et un nouveau cycle commence.
A noter également la mi-décembre : Pluton transite le degré de l’éclipse lunaire du 26 juin 2010.

Voilà pour les périodes sensibles spécifiques au carré Saturne-Pluton. A chaque fois, toute la thématique associée au cycle est constellée.


Isabelle Cantin - HRIDAYA / Février 2010 / Tous droits réservés

04 février 2010

Le carré Saturne-Pluton 2009-2010 (2)

Les grandes thématiques saturno-plutoniennes illustrées par l’actualité

Comme je l’ai souligné dans la première partie de mon article, en astrologie mondiale, le cycle Saturne-Pluton (32-37 ans en moyenne) est associé aux crises économiques, aux conflits internationaux, aux génocides et au terrorisme. Il traduit la montée en puissance de forces autoritaires, répressives et souvent violentes, la confrontation à des expériences traumatiques sur une vaste échelle (les deux guerres mondiales, les attentats du 11 septembre, des cataclysmes divers et variés). Sur le plan géopolitique, ce cycle est en relation avec la Chine, l’Inde et le Pakistan, l’Afghanistan, Israël et les crises du Moyen-Orient.

Pluton est le principe de transmutation, d’élimination et de purification. Et avec Saturne, la transformation s’opère par contraction, par réaction conservatrice.

La période actuelle (novembre 2009-Septembre 2010) s’apparente donc à un temps de crise très marqué.
Sachons en reconnaître les principales thématiques de façon à pouvoir lâcher-prise et à affronter les épreuves avec courage : ce qui s’écroule libère de l’énergie pour construire des structures nouvelles.

Saturne contracte la richesse et tend à purger la dette au moment du carré décroissant à Pluton.
Comme à partir du milieu des années 70 (le carré décroissant Saturne-Pluton de 73-74), une sérieuse contraction économique s’annonce, et le pire est à craindre. Car la situation ne tient qu’à un fil grâce à l’énorme quantité de liquidités qui a été injectée par les banques centrales. Ce qui, bien sûr, ne peut durer éternellement, d’autant que de nouvelles bulles spéculatives se sont déjà constituées et se constituent encore : bulle d’emprunts étatiques, bulles sur le pétrole et les matières premières, et j’en passe. Un relèvement des taux d’intérêt est fatalement programmé, ce qui risque d’étouffer dans l’œuf toute reprise. L’heure est à la rigueur tous azimuts. Dès lors, le chômage est le très gros problème, surtout en Europe. Je n’en dis pas plus pour l’instant.
Sans oublier les risques monétaires graves et les faillites d’Etats qui menacent, à l’instar de Dubaï le 26 novembre 2009. Les places boursières « irrationnelles » peuvent d’un jour à l’autre nous faire basculer dans le pire cauchemar car la confiance n’est plus. Nous en sommes là.
Et on parlait hier de faire acheter la dette de la Grèce par les Chinois... Quid du Portugal et de l’Espagne ? Après les Etats-Unis, une partie de l’Europe ? Décidément, il faudra que je vous parle de la guerre à la chinoise... Ce sont des stratèges hors pair.

Pluton intensifie la peur et donne du pouvoir au conservatisme (Saturne).
Les partis conservateurs vont remporter des élections un peu partout dans le monde : c’est déjà fait au Chili (élections présidentielles) et aussi aux Etats-Unis où le carré Saturne-Pluton est particulièrement ressenti puisqu’il aspecte leur MC à 1°53 Balance. Tel un coup de tonnerre le 19 janvier, Obama a perdu sa majorité qualifiée démocrate au Sénat lors de l’élection du républicain Scott Brown, candidat pourtant improbable au siège de Ted Kennedy. Il faudra donc suivre avec attention les élections du Congrès à l’automne, juste après le dernier carré Saturne-Pluton du 21 août. Sans majorité, Obama aura bien du mal à faire passer ses réformes (sur la santé, les banques...), et ses beaux discours pourraient rester lettres mortes. Cela n’est d’ailleurs pas sans rappeler la présidence de Bill Clinton, autre président démocrate élu en 1993 qui dû gouverner avec une majorité républicaine au Congrès à partir de janvier 1995. Dans la lignée, Gordon Brown pourrait bien laisser son poste de Premier ministre à David Cameron, le chef du parti conservateur, lors des législatives de mai 2010 au Royaume-Uni. Quant aux régionales en France, il n’est pas du tout sûr que le score du parti socialiste soit à la hauteur des précédents.

En période de crise, les populations ont peur. La générosité et la solidarité s’estompent, et même disparaissent pour laisser place à l’individualisme le plus détestable au sein des pays riches, alors que dans les pays pauvres, on constatera plutôt une accentuation dramatique de la lutte pour la survie. Soit dit en passant, il n’est jamais très opportun d’engager des réformes, telle une réforme des retraites, au cours de ces périodes de vaches maigres et de frustration, car la solidarité intergénérationnelle, fondement de notre système actuel, risque d’être plutôt mise à mal. Personne ne veut plus payer pour le voisin. C’est chacun pour soi... et Dieu pour tous.
Nationalisme et protectionnisme, stigmatisation des étrangers (ou de tout autre bouc-émissaire qui pour la société représente toujours la face repoussante de l’être humain), autant de thématiques délétères bien connues qui font retour. Regardons du côté de l’Italie, de l’Autriche, de la Suisse. Regardons aussi chez nous en France, avec le débat sur l’identité nationale et l’interdiction de la burqa. Dès 2007, j’avais signalé le danger que nous courions à réveiller les vieux démons. L’Europe n’est pas belle en-dessous, dans son inconscient collectif, et elle a « le regard vide », pour reprendre le titre de l’essai du philosophe Jean-François Matéi portant sur l’épuisement de la culture européenne. Nous vivons une période aux vibrations ressemblant à celles des années 1929-1933 (1928-1937 avec des orbes larges). Soyons très prudents.

Les phases du cycle Saturne-Pluton sont associées à des événements traumatiques importants, qu’ils aient pour cause les catastrophes naturelles ou bien encore la main de l’homme à travers la violence, les guerres, les massacres et le terrorisme.
Les nouvelles en ont fait la démonstration récemment avec le séisme en Haïti du 12 janvier et ses conséquences tragiques, en pleine saison d’éclipses dans l’axe Cancer-Capricorne ; et aussi par la résurgence de la violence islamique.

Le cycle Saturne-Pluton actuel est fortement marqué par la mouvance Al Qaïda et le terrorisme islamique en Afghanistan.
En 1982 (conjonction), c’est la guerre URSS-Afghanistan avec pour résultante la montée des Talibans et des mouvements djihadistes qui seront entraînés et armés par la CIA. En 1993 (carré croissant) a lieu la première attaque à la bombe du World Trade Center. Ben Laden appelle au Jihad contre les Etats-Unis et les Talibans prennent le pouvoir en Afghanistan. En 2001-2002, ce sont les attentats du 11 septembre et la guerre contre la Terreur (Occident/Islam) lancée par G.W. Bush en Afghanistan, puis en Irak.
Aujourd’hui, au carré décroissant nous voyons se dessiner une nouvelle phase de ce conflit, avec en novembre-décembre 2009 l’attaque de Fort Hood et la tentative d’attentat à la bombe dans un avion le jour de Noël. Ben Laden refait surface avec ses revendications et menaces coutumières. Quant à Obama, il renforce les troupes armées en Afghanistan avant le début du retrait prévu en juillet 2011 ; une façon déguisée de jeter l’éponge, sans que les généraux américains ne perdent trop la face, et sans trop mécontenter non plus le complexe militaro-industriel le plus puissant du monde. Espérons que d’ici la fin de ce cycle en 2020, cette triste page d’histoire sera refermée.

A suivre dans une troisième partie, comment repérer les périodes sensibles à l'aide des éphémérides.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / Février 2010 / Tous droits réservés

03 février 2010

Franchir un seuil

La rétrogradation de Mercure et la dernière saison d’éclipses, le nœud Nord et le Grand Attracteur

Le 3 février 2010 est un jour très important qui ouvre une nouvelle période en relation directe avec le vaste sujet qui nous occupe, à savoir la transformation accélérée du monde.

En regardant les éphémérides, nous voyons qu’en ce jour spécial Mercure franchit le degré de sa dernière station rétrograde à 22° (+) Capricorne et qu’il est conjoint au nœud Nord de la Lune dans le même temps. Par ailleurs, le Soleil transite le 15ème degré du Verseau qui est un des quatre points de pouvoir et il forme un sextile au Grand Attracteur situé à 14°02 Sagittaire.

Bien sûr, nous sommes toujours dans les vibrations très puissantes du second carré Saturne-Pluton, exact le 31 janvier, et sous l’influence aussi de la Pleine Lune du 30 janvier qui s’est formée sur Mars rétrograde.
A titre collectif et individuel, certaines choses deviennent éclatantes dans notre façon d’agir afin que nous puissions nous corriger ou que nous réparions nos erreurs, dans le sens de s’aligner avec notre Moi supérieur qui est la part spirituelle en nous.

Comme je l’ai indiqué dans mon précédent article sur le carré décroissant Saturne-Pluton, nous sommes dans une phase de réévaluation de l’idéologie poursuivie depuis les années 80, une phase de révision de nos valeurs collectives, puis de réorganisation. Ce qui s’effondre aujourd’hui, c'est ce qui est cristallisé, corrompu, ce qui ne sert plus l’évolution.

Et l’actualité nous en donne chaque jour le spectacle.
Par exemple, tout dernièrement à travers la faillite du modèle productif des entreprises imaginé par Toyota dans les années 60, le fameux « toyotisme » créé par Taïchi Ohno, qui s’est répandu partout dans le monde à partir de la fin des années 70 en supplantant le fordisme pur.

Au sortir de la Seconde guerre mondiale et de sa cuisante défaite, le Japon à travers son entreprise phare Toyota voulait rattraper son retard économique vis-à-vis des Etats-Unis, et même devenir le numéro un mondial, en appliquant une nouvelle organisation du travail et de la production.
Ce nouveau modèle avait pour caractéristiques de réduire les coûts au maximum, de produire à flux tendu (sans stocks), d’intégrer l’avis de tous les opérateurs de la chaîne (de l’ouvrier à l’ingénieur) de façon à ce que chacun se sente valorisé dans son travail et contribue surtout à l’amélioration continue du système (kaizen), et enfin de concevoir des « produits parfaits ».

On en voit aujourd’hui le résultat catastrophique au sein même de l’entreprise qui avait conçu ce modèle, et aussi chez d’autres grandes entreprises occidentales qui en ont largement appliqué les méthodes dans le secteur automobile notamment, mais pas seulement.
En fait, le toyotisme a été généralisé sur une vaste échelle : il est depuis trois décennies le système de production modèle. Il suffit d’ailleurs de constater que la plupart des entreprises n’ont plus de stocks, que les produits ne sont plus réparés mais se jettent ; sans parler du « burn-out » et du suicide des salariés qui sont sous pression dans un système qui vise constamment à réduire le prix de revient des produits. Leur paie dépend en grande partie de la part variable, de primes de productivité et d’heures supplémentaires...

Ne nous y trompons pas, ce qui se passe sous nos yeux est un signe des temps.
Et un nouveau modèle est à imaginer, dès à présent.
Cela ne touche pas que l’économie, cela concerne aussi le politique et le social. C’est toute la société, et plus encore toute la civilisation qui est en crise. Nous sommes à un point de bifurcation. Rien ne sera rétabli.
Nous allons basculer dans autre chose.

Ce constat d’effondrement des grands piliers de notre société nous oblige à réviser nos valeurs et surtout à modifier nos croyances, notre filtre mental. Car le monde nouveau ne peut naître que d’un « changement de cerveau », d’un éveil de la conscience.

Et les configurations planétaires travaillent, si l’on peut dire, à ce changement.

La dernière rétrogradation de Mercure, du 26 décembre au 15 janvier 2010, s’est faite dans le signe du Capricorne et a ouvert un nouveau cycle dans la triplicité de Terre symbolisant le monde matériel. La station directe a eu lieu le jour de l’éclipse Solaire à 26° (+) Capricorne, ce qui lie les deux phénomènes célestes, et ce d’autant plus que « le Soleil et Mercure » ne sont qu’un.

Si j’analyse la saison d’éclipses de cet hiver, je remarque qu’elle se forme dans un axe de signes, et cela est très significatif. L’éclipse Lunaire du 31 décembre en Cancer précède l’éclipse Solaire du 15 janvier en Capricorne.
En Cancer, les réponses émotionnelles sont intensifiées et suppléent au manque de sensibilité du Capricorne. Le tremblement de Terre d’Haïti a eu lieu juste avant l’éclipse Solaire et il a eu un retentissement émotionnel planétaire ; hystérique pour beaucoup, mais aussi fondé sur une sensibilité et une compassion véritables. Et cela s’est inscrit dans l’aura de la Terre (les champs énergétiques), alors même que s’ouvre un nouveau cycle d’évolution symbolisé par l’éclipse Solaire de Nœud Nord en Capricorne, un signe qui, lui, met l’accent sur la responsabilité et la discipline. Le Capricorne est également le signe spirituel associé à la naissance des avatars, et en particulier celle du Christ. Comprenez bien, tout cela est très important.

La prière est l’action la plus créatrice qui soit.
Imaginez-vous des centaines de milliers de personnes, voire même des millions, en train de prier et de méditer aux quatre coins de la Terre, entrant ainsi en connexion avec la conscience universelle d’amour afin de soulager les terribles souffrances endurées par certains au cours de l’incarnation. Autrefois, tels les moines tibétains, seules quelques personnes isolées dans les centres religieux priaient pour tous les habitants de la Terre ; constamment. Car les informations ne circulaient pas à la vitesse d’aujourd’hui, voire même ne circulaient pas du tout dans certaines contrées éloignées.

Le symbole sabian du degré de l’éclipse Solaire, 26° Capricorne : « Une ondine danse parmi les reflets irisés d’une chute d’eau ». Dominante : L’aptitude à percevoir l’esprit caché et créateur des phénomènes naturels.
Rudhyar écrit au sujet de l’eau qu’elle symbolise « la fluidité d’une conscience que vient stimuler le changement. Le grand cycle de l’eau au sein de la biosphère terrestre symbolise les phases principales de la vie universelle, l’ascension et la descente d’énergies morales et d’amour. » Plus loin, il précise : « La conscience se trouve ici sensibilisée aux flux descendant de l’énergie occulte sous son aspect naturel bienfaisant ».

Cette éclipse Solaire du 15 janvier 2010, en mettant met fin à certaines façons de vivre en relation avec le principe de responsabilité, et aussi avec certaines formes d’autorités, de structures, d’ambitions et d’actions dans le monde matériel (Capricorne), ouvre en même temps un nouveau cycle.
Une porte se referme, un seuil, une porte s’ouvre.
Il faut encore savoir qu’il s’agit de la plus longue éclipse annulaire du XXIème siècle et qu’elle fait suite à la plus longue éclipse Solaire totale du XXIème siècle qui a eu lieu le 22 juillet 2009 à 29°27 Cancer. Bien sûr, j’avais attentivement étudiée la saison d’éclipses de l’été 2009 et je peux déjà vous dire qu’elle s’interprète comme un « avertissement » selon lequel une polarisation sur les choses de l’esprit est en train de s’opérer au détriment des choses matérielles (et notamment de l’argent). J’aurai certainement l’occasion d’en reparler car tout ceci est très sérieux.

Voyons maintenant du côté de Mercure, qui a justement rétrogradé dans le Capricorne (signe de Terre) et qui nous a ainsi permis de purifier et de réorganiser notre mental s’agissant plus spécifiquement des filtres appliqués à nos expériences dans le domaine matériel.

Lors des rétrogradations de Mercure, il faut toujours relever le degré de la conjonction inférieure Soleil-Mercure qui est le moment de l’inspiration nouvelle.
Cette conjonction a eu lieu le 4 janvier à 15° (+) Capricorne : « Dans un hôpital, la nurserie est remplie de jouets ». Dominante : La responsabilité de la société vis-à-vis du bien-être et de la santé de la nouvelle génération.
D’après Rudhyar, l’exercice du pouvoir socio-politique peut « créer des conditions sociales mettant en péril, au plan spirituel, le développement salutaire d’une communauté, et en particulier de ses enfants. Il est par conséquent indispensable de faire preuve d’une attention bienveillante et, aussi bien, d’une aptitude à amenuiser les tensions destructrices de la vie sociale. »

Et c’est à partir de la station directe de Mercure que commence la projection du potentiel.
La station directe de Mercure a eu lieu à 6° Capricorne, quelques heures seulement après l’Eclipse Solaire du 15 janvier. Symbole sabian du 6° Capricorne : « Dix grosses bûches sous un passage voûté menant à un bois sombre ». Dominante : L’obligation de mener à bien toute entreprise commencée avant d’aller chercher plus loin.
Rudyar écrit : « Le nombre 10 est un symbole d’achèvement ; il symbolise plus encore la révélation d’une nouvelle série d’activités imminentes. » Il ajoute qu’il ne faut ni se précipiter ni forcer le cours des événements, que la graine (nombre 9) doit être mûre. « Ici on arrive à un SEUIL où il faut peut-être marquer un temps d’arrêt pour assurer sa progression future. »
Au cours des 3-4 mois qui suivent, jusqu’à la mi-mars (la planète Mars redevient directe) ou la mi-avril 2010 (la prochaine rétrogradation de Mercure), nous allons vivre des expériences ayant pour thème le fait de préparer l’entrée et la progression dans un nouveau cycle.

Le seuil évoqué par Rudhyar me fait penser au travail sur la respiration (Mercure, les Gémeaux) que je pratique personnellement, et au temps d’arrêt si important que nous pouvons consciemment marquer entre l’inspir et l’expir. La respiration se fait alors en trois temps.
A l’inspir, nous absorbons des éléments de notre expérience avec le monde qui impactent notre psyché. A l’expir, au contraire, c’est notre psyché qui influence l’environnement. La rétention du souffle est une sorte de sentinelle. Elle permet le détachement, le fameux détachement coutumier aux mystiques. C’est un vide, un état de paix qui va purifier tout ce qui aurait pu entacher notre personnalité car dans le chaos qui nous entoure, il y a des tas de pensées et d’émotions dont nous ne voulons pas et qui ne sont pas bonnes pour nous. Alors seulement, et à partir de l’état de sérénité que nous avons trouvé dans les profondeurs de notre être, nous agissons au moment de l’expir. Et c’est cette paix que nous pouvons diffuser dans le monde extérieur.

Trouvons cette paix en nous afin de l’étendre aux quatre points cardinaux lorsque viendra ce moment d’agir.

Le 3 février 2010, Mercure franchit le degré de sa station rétrograde, c’est-à-dire que nous entrons maintenant dans une zone inexplorée.
Nous faisons de nouvelles expériences de vie alimentées par la graine plantée au moment de la conjonction inférieure et dont le potentiel se révèle depuis le 15 janvier.

Peu avant, toujours le 3 février, Mercure a franchit le degré du nœud Nord.
Les nœuds lunaires constituant un axe, c’est comme si Mercure franchissait un seuil. Traditionnellement, le nœud Nord est le pôle positif car il représente la direction de l’esprit, alors que le nœud Sud représente la direction de la matière. Au nœud Nord, l’homme voit sa destinée future et ce qu’il doit accomplir (dharma). C’est là qu’il exerce sa volonté spirituelle.
Quant à Mercure, il est le créateur de mondes, il symbolise le mental. Or nous agissons en fonction de nos pensées, de nos croyances. Nous sommes donc en présence d’une configuration céleste très lourde de sens.
Mercure en Capricorne évoque le pragmatisme, la réflexion concernant nos actions dans le monde matériel et leurs effets concrets. C’est dans ce même signe que nous nous posons la question de notre vocation, un mot dont la signification dépasse la simple ambition personnelle : comment puis-je contribuer au mieux à la société ? Quelle est ma destinée ?

Ainsi, en même temps que nous entrons dans un nouveau territoire, nous sommes orientés dans la direction de notre chemin d’évolution. Vers la part spirituelle en nous. Relevons encore que Mercure est analogique au mouvement, au déplacement. Donc, nous avançons, nous progressons même ; comme l’initié qui gravit le sommet de la montagne.

C’est aussi ce qui transparaît à travers le sextile du Soleil à 15° (+) Verseau (point de pouvoir et de descente des avatars) au Grand Attracteur dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler dans un article de juin 2009. Le Grand Attracteur est une énorme force gravitationnelle encore très mystérieuse pour les scientifiques qui entraîne notre Galaxie (et tout ce qui nous englobe jusqu’au superamas de la Vierge) dans la direction de la constellation du Centaure, au lieu de suivre le mouvement général de l’expansion de l’univers. Situé à 14°02 Sagittaire, ce point fixe est le mi-point du signe régent de la Terre et évocateur de la double origine de l’homme, terrestre et spirituelle.

Tout semble donc indiquer qu’il se passe actuellement quelque chose de très important pour notre évolution, de l’ordre d’un changement de croyances, de mental.
Profitez des prochaines semaines pour trouver cette paix au cœur de votre être et agissez toujours à partir de cet état.
Marquez un temps d’arrêt avant d’agir.
Faites une pause, un silence.
Essayez.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / Février 2010 / Tous droits réservés

31 janvier 2010

Le carré Saturne-Pluton 2009-2010 (1)

Regard lucide sur un temps de crise très profond


En ce moment, je suis en train d’écrire sur le carré Saturne-Pluton (15 novembre 2009, 31 janvier et 21 août 2010) pour la revue L’astrologue. Plus précisément, j’aborde le cycle Saturne-Pluton et l’aspect de carré décroissant sous l’angle économique ; et politique aussi, puisque depuis plusieurs décennies maintenant les deux sont intimement liés et même confondus. Ou devrais-je plutôt dire que l’économique a évincé le politique...
Ce que j’ai découvert au fil de mes recherches est assez stupéfiant. Autant dire que ce n’est pas tout à fait ce que vous avez l’habitude d’entendre ou de lire dans les medias. Et d’ailleurs, là aussi, les medias, le politique et l’économie, c’est pareil, c’est la même famille aujourd’hui.

Cet article s’inscrira, bien sûr, à la suite de mon précédent travail sur « La fin du monde états-unien 2008-2025 », et j’en ferai une plus ample présentation au moment de sa publication au printemps 2010.
D’ici-là, je souhaiterai évoquer les grandes lignes de ce cycle Saturne-Pluton, et donner certaines précisions concernant le « climat de crise » auquel nous devrions être collectivement confrontés au moins jusqu’à cet automne.

Nous sommes en présence des planètes aux énergies les plus dures car cette combinaison planétaire nous fait toucher au plus près notre condition de mortels ; à titre individuel, et aussi en tant qu’espèce humaine. Comme l’a souligné Erin Sullivan dans son ouvrage sur Saturne, ces deux planètes sont des frontières délimitant un point terminal, Saturne étant la frontière de notre monde visible et Pluton la frontière de notre système solaire ; et c’est très douloureux. D’où : lucidité, extrémisme, paranoïa, contrôle, autorité. C’est du Sec !

Pluton est le principe de transformation, de transmutation, d’élimination et de purification. Et avec Saturne, la transformation s’opère par contraction, crise, réaction conservatrice.

En astrologie mondiale, le cycle Saturne-Pluton (32-37 ans en moyenne) est associé aux crises économiques, aux conflits internationaux, aux génocides et au terrorisme. Il traduit la montée en puissance de forces autoritaires, répressives et souvent violentes, la confrontation à des expériences traumatiques sur une vaste échelle (les deux guerres mondiales, les attentats du 11 septembre, des cataclysmes divers et variés). Sur le plan géopolitique, ce cycle est en relation avec la Chine, l’Inde et le Pakistan, l’Afghanistan, Israël et les crises du Moyen-Orient.

Autant dire que nous traversons un temps de crise éprouvant.
Pourtant, je tiens tout de suite à relativiser. Il ne faut pas perdre de vue la face positive de l’aspect.

N’oublions pas tout d’abord que ce carré Saturne-Pluton s’inscrit dans une configuration plus large : le carré en T Saturne-Uranus-Pluton dont l’opposition Saturne-Uranus est l’aspect principal (et non Saturne-Pluton comme en 1929-1933). Juste après le dernier carré Saturne-Pluton de la fin août 2010 (il y en a trois au total, contre 5 oppositions Saturne-Uranus), nous aurons à la mi-septembre une conjonction Jupiter-Uranus qui va disperser dans le collectif des énergies prométhéennes, d’éveil et de créativité.

J’ajouterai encore que tous les cycles collectifs majeurs sont en phase ascendante, contrairement à la période de la grande Dépression des années 30. Nous traversons une zone de plusieurs crises s’étalant de 2007 à 2025 environ, et cette période actuelle ressemble à la fin du XVème siècle, la Renaissance qui a vu naître le système monde états-unien. Les paradigmes sont en train de changer dans de nombreux domaines. Et si tout va bien (car rien n’est jamais acquis, c’est un combat de chaque instant), un grand renouveau devrait voir le jour au niveau de la pensée collective ; dans la lignée de ce qui a germé dans les années 60 avec la conjonction Uranus-Pluton, et qui s’est traduit par un changement des mentalités de plus en plus intolérantes à l’exploitation des richesses par une classe (blanche) nantie et minoritaire.

Très concrètement, ce carré décroissant Saturne-Pluton opère un travail de déconstruction jusqu’au moment de la prochaine conjonction Saturne-Pluton de 2020 dans le signe du Capricorne. Nous nous situons dans ce que Rudhyar a appelé la phase de crise de conscience/réorientation du cycle qui a débuté en 1982 à 28° Balance. Il s’agit d’une phase de réévaluation de l’idéologie poursuivie, autrement dit des valeurs, puis de réorganisation en fonction du tri de ces valeurs.
Seul est détruit, seul s’effondre, ce qui est cristallisé, corrompu, et qui ne sert plus notre évolution. L’énergie ainsi libérée sera réinvestie dans des structures/autorités nouvelles encore à inventer ou à mettre en place.

En lui-même, et bien que difficile, cet aspect doit être accueilli et embrassé, c’est-à-dire intégré.
Il faut savoir lâcher-prise. Un Saturne négatif, refusant par peur la transformation et l’évolution, essayera quant à lui de s’y opposer, de résister, comme il le fait en présence de toute énergie transpersonnelle ou galactique.
A ce propos, Erin Sullivan, qui a beaucoup travaillé la mythologie, nous livre une clé d’accès fondamentale à la combinaison Saturne-Pluton.

Dans la « Théogonie », Cronos/Saturne, détrôné et exilé après la révolte des Titans, séjourna dans le Tartare situé dans le monde des ténèbres, l’Hadès où les âmes des méchants étaient suppliciées en rapport avec le crime commis et condamnées à l’éternité. Dans « Les Travaux et les jours », au contraire, Saturne est placé aux Champs Elyséens, sur les îles des Bienheureux, où il règne en maître bienveillant sur les âmes des héros.
Comment comprendre une telle différence dans le récit ?

Au cours de notre voyage sur Terre, nous devrons affronter toutes sortes d’épreuves. Les portes du monde de l’Hadès s’ouvriront à maintes reprises, laissant s’engouffrer dans notre conscience des forces obscures et démoniaques que nous réprimons et refoulons. Le couple Saturne-Pluton évoque de telles rencontres. Et cela s’entend aussi bien au niveau individuel que collectif.
Si, tel le héros, nous faisons face et acceptons la rencontre avec l’ombre, alors nous visitons l’Elysée plutôt que le Tartare. Nous n’éprouvons plus le besoin de projeter l’ombre, ces aspects de notre nature que nous jugeons primitifs, négatifs, et que nous ne voulons pas reconnaître comme faisant partie de nous. Reconquérant ainsi notre pouvoir personnel, nous connaîtrons dès lors la sérénité que procure la transformation d’un pouvoir brut en une énergie raffinée.
Mais si nous ne trouvons pas ce courage en nous, alors nous visitons le Tartare et notre supplice ressemblera aux crimes que nous avons commis. Au lieu de traverser la nuit obscure de l’âme, nous y demeurons, tétanisés par la peur que nous inspirent les recoins les plus profonds de notre psyché.

L’histoire abonde de ces « rendez-vous », tels les années 30 dont les énergies ressemblent aux vibrations actuelles : le fascisme, Hitler, et la persécution des Juifs en tant que boucs-émissaires. Plus récemment, la guerre contre la Terreur, Occident/Islam, chacun voyant en l’autre le Mal absolu, et dont nous vivons, justement, une nouvelle phase.
Extrême vigilance, donc.

Dans une seconde partie, je regarderai de plus près comment opère la dialectique Saturne-Pluton au travers des grandes thématiques propres à ce cycle rapportées à l’actualité. Je repèrerai également quelques périodes sensibles de l’année 2010.

Photo "Outils nécessaires : de bonnes lunettes et de bons éphémérides"
Isabelle Cantin 2010

Isabelle Cantin - HRIDAYA / janvier 2010 / Tous droits réservés

23 janvier 2010

La rétrogradation de Mars en Lion 2009-2010 (1)

La signification et les principales étapes du cycle de rétrogradation de Mars

Mars est rétrograde tout l’hiver, du 20 décembre 2009 jusqu’au 10 mars 2010. Cette remarque a son importance car, à l’image de l’hibernation et du repli de la nature pendant la saison hivernale, le phénomène traduit un retournement passager de l’énergie vers l’intériorité au détriment de la vie extérieure.

Dans notre monde qui privilégie tant le Spectacle et la course folle en avant, nous sommes en grande majorité dépendants des interactions sociales et souffrons d’hyperactivité et de stress permanent, si bien que cette inversion énergétique tend à générer beaucoup de frustration ; surtout dans le(s) secteur(s) de vie où transite Mars rétrograde (1-20° Lion), et aussi dans les maisons ayant leur cuspide en Bélier et en Scorpion.
Dès lors, attendons-nous à un jaillissement d’énergie à la fin de la rétrogradation, comme la nature au printemps analogique au Bélier.

La rétrogradation de Mars, qui semble s’arrêter puis reculer sur son orbite, – ce qui n’est, précisons-le, qu’une pure illusion géocentrique –, a lieu tous les deux ans et deux mois, et à cette occasion la planète rouge demeure plus de la moitié de l’année (sept mois) dans une petite portion du zodiaque.
En l’occurrence, le cycle entier s’étend du 16 octobre 2009 au 18 mai 2010, période durant laquelle Mars transite (seulement) les vingt premiers degrés du Lion.
Je vous invite à regarder dans votre thème quel(s) secteur(s) de vie sont concernés et si des planètes natales sont impliquées dans le processus (par conjonction et par opposition, puis par carré).

La rétrogradation, effective depuis le 20 décembre, opère donc un changement d’orientation de l’énergie, qui de l’extérieur se tourne vers l’intérieur, et autant dire qu’avec la planète associée à l’action et à l’affirmation personnelle, le déphasage est brutal et total !
Sans crier gare, nos affaires et nos projets soudain ralentissent, subissent des blocages inattendus ou tombent carrément à l’eau ; nous n’avons plus d’entrain, et pour certains et certaines cela se traduit par une baisse sensible de la libido ; de mauvaise humeur et irritables, nous sommes prompts aux antagonismes de toutes sortes.

C’est alors que le guerrier doit savoir déposer les armes (son bouclier et sa lance), faire preuve de patience et en profiter pour renouveler ses forces. Ce qui ne veut pas dire ne rien faire. Il est au contraire question d’apprécier cette période que nous pouvons mettre à profit pour agir dans le sens plein du terme, au lieu de réagir.
Car la seule façon d’avoir du pouvoir dans l’existence, dans ce monde qui va de plus en plus vite, n’est pas de participer au chaos, ce n’est pas d’être emporté par le courant, mais justement de s’en extraire, ou tout du moins de ralentir. La seule façon d’exercer une véritable influence et de l’étendre est d’aller au cœur, en profondeur.

Mars rétrograde constitue donc une occasion précieuse. Il nous permet de revenir sur nos pas et de reconsidérer nos actions et nos projets enclenchés depuis la mi-octobre : réfléchir à la façon dont nous agissons et modifier ce qui ne va pas, procéder à des ajustements et corriger nos erreurs. C’est voir les choses sous un angle différent. Hors du feu de l’action, nous mettons les choses en perspective.

Certes, il faut surmonter la frustration engendrée par le manque soudain d’énergie « extérieure », par les blocages et les conflits qui surgissent, et en tirer des leçons. D’une façon globale, la rétrogradation de Mars nous met en contact, de l’intérieur, avec notre énergie et avec la façon dont nous l’employons : à construire ou à détruire ; à la réalisation de nos objectifs ou à ceux des autres.
Le ressentiment, la colère et la dépression sont les signes les plus sûrs que nous avons remis notre pouvoir entre les mains d’autrui ou dans la main du destin, ‒ circonstances extérieures ‒, et que nous en souffrons. Le moment est donc venu de lâcher-prise, d’arrêter d’en vouloir aux autres ou à la terre entière, et d’examiner comment nous pourrions faire un meilleur usage de notre énergie, de comprendre aussi pourquoi nous nous sommes dépossédés de notre propre pouvoir.

Une mise en lumière peut intervenir autour du 29 janvier 2010, au moment de l’opposition Soleil-Mars à 10° Lion qui est un moment de conscience objective où tout devient apparent. Il convient de relever où tombe cette opposition dans votre thème : la maison de Mars est le champ d’expérience où survient la crise dont l’origine remonte, quant à elle, à la conjonction Soleil-Mars qui marque le début de l’activité, la libération originelle du pouvoir de manière instinctive et inconsciente. S’agissant du cycle qui nous occupe, cette conjonction a eu lieu le 5 décembre 2008 à 14°09 Sagittaire. Vous devez donc regarder quel secteur de vie est initialement impliqué afin d’avoir une vue d’ensemble de la situation.

L’opposition Soleil-Mars, qui est le point de culmination du cycle synodique Soleil-Mars, est très importante car elle constitue également le mi-point du cycle de rétrogradation. Il s’agit d’une sorte de tournant décisif à partir duquel nous pouvons réorienter ou ajuster la libération de l’énergie, et ce faisant résoudre les conflits et les problèmes apparus au cours de la première période de la rétrogradation ou en suspens depuis plus longtemps encore. Ce changement d’attitude deviendra manifeste lors de la seconde période, et plus précisément à partir de la station directe le 10 mars 2010.

Néanmoins, pour ceux qui se refusent à tout examen critique de leurs actions et de leur affirmation personnelle, cette rétrogradation, que l’on appelle encore « boucle de Mars », se transforme en nœud coulant, selon l’expression de l’astrologue humaniste Alexander Ruperti. Résultat ? Toujours plus de problèmes et d’agressivité en perspective.

Dans un prochain article, j’explorerai en profondeur la symbolique de Mars et sa relation au signe du Lion et au Soleil. Comme vous le comprendrez très bientôt, je suis loin d’avoir épuisé le sujet de cette rétrogradation de Mars en Lion 2009-2010.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / janvier 2010 / Tous droits réservés

07 janvier 2010

Solstice d'hiver/prévisions astrologiques 2010

Etude de l’ingrès Capricorne du 21 décembre 2009 à 17h48 GMT


Le thème dressé au moment de l’entrée du Soleil dans le signe du Capricorne est généralement considéré comme étant la représentation de l’année à venir ; à tout le moins, il donne le climat astral de l’hiver.

Comme en 2009, nous avons une conjonction Soleil-Pluton qui traduit les grandes métamorphoses du monde actuel : destruction, purification, transformation. Mais ce n’est pas tout, car désormais il faut aussi prendre en compte Saturne. Ce sont, en effet, les énergies du carré Saturne-Pluton qui s’actualisent cet hiver, et qui devraient laisser leur empreinte sur toute l’année 2010.

Saturne, qui est bien sûr maître de ce thème d’ingrès, l’est aussi de Pluton, de Mercure, du nœud Nord, de la triple conjonction en Verseau et de la Lune ! Et hormis le carré à Soleil-Pluton, il ne forme aucun autre aspect majeur. Retenons cependant le semi-carré à Mars rétrograde.
En bref, que du sérieux, et les personnes les plus sensibles à ces énergies sont celles qui ont des angles ou des planètes au tout début des signes cardinaux (1-5°) et au milieu des signes fixes (15-20°).

Avec Saturne, l’accent est mis sur les structures, les responsabilités, les engagements. Saturne teste et met au défi.
En Balance, le signe de son exaltation, Saturne cherche la mesure, l’équilibre et l’harmonie, mais dans son aspect négatif il représente le jugement. Autant dire que le transit de Saturne en Balance sera très important pour ceux qui travaillent sur eux-mêmes, à l’unisson des vibrations du nouveau millénaire.
La Balance est le signe des relations et des alliances, et sa planète Vénus est conjointe au Soleil et au Centre Galactique, faisant de sa symbolique (valeurs-sentiments, art, paix, argent) une autre thématique de l’année 2010. Notons que Saturne et Vénus sont en réception mutuelle du 25 décembre 2009 au 18 janvier 2010 (Vénus en Capricorne) et même jusqu'au 11 février (Vénus en Verseau), ce qui naturellement renforce leurs vibrations.

Vénus forme un carré à Uranus évoquant des bouleversements, des ruptures ou un éveil. Elle est aussi l’échappatoire de l’opposition de Mars rétrograde en Lion au Stellium en Verseau. Elle permet ainsi de concilier d’un côté l’affirmation personnelle fondée sur un sens personnel retrouvé d’authenticité, d’autorité et de créativité (Lion) et de l’autre l’inspiration humanitaire et progressiste transcendant la dimension individuelle (Verseau), et ce grâce à des valeurs (sentiments) généreuses et idéalistes fondées sur des croyances ou une philosophie (Sagittaire).

Sur un plan supérieur, vous comprendrez que toutes ces énergies (Saturne en Balance et les aspects de Vénus) concourent à développer une forme d’amour plus universel, dans le sens de l’inconditionnalité, transformant ainsi la relation à nous-mêmes et aux autres.

Entrons maintenant dans le cœur du sujet et penchons-nous sur le sens des aspects de Saturne : le carré Saturne-Pluton et le semi-carré Mars-Saturne.

A la manière d’un rituel chamanique, nous nous débarrassons de notre ancien manteau de peau pour en revêtir un nouveau qui « habillera » mieux notre niveau de conscience en pleine mutation.
Et avec de telles énergies, le meilleur conseil que l’on puisse donner est d’abdiquer ; en d’autres termes de lâcher-prise, car Saturne-Pluton est une alliance de Sec qui au mieux confère une grande lucidité, mais au pire se caractérise par beaucoup de raideur !
Afin de favoriser notre évolution, des structures périmées vont être détruites. Et il ne sert à rien de s’accrocher à ce qui est ancien par esprit de conservatisme, ce qui équivaudrait à de la peur, et au bout du compte à une négation de la vie.

En vérité, il n’est pas question de balayer tout ce à quoi nous sommes parvenus jusqu’à aujourd’hui, mais plutôt d’aller au-delà. Et pour ce faire de l’énergie contenue dans des choses anciennes doit être libérée afin d’être investie ailleurs, dans ce qui servira notre évolution.
N’oublions pas que nous sommes toujours sous les vibrations de l’opposition Saturne-Uranus qui ont notamment pour vocation de nous « réveiller ». C’est ainsi que des impulsions nouvelles, « révolutionnaires », s’opposent aux structures qui sont cristallisées, le tout, répétons-le, n’étant pas de détruire « sans phrase », mais d’exercer notre créativité et d’évoluer. Remarquons le rôle de Pluton dans le carré en T Saturne-Uranus-Pluton en orbe large de 2008 à 2012 : il est la planète apex, et en tant que troisième terme ou troisième force, il intensifie et attise la polarisation saturno-uranienne, mais c’est également lui qui la résout.

Quant au semi-carré Mars-Saturne, il évoque dans un premier temps de la frustration car les deux planètes sont antinomiques, une frustration qui est accusée tout l’hiver par la rétrogradation de Mars du 20 décembre 2009 jusqu’au 10 mars 2010. Cette remarque concernant la saison hivernale a son importance car le phénomène traduit un retournement passager vers l’intériorité au détriment de la vie extérieure dans le(s) secteur(s) de vie où transite Mars (1-20° Lion). Aussi, à la fin de la rétrogradation, attendons-nous à un jaillissement d’énergie, à l’image du printemps symbolisé par le Bélier et sa planète rectrice...

Mais d’ici là, il faudra s’interroger et chercher d’où vient la frustration pouvant s’exprimer par de la colère et de l’irritation extériorisées ou retournées contre soi sous forme de déprime, de maladie et au pire d’accident. Peut-être sera-t-il nécessaire de resserrer nos activités à l’essentiel, à ce qui sert nos objectifs à plus long terme, et laisser tomber ce qui nous oblige inutilement.
Mars-Saturne offre la possibilité de nous concentrer et de diriger nos forces. Cet aspect, en pointant l’inutile et la dispersion, complète judicieusement le carré Saturne-Pluton, Mars étant l’octave inférieure de Pluton. Alors que ce dernier est une vibration souvent insidieuse, opérant plutôt au niveau inconscient, Mars, lui, se sent d’emblée car il s’exprime ouvertement.
Signalons encore que la rétrogradation de Mars incite à nous interroger très spécifiquement sur notre affirmation personnelle et nos motivations à agir. Avec le Lion, le questionnement porte soit sur le regard et l’approbation d’autrui (négatif), soit sur notre authenticité et notre créativité personnelle (positif). Une bonne occasion de nous reconnecter à la Source de vie qui est au cœur de notre être et d’éprouver de la joie dans tout ce que nous faisons.

Je reviendrai plus amplement sur cette rétrogradation très importante de Mars en Lion dans un prochain article, mais pour l’heure, je souhaiterais encore pointer la conjonction de Mercure-Nœud Nord au quinconce de Mars.
Cet aspect traduit un ajustement forcé, nécessaire donc, entre la pensée et l’action. De par l’aspect de quinconce, c’est comme si nous agissions dans un monde et pensions dans un autre, avec pour résultante beaucoup de tension nerveuse et d’irritation.
Les signes concernés, le Lion et le Capricorne, convergent cependant tous deux sur la notion d’autorité ou de capacité à exercer un commandement. Voilà peut-être une première clé de conciliation.
Le nœud Nord indique, quant à lui, la voie d’évolution qu’il s’agit d’embrasser consciemment. La conjonction de Mercure, sextile à Uranus, évoque l’ouverture d’esprit à de nouvelles possibilités et opportunités créatives. Le symbole sabian du nœud Nord, « En acceptant la défaite de bonne grâce, un général montre la noblesse de son caractère » (22° Capricorne), décrit la façon de changer une défaite extérieure apparente en accomplissement spirituel intérieur, autrement dit en victoire spirituelle. Avons-nous là une seconde clé ?

Tout dépendra de notre vécu, mais quoiqu’il arrive il semble qu’il faille être capable de se placer au-delà de l’ego, de voir plus loin, si l’on souhaite profiter au mieux de cette période tendue durant laquelle notre affirmation personnelle (Mars) et notre manière d’exercer notre responsabilité et notre expertise (Saturne) risquent d’être remise en cause, soit par nous-mêmes, soit par l’extérieur (autrui, circonstances).

La saison d’éclipses de décembre 2009-janvier 2010, qui appartient à la série du saros 12 Nord, met encore une fois l’accent sur la question des engagements et des responsabilités dans un contexte apparemment compliqué et stressant. Ces éclipses sont, en effet, la marque d’opportunités soudaines survenant dans des conditions difficiles et conduisant à accepter de plus grandes responsabilités, notamment suite au désistement d’une personne.
Des éclipses du même genre ont eu lieu en 1973 et en 1992, et les plus concernés sont ceux qui ont des planètes ou des angles à 3-5° d’orbe de 10°15 Cancer (éclipse lunaire du 31 décembre 2009) et de 25°01 Capricorne (éclipse solaire du 15 janvier 2010).

Pour finir, remarquons la Lune située à 27°06 Verseau occupant le degré exact de la station rétrograde de Jupiter le 15 juin 2009. Le symbole sabian attaché à ce degré, « Un grand arbre découpé en bûches pour l’hiver » (28° Verseau), évoque une préparation en vue de la saison hivernale, ou plus largement en prévoyance d’une période austère. Si nous nous sommes préparés depuis l’été dernier, alors nous devrions bien surmonter l’hiver (ou l’année 2010) et rencontrer des opportunités de croissance, ainsi que des soutiens providentiels (Jupiter).

Le sextile Soleil-Lune indique une phase de lunaison croissante résumant bien de quoi il est globalement question. Des énergies nouvelles sont en train d’émerger depuis cet été (projets, engagements, relations...) et il s’agit d’une lutte pour se libérer de conditions anciennes. Ne céder ni au sentiment de frustration, ni aux obstacles, car l’impulsion à agir et l’affirmation doivent primer. Avoir foi en soi-même en dépit du climat et des circonstances actuelles.


Isabelle Cantin - HRIDAYA / janvier 2010 / Tous droits réservés

24 décembre 2009

Avatar et la Nouvelle Lune du 16 décembre 2009

La jouissance anticipée de facultés dont on ne peut encore que rêver...
La sortie en salles d’Avatar, le nouveau film écrit et réalisé par James Cameron, a été programmée le jour de la Nouvelle Lune à 24°40 Sagittaire en conjonction du mystérieux Centre Galactique. Il s’agit d’un évènement très important, au-delà d’une simple révolution cinématographique.

Notre Soleil est perdu entre deux bras de la Voie lactée (la galaxie) et tourne approximativement en 240 millions d’années autour du Centre Galactique situé dans la constellation du Sagittaire. Ce point de l’espace, actuellement à 26°59 Sagittaire, n’a été découvert qu’en 1974. Il est identifié depuis peu comme un trou noir « supermassif » ayant une activité de création/destruction stellaire, et d’où émanent des ondes radio, des rayons gamma, X, et infrarouges qui traversent le champ électromagnétique de la Terre jusqu’à nous.

Symboliquement, ce cœur de la Galaxie est le « Soleil » de notre Soleil. Il est la source de Vie, notre origine céleste. D’après les premières interprétations astrologiques, il agirait comme une sorte de tour de contrôle galactique orchestrant les grandes orientations de la Terre et de l’espèce humaine. Tout transit majeur, toute lunaison sur ce point est de la première importance et est corrélé par des événements collectifs considérables.

Cette Nouvelle Lune du 16 décembre 2009, 12h03 GMT, a pour symbole sabian (25° Sagittaire) : « Un petit garçon joufflu sur un cheval de bois ». Dominante : la jouissance anticipée de facultés dont on ne peut encore que rêver.
Comme le petit garçon anticipe, peut être, le mouvement de l’acte sexuel sans s’en rendre forcément compte, ce symbole évoque une forme de simulation et de maturation grâce à l’imagination intervenant à l’échelon corporel et organique.

Ce long métrage spectaculaire, qui se veut à la fois épopée, love story, pamphlet écologiste et pacifiste, est l’aboutissement d’un script intitulé Avatar écrit par James Cameron lui-même dès 1995. Mais à cette époque, la technologie cinématographique était insuffisante pour réaliser le film, alors le projet n’a véritablement démarré qu’en 2005, avec un tournage en 3D relief (le spectateur en salle regarde le film en étant appareillé de lunettes spéciales) et une capture motion hyperréaliste ; soit au total quatorze années de patientes recherches, puis de travail, sans parler du budget colossal.

Vingt ans après les mystérieux fonds-marins d’Abyss (1989), James Cameron nous emmène, cette fois, dans un univers extra-terrestre fantastique.

En 2154, Jake Sully, un ancien marine paraplégique, est recruté pour se rendre à 4,3 années-lumière de la Terre, sur Pandora en orbite dans la constellation d’Alpha Centaure A, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Pandora est une exoplanète couverte de jungle luxuriante et peuplée par les Na’vi, une espèce humanoïde à la peau bleue vivant en harmonie avec la nature, mais considérée comme primitive par les Terriens.
Parce que l’atmosphère de Pandora est mortelle pour les hommes, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des « pilotes » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi.
Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher et on lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une princesse Na’vi, sauve la vie de Jake. Ce dernier est recueilli par son clan, puis il va apprendre progressivement à devenir l’un des leurs et tomber amoureux de Neytiri. Il se retrouve alors en porte-à-faux avec les forces militaires terriennes et les Na’vi qui l’obligent à faire un choix en les menant dans une bataille épique qui devra sceller le destin du monde de Pandora.


Je vous invite à visiter le site officiel du film
http://www.avatar-lefilm.com/ ; à visionner la bande-annonce et plus particulièrement la vidéo montrant le travail des acteurs, surtout l’actrice principale. Cela afin de comprendre ce qu’a cherché à exprimer James Cameron au sujet du rapport au corps, et plus largement afin d’accéder à des niveaux d’interprétation du film plus subtils. Comme le suggère Jacques Morice dans sa critique pour le magazine Télérama, « rien n'empêche, par exemple, de penser que cette aventure n'est que pure hallucination (excès d'ecstasy ?) dans la tête de Jake. Il s'agit autant d'une guerre entre deux peuples qu'entre deux niveaux de réalité. L'un platement pragmatique, l'autre plus poétique, plus aérien, plus spirituel enfin. « Avatar », on le rappelle, est un mot sanskrit emprunté à la religion hindoue. »

« Je te vois ».
« A travers le reflet de l’univers capté par l’œil terrestre, l’œil céleste découvre le ciel dans le monde » (K.G. Dürkheim)

L’homme, voyageur et chercheur, à la fois fini et infini
Le Sagittaire est le signe ésotérique de la Terre présentant l’incarnation sur notre belle planète bleue comme un voyage, et le Terrien lui-même comme un voyageur, un aventurier, un explorateur.

Le Sagittaire est l’archétype du chercheur qui tente de répondre aux grandes questions de l’existence : Qui suis-je ? Pourquoi suis-je né ? Quelle est le sens de ma vie ?
Ne vous êtes-vous jamais déjà interrogé ainsi ?

Donner une signification au monde est fondamental pour l’être humain car il en va de la survie de notre espèce, si fragile. Combien d’années pour devenir autonome, combien d’années pour apprendre à marcher, à manger, à parler, à écrire et à lire ; combien d’années pour se reproduire !
A travers les millénaires, l’homme a survécu grâce à ses remarquables facultés d’adaptation, et aussi par cette capacité unique qu’il a de donner du sens à ses expériences et de savoir les communiquer aux autres.
Seul l’homme met du Sens dans le monde, du Sens dans l’Univers silencieux. En soi, c’est assez émouvant, et surtout très fascinant.

Afin de se doter d’un sens d’ordre universel, l’homme a élaboré des cosmologies, des mythes et des symboles destinés à interpréter les faits d’expérience. Et par ce sens qu’il donne au monde extérieur, c’est lui-même qu’il découvre et actualise. Ce que l’homme projette sur le monde extérieur, à l’image de l’arc et de la flèche du Sagittaire, c’est ce qu’il est intérieurement capable d’être. Et cela est infini. Car qu’est-ce que l’homme ? « Un possible éventail de puissances, la potence, oui, l’omnipotence, puisqu’il peut devenir tout. Qu’est-ce que l’homme ? Cet éventail lui-même, cette omnipotence. » (Michel Serres)

Nous sommes de passage dans ce monde pour y faire des expériences et co-créer en tant qu’esprit (lumière) dans la matière, et ces expériences et créations nourriront et élargiront notre conscience personnelle et aussi la conscience globale universelle. Car nous sommes immergés dans un grand champ d’énergie où tout est interrelié ; tout est un. Depuis déjà un siècle et les découvertes d’Einstein, nous savons que tout est énergie. Et ce nouveau paradigme qui commence à émerger partout sur la planète, telle une seconde réalité, marque l’avènement du Nouvel Age, celui du Verseau. Par notre corps que nous croyons opaque et circonscrit par la peau, et surtout par nos cinq sens physiques, « exotériques », nous avons l’illusion d’être séparés des uns des autres et de tout ce qui existe et nous entoure, mais par l’énergie-conscience en nous, nous sommes en vérité interconnectés. Tout inter-est, pour reprendre l’expression du maître zen vietnamien Thich Nhat Hanh.

Bien sûr, pour « l’homme naturel », enfant du monde spatio-temporel, accéder à cette nouvelle dimension qui se situe au-delà des cinq sens sollicite sa capacité d’abstraction et de symbolisation plus encore qu’elle ne l’a jamais été jusqu’ici. Or, que constatons-nous depuis quelques années, si ce n’est la déréalisation rapide du monde.

La lueur d’une autre « réalité », surnaturelle, pénètre maintenant la conscience de l’homme contemporain.

L’homme naturel, que nous sommes encore pour beaucoup, doit désormais opérer une triple métamorphose au niveau du corps, de l’âme et de l’esprit, afin de permettre à l’Etre de se manifester en lui, puis à travers lui. C’est ce que l’on appelle la « seconde naissance ». Car la vocation de l’homme est d’être le messager du divin dans le monde.

L’homme se découvre progressivement et réintègre la part céleste, surnaturelle, en lui

Il s’agit tout d’abord de modifier le rapport au corps ; non le corps que l’on a, mais le corps que l’on est, car l’homme occidental conditionné par la culture judéo-chrétienne est très embarrassé par le corps. Il le subit ; ce qui est finalement très paradoxal pour des Chrétiens qui, depuis le Nouveau Testament, savent pourtant que le corps aussi ressuscite à travers le corps glorieux ! Le corps est animé par un centre et mû par une force vivante (feu divin), et l’ensemble, la forme et la vie qui l’anime, est une « forme fluide, une fluidité formée ». Ainsi, grâce à l’entente harmonieuse de la forme et de la vie, l’homme peut développer la Présence par laquelle la forme est transparente à l’Etre dans l’ici et maintenant, et grâce à la verticalité de son corps, posture unique parmi toutes les espèces vivantes, l’être humain fait le pont entre la terre et le ciel.

L’homme doit aussi travailler sur l’âme, c’est-à-dire l’attitude du cœur, ce que l’on ressent, puisque sa part sensible a été complètement méprisée et refoulée en Occident. Dès lors, il n’est plus possible pour lui de s’orienter. S’orienter, un verbe qui signifie entrer en contact avec son intériorité, sa part d’« Orient », qui telle une boussole nous indique toujours le Nord magnétique, la bonne direction, la Voie.

Enfin, au niveau de l’esprit, l’homme occidental doit saisir qu’il est fondamental pour son évolution qu’il développe la conscience intuitive, la conscience intériorisée qui perçoit la vie qualitativement, aux côtés de la conscience objective, rationnelle et axée sur une réalité des faits, indépendante du sujet qui les vit, et à laquelle il s’est arrêté depuis le positivisme, s’enfermant ainsi dans le quantitatif et le matérialisme ; autrement dit, il se condamne à ex-ister, au lieu d’être, il se limite à son moi existentiel au lieu d’accéder à son moi essentiel.
Sur ce vaste sujet, je vous renvoie à l’œuvre de Karlfried Graf Dürckheim qui, bien avant Ken Wilber, a consacré une grande partie de sa vie au dégagement d’une Voie initiatique universelle favorisant le développement de « l’homme intégral » ; le Centaure ou Sagittaire.

Cet homme Nouveau est en construction. Parvenu au fameux stade de conscience du centaure où l’observateur-témoin transcende l’esprit et le corps, il aurait accès aux deuxième et troisième paliers de développement de la conscience humaine, au-delà de toute conceptualisation. Et cet Homme est tellement grand, que l’Ange lui-même ne le voit pas encore. Il s’agit là d’un long processus qui ne finira vraisemblablement jamais. Ce processus est déjà entamé ; pour preuve, les œuvres prophétiques que certains artistes réalisent avec leur œil intérieur...
Isabelle Cantin - Hridaya / décembre 2009 / Tous droits réservés


04 décembre 2009

Consultation « Intuitive », vendredi de 13h à 15h


Une consultation spirituelle de 25 minutes axée sur la conscience et la guérison
Par téléphone, le vendredi de 13h à 15h
En échange d’un don (pécuniaire) effectué après la consultation


"Intuitive"
portrait au crayon par Martine Michelet
musique de Hridaya - Isabelle Cantin


Je suis heureuse de vous annoncer la création d’une nouvelle consultation « intuitive » à partir du 18 décembre 2009 :
une consultation téléphonique spéciale, pour l’instant bi-mensuelle, qui aura lieu le vendredi de 13 h à 15 h. Prochaines dates : 18 décembre 2009, 8 janvier et 22 janvier 2010.
Exclusivement par téléphone, l’entretien durera 25 minutes, ce qui fera au maximum 4 consultations avec un battement de 5 minutes entre chaque.

Hormis votre prénom, je n’ai besoin d’aucun renseignement vous concernant.
Ce n’est pas une consultation astrologique.
Il s’agit exclusivement d’une consultation spirituelle axée sur la conscience et la guérison : en servant de canal à la Lumière, je me propose de vous aider à acquérir une vision élargie de vos expériences de vie difficiles, à entrer en contact avec votre Etre intérieur (et vos guides spirituels) au-delà de votre personnalité, ce qui vous permettra de (re)trouver le chemin de la joie et de l’harmonie.

Cette consultation n’est pas rémunérée au sens classique du terme.
Car en échange du service que vous recevrez, vous êtes libre de donner pécuniairement ce que vous voulez, après la consultation.
Sachez que le don est un acte invisible de pouvoir : donner affirme votre abondance et vous aide à vous sentir prospère. Par le don (et le partage), vous accédez à la prospérité en accordant vos vibrations à la corne d’abondance. Il s’agit d’une occasion de joie et de célébration. Donner vous rend fort.
Depuis toujours, le don est considéré comme sacré. Mais pour remplir sa haute fonction spirituelle, il doit être fait sans attaches, en évitant d’en faire mention (il demeure un secret entre le receveur et le donateur), et surtout il doit être un acte de gratitude envers ce qui vous procure une aide et une inspiration.
Ainsi, par votre don généreux, votre conscience se met à l’unisson avec celle de l’abondance universelle (les richesses de l’univers), et vous m’honorez en reconnaissant la valeur de mon travail effectué avec intention, conscience et compassion.
Les dons se font par paiement CB sécurisé (Paypal) ou par chèque bancaire, de préférence dans la semaine qui suit la consultation. Je vous remercie d’avance pour votre générosité et votre gratitude.

Maintenant, je vous invite à vous inscrire rapidement par mail (isabellecantin@voila.fr) en précisant éventuellement votre préférence horaire (13h, 13h30, 14h ou 14h30). Je répondrai aux quatre premiers inscrits en leur confirmant l’heure à laquelle ils pourront m’appeler vendredi 18 décembre, vendredi 8 janvier et 22 janvier 2010. Quant aux autres, je leur proposerai un autre vendredi (ou exceptionnellement un autre jour s’il y a des messages de grande détresse).

Les raisons pour lesquelles je lance une telle consultation en cette fin d’année 2009
Je crée cette consultation sous les vibrations de la Nouvelle Lune du 16 décembre 2009 à 24°40 Sagittaire qui se forme en conjonction du Centre Galactique et qui résonne avec plusieurs mi-points particuliers de mon thème natal : Vénus/MC (le soutien à autrui) Lune/Neptune (la médiumnité), Soleil/Mars (l’activité), Uranus/Chiron (la connexion galactique, la conscience supérieure employée à la guérison).
D’autre part, décembre 2009 est le mois où se forme la dernière triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron, cette configuration exceptionnelle du Nouvel Age qui ouvre un canal avec les sphères angéliques, les Etres de Lumière.Depuis quelques mois, j’avais dans l’idée d’aider d’une façon plus accessible les personnes qui sont en crise en ces temps difficiles, en cette période de transition vers un nouveau monde. Car je sais que beaucoup perdent leurs repères, que beaucoup ont peur et souffrent. Alors n’hésitez pas quelles que soient vos difficultés.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / décembre 2009 / Tous droits réservés

26 novembre 2009

So light is her footfall


http://www.deezer.com/listen-4284291

So light is her footfall
She walks like a bird
She's an angel
Such a familiar stranger
I wish i could help her
she's in danger
She's all alone alone alone alone alone alone
all alone alone alone alone
So light is her footfall
She moves like a ghost
And i lost her
In the mist of dawn
She's alreaday gone
And i miss her
She's all alone alone alone alone alone alone
all alone alone alone alone
And i miss her
And i miss her
She's all alone alone alone alone alone alone
all alone alone alone alone
So light was her footfall
So light was her footfall
So light was her footfall
So light was her footfall...

Air, " So light is her footfall", extrait de l'album Love 2, 2009

23 novembre 2009

Sleeper, Lost in Dreams



Dans la symbolique des rêves, les ailes représentent une libération de forces créatrices, elles donnent la capacité de comprendre et de transcender la condition humaine. Dans les religions, les ailes apparaissent sur les anges, les fées, les esprits et les démons. Dans la mythologie, les créatures ailées sont souvent les messagers des dieux.

« Les ailes, écrit Hélène Renard dans son Dictionnaire des rêves, sont naturellement liées à la capacité de voler et symbolisent donc la liberté possible, la légèreté, le détachement, et, d’une façon plus générale, l’élévation spirituelle, l’élan vers l’infini, l’essor, l’aspiration vers le plus haut. »

Une personne n’ayant qu’une aile est perdue dans des rêves.
Elle dort ; elle sommeille.

Illustration : « Sleeper, Lost in Dreams » de James C. Christensen

30 octobre 2009

L'automne 2009 et notre cycle de destinée sociale

Comparer l’ingrès Balance du 22 septembre 2009 à son propre thème



Je suis saisie par la pertinence de ce que révèle la comparaison du thème d’équinoxe d’automne 2009 avec mon propre thème natal et celui de mes clients. Je vous invite à l’étudier vous aussi car vous en retirerez un éclairage précieux sur votre vécu.

Tout d’abord, déterminez où se situe dans votre thème la zone vide de l’ingrès Balance qui s’étend de 25° Poissons à 18° Cancer, car c’est là que vous devez agir, accomplir quelque chose ou résoudre un problème. C’est encore là, peut-être, que vous ressentez un manque ou que vous vous sentez inspirés.
Ensuite, regardez où tombe précisément le 18° Cancer qui est la position de Mars, la planète qui mène. Dans quelle maison de votre thème ? Voici le secteur de vie où vous allez, cet automne, prendre une ou plusieurs initiatives de nature intuitive ou motivées par l’instinct de préservation/conservation.

Enfin, localisez dans votre thème l’axe directionnel 23° Scorpion/Taureau.

Là où tombe le 23° Taureau est le but ultime ou l’influx d’inspiration, c’est-à-dire ce que l’on veut, un travail à accomplir ou un problème à résoudre. Il s’agit de votre secteur de vie qui connaît depuis mai 2000 le défi d’une nouvelle destinée sociale. C’est là qu’a pris naissance et se développe, pour vous, un nouveau sens d’intégration personnelle ou sociale d’une durée de vingt ans. Si la conjonction s’est formée, par exemple, dans votre maison IV, il peut s’agir de fonder une famille, de construire des bases personnelles sécurisantes qui vous permettront d’exprimer pleinement votre potentiel et d’apporter votre contribution à la société (en X).
Comme l’ont bien décrit Ruperti et Othenin-Girard, dans une vie qui s’étend au-delà de 60 ans, il y aura trois occasions de réorientation, de « s’adapter plus constructivement à notre environnement social, trois moments où un changement d’attitude sociale ou de profession sera peut-être nécessaire, où le courage de recommencer pourra être mis à l’épreuve ».

Le point opposé, 23° Scorpion, est la position de la Lune reliée à Mars et à Uranus en signes d’Eau. C’est donc du secteur de vie complémentaire à celui de la conjonction Jupiter-Saturne qu’émane la source du pouvoir : l’instinct combatif inspiré par l’idéalisme, l’optimisme ou la compassion afin de faire évoluer ou de révolutionner quelque chose ; des émotions passionnées nourrissant de nouvelles activités et générant une libération, par exemple.

A vous d’interpréter plus précisément les positions de Mars, de la Lune et d’Uranus, en fonction de votre situation personnelle et surtout de ce que vous avez initié à partir de l’année 2000. En ces temps difficiles, cette analyse peut vraiment beaucoup vous éclairer et vous aider, croyez-moi.

Illustration : anges de Raphaël.

Isabelle Cantin - HRIDAYA / octobre 2009 / Tous droits réservés

26 octobre 2009

L'automne 2009 et la présence angélique

Etude de l’ingrès Balance du 22 septembre 2009


Depuis quelques mois, une présence se fait de plus en plus manifeste sur mon chemin d’évolution et aussi dans le cadre de mes consultations : celle des anges ou des êtres de Lumière, ces entités non-physiques, peu importe comment nous les appelons, qui peuplent la dimension spirituelle et nous entourent. Ils nous soutiennent et sont toujours prêts à répondre à nos appels ou prières. Car nous ne sommes jamais seuls ; tout est interconnecté dans l’univers, comme nous l’enseignent la religion et la science. Nous sommes à la fois reliés au Monde physique et au Monde spirituel. L’Homme est le point de jonction entre la matière et l’esprit.

Il est vrai que je « transmets » maintenant des « messages » d’un type particulier pour certains de mes clients ; des guidances de ces entités supérieures. Mais parfois aussi ce sont mes clients eux-mêmes qui incidemment me révèlent qu’il se passe effectivement quelque chose. Ainsi, Angélique (!), une jeune femme venue me consulter la semaine dernière pour bénéficier d’une vision élargie sur sa situation m’a raconté interroger le ciel et adresser des prières à la voute céleste, elle qui pourtant ne croit pas au Dieu des religions. Très intéressée, je l’informe que nous sommes depuis le mois de mai sous les vibrations d’une configuration céleste très rare, une triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron qui ouvre un canal. Cela a commencé justement après le mois de mai, me dit-elle. Je reste sans voix une minute.

Bien sûr, il existe aussi des signes collectifs.
Parmi les livres de la rentrée littéraire, j’ai relevé un ouvrage : le « Jan Karski » de Yannick Haenel. Il s’agit d’une « fiction intuitive » ayant pour sujet l’incroyable destinée d’un homme « ordinaire », un résistant polonais qui devient en 1942 le témoin messager de la Shoa dans le ghetto de Varsovie, puis le témoin de la passivité (complicité ?) des Alliés. Au cours de la lecture de ce livre puissant – je ressens le besoin d’allumer une bougie dont je regarderai souvent la flamme, tel un rappel de la présence éternelle de la Lumière –, il m’apparaît de plus en plus évident que Yannick Haenel est le messager du messager ; qu’il existe un continuum et une boucle entre hier et aujourd’hui.

Puisque je suis astrologue, j’ai relevé un autre signe, codé cette fois dans l’ingrès du Soleil en Balance, le thème de l’équinoxe d’automne du 22 septembre 2009 à 21h20 GMT qui informe sur le climat des prochains mois.



Parmi les influences planétaires majeures de cet automne, nous avons la troisième opposition Saturne-Uranus, exacte le 15 septembre, et le premier carré Saturne-Pluton (degrés critiques), exact le 15 novembre 2009. Les vibrations épaisses du Carré en T Saturne-Uranus-Pluton reliées au Soleil font de ces trois mois, une période lourde et chargée sur le plan collectif, et peut-être aussi sur un plan personnel pour certains. Tensions, séparations, changements, révolutions, effondrement de vieilles structures puis régénération offrant de nouvelles opportunités, ouvrant sur de nouvelles perspectives. Dans ce tableau aux couleurs extrêmes, la conjonction Mercure-Saturne exhorte à penser comment incarner et structurer (Saturne) la nouvelle impulsion créatrice et libératrice (Uranus).
La Lune en Scorpion fait partie d’un Grand Trigone en signes d’Eau avec Mars en Cancer et Uranus en Poissons, et elle forme un carré à la triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron en Verseau qui est, avec le Carré en T Saturne-Uranus-Pluton, l’autre configuration majeure de cette rentrée 2009, toujours en orbe serré jusqu’en janvier 2010.
D’un côté, donc, une constellation de crise, très exigeante et sombre, et de l’autre, une constellation idéaliste et lumineuse.

Vénus, maîtresse du Soleil, se situe à 3° Vierge dont le symbole Sabian est : « Deux anges gardiens ». Dominante : Aide et protection invisibles en temps de crise.
Mais alors est-ce si grave ? Je suppose qu’il nous faudra faire preuve d’une grande force intérieure afin de supporter la crucifixion, dans le sens de s’unir à l’instant en s’abandonnant, de dire « oui » à ce qui arrive.
Vénus forme un semi-carré à Mars en Cancer, aspect de friction justement, mais elle forme aussi un trigone à Pluton en Capricorne, octave supérieure de Mars et symbole de la volonté supérieure, qui favorise la transformation et l’élimination de ce qui est « malade » et obsolète. Le trigone de Terre nous guide vers la présence à ce qui est, qui seule sera productive et épanouissante.
Dans ce thème d’ingrès, je remarque l’absence de l’élément Feu, l’élément opposé de la Terre ; cela confirme la nécessité de mobiliser ses propres réserves de force intérieure et de vitalité. Il ne faudra guère compter sur les événements et les situations extérieures pour s’enthousiasmer, pour trouver de la « chaleur » et avoir foi dans l’avenir. Le Feu en tant que métaphore de l’Esprit vient de l’intérieur, de notre capacité à transcender et à nous connecter à nos valeurs spirituelles.

Si on considère la forme (Gestalt) du thème, si on regarde celui-ci tel un tableau, c’est-à-dire comme un tout, alors la répartition des planètes à travers le zodiaque fait apparaître un « dessin » spécifique. Elles sont toutes contenues dans un angle de plus ou moins 240 degrés, soit les 2/3 du zodiaque. La zone vide s’étend de 24°25 Poissons (Uranus) à 17°08 Cancer (Mars). Il s’agit du type Locomotive de Marc Jones, autrement nommé Angle ouvert par Dane Rudhyar, et dont le dynamisme, l’efficience, l’auto-motivation, voire même aussi le mysticisme, sont la marque.

D’après Jones, le 1/3 vide est ouvert au flux extérieur et représente un sentiment prédominant de manque, de besoin, de problème à résoudre ou de tâche à accomplir. Ce sont donc, selon lui, des facteurs externes ou environnementaux qui génèrent l’activité, la dynamique. Pour Rudhyar, au contraire, l’angle vide se situant à l’intérieur de la psyché, il s’agit plutôt d’une zone d’inspiration, de transcendance, et donc de développement potentiel à condition, cependant, que la peur ne paralyse pas la croissance.

La planète qui mène vers le vide dans le sens des aiguilles d’une montre est le moteur de la locomotive. Il s’agit du point d’application du pouvoir vers lequel toutes les planètes suivent. Ainsi, Mars à 17°08 Cancer dont le symbole Sabian est : « Une poule gratte le sol en quête de nourriture pour ses poussins ». Dominante : Se soucier de son régime est indispensable au bon déroulement de nos activités extérieures. Comme le précise Rudhyar, toute activité où l’on a investi son énergie est symboliquement notre enfant. Il est ici question de « nourrir » et de surveiller le développement de celle-ci de façon pragmatique. Mars en Cancer évoque l’instinct de conservation et la ténacité dans la poursuite de ses objectifs.
Cet élan dynamique tend, bien sûr, vers un but qui est symbolisé par le mi-point de l’angle ouvert. L’énergie applique vers cette position qui forme avec le mi-point du plein un axe directionnel.

Le mi-point du plein est le centre de gravité du dessin qui focalise l’ensemble énergétique issu des différentes planètes. Il est l’émetteur d’activité et le récepteur de l’inspiration, si inspiration il y a à partir de l’angle vide tel que Rudhyar le conçoit.
Dans le thème d’ingrès, le mi-point du plein est occupé par la Lune à 22°20 Scorpion qui forme un Grand Trigone Eau avec Mars et Uranus, les deux astres qui respectivement mènent et terminent la marche de l’ensemble planétaire. La présence d’un Grand Trigone n’est pas systématique, mais idéale lorsque l’on a affaire à un type Locomotive qui regroupe toutes les planètes dans un angle de plus ou moins 240 degrés. Cette configuration en signes d’Eau tend vers la recherche d’harmonie universelle : elle met l’accent sur la santé, l’amour, le spirituel et l’espoir. La combinaison Lune-Mars-Uranus peut, en l’espèce, favoriser la poursuite d’actions en faveur de la liberté ou de la paix, une activité dirigée vers un progrès humaniste, social, de santé. Les maîtres-mots de cette Lune Scorpion émettrice de l’activité, ou réceptrice de l’inspiration émanant de l’angle vide, sont instinct, maîtrise, intensité et passion. Voilà qui est parfait pour « se battre » et faire avancer des réformes de nature à provoquer un bouleversement culturel majeur. On ne peut pas imaginer mieux non plus comme vecteur de vibrations éthérées car le Grand Trigone Eau tend à condenser des énergies universelles ou spirituelles pour un usage particulier.

Cette configuration est d’autant plus dynamique qu’elle reçoit un carré qui la met en action. Le Grand Trigone surmonte ainsi facilement son inertie naturelle pour être employé. La triple conjonction Jupiter-Neptune-Chiron en Verseau, qui est la configuration majeure du Nouvel Age, forme un carré à la Lune. L’instinct combatif est donc stimulé par l’idéalisme, par un grand rêve holistique (Jupiter-Neptune), et aussi par la compassion envers la souffrance (Chiron). Un pont (Chiron) vers les sphères angéliques (Jupiter-Neptune) se forme pour nous guider, nous inspirer et nous offrir une opportunité de guérison.

Dans ce dessin de type Angle ouvert, le mi-point du plein forme avec son point opposé, le mi-point du vide, un axe directionnel, en l’occurrence 23° Scorpion/Taureau.
Le mi-point du vide représente, soit le but ultime qui est le point d’application de toutes les énergies (ce que l’on cherche à obtenir ou à résoudre), soit l’influx d’inspiration selon Rudhyar. Il est d’ores et déjà fondamental de relever qu’il s’agit du degré de la conjonction Jupiter-Saturne de mai 2000 à 23° Taureau, laquelle a donné le ton d’un nouveau cycle socio-politico-économique arrivant à maturité cet été 2010.

Ainsi, l’automne 2009 est-il une période de transition majeure durant laquelle des actions et des réformes devraient être menées afin de bâtir des fondations solides et sécurisantes sur les plans financier (Bourse, banques, monnaies), agricole et environnemental (ressources naturelles et énergétiques, écologie), mais aussi, plus largement, de nature à nous harmoniser avec la Terre-Mère dans son acception de temple de l’Esprit, puisque ce cycle Jupiter-Saturne est le dernier de la triade de Terre avant plusieurs siècles. Nous connaîtrons bientôt l’apogée de tout ce que nous avons développé depuis l’année 2000 ; ce sera l’heure de la confrontation critique : qu’avons-nous fait pour permettre à l’homme d’habiter la Terre ? De la réponse à cette question dépend l’éveil spirituel de demain.
Car cet axe Taureau/Scorpion évoque aussi la levée du voile de l’illusion, ainsi que la transformation des désirs matériels en aspirations, puisque ce sont nos désirs et nos attachements qui nous enchainent à la roue des incarnations.
Dans le signe du Taureau, il est dit que l’homme suit la trace du Bouddha et s’éveille.

Illustration : détail d’un ange du peintre vénitien Lorenzo Lotto.

Isabelle Cantin - HRIDAYA /octobre 2009 / Tous droits réservés